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jeudi 25 octobre 2018

Des mots... Des maux

Comment pourrais je voyager dans le temps?

Comment pourrais je jouer à la bonne sorcière quand tout en moi est démon?


Comment pourrais je remédier le mal que mes mots ont fait?


Comment pourrais je réanimer une tête qui ne sait plus fonctionner?

Comment pourrais je réduire des souvenirs encrés que peut être ma folie a inventé?

Comment pourrais je ne plus m'emporter et divaguer sans pouvoir m'arrêter?


Comment pourrais je effacer des mots prononcés?



Des mots sortis sans réfléchir et sans savoir les dégâts qu'ils peuvent causer.

Des mots prononcés comme une boule de neige qui ne fait que grossir et détruire tout sur son court trajet

Des mots qui ont causés des maux difficiles à apaiser.

Des mots qui font pleurer le destinataire ainsi que le destiné.

Des mots qui peuvent être pardonnés mais qui ne seront jamais oubliés.

Il est trop tard pour tout recommencer, tout est maintenant brisé, et toutes les larmes du monde ne peuvent rien corriger.

vendredi 23 octobre 2015

Mais moi, je veux me marier !!!!


Dans quelques mois je vais fêter mes quarante ans. Fêter !!! c’est un mot exagéré en qualifiant ces coups de téléphone que je vais recevoir de mes amis que certains ne comptent pas vraiment pour moi, bien que quelque uns me sont très chers, ou ces dizaines de vœux qui vont embellir pour une journée mon mur facebookien par des jolis mots accompagnant des photos de gâteaux, de fleurs ou de cœurs de différentes formes et couleurs. Ça consiste à ça, fêter un anniversaire pour moi.

Chaque année qui passe pèse sur moi d’une lourdeur indéchiffrable. Chaque nuit, allongée seule, dans le froid d’hivers de mon grand lit où rien ne me réchauffe sauf ma bouillotte qui chatouille mes pieds, des nuits qui paraissent de plus en plus longues, que ni mes livres ni mes films que j’adore regarder puissent apaiser le vide que je sens en moi. Le silence, le calme que je prétends apprécier me suffoquent parfois que même mes cris ou mes larmes s’atténuent seuls sans laisser d’effet.

En fermant chaque fin de journée ma porte, je commence par enlever mon masque. Un masque bien perfectionné que les années ont pu rendre invincible. Le masque d’une fille, ou plutôt d’une femme de principe, libre, indépendante, intellectuelle, active, une femme qui ose et qui ne refoule ni ses mots ni ses envies. Une femme qui se révolte contre toutes les valeurs d’une société que je ne vois pas faites à mes mesures. Dénudée de mon masque, je redeviens rêveuse, douce et surtout vulnérable.

J’ai bon crié fort que je ne me lierai jamais sans amour, sans une affinité physique et surtout cérébrale. Que je ne céderai jamais pour plaire à X ou pour satisfaire Y.

Durant mes années passées j’ai croisé des hommes « merveilleux » avec qui j’ai passé des beaux moments de complicité extrême, mais quand au fil du temps leurs masques s’estompent, et je me retrouve déçue, prête à faire des concessions, mais pas jusqu’à descendre aussi bas, et je reviens à la case départ, seule, le cœur brisé, et tout devient charabia dans ma tête.

Et enfin, je me trouve pas différente des filles que je croise chaque jour, en quête d’un mari, chacune avec ses critères, de beauté, d’argent, de position socioculturelle, ou comme moi en quête d’un fou qui a la tête pleine. Est-ce absurde ? Mais oui, je veux un fou qui a la tête bien pleine, qui puisse m’éblouir avec sa grandeur d’esprit et en même temps me mener loin dans un monde qu’on vivra différemment à deux sans aucune limite du monde des communs.

Et oui, je veux me trouver un mari, pas pour porter cette robe blanche de fée, mais je la veux rouge aux couleurs de ma passion. Je ne veux rien de matériel, les vrais sentiments me suffisent. 
Je veux me marier pour combler le vide de mes longues nuits par un câlin ou par le récit de nos journées. 
Je veux me marier pour avoir un enfant que je n’ai pas à cacher ou à lui mentir sur la façon de sa conception, un enfant qui me dise maman, qui me réveille fiévreux la nuit, que je gronde à cause de ses mains salies, de son pantalon déchiré ou de sa note décevante, mais que je regarde avec amour dormir comme un ange dans la chambre à côté.
Je veux me marier pour partager nos soucis, nos moments de détresse ou de joie.
Je veux me marier pour partager un bout de chemin à deux, vieillir à deux et partager des souvenirs bons et mauvais à deux.
Je veux me marier pour que je puisse dire « nous » et pour cela il me faut cette signature sur ce bout de papier.
Je ne suis pas égoïste, mais ce que je veux à moi, je trouverais un grand plaisir à le donner multiplié par deux.


Oui je veux me marier, en restant la femme de principe, libre, indépendante, intellectuelle, active, qui ose et qui ne refoule ni ses mots ni ses envies mais qui veut les partager à deux avec un homme que je n’ai pas encore croisé et que je ne croiserais peut être jamais car il est le mélange de tous les hommes que j’ai adoré dans les livres que j’ai lu. Et je reste encore seule mais bien entourée en attendant qu’un jour je puisse me marier.

jeudi 15 août 2013

Le monde à l’envers…



Après toutes mes années vécues, avec toutes mes réussites et mes échecs, avec tous mes moments de bonheur et de peine, après avoir pensé que je me connaissais si bien, il s’est avéré que j’avais tort.

J’ai découvert enfin que j’avais plus de défauts que je ne le croyais. J’ai découvert que les conséquences de mon mauvais caractère ne me touchent plus, moi, uniquement, mais elles s’étendent pour causer la peine de ceux qui m’entourent, et surtout ceux que je « prétends » aimer. Je découvre enfin que je suis si monstrueuse et que je n’engendre que peine et malheur.

Le découvrir enfin, ou me permettre de le découvrir en me jetant mes quatre vérités à la figure n’est pas aussi facile à accepter, à digérer, mais tant qu’on le dise, apparemment, c’est la vérité que je n’arrive pas à déchiffrer, mais heureusement qu’on m’a grand ouvert les yeux.

Et comme j’ai un autre fâcheux défaut de vouloir être perfectionniste, j’ai décidé, moi illusions, dans ce contexte de sang et de pleurs, de porter quelques modifications à ma monstrueuse personne pour atténuer les désastres que je cause avec mon fichu caractère…

 Et j’ai décidé d’apprendre à être comme suit :

  • Apprendre à perfectionner mon hypocrisie, d’éviter mon franc parler, de dessiner pour toujours un sourire figé, ça me permettra surement d’avoir plus d’amis et d’être plus sociable que je ne le suis.
  • Apprendre à applaudir les réussites comme les défaites. Pourquoi pleurer nos défaites, ne sont elles pas des leçons de vie ? Et il faut savoir que personne n’est responsable de ses échecs, les autres sont les seuls engendreurs. Comme c’est confortable et apaisant de le savoir, de se le dire et de se le répéter, ça rend plus zen et plus léger.
  •  Apprendre à dire que le ciel est toujours dégagé, que le soleil ne fait que briller, ne jamais annoncer que l’orage va bientôt éclater, rien ne vaut le plaisir d’être surprit et charmé quand avec le rire on se trouve tout trempé.
  • Apprendre à encourager ceux qui croient naviguer sur la voie du bonheur, les inciter à continuer leur avance acharnée, sans jamais annoncer qu’au bout du chemin l’enfer est bien caché. Cela leur permettra d’apprécier l’illusion de bonheur qu’ils vivaient, même si c’était juste pour un bout de moment.
  • Apprendre à admirer les vagues agitées, en écumes sur le sable elles se brisent, infiltrant des rayons de soleil dorés, comme si elles s’apprêtent à danser, en partage, dans une valse à deux, dans une messe que les cloches viennent d’annoncer. Il n’y a que l’intérieur de l’âme qui peut fermenter et couvrir la surface d’une mer agitée et faire engloutir le son des cloches qui assourdit les cris du cœur.
  • Apprendre à être plus égoiste, à ne penser qu'à ma personne et à son bien être, tout ce qui m'entoure n'est qu'éphémère et ne pourra rien m'apporter.
  • Apprendre à garder mes conseils pour moi, à ne plus analyser, à ne plus faire de réflexions, ce que je vis me suffit.
  • Apprendre à couper tous les liens du sacré. La terre avec sa fermeté, n’est qu’un point d’appui pour voler très haut, vers les nuages ou vers les rêves qu’on excelle à dessiner. Et il faut surtout oublier que depuis  les nuages, chuter vers la terre ne cassera jamais les pieds.
  • Apprendre surtout à la fermer et à arrêter d’illusionner, une monstre ne doit jamais pleurer.

lundi 17 septembre 2012

Étranger...


— Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ?
— Je n’ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.
— Tes amis ?
— Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.
— Ta patrie ?
— J’ignore sous quelle latitude elle est située (...).
— Eh ! Qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
— J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… les merveilleux nuages !

Charles Baudelaire, l’étranger


Étrange étranger, il n’est pas seulement le différent des autres, celui qui ne se plie pas aux normes communes. Être un étranger, c’est aussi quand on n’arrive plus à se connaitre. Être étranger face à soi même, se chercher sans se trouver, sans se définir ou se connaitre.

Être étranger vis-à-vis aux autres peut être dépassé, supporté, tant que la différence est définie. Avoir d’autre repères, d’autres habitudes, d’autres normes, être juste un passager, c’est la vision des autres qui définissent l’étranger.

……………

Elle, elle se sent étrangère ou étrange. Ce n’est pas dans le regard de ceux qui l’entourent qu’elle le perçoit.

Quand dans la rue de son pays elle ne fait que se balader. Tous les visages qui passent sont déformés, les paroles ont changé, les regards sont loin et vidés, comme si personne ne sait où il se dirigeait, ou où demain va le mener. Son pays lui est devenu étranger, même sa ville et le quartier qu’elle connait. Rien que ce grand bleu mystérieux qui est resté le même, avec ses contrastes, ses grandes colères et la paix qu’il donnait.

Quand elle se regarde dans un miroir, elle ne se voit plus, c’est une autre qu’elle a en face d’elle. Ce ne sont ni ses yeux ni son regard, ce n’est même pas son reflet.

Même quand elle ferme les yeux, cherchant dans ses profondeurs ce qu’elle est ou ce qu’elle était, elle se trouve face à un étranger.

Elle cherche l’enfant qui l’habitait, l’enfant qui en elle souriait, l’enfant qui la faisait danser et chanter… il l’a déserté.

Elle cherche le rêve qui la guidait, dessinant un ciel ensoleillé, la menant à des mondes enchantés… des nuages noirs l’ont camouflé.

Elle cherche son cœur qui jadis battait, l’emplissant d’espoir, de vie et de gaieté… il a cessé de vibrer… il est complètement vidé.

Elle cherche dans sa tête toutes ses idées, ses mots et ses proses qu’elle composait, son esprit fou et raisonné… même sa tête l’a lâché… elle n’arrive plus à fonctionner…

Le vide, le flou l’enveloppait, elle n’y est plus, elle n’est même pas l’épave de ce qu’elle était. Elle espère un jour se retrouver, ou au moins trouver un cadavre à enterrer, porter le deuil ou se ressusciter, pour ne plus être cet étranger.

Elle ne sait plus si c’est simplement passager, si c’est le repos du guerrier après un combat qu’il vient de quitter, ou c’est une perte à jamais, que ses débris sont trop éparpillés pour pouvoir un jour les rassembler.

Alors, elle perd tous les repères, elle s'accroche à des nuages, de merveilleux nuages, elle garde quelques souvenirs gravés dans une mémoires effacée, des promesses non assumées, et elle sait que ce n'est qu'illusoires... Elle ne sait plus si elle plane ou elle ne fait que chuter...

mercredi 29 février 2012

Contre la polygamie, mais j’ai droit à une petite amie…


"L'amour d'un homme n'occupe qu'une partie de sa vie d'homme. L'amour d'une femme occupe toute son existence." Rivarol.

Je suis tunisien, et je pense que je ne suis pas un cas isolé parmi mes semblables dans mon pays ou même ailleurs. Je suis un homme d’un certain âge, bien instruit, occupant un bon poste professionnel adapté à mes capacités de créativité. J’ai une famille assez soudée et stable, une belle femme que j’ai choisi selon beaucoup de critères ainsi qu’une belle entente. J’ai deux enfants, une fille et un garçon, qui jouissent bien de leur vie et honorent convenablement leurs engagements scolaires, avec un bon savoir faire et savoir être adéquat à leur âge.

J’incarne le modèle de l’homme qui réussit bien sa vie dans tous les domaines, et je n’ai pas à me plaindre ni dans mon travail ni chez moi. Je ne me considère ni moderniste ni conservateur, je suis l’homme tout le monde, juste un bon vivant comme la plupart des tunisiens d’ailleurs. J’ai mes propres idées concernant l’image de la société que je considère plus ou moins parfaites et surtout au sujet de la situation de la femme et je suis toujours un fervent défendeur de ses droits. Je n’accepte jamais qu’après tant de progrès et de civisme, on nous pousse à revenir aux temps de cavernes où ma fille, ma femme ou ma sœur ne sera que le mal de la société, qu’elle doit se cacher et être cachée derrière les murs d’un foyer ou sous un bout de tissu qui la transforme juste en un fantôme et cela au dépend de la place qu’elle mérite dans son pays sur le plan éducatif, sociétal, professionnel et surtout ses libertés personnelles en tenant compte des mœurs de notre société et les valeurs universelles qui sont mis en évidence dans notre religion qu’on connait depuis presque quatorze siècle.

La polygamie n’est pas interdite religieusement, ça, je le sais et je l’admets, mais la société a évolué, la femme tunisienne émancipée n’a pas à accepter d’être juste l’une des épouses d’un homme qui ne voit en elle que son plaisir personnel le plus bestial et le plus primitif ou juste une nourrice pour sa progéniture.

La polygamie pour moi privera la femme de son orgueil personnel, de sa fierté et elle sera toujours soumise aux humeurs de son époux qui peut lui infliger, si ça lui chante, le supplice de « le partager » légalement avec une, deux ou trois autres. Elle sera juste la soumise, l’obéissante qui n’a aucun mot à dire même si en apparence il lui donne l’illusion qu’elle participe dans les prises de décisions. Elle sera dépendante financièrement, et c’est une cause suffisante pour qu’elle ne soit à ses yeux, et même devant soi, qu’un être de second degré. Elle doit toujours se plier sans discuter à ses humeurs et ses prises de tête car elle risque à chaque moment de ne devenir que l’une des épouses pas la seule maitresse de foyer. Et cette image je ne l’accepte pas pour ma fille que j’ai éduquée fière d’être une future femme à part entière.

N’empêche, je suis, comme beaucoup de monde, plein de contradictions. Mon respect pour la femme et mon refus de la polygamie ne m’a jamais empêché d’avoir une petite amie. Certains la nomment comme une maitresse mais, à mes yeux, elle ne l’est pas. Pour moi, une maitresse c’est juste une compagne pour satisfaire mes excès charnel, une femme qui comble mes manques ou mes fantasmes non avoués sans aucun statut légal et sans qu’elle ait aucun droit, ce qui la prive et moi aussi de tous les mœurs.

Mais je ne veux pas de maitresses, je n’ai pas à me plaindre de ce coté chez moi, entre mon épouse et moi il y a eu toujours une bonne complicité.

Mes petites amies ont des statuts spéciaux (j’ai eu quelques une et pas juste une seule depuis que je suis marié), j’ai besoins d’elles comme elles ont besoins de moi. Elles sont mes confidentes, mes complices, mes amies sans prise de tête et sans engagements sauf celui moral. C’est la bouffée d’oxygène qui me permet de respirer un autre air loin des exigences d’un foyer, du pain que je dois acheter en rentrant à midi, de la facture qui doit être payée, du robinet que je dois changer, du fils qui commence à fumer et ses mauvaises fréquentations, de ce qu’on va manger et ce qu’on programme pour la soirée, et surtout des questions qui se répètent toutes les journées : où tu étais ? Avec qui ? Et pourquoi tu as tardé ?…

Et je ne vais pas le cacher, ma petite amie me permet d’être plus cool chez moi, je gâte plus mon épouse et je suis plus attentionné avec elle, je lui fais des surprises et je lui offre même des fleurs et des petits cadeaux. Personnellement, je ne sais pas si mes petites évasions me donnent cet air plus gai ou c’est simplement une sensation de culpabilité envers une épouse que j’aime et qui ne mérite pas d’être trompée. Mais je n’ai jamais pu résister, et franchement cette situation me convient et me plait.

Mes petites amies aussi ne se plaignent pas d’une telle situation et elles ne cherchent pas à avoir une autre situation soit disant légale. Notre relation est basée sur la franchise et la complicité. Une petite amie peut être soit une femme divorcée qui ne veut pas briser la stabilité de ses enfants en fondant un autre foyer mais qui pense avoir droit à s’échapper de temps en temps, soit une fille qui ne veut pas s’engager dans une situation familiale et ne veut que cette complicité et cette compréhension que je peux, moi ou un autre, la lui procurer, soit une femme mariée qui est surtout en manque d’affection et de confident qui puisse la comprendre, l’écouter, la consoler sans la juger… Ce confort qu’on se procure mutuellement n’a jamais été juste physique, bien qu’il y a eu toujours une affinité et une attirance qui rendent le rapprochement presque complet. Je pense que si cette liaison particulière se transforme en mariage tout le charme s’estompe, et l’interdit lui-même a son grand charme et tant qu’il y a consentement des deux partenaires, je ne vois que le coté bénéfique de telles relations. Certains de mes connaissances admettent qu’ils n’ont jamais eu le courage de franchir le pas dans la vie réelle mais vivent un tel bonheur à travers des connaissances virtuelles et se donnent de la sorte une certaine conscience tranquille qu’ils ne font aucun mal et ne trahissent personne de la sorte.

Même ceux qui me considèrent comme un homme sans valeurs, un macho qui ne pense qu’à lui-même et qu’à son confort personnel, un homme qui ne respecte ni les lois ni sa religion pour accepter une relation d’adultère, lui, qui peut avoir tout ça en mode« halal ».

A ceux là je réponds, que je considère ma situation plus honorable qu’un mariage dit de « motaa » ou « orfi » qui transforme ma compagne en prostitué masquée par une certaine légalité qui n’est qu’illusoire. Et que la polygamie ne me procurera jamais cette satisfaction interne ; physique et psychique que peut me fournir ma petite amie.

Alors, je suis contre la polygamie mais je conserve le droit à une petite amie.

mardi 21 février 2012

Savoir aimer…


Certains passent leur vie à chercher le grand Amour… L’amour qui a inspiré les poètes et a fait veillé les amoureux…
L’amour, ce sentiment idéal et idéalisé, que personne n’a su le définir en totalité…
Certains pensent l’avoir rencontré, quand le battement de leur cœur commence à s’accélérer…
Quand ils ont les mains moites ou le regard qui brillait…
Mais ça frappe et vite il disparait…
Mais un jour, sans prévenir ou sans le préméditer, l’amour arrive et on ne le voit pas s’approcher…

Rares sont ceux qui ont eu la chance de le croiser, et rares ceux qui ont eu le bonheur de l’échanger, et le partager avec l’être aimé…

Cet amour grand et vrai, ne sera pas répété, c’est une seule fois dans la vie qu’on peut le vivre et l’apprécier…
Il peut durer quelques mois ou quelques années, mais pour toute la vie il gardera sa grandeur et son intensité…

En amour, tout a d’autres saveurs et d’autres couleurs. Les peines et les joies ont une autre senteur jamais imaginées. Les mains se tendent sans attendre rien de retour, on ne peut pas plus grand espérer, que ce sentiment envahissant partagé…

C’est une beauté qu’on voit dans les yeux et une légèreté qui pousse à s’envoler…
C’est une danse sur une musique imaginée, une musique partagée à deux…
C’est un parfum qu’on sent sur l’oreiller, et sans sa présence on ne peut pas fermer les yeux…
C’est un café chaud et bien aromatisé, savouré une belle matinée, servi sur un plateau argenté, et d’une fleur de jasmin accompagné…
C’est une histoire écrite et racontée à deux, dans laquelle les amoureux sont les seuls à la jouer…
Ce sont tous les masques estompés, où il n’y a qu’une seule vérité, c’est celle de l’amour partagé…
C’est un message déchiffré, sans qu’un mot soit prononcé, un pressentiment du froid que la neige a engendré…
C’est surtout une grande chance et une opportunité, que rares ont pu un jour bénéficier…

Et même si un jour le destin a mis chacun sur des routes opposées…
Quand ils essayent de leurs veines tout effacer et dans l’oubli se réfugier…
Quand ils ne peuvent rien d’eux effacer, même avec les années qui sont passées…
Quand même les larmes ne peuvent pas éteindre le feu, sous les cendres étouffé…

A ce moment, il faut juste admettre que tout est gravé, savoir apprécier ce que cet amour a pu laisser, en souvenirs et en bons moments partagés…
De savoir qu’un tel amour a su les emporter, et qu’ils s’estiment heureux de l’avoir vécu, même s’il n’a pas pu durer…
Il suffisait de le vivre et de l’accepter, car il accompagnera chaque jour et chaque pensée, et flottera sur les tempêtes sans s’égarer…

Et on peut prêter les propos de stendhal:
"on ne veut désormais collectionner que les moments de bonheur..."


mardi 14 février 2012

Les rêves assassinés

Quelle force peut-on avoir pour surpasser la mort ?

Quand une personne disparaisse, à jamais, on n’a même plus le pouvoir de rêver, de regarder en avant, c’est juste un vide, un vide pesant, cruel, imposant, lourd…

Quand le destin avait décidé, un jour printanier, il y a de là plusieurs années, sans les prévenir, de les approcher, ils n’avaient fait que se plier, suivre la voie qu’il a pour eux dessiné. Ils avaient fermé les yeux et les oreilles pour se trouver, dans un monde de rêve emportés.

Ils avaient ouvert une porte, rien, aucun n’a pu les arrêter. Ils avaient dessiné un avenir de toutes les couleurs qui, à chaque moment, à chaque instant ne faisait que les emporter vers des mondes parallèles qu’eux même n’ont pas su limiter.

Elle et lui, une histoire qui n’avait jamais du avoir lieu, une liaison qui n’aurait jamais du exister, un amour qu’ils n’ont, pour des longues années, jamais pu surpasser ou éviter. Tout les unissait et tous les séparait, jusqu’à ce que la mort vienne tout basculer et éteindre la dernière chandelle de leur nuit étoilée.

A deux, chacun de son coté, dessinait en rêve des contes de fées.
A deux, les rêves pouvaient un jour devenir réalité.
A deux, ils espéraient, dessinaient, programmaient, rêvaient et rien ne pouvait les arrêter ou mettre des limites à leurs folies partagées.

La vie seule permettait d’espérer, de rêver. La mort, ce n’est qu’une porte fermée, où tout est bloqué, même les rêves qui aident à avancer.

Aujourd’hui elle est seule, le vide l’enveloppe, une nuit d’hiver sans étoile étale sur son corps tremblant un châle sans couleur, sans odeur. Propage en elle l’air glacial d’un rêve inachevé, et chaque fois qu’elle le serre plus sur elle, cherchant dans ses mailles défaites une chaleur perdue, elle se couvre d’un vide plus intense, plus fort et plus profond. Un vide qui touche son intérieur fragile et fragilisé, et le trou de son vide se creuse encore plus jusqu’à disparaitre dans ses fonds.

La mort lui a ôté ses rêves, elle lui a même ôté sa capacité de rêver. La mort l’a privé de ce rayonnement de ses yeux, pour qu’elle devienne l’ombre d’elle-même ou l’ombre de l’épave qu’il a laissé en elle quand il a emporté avec lui le seul fil qui la liait au monde des vivants.

Quand elle était dans la ville des lumières, un soir de juillet, elle était seule à l’attendre mais il n’était jamais venu. Mais elle l’a vu, elle l’a senti, l’a imaginé, vu ses yeux qui l’admiraient, senti sa main qui la serrait, admirait ses lèvres qui l’embrassait. A ce moment, seule sur ce pont, juste avec son imagination, elle était sure qu’il y aura d’autres juillets, et un soir il la serrera fort à lui et toute sa solitude sera oubliée.

Quand elle choisissait les bougies parfumées, et réservait des pétales de roses non fanées, elle avait la certitude qu’elle les allumera un jour, ou peut être une soirée, qu’il tiendra sa main et elle le suivra les yeux fermés. Qu’ils n’auront pas besoin de mots pour se parler, ni de gestes pour s’exprimer, ils seront unis et à jamais.

Quand elle tenait son visage, enlevait ses lunettes qui cachaient son regard où elle adorait se plonger et voir ses reflets. Quand elle voyait les plis sur son front et qu’il essaye de les cacher. Quand elle lisait en lui comme si c’est en elle qu’elle lisait. Quand elle percevait ses peines, quand elle sentait ses chagrins et ses besoins de s’isoler. Quand elle arrivait à dessiner un sourire, à apaiser ses colères et parfois les soulever. Elle rêvait d’un sang unique qui coulait dans leurs deux corps jamais attachés.

Quand elle est allée dans sa ville pour le chercher, pour admirer les routes que chaque jour il sillonnait, pour supplier les étoiles de bien veiller sur lui, pour qu’aucun mal ne puisse le toucher ou même l'effleurer. Elle a espéré mourir, voir son sang s’écouler sous ses pieds et avoir juste son regard comme dernières images dans ses yeux. Sa mort sera la plus paisible, la plus souhaitée tant que c’est la dernière de ses volontés.

Quand ils se sont fixé un rendez vous dans quelques années, ils ont tout prévu. Leur marche sur le sable fin d’une mer désertée, leur valse main dans la main quand la pluie caresserait leur visage éblouis par leur retrouvailles. Sa veste qu’il mettra sur ses épaules quand elle frissonnera de bonheur, et même ce banc, où ils allaient se reposer pour reprendre leur souffle et s’embrasser.

Le jour de son départ, le jour où le destin a choisi de mettre fin à tout ce qu’elle avait dessiné dans ses rêves, elle lui avait tenu la main, elle l’avait senti chaude dans la sienne, ou c’était comme ça qu’elle l’avait imaginé. Elle avait peut être juste fermé les yeux, pour ne voir que ce qu’elle aimait observer, car il avait les yeux ailleurs et elle ne tenait qu’une main de glace que seul son cœur la sentait chauffée. Il s’apprêtait à partir ou sa présence n’était qu’une illusion qu’elle seule percevait, ou elle seule voulait se convaincre que c’est encore vrai, et qu’elle aura le temps de faire d’autres rêves et d’espérer un jour les réaliser. Et le soir, il était parti, le départ final, un adieu qui résonne pour tout arrêter.

Ce soir là, il ne savait pas s’il devait lui demander de le pardonner, pardonner son départ qu’elle seule refusait d’accepter, pardonner son absence dans ses beaux rêves qu’elle aimait façonner comme une enfant. Ou la tenir responsable de son cœur qui avait lâché. Responsable de ne pas savoir le retenir et de garder cette illusion d’amour qui les liait. Responsable de son rosier qui fanait, et la neige qui l’écrasait.

Aujourd’hui elle est seule, elle le perçoit dans chaque recoin de sa vie, dans chaque beau souvenir, dans chaque faut sourire ou le dessin d’un rire. Il est mort mais en elle, elle le gardera pour toujours en vie…

dimanche 29 janvier 2012

La beauté du vide…



Quand les arbres perdent leurs feuillages
Quand les roses égarent leurs breuvages
Quand les cieux se cachent sous les nuages
Quand les routes perdent leurs traçages

Quand le vent refuse de siffler
Quand la pluie ne sait plus tomber
Quand le soleil ne peut plus illuminer
Quand les mots ne savent plus parler

Ils n’y a que ceux qui savent admirer
La beauté de la nature enfin libérée
Même si en gris elle est dessinée
Et entendre
Le silence qui ne fait que chuchoter

Et la nature admire son état allégé
Le vide a son charme et sa grande beauté

mercredi 10 août 2011

Le grain de sable…


C’était juste un petit grain, blanc, transparent, pur, malgré sa petite taille il se sentait dur, difficile de le fracasser…

Il était né sur une dune dans un désert isolé, un soir d’été, pour commencer un voyage sans quitter ses lieux…

Il avait passé son temps à jouer, comme un enfant, avec d’autres grains, à former des dunes et à faire du cache-cache avec le vent…

Il regardait le monde lointain, des oasis qui s’étendaient aux alentours, isolés, comme des points verts qui défiaient l’horizon…

Il s’était habitué à l’aridité qui le dorait au fil des années, sans jamais s’aventurer, pour quitter la mère désert qui le berçait…

Un jour, son narcissisme l’avait emporté, poussé par sa témérité, il avait décidé de s’aventurer, vers des lieux d’où personne ne revenait…

Du haut de sa dune il avait guetté, l'air qui de temps en temps passait, pour s'envoler avec d'autres grains que l'aventure appelait...

Emporté par le vent, il avait voyagé, quittant l’étendue des lieux où il avait jadis dansé, sans un jour se lamenter…

Il avait rêvé, que c’est ailleurs qu’il trouverait le bonheur, sur les joues roses des filles et les routes asphaltées…

Et il avait erré, voyagé, entouré les immeubles qui s’élevaient vers des nuages blancs qu’il avait touché…

Mais il avait fini piétiné, sous une semelle souillée, avec le parfum d’une haine vomie des passants dégoutés…

Et il s’était trouvé coincé, entre un rêve illusoire qu’il a imaginé, et un monde qu’il avait quitté sans pouvoir y retourner…

Avec amertume et avec beaucoup de regret, ce petit grain de sable faisait défiler, ses souvenirs, pour savourer son présent ténébreux…

Il n’avait qu’un seul souhait, retourner vers son désert, terne, mais qui était beaucoup plus paisible et bien animé, c’est maintenant qu’il le sait…

Il fallait juste ne pas le quitter, les rêves ne font qu’emporter, très haut, sans toucher la réalité, et le jour où le rêve deviendrait tout près, tout s’évapore comme de la fumée…

samedi 2 juillet 2011

Une promesse, sur le pont de Passy…


C’était en début juillet, une nuit, à Paris, la capitale de tous les rêves, de toutes les promesses, et de tout l’amour…

De tous les ponts de Paris, qui traversent la Seine sur de long kilomètres, elle a choisi ce pont… Pas loin de la tour Eiffel, spécifique par son architecture, le viaduc ferroviaire lui ajoute beaucoup de charme et le rend si spécial pour elle… Elle lui préfère son ancien nom, le pont de Passy devenu le pont de Bir-Hakeim, mais ce n’est pas ça l’essentiel, car c’est sur ce pont qu’elle aura une promesse donnée depuis une éternité déjà…

Elle a visité Paris plusieurs fois, mais à chaque visite, elle lui découvre un charme nouveau, un charme féérique, hors norme et hors dimension. Elle adore errer dans ses rues, dans ses grandes surfaces, visiter ses monuments grandioses et majestueux. Elle aime s’immiscer dans la foule, observer ses mouvements, ses enchainements, et les lumières des appareils photos captant des moments à ne jamais oublier. Écouter ses cris d’émerveillement, ses pas résonnants… Elle aime faire ça en silence, discrètement, ses sens sur terre et sa tête dans les nuages, dessinant à sa façon une réalité et un rêve qui ne vont jamais se croiser…

Ses pas la mènent au le bord de la Seine, laissant derrière elle une foule de toutes les nationalités venant visiter ce qui a pour longtemps été une des merveilles du monde, une tour en fer ou en acier qui s’élève haut vers le ciel… Elle se trouve au bord de ce pont, la nuit étale son obscurité sur les lieux, une obscurité déchirée par mille lumières qui scintillent. Elle se rend compte qu’en dessus, le métro passait, elle entend ses roues caresser les rails quand elles traversent sa voie ferrée…

Arrivée à son milieu, elle regarde cette ile artificielle sur laquelle son pont reposait. Elle observe cette route étroite où s’allongeait, avec deux lignées d’arbres aux cotés. Elle arrive même à voir cette miniature de la statue de la liberté qui est dressée à l’autre bout de l’ile aux Cygnes…

Elle marche d’un pas lent, laissant tout derrière elle, pour regarder la tour briller à sa droite et admirer les bateaux mouches qui sillonnent l’eau sous son pont, avec une musique douce, et des voyageurs qui admirent la beauté des lieux… Sa robe longue dansait aux sons de toutes ces lumières, de toutes ces musiques, de toute cette nuit lumineuse qui l’enveloppait…

Elle a pour un moment hésité quelle robe porter. Sa robe bleue azur, couleur d’une mer qui connait tous ses secrets. Un bleu à qui elle a confié ses joies et ses moments amers. Un bleu à qui elle a offert, un jour, un rêve tant espéré en le découpant en milles morceaux. Un rêve perdu à jamais. Son bleu l’a trop supporté, l’a trop écouté, l’a englouti avec ses humeurs et ses mystères, qu’elle le laisse pour ce soir en paix…

Elle a enfin opté pour une robe verte, avec des feuilles blanches d’un jasmin qui chatouillait ses narines avec une senteur d’été. Un mariage entre la verdure d’une nature prometteuse et la pureté d’une fleur symbole des terres qu’elle vient de quitter. C’est une robe qui enveloppait son corps, laissant ses épaules nues savourer la douceur d’une nuit de juillet…

Elle entend ses pas derrière elle, des pas lents mais surs. Elle sent son parfum qui a enveloppé son cœur la rendant plus légère qu’une plume que le vent mène à des lieux imaginaires. Elle le sent approcher, s’arrêter à ses cotés, envelopper ses épaules par ses mains puis par sa veste avec laquelle il la couvrait. Il pensait que c’est cet air frais du soir qui causait ce frisson en elle, il ne savait pas quel effet sa présence avait sur elle…

Sans un mot, il a déposé ses lèvres sur les siennes, elle a levé la tête pour accueillir l’élixir de la vie, de l’amour, de l’éternité…

Elle ne saura jamais quel temps tout ça a duré, mais elle a été emportée, elle a posé sa tête sur son épaule et fermé les yeux. Sur son épaule elle aime tant se reposer, faire filer tous les chagrins du passé. Sa main posée sur sa taille réduisait toute distance qui puisse les séparer. Elle voulait garder en elle ce moment, un moment d’une promesse jurée. La promesse d’un long baiser, un baiser partagé une nuit de juillet, sur le pont de Passy… Et cette promesse a été honorée, et ses effets dureront pour l’éternité. Une promesse n’est que pour une fois donnée et elle ne se renouvellera plus jamais…

mardi 17 mai 2011

Pardon


Moi qui n’a pas l’habitude de le demander… Moi, trop orgueilleuse pour l’annoncer… Moi, avec tous mes regrets, qui ne le dis jamais… Aujourd’hui, j’ai hâte à le crier…

Pardon

Pardon, si un jour j’ai gaffé, si un jour par maladresse j’ai blessé…

Pardon, pour toute ma spontanéité. Pour l’enfant que j’ai toujours été…

Pardon, si j’ai un jour offensé, tout être qui me croyait, trop intelligente pour
pouvoir tout comprendre et cerner…

Pardon, car j’ai dépassé ce qui m’a été autorisé…

Pardon, si dès le début j’ai cassé, les barrières du respect. Si j’ai tutoyé, en dépassant le vous que je devais utiliser…

Pardon, si j’ai dessiné, un jour un sourire ou un front de colère plissé…

Pardon, pour tous mes secrets que j’ai dévoilé. Pour mes pages que j’ai étalées…

Pardon, si je n’ai pas pu embellir, mon image juste pour faire plaisir…

Pardon, si un jour je me suis dénudée. Exposant un être déformé, sans avoir la présence d’esprit de le masquer…

Pardon, si en délirant j’ai crié, mes folies dans une nuit étoilée, criant tous les sentiments que je portais…

Pardon, si j’ai partagé, des moments de joies et de désirs, et des moments de peines et de désespoirs…

Pardon, pour mes mots mal placés. Pour mes maux partagés. Pour mes rêves que je n’ai pas su cacher…

Pardon, pour mes humeurs, pour ma tête qui n’a pas su réfléchir, pour ma langue qui n’a pas appris à calculer…

Pardon, si je n’ai pas pu masquer, mes défauts que je connaissais. Si j’étais moi-même sans savoir le cacher…

Pardon, si on a volé mes mots, pour doubler mes maux, pour briser des murs déjà en ruines entassées...

Pardon, si je me suis immiscée, dans une vie qui n’est pas mienne. Dans une vie que je ne devais pas partager…

Pardon, si j’ai aimé. Si je n’ai pas pu apaiser le sentiment qui m’a emporté, un sentiment qui ne devait pas exister…

Pardon, si j’étais, trop égoïste, trop possessive, trop envahissante, trop présente, au moment où je devais juste m’effacer…

Pardon, si un jour j’ai existé, si un jour j’ai rêvé, si un jour j’ai pleuré, si un jour j’ai…..

Alors pardon pour ce que j’ai fait et pour tout ce que je n’ai jamais fait…

Mais mon âme pourrait elle, un jour, me pardonner tout le mal que je lui ai infligé…???

Elle ne le pardonnera jamais, je le sais. Je lui ai fait supporter l'insupportable...

Je lui apprendrais à oublier, à s'apaiser, et à dire cet adieu à jamais...

lundi 21 mars 2011

Le plateau au lit


Depuis deux jours, j'étais affreusement malade. De la fièvre, le nez qui coulait, une migraine, une bronchite, du vertige... Bref, je ne pouvais plus me maintenir debout. Alors, j'avais pas le choix, je devais me clouer au lit.

Une situation qui n'était pas mienne, moi qui se chargeais de tout d'habitude. N'empêche, cet état m'avait permis de confirmer que j'étais aussi gâtée. Que j'ai beaucoup d'importance et de valeur et qu'en cas de besoin, je peux compter sur ceux qui m'aimaient et que je n'arrêtais pas de chouchouter.

Au matin, je me réveillais sur l'odeur d'une rose fraichement cueillie, son parfum avait pu percer mes narines enflammées. C'était surement l'effet de cette fumée, que dégageait cette tasse de tisane bouillante sucrée au miel frais, servie dans un plateau pour la princesse qui dormait.

Comme c'était magnifique de faire la gâtée, qu'on suppliait pour boire sa tisane avant qu'elle ne refroidisse.
Comme c'était exceptionnel, de faire la paresseuse, qu'on encourage avec chaque gorgé pour continuer.
Comme c'était confortant, de serrer la couette autour du corps fiévreux, en donnant l'ordre de ne pas se lever.

Midi arrivé, une autre saveur me faisait réveiller. Une soupe chaude comme j'aimais, et un verre de jus d'orange fraichement pressé. Un autre oreiller placé sous mon dos, je n'avais à fournir aucun effort. Les cuillères pleines de soupe chaude et bien piquante m'arrivaient aux lèvres et je n'avais qu'à les avaler, avec une paresse que ne connaissaient que les fainéantes.

Si je le savais, je prendrais rendez vous avec un rhume au moins une fois par mois, deux jours comme ça, gâtée et cajolée, à chaque fois, je ne dirais jamais assez.


Oh !!! comme c'est confortant parfois d'avoir de la fièvre, halluciner et se croire dans un comte de fées. Dormir en ayant le sourire avec des senteurs et des saveurs imaginées. Se croire princesse et en plus gâtée.

Et vous me demandez pourquoi j'avais choisi le surnom d'illusions?

C'étaient mes illusions qui me permettaient de trouver la force pour continuer. Qui me permettaient de rêver comme si c'était vrai.
C'est ce plateau au lit qui m'avait donné le sourire et la sensation que j'allais enfin beaucoup mieux.
Alors, avec mes illusions, j'aurais toujours la vie que j'espérais, même si on me croit folle quand je dessinais dans le rêve mon monde que moi seule savait savourer.

lundi 21 février 2011

La pluie sur le vitre...


Des gouttes d'eaux viennent défier ce calme... Des gouttes d'eaux viennent briser mon silence...

Depuis des jours et des semaines, j'avais perdu mes mots pour garder mes maux, pour pouvoir les gérer et les apprécier...
Depuis des jours et des semaines, les mots m'échappaient, me filaient sans pouvoir les trouver, sans pouvoir les sortir, sans pouvoir les extérioriser...

Est ce le vide, quand tout autour de moi ne faisait que mouver?
Est ce la peine, qui anéantissait mon être et me privait de toutes mes capacités?
Est ce le chagrin, de voir mes montagnes de neige fondre et les sommets s'effondrer?

Comment pourrais je retrouver mes mots? Comment pourrais extérioriser mes maux? Comment pourrais je les crier quand ils refusent de m'aider? Comment dessiner en mots mes nuits et mes journées? Comment savoir avancer, quand toutes les routes étaient coupées?

Dans ma chambre chauffée... Le reflet des branches dénudées par l'hiver dansait sur les murs blancs dénudés... Ma dernière bougie, destinée à un rêve d'évasion, diffusait le reste de son parfum de rose... Une flamme qui agonisait, essayant de survivre ou de résister, faisant son dernier effort pour éclairer...

Des gouttes de pluie commençaient à frapper sur le vitre... Une symphonie de la nature qui accompagnait mon ivresse... L'ivresse d'un voyage dans le temps, parfois dans le passé et souvent dans un futur lointain... Un futur, d'une certaine saison rêvé, accompagné d'une pluie par un ciel ensoleillé, un futur qui n'arriverait jamais...

Des gouttes qui défilaient... Des gouttes qui se suivaient... Comme des larmes qui dans le noir s'écoulaient...
Des gouttes qui se brisaient... Formant des petits ruissellements, qui, en filatures descendaient, pour se perdre à jamais...

Ma respiration emplissait, le vitre de l'autre coté... Formant avec sa chaleur et son humidité, un cercle mal dessiné... Par mes doigts qui tremblaient, j'essayais d'effacer, l'espace qui nous séparait... Pour unir mes larmes, aux gouttes de pluie qui ne faisaient que passer... Et les voir disparaitre à jamais...

Peut être que j'avais mal fait, mais jamais je n'avais voulu blesser... Peut être que je ne savais plus raisonner, mais je n'ai jamais su détester... Peut être je ne faisais qu'encaisser, mais personne n'aurait pu apaiser, ce que moi seule je pourrais pleurer... Peut être que je voulais tuer, l'enfant en moi qui refusait de me quitter... Peut être que j'essayais de grandir, et donner l'allure d'une femme plus raisonnée...

La pluie sur le vitre avait pu éveiller, ma passion qui depuis un temps m'avait quitté... Je ne fais que dessiner, avec mes mots ce que je veux crier... Un petit nuage avait su me faire comprendre, qu'il fallait s'alléger, pour pouvoir avancer... Qu'il ne suffisait pas de prier, ou lire quelques versets... Qu'il fallait savoir effacer, la brume qui défendait d'observer, le soleil qui n'arrêtera de briller... Que les rêves ne disparaitront jamais, car nous seuls nous savons les dessiner...

lundi 4 octobre 2010

Quand elle se remet en cause…


Ce n’est qu’une nuit d’automne, chaude, lourde, étouffante... Tout le monde autour d’elle dormait, d’un sommeil calme de bébé… Elle seule n’a pas pu inviter, le sommeil à ses yeux… Aucune place ne pouvait, contenir tout le mal qui la tracassait.

Dans le noir qui l’enveloppait, elle quitta son lit qui l’étouffait. Pieds nus et habit trop léger, elle chercha une route dans l’obscurité, elle avait besoin de l’air frais. Elle ouvra la porte de son balcon, et dans la nuit elle avançait.

Dans le ciel elle ne voyait, que quelques étoiles timides qui illuminaient, le ciel sombre de ses idées. La lune triste l’observait, d’un œil qu’elle seule voyait. Dans le noir elle aimait tant pleurer, mais cette nuit d’automne, même ses larmes l’on quitté. Cet air à la senteur d’iode que d’habitude l’apaisait, ne faisait que l’étouffer.

Ce n’est qu’une folle qui essayait de se remettre en cause, essayait de tout reconsidérer et réexaminer.

Est ce facile pour une folle de raisonner ? Est ce facile pour une folle de tout reconsidérer ? Est ce que la raison pourra lui donner la sensation de paix qu’elle cherchait ?

Comme elles sont longues les nuits quand on veut méditer, chercher la vraie voix qui pourrait un jour combler, sans vraiment la trouver. Quand on passe des heures à organiser tous les papiers, mais on retourne à chaque fois à la case départ, et tous les mots sont éparpillés. Quand on n’arrive plus à retrouver ni l’insouciance de la folie ni l’assurance des raisonnés.

Les rayons du soleil commencent à s’infiltrer, sans mots, annonçant le commencement d’une nouvelle journée. Et elle rentre comme une somnambule qui ne fait que des gestes robotiques sans âmes et sans raisons.

C’est un moment de vide, où rien ne plait… Un moment où elle plane entre le rêve et la réalité sans pouvoir rêver ni raisonner… Un moment où elle est emportée, par un courant qu’elle ne sait pas vers où il va la mener, et elle n’arrive même pas à faire l’effort de nager… Elle ne sait même pas si c’est vers la terre ferme qu’elle va arriver ou c’est une marche pour enfin se noyer.

Est-elle la seule en essayant de se remettre en cause qui se trouve perdue sans pouvoir raisonner ? Est-ce le cas de toute l’humanité ? Est-ce une étape obligatoire d’errer avant de se retrouver ? Ou n’est elle pas un cas particulier dont personne n’a jamais parlé ?

Elle, elle ne le sait pas ; mais elle veut seulement se reposer, elle en a marre de s’isoler, d’être entourée et de sentir seule avec toutes ses pensées qu’elle ne sait même pas comment en parler ou comment les partager… Elle sait juste qu’elle est fatiguée, et elle ne trouve aucun mot pour l’expliquer, ou même les questions auxquelles elle cherchait une réponse…

mercredi 18 août 2010

Ne me demandes plus de t’aimer…


Je me demande souvent, pourquoi dans chaque relation, la finalité espérée, est de tomber amoureux ? Est-ce que ce sentiment qu’aucun n’a pu définir est un but en lui-même ? Est-ce que sans amour on ne peut pas vivre en harmonie à deux ?

Moi et toi ma chérie, on est déjà amis, on échange nos secrets, nos peines et nos joies. On se partage nos hauts et nos bas. On se donne conseil, on se confie quand on sait que personne ne peut nous comprendre ou nous écouter. Cette amitié ne pourra pas te suffire ? N’est ce pas le plus noble des sentiments ? Le plus durable et le plus sur ? Alors, aimer, qu’est ce qu’est ce que cela pourra t’ajouter ?

Moi et toi ma chérie, on est déjà les plus bons copains. On rigole, on se taquine, parfois on se dispute et très vite on se réconcilie. Cette complicité est difficile à trouvée, elle n’existe que chez les bons copains, qui parcourent la même route et le même chemin. Cette complicité ne pourra pas te suffire ? N’est-elle pas la plus simple à gérer ? N’est-elle pas la plus facile à assimiler ? Alors aimer, qu’est ce que cela pourra t’ajouter ?

Moi et toi ma chérie, on est déjà amants. On profite de chaque moment pour s’admirer, se caresser et se chérir. On partage les mêmes fantasmes et les mêmes plaisirs. Et après chaque rencontre, on se quitte avec le sourire. Qu’y a-t-il de mieux que deux amants qui se donnent plaisirs ? Deux amants, qui sans besoin de mots s’attirent et dans les bras l’un de l’autre savent se chérir ? Ne sont-ils merveilleux nos moments partagés, à l’arrière d’une voiture, dans mon bureau fermé à clé, ou dans un studio qu’un ami nous a prêté ? Alors pourquoi me demander si je t’aimais ? Qu’est ce que cela pourra t’ajouter ?

Moi ma chérie, je ne veux pas aimer. J’ai déjà une fois essayé, et je me suis trouvé piégé. J’étais jeune et je pensais, que s’aimer est synonyme de s’engager. Et je me trouve aujourd’hui avec la femme que je croyais aimer, un foyer et deux enfants à gérer. Un grand couffin chaque fin de semaine à remplir et un salaire qui n’a jamais pu suffire. Sa beauté qui m’a attiré, les mots doux qu’on partageait, n’avaient plus de gout tellement habitué à la voir et à les répéter. Nos moments seuls sont toujours perturbés, par un enfant malade, ou la couche du bébé à changer. Nos sorties sont condamnées, on a des priorités, et c’est la maison à terminer, on a marre de payer à chaque fois le loyer.

L’amour pour moi est un engagement, et je ne veux plus m’engager. Où tu vas, d’où tu viens et avec qui tu parlais, des questions que je ne peux plus assimiler. Des fêtes que je n’arrives plus à mémoriser, et des cadeaux et des mots que je me trouve obligé à donner, même dans les moments où je ne les sentais pas.

T’aimer, c’est annoncé la fin de notre amitié, je ne pourrais plus te confier, tous mes secrets pour ne pas te décevoir. T’aimer, et on ne sera plus copains, quelle folie ou quelle complicité si on doit tout partager? tout le charme sera fini. T’aimer, Et il n’y aura plus de sourire en se quittant, il y aura des larmes et du chagrin, et un sentiment que le bonheur nous file entre les mains en nous séparant.

Alors, chérie comprend moi, restons amis, copains et des bons amants, on est mille fois plus heureux que deux amoureux.

samedi 3 juillet 2010

Relations extra-conjugales…


Un phénomène ancien qui existe depuis que les relations entre homme et femme sont pliées aux règles de la législation et même aux valeurs sociales. Toutes les lois sont dérobées soit par amour des défis ou de tout ce qui est interdit, soit pour combler un manque quelconque, et ce n’est que dans des cas rares liés à de vrais sentiments.

Certains pensent que la monogamie est la cause principale de ce fléau. D’autres voient dans la libération de la femme et la mixité un catalyseur aux envies. Une société plus permissive ainsi que la tentation rendent la promesse de fidélité liée au mariage juste des paroles échangées lors d’une cérémonie. Et on ne peut jamais affirmer avec certitude la cause exacte de tels actes.

Dire que ces relations d’adultères ou extra-conjugales est un fléau n’est point exagéré, elles existent bien, avec de différents degrés selon les régions et selon le niveau matériel des messieurs surtout et sans aucun rapport avec le niveau intellectuel ou le niveau d’instruction.

La capitale et les grandes villes côtières de notre cher pays restent les lieux favoris de ces chercheurs de ce plaisir charnel. Les garçonnières et les petits studios qui se louent à la nuit et parfois à l’heure sans besoin que d’une simple pièce d’identité de l’un des occupants est une preuve que ce ne sont pas des cas isolés.

Pour avoir des données plus précises sur ce phénomène, on ne peut pas avoir recours aux méthodes traditionnelles d’investigation. Les adeptes des relations extra-conjugales préfèrent garder l’anonymat ou plutôt garder une image purifiée de leurs statuts d’hommes mariés respectueux, honorant leurs liens familiaux et jouant le rôle des papas géniaux ou de maris dévoués à leur femme et leur foyer.

Curieuse comme je suis, et prête à tous les défis, j’ai trouvé un autre chemin pas trop honnête pour former ma propre idée sur le sujet.

Je me suis inscrite dans différents sites de rencontres avec des différents pseudos, j’ai même découvert qu’il en a des sites spéciaux pour les mariés. Je me présente parfois comme une jeune fille, parfois comme une femme mariée ou même comme un homme marié à la recherche d’une aventure.

Le net n’est qu’un lieu où peuvent se lier quelques relations, en plus des opportunités qu’offrent la vie réelle dans les lieux de travail ou d’autres lieux publics où la tentation peut être grande.

En homme marié, qui annonce directement sa situation matrimoniale et son souhait de lier une relation extra-conjugale en offrant la discrétion, la douceur, l’argent et tout ce que peut attirer l’autre sexe, n’est pas si fructueuse. Avec un tel profil, les demandes de contacts sont rares ou presque inexistantes sauf pour quelques jeunes filles ou plutôt de très jeunes filles (de 18 ans et même moins parfois) qui sont prêtes à jouer le rôle pour l’argent.

En prenant l’initiative, ce soit disant homme marié doit fournir beaucoup d’effort pour pouvoir décrocher un rendez vous et la tache devient très difficile si c’est une femme mariée qu’il veut, la convaincre de faire ce saut demande plus d’arguments. (Mais apparemment je n’ai pas les bonnes techniques masculines de drague).

Avec un profil de fille ou de femme mariée, âgée entre 20 jusqu’à 45 ans, le nombre de demande devient ingérable, et il faut trier les célibataires des mariés ou des prétendus divorcées.

Selon ces cas, je peux donner un classement si simple des hommes qui ont avoué avoir déjà eu des relations hors mariage.

Ceux qui disent avoir une relation sans problèmes avec leurs conjointes. Ils cherchent surtout le plus, une romance, une remonté d’adrénaline, se sentir jeune et désiré, une autre preuve pour leur virilité et leur capacité de charmer… Parfois c’est pour combler un vide, un manque d’intérêt de leur épouse qui se charge de la famille plus que de leur forme ou de leur intimité. Les aventures sont perçues comme une fuite de la monotonie ou une bouffée d’oxygène pour pouvoir continuer la vie de couple en meilleurs termes…

Ceux qui prétendent vivre dans une relation non équilibrée ou à problèmes. Ils ne peuvent ou ne veulent pas briser leur ménage qui dure depuis des années à cause de leur image sociale ou leur lien avec les enfants. Ils ont surtout un besoin de se libérer, d’avoir une confidente loin des charges familiales. Un besoin d’être écouté et compris à cause d’un mariage traditionnel ou une grande différence de niveau d’instruction.

Ce type de relation peut varier d’une aventure d’un soir à une relation plus durable où s’ajoute le coté sentimental ce qui peut durer des années.

Ces aventures s’arrêtent généralement lorsque l’un des partenaires, et c’est surtout la femme, demande d’officialiser et concrétiser cette relation par des liens plus durables, comme preuve d’amour ou de sentiment fort. Le refus de l’homme de quitter sa femme ou son hésitation peut troubler cette partenaire et donner fin à cette relation à grand risque pour elle surtout si elle est elle-même mariée mais prête à tout laisser tomber pour vivre son « amour » au plein jour.

Enfin je veux juste m’excuser auprès de tous les hommes qui ont ouvert le cœur à une soit disant Sonia ou Ahlem ou n’importe quel autre profil, qui les a poussé à se confier ouvertement en croyant qu’ils vont décrocher la partenaire sympa et ouverte d'esprit avec laquelle ils vont vivre la plus belle aventure de leurs vies.
J’ai voulu juste donner une image plus proche de la réalité de cette situation réelle, mais la plus part du temps secrète et bien cachée.