lundi 26 décembre 2011

Lettre d’une femme blessée…


L’amour peut il suffire pour faire revivre une relation de couple ?
Le pardon peut il effacer toutes les traces d’une blessure ?
Le temps est il capable de faire oublier une trahison ?
La passion peut elle effacer les séquelles d’une peur qui s’est installé au fond d’elle ?

Elle, c’est une femme, une femme éprise d’un amour sans limite, comme toute femme séduite par des mots doux, des sentiments qui la comblent et comblent la femme en elle. Une femme avec toute sa vulnérabilité cachée sous les masques d’une femme dure qui ne se plie jamais.
C’est une femme qui a pris la main qui s’est tendu à elle. C'est une femme qui a cru ses mots, quand il lui a promis un paradis qu’elle n’a jamais connu. C’est une femme qui a fait un bout de chemin, essayant de préserver cette chance d'être pour une fois aimée en pensant qu’elle est la seule à connaitre ou à vivre un bonheur qui n'était pas permis à tout le monde.

……

Des années sont passées… Elle avait promis de tout oublier, de ne plus évoquer ce dérapage qu’elle a d'au fond d’elle souvent espéré effacer. Mais une peur étrange s’est installée en elle.

Avec ses mots hésitants, elle a essayé de lui expliquer ce qu’elle n’a jamais pu directement annoncer, ce qu'elle n'a jamais eu le courage de le lui dire. Et elle lui écrivit, dégageant le poids de toutes ces années de peur, d’inconfiance et d’hésitation… Cherchant en elle ce qui reste d’un courage perdu, elle lui trace en lettres quelques uns de ses maux :

« J’ai caché en moi ce malaise, affichant un masque de sourire, croyant que les années sauront me faire oublier ce que, un jour j’ai enduré. Je sais que je t’ai tendu la main, disant que dans mon cœur je n’ai aucune rancune. Que ce qui nous a lié était assez grand et assez fort qu’il a pu effacer tous les faux pas et tout recommencer, ou peut être tout reprendre comme si de rien n’était. Que même avec ma blessure profonde j’ai essayé de ne pas te blesser, de ne pas t’infliger les reflets du mal qui me rangeait. Que même dans mes colères ou dans mes mots blessants, qui voulaient te faire mal ou te faire souffrir, tu me faisais de la peine et au fond de moi j’aimais effacer tous mes mots et tous mes coups que j’ai frappé sans te toucher.

Et toi, de ton coté, tu te défendais, cherchant en moi le bouc émissaire qui prend en charge toutes les responsabilités, et tu as bien ciblé, direct vers ce qui blesse le plus, qui fait mal le plus… Tu as touché à mes faiblesses en t’aimant, mes faiblesses en niant toutes les règles du jeu devant un homme oriental qui ne fait que juger. Et c’était ces coups qui m’ont tué plus que le fait que tu as dans un moment de faiblesse, de folie, ou d’illusion d’amour, succombé à la tentation…

Et après ces années, je ne peux pas nier que j’ai peur, que le temps n’a pu ni effacer ni atténuer, la blessure qui refait surface à chaque fois où j’essaye de l’étouffer. Et même avec tout l’amour que j’ai en moi, l’amour que je n’ai pas pu oublier, comme je n’ai pas pu effacer les moments qui me faisaient mal, même avec tout cet amour j’ai encore peur.

Oui j’ai peur, peur qu’un jour tu sors une autre fois la même arme que tu as jadis utilisé, et qui a avec efficacité tranché.
Peur que tu considères mon pardon une faiblesse, mon amour une faiblesse, mon dévouement une faiblesse, et ma passion un péché.
Peur que tu me tranches le cœur une autre fois par la même plaie, et remuer la blessure qui n’a jamais su se rétablir, me laissant une épave emportée par les vagues d’un océan qui n’a pas de limite, car, j’admets, que je n’ai jamais su prévoir tes colères ni pu les atténuer.

Il y a des choses qu’on ne peut pas effacer, surtout aux moments où on ne devait pas y songer. Des choses qui surgissent de nulle part, qui envahissent la pensée comme une avalanche destructrice qui balaie tout dans sa trajectoire ne laissant ni beau ni laid.

Comment pouvoir ne pas y penser si on connait tous les détails, les gestes, les mots, et même les souffles échangés ?
Comment ne pas se demander, si tu as crié son nom, crié les mêmes mots d’amour, si tu as embrassé ses courbes et si tu lui as dit viens avant de vous allonger ?
Comment ne pas se demander, si tu as embrassé son cou, si elle a senti ton souffle chaud, si tu as tenu son sein dans la paume de ta main en lui chuchotant que tu l’aimes ?
Comment ne pas se demander, si ta langue fera le même parcours, suivra les mêmes monts et traversera les mêmes vallées jusqu’à ce qu’en elle tous les plaisirs sont éveillés ?
Comment ne pas se demander, si tu l’as laissé entendre ton cœur, qui battait à la chamade?
Comment ne pas se demander, si elle a laissé un bout de toi sans le toucher, sans le caresser, sans l’embrasser, où, en toi, elle n’a rien laissé d’inexploré ?

Comment ne pas se demander, si tu as eu ces gémissements, prononcé ces mots que tu ne cris qu’à ces moments, ou si tu as poussé le même cri en jouissant ?
Comment ne pas se demander, si tu avais eu le même sourire, le même étincellement des yeux, signe de ta plus grande satisfaction ?

Dis-moi juste comment, pourrais-je ne pas poser mes questionnements ? Comment étouffer ma peur et repartir vers un autre horizon ?

Dois-je partir ? Me chercher, en essayant de me retrouver loin de tes cieux qui me comblaient en chassant mes hallucinations ?
Ou, dois je compter, sur ta patience qui m’apprendra à apprécier l’amour qui nous uni sans aucune hésitation ?

Aucune solution n’est parfaite. Rien n’est parfait quand deux sentiments contradictoires me hantent tout le temps, te fuir vers un monde où tu ne sauras me retrouver ni je pourrais te chercher pour pouvoir vivre en paix, ou courir pour cacher ma tête en toi pour que tu me serre fort dans tes bras, et vivre encore cette illusion qui me berçait pour longtemps… »


Et elle court si loin, essayant de ne pas regarder derrière elle. Et elle ne sait plus, si elle le fuit lui, se fuit elle-même, ou elle fuit cet amour qu’elle n’a jamais compris les raisons…

Et la route perd son traçage, s’efface, tout n’était qu’illusions, tout n’était qu’hallucinations. Des délires d’une femme qui s’est réveillée après un long sommeil, faisant défiler les images d’un rêve qui s’estomperont avec le temps…

dimanche 11 décembre 2011

Tu oublieras…



Tu oublieras,
Nos musiques adorées, nos chansons écoutées et nos peines partagées…

Tu oublieras,
Nos promesses prononcées, nos vœux désirés et nos rêves non réalisés…

Tu oublieras,
Nos longues nuits d’hivers, où on se réchauffait le cœur, sans oser fermer l'oeil…

Tu oublieras,
Mes rires et mes plaisirs, mes folies et mes désirs, et l’amour que je t’avais porté…

Tu oublieras,
Mes larmes que j’ai pleurées, mes joies que j’ai criées, quand tu me tenais à toi…

Tu oublieras,
Nos mots prononcés, nos silences qui duraient, nos retrouvailles adorées, sans pour un moment douter…

Tu oublieras,
Que dans tes veines j’ai coulé, que dans les miennes tu habitais et qu’on avait en canicule frissonné…

Tu oublieras,
La main que tu m’as tendue, pour me donner espoir, dans une vie que je voyais en noir…

Tu oublieras,
Une larme que tu as essuyée, quand sur ton épaule je pleurais et tu me serrais à toi…

Tu oublieras,
Que c’était un mois de mai, qui ne sera jamais effacé, mais qui sera juste oublié…

Tu oublieras,
Que c’était en juillet, quand ailleurs tu valsais, sur un pont je t’attendais et tu n’étais jamais arrivé…

Tu oublieras,
Les chaines qui te liaient, les promesses que tu jurais, et qu'il n'y a qu'une illusion de liberté...


Tu oublieras,
Nos doux baisers, que dans nos rêves on a désiré, et qu’on s’est mille fois échangé…

Tu oublieras,
Que souvent je t’emmerdais, souvent je te blessais et que tu ne voulais plus rien entendre de moi…

Tu oublieras,
Ce banc déserté, que personne n’osera approcher, le laissant en sang entamé, son dernier adieu…

Et tu te rappelleras des mots, que Lara criait dans l’une de ses splendides chansons : Tout, tout, tout est fini entre nous … Et les paroles que Mariot Pelchat a bien choisi : Je n’ t’aime plus

vendredi 9 décembre 2011

Une histoire de drague



Jamais il ne pourra oublier cet épisode de sa vie. Le temps de sa jeunesse, le temps des idées simples, quand tous les rêves sont permis et quand l’avenir est orné de beaux rosiers que les épines ne peuvent jamais blesser. Le temps de liberté, sans engagements, sans soucies, quand il se permettait de rigoler, de plaisanter, et surtout de draguer.

Comparé à ses copains de l’époque, il n’était pas un grand dragueur, il était juste l’ami de tout le monde, et on l’enviait pour les belles filles qui aimaient sa compagnie, qui le cherchaient et riaient à ses blagues qu’il était le seul à savoir choisir et inventer. Dynamique, il parlait avec tout son corps, ses yeux, ses mains, sa tête, tout en lui créait l’animation, comme s’il voulait dire qu’il était là, présent, et pourquoi pas, qu’il était le meilleur. Mais au fond de lui, il enviait ses camarades qui vivaient une histoire de couple qu’il n’avait jamais connu même avec ses vingt ans dépassés. Ses camarades qui organisaient des sorties avec leurs copines, pour un café ou pour manger ensemble une pizza à deux, qui s’en foutaient de tout ce qui se passait autour d’eux pour apprécier leur joie à deux.

Quand il a commencé de regarder autour de lui, cherchant parmi ses amies celle qui pourra être sa petite amie, il a constaté qu’il les connaissait si bien au point qu’il n’y aura plus un charme particulier avec aucune d’elle. Alors, c’est en dehors de son petit cercle d’amie qu’il doit faire ses investigations, à son âge, la drague devient un besoin pour s’affirmer, pour s’annoncer comme un homme à part entière face à ses semblables. Et ce qui lui manquait, c’était juste un petit bout de courage.

A la fin de journée, en rentrant de la fac, il la revoit, c’est la copine de sa sœur, qui partageait avec eux le même wagon du train qui les mène chez eux, dans la banlieue sud de la capitale. Il la connaissait depuis déjà deux ans, ils s’échangeaient des banalités, mais il ne s’est jamais laissé aller avec elle. Ce jour là, elle commence à l’intéresser. Il s’attarde de plus en plus sur ses paroles, sur ses gestes, son calme et surtout son sourire, qui affleure légèrement ses lèvres en lui donnant un visage angélique.

De plus en plus, elle commence à l’intéresser, il s’efforce pour s’assoir à ses cotés, entamant n’importe quelle discussion pour l’entendre parler et pour allonger le trajet qui lui parait si court comparé à ce qu’il était. Sa façon de parler lui plaisait, et surtout sa façon de penser. Et toutes les filles qu’il connaissait deviennent banales et ne pouvaient pas l’égaler. Un jour, il a pris son courage, et d’une façon qu’il a voulue spontanée, il lui a proposé de déjeuner ensemble ou de boire un café. Elle lui répondait : « l’un de ces jours peut être, quand je pourrais me libérer ». De la sorte, elle a ouvert pour lui une porte d’espoir nouvelle à ses yeux.

L’un des lundis, les lundis magiques pour lui, où son père lui donnait son argent de poche, ses dix dinars qu’il doit gérer pour la semaine, et c’était pas mal pour lui, ses dépenses se limitait à un café dans la buvette du campus, une manche de billard, ou, s’il fait vraiment une folie, une pizza au thon au fastfood à coté de la fac qui lui coutait plus qu’un tiers de sa fortune. Le weekend, sa maman lui filait un dinar ou deux derrière le dos de son père pour une sortie avec les amis du quartier vu qu’il n’avait pas cours.

Ce lundi là, il était le premier à la gare, il l’a attendu, il voulait lui parler seul à seul pour insister sur son invitation qui recevait toujours la même réponse. Sa petite fortune en poche, le sourire aux lèvres et le regard charmeur, et elle n’a pas retardé à accepter. Ils se donnent rendez vous à midi devant le campus, mais elle a exigé de choisir le lieu pour qu’elle puisse être à son aise.

Rien ne pouvait décrire son état d’esprit cette matinée là, enfin il sortira pour la première fois seul avec une fille. Un peu tard comparé à ceux de son âge, mais enfin il a réussit.

Et midi arrive, il était déjà à son attente, et elle n’avait fait que quelques minutes de retard. Toujours sure d’elle, elle marchait lentement, et lui se maitrisait pour ne pas courir la joindre. En se dirigeant vers le petit resto pour étudiants juste à coté, elle lui a tenu le bras lui disant qu’elle connaissait un autre coin moins fréquenté où ils puissent déjeuner à l’aise. Au premier abord ça lui a énormément plu, surtout cette main qui a touché son bras pour une fraction de seconde, une main à la fois sure, ferme et douce qui lui a sonné la tête comme s’il a fumé une clope.

C’était un petit restaurant, chic comparé à son fastfood habituel, et il a cherché au fond de sa poche son argent en se disant, ça sera surement plus cher que ma pizza que j’ai programmé, j’ai bien mangé au petit déjeuner et je n’ai pas besoin de commander quoi que ce soit, alors tout va bien, l’essentiel qu’il soit avec elle. Il attendait ce moment depuis des mois déjà.

Voyant le menu, ses expressions ont changé, et quand elle a commandé, il n’arrivait plus à avaler sa salive, tous les mots qu’il a préparé, toutes les blagues qu’il a choisi, ont disparu et une seule chose le préoccupait, comment pourrait il faire un accord avec le serveur pour le payer plus tard. Elle a insisté qu’il commande lui-même, mais il n’avait aucune force pour mâcher quoi que ce soit. Une heure s’est passé, la plus lourde, la plus longue, la plus difficile qu’il n’a jamais vécu ou imaginé.

Quand l’heure du verdict est arrivée, et qu’il tenait le reçu dans la main, il a voulu disparaitre, il maudissait son ignorance et son manque de savoir faire. Il ne savait pas que dans certain lieu, un déjeuner peut dépasser le double ou même le triple de son argent de poche pour toute une semaine. Et il ne savait même pas comment aborder le serveur, et s’échapper à l’humiliation de sa vie.

A ce moment, elle approche, sortant de son sac à main des billets et en silence elle a réglé la facture et il n’a pas pu l’empêcher, ou même faire semblant de le faire. Pour la deuxième fois elle le pousse par le bras pour sortir en lui disant : « si tu es incapable d’assumer une histoire de drague, assumer ce qu’engendre une histoire de drague, pourquoi y aller ? On est si bien comme on est, on peut toujours parler et discuter sans besoin de gants, et les gants ne sont pas fait pour toi »

Depuis ce moment, ou plutôt depuis le moment où elle a mis la main sur son bras, il a su que cette jeune fille ne sera pas de passage dans sa vie.

PS : cette histoire de drague est inspirée d’une vraie rencontre qui a eu lieu depuis presque deux décennies… Comme le monde a changé depuis !!! Un diner ou une soirée dans une histoire de drague d’aujourd’hui peut dépasser de loin ce que touche un père de famille pour tout un mois !!!!! Est-ce nos filles qui sont devenues beaucoup plus exigeantes ou matérialistes ? Ou ce sont nos jeunes, et surtout ceux qui ont les moyens qui pensent qu’ils peuvent tout s’acheter avec leurs voitures, leur chéquier et leur laisser passer ?

Mais ces jeunes couples que je vois chaque jour se balader main dans la main au bord de la falaise, ou qui s’assoient sur les rochers les yeux dans les yeux, me rassurent que les choses simples n’ont pas encore disparues pour un soit disant luxe qui ne reflète pas vraiment le luxure des sentiments.

J’ai des pensées dépassées ou peut être arriérées ? Oui je le sais… Mais pour moi (qui aime le luxe et le confort par ailleurs :)) pense encore que rien ne vaut un moment de sincérité et un sentiment vrai, n’importe le lieu, ou le prix du café…

lundi 21 novembre 2011

Du noir dans le blanc…


Quand un bébé naisse, il est considéré comme un ange, une page blanche, aucun souvenir, aucun acte ne peut tacher sa pureté. Ses pleurs, ses sourires ne sont que des réactions spontanées face à des besoins purement physionomiques.

L’hypothèse de page blanche que représente un ange a été longuement critiquée, même par des études pas aussi modernes. Ces études, affirment que le fétus, même avant sa naissance, peut interagir avec son environnement et tout ce qui l’entoure aux profondeurs de sa maman. Qu’il a l’aptitude, avec ses moyens de bord assez modestes, de tout percevoir. L’homme ou la femme qu’il sera, n’est que la résultante de tout ce vécu conscient et inconscient. Une musique, une lecture, une joie, une peur, une colère, un amour, une haine, tout peut avoir des effets sur la personne qu’il sera après. Alors, même un bébé, n’est pas si angélique qu’on le croyait.

Au fil des années, la personnalité ne fait que se former, une adaptation au monde extérieur, l’enfance, l’adolescence puis l’âge adulte ne sont que des suites d’étapes qui forgent chaque personne en fonction du milieu et de l’éducation qu’il reçoit.

……

Un sujet assez vaste, que beaucoup de sciences peuvent traiter et je n’ai ni le souffle ni les connaissances adéquates qui me permettent de donner une analyse des faits. Mais je vais me limiter à une image de personne qui me fait de la peine et qui est présente partout sans aucun rapport avec le niveau socioculturel. C’est une personne qu’on qualifie de pessimiste, mais ce n’est pas vraiment du pessimisme.

A mon avis, le pessimiste c’est un manque de confiance en soi et/ou un manque de confiance en l’avenir qui est dessiné souvent obscur, c’est de voir des issues bloquées partout.

Ceux dont je veux parler dans ces quelques mots, ne se limitent pas à voir du noir au bout d’une route bien éclairée, mais ils cherchent du noir dans la lumière elle-même. Ils guettent l’imperfection dans tout ce qui parait parfait.

Ceux la, n’acceptent pas que les choses vont bien, que la mer soit calme, ou que le temps soit sans tempête ni vent, ou sans même une brise d’été qui fait remuer les branches d’un arbre bien feuilletées. N’acceptent pas de voir l’innocence dans le sourire d’un enfant quand on lui offre un bonbon, ou la gratitude dans le regard d’un affamé à qui on tend un pain, ou la joie dans le visage d’un assoiffé à qui on ne fait que tendre un verre d’eau… Et ils commencent à creuser, à chercher, les significations cachées, les vrais sens et les sens doubles ou camouflés, et c’est toujours l’image de l’obscurité qui domine. Et l’enfant se transforme en voleur qui est prêt à voler le bonbon de la main de son frère, et la gratitude n’est autre qu’un geste qui demande plus sans aucun effort, et même la joie qui est sans mots exprimés, devient une hypocrisie cachée.

Face à une page blanche, avec toute la splendeur et la netteté du blanc, ceux dont je parlais, cherchent ce petit bout noir, ce petit point qui se place négligemment sur le bout de la page, et ça devient la fête si ils arrivent à le percevoir, et ce point minuscule s’élargit, devient de plus en plus large jusqu’à ce qu’il envahisse toute la page et efface toute sa blancheur. Et c’est le noir dominant.

Ces guetteurs du noir, ne sauront jamais savourer un bonheur, ne peuvent jamais faire durer ce qui peut les satisfaire ou leur procurer ce qu’ils cherchaient. Ils ne savent pas ne pas juger, ou prendre les choses de la vie avec simplicité. Les mots pour eux n’ont que le sens le plus tordu, les gestes sont toujours calculés et même les sentiments sincères sont faussés. Le pire, c’est qu’ils ne causent pas seulement leur malheur, leur déprime et insatisfaction, mais ils sont capables de blesser, de faire mal et de se faire mal surtout pour ceux qui n’étaient que cette page blanche et dans laquelle ils ne voyaient que le noir…

Est-ce facile de les accepter comme ils sont, supporter leurs mauvais jugements ?

Est-ce possible de les faire persuader, que le blanc est le plus dominant et que le noir on peut facilement le négliger ?

Il suffit de positiver, avoir confiance en soi et en l’autre …

Et quand ils sauront que le soleil est là pour les illuminer, pour faire fondre les glaciers qui les habitaient, ils seront les plus merveilleux, car au fond, ils ont le cœur si sensible, et ceux qui savent donner de la valeur à cette obscurité qu’ils ont dans leur têtes crée sauront surement rendre le blanc plus éclatant, et c’est seulement à ce moment qu’ils sauront ce que veut dire le mot bonheur…

lundi 7 novembre 2011

Le soleil sous les nuages...


Un matin d’automne si spécial, sombre, venteux, nuageux, tout en lui est tristesse…
Les feuilles d’arbre jaunies par la chaleur d’un été qui vient de quitter, faisaient leur dernière danse, emportées par cet air matinal frais…
Un matin silencieux, lourd, presque sans mouvement, un réveil qui tarde à s’annoncer…

….

Elle a veillé à une heure tardive la nuit passée, quand l’émotion l’emporte, elle arrive difficilement de trouver le sommeil. Mais en mettant sa tête sur son oreiller, elle a dormi comme un bébé. Un sommeil calme, apaisant, comme si on la berçait tel un bout de choux gâté…
Avant que le soleil ne fasse sortir le bout de son nez de derrière l’horizon, elle était déjà sur pieds. Elle aime ce calme matinal, la nature en ce moment est sienne, et personne ne partage son amour et son envi de s’envoler…

….

Cet air aux senteurs fraiches et iodées chatouille ses narines. Ce vent qui n’est qu’une brise automnale embrasse son corps légèrement enveloppé et touche ses intérieurs comme la main d’une maman qui caresse la joue de son enfant…
Le ciel est nuageux, des nuages qui virent au gris attendant le moment de vider toute la lourdeur de leur fardeau…
Le soleil, timide, n’arrivait pas à percer ce voile qui le cachait. Un soleil qui trouvait sa paix, caché, loin des yeux… Un soleil qui observait en cachette et à sa guise le monde qu’il illuminait avec timidité…

….

Elle seule le sentait, là, présent, chaud, rayonnant, fort, et elle souriait, sentant que le soleil de ce matin est là pour elle, pour embellir sa journée et rendre son sourire d’enfant joyeux, plus rayonnant. Elle arrive même à lever les yeux, les laisser fixer vers le haut, ouvrir grand les mains, et s’unir avec cette nature qui s’ouvre à elle…

….

La mer était d’un bleu intense, vaste, accueillante, souriante, comme si elle sentait sa joie, son bonheur et prête à danser à ses notes. Une mer qui représente tous les contrastes. Une mer qui change aux changements de ses humeurs, mais qui a toujours les bras grands ouverts, pour l’écouter, pour l’apaiser, pour partager tous ses petits secrets, cette mer qui arrive même à lui donner conseil et dessiner sur son visage d’enfant strié par les années un sourire, même aux moments les plus tristes.
La mer a le cœur si grand, l’esprit si ouvert surtout avec ceux qui lui sont fidèles, qui ne trouvent refuge que dans son étendu et savent admirer et apprécier ses humeurs et l’aimer dans tous ses états…

….

Avec des pas légers, qui affleure à peine le sol, ses cheveux non coiffés s’envolaient au vent vers tous les sens, son châle qu’elle serrait fort à sa poitrine protégeant son cœur fragile et essayant de garder son bonheur au fond d’elle de peur qu’il soit une autre fois emporté loin d’elle. De ces pas, elle s’envolait, emportant avec elle tous les lieux.
Elle se sentait reine, maitresse de tout ce monde, de toute cette nature qu’elle voyait porteuse de joie et de bonheur. Le soleil se lève pour elle, pour la couvrir de sa chaleur et de sa lumière. Les nuages ne faisaient que le cacher des mauvais œil qui voulaient la priver de son soleil qui, ce matin, pour elle seule brillait.
Le vent est là pour faire danser ses cheveux et leur donner ce qu’ils réclamaient de liberté. Même les feuilles mortes, éparpillées partout, sont là pour couronner, ses pas enchantés. La mer est la seule à connaitre ses secrets, ses humeurs, et elle a toujours su en silence respecter les moments où elle voulait s’isoler et à ses vagues se confier…

….

Dans des moments de doutes, dans des moments où on a tendance à perdre tout espoir, à voir le monde en gris ou en noir, on peut parfois chercher dans ce qui nous entoure, et percevoir le monde avec d’autres yeux. Être optimiste, regarder le coté plein d’un verre à moitié vide et penser que cette eau permettra de se rassasier et que le vide n’est pas obligatoirement une soif…

mardi 18 octobre 2011

تبادل الأسرى : فرحة بطعم المرارة


على كلّ القنوات التّلفزيّة، على كل الذّبذبات الإذاعية، على كلّ صفحات الصّحف الصفراء و حتّى تلك التّي ابيضّت ، خبر اليوم الذّي يتناقله الجميع: اليوم تفعيل صفقة تبادل الأسرى، أو بلغة اصحّ، عودة شاليط إلى دياره مقابل الإفراج عن أكثر من ألف أسير أو سجين فلسطيني...

لا احد يستطيع إنكار الفرحة بالعودة للدّيار. لا احد يستطيع عدم التّأثر لدمعة امّ أو زوجة أو ابنة أو أخت عند أول عناق بعد غياب طال.

لا أحد يستطيع أن ينكر اختلاجات تهزّ داخله عند سماع زغرودة فرح اللّقاء.

و لكن...

من أين جاءني هذا الإحساس بالمرارة في يوم خصّص للفرح؟


لماذا ينتابني إحساس بانّ لا شيء يفرح أو لا شيء يدعو للانشراح؟

لماذا لا أرى في الأمر ايّ نكهة انتصار؟

ألأنّ هؤلاء العائدين إلى ديارهم قضّوا أحلى سنوات عمرهم و راء القضبان؟ أم لأنّهم عادوا ليجدوا انّ لا شيء تغيّر؟

الأرض ما زالت مسلوبة، المستوطنات امتدّت على مئات الأميال و جدار يفصل الحلم و الأمل عن الواقع الذّي لم يزد الاّ مرارة و احتقان...

أهي مرارة الأمّ الثكلى التّي لم تواري ابنها التراب؟

هل هي الزّوجة التّي ترمّلت و هي بثوب الزفاف؟

هل هي البنت التّي لم تعرف أباها؟ لم تعانقه يوما؟ لم تفتح له الباب حاملة خفّه عندما يعود مساءا إلى الدّار؟ و لم تجد من يمسك يدها عندما زفّت لخيرة الرّجال؟

ام هو الابن الذي عاش وحيدا، تعلّم الألم وهو في ريعان الشّباب؟ لم يجد من يعلّمه كيف يحلق ذقنه كالرّجال؟ او يربّت على كتفه مفتخرا بشهادة الماجستير؟

هي مرارة لأطفال حملوا الحجارة، اعتقدوا أن اندفاعهم سيتجاوز لعب الكبار الذين يتاجرون بقضيّة لا يعرفون منها إلا الصّفقات... و أي صفقات؟

هو يوم يتساوى فيه الفرد بالألف، فما ارخص قيمة الإنسان... صفقة حرّرت ألفا نعم، لكنّهم سيعودون للسّجون بالآلاف...

هي صفقة أسلحة جديدة، حروب جديدة، و دماء أطفال تسكب على ارض لم ترتو بدماء أبنائها فتتركهم كلّ يوم للضياع...
فلتتعالى زغردات الفرح... فما احوجنا لاوهام الفرح

mercredi 5 octobre 2011

Ce soir…



Une rose qui a peur de faner…
Sous les rayons fades…
D’un soleil glacé…

La nuit quand tout se calmait…
Le vent seul sifflait...
Et personne ne l’écoutait…

Elle prie la lune…
Avec des mots muets…
La lune, qui entre les nuages apparait…
Timide et bien éclairée…

Elle la prie par les yeux...
Que personne ne voyait...
De bien vouloir l’accepter…
Pour qu’entre ses bras elle puisse se cacher…

La lune dans sa splendeur…
N’arrive pas à la voir…
Verser les larmes de désespoir…

La rose n’ose pas frapper…
A la porte de la lune qui la regardait…
De peur qu’elle soit rejetée…
Et sa prière refusée…
Une rose ne sait pas se plier…
Ni courber la tête pour supplier…
Pour être encore une fois admirée…

Elle a peur de faner…
De perdre ses feuilles et sa douceur parfumée…
Et que ses pétales qui se levaient…
Très haut vers les grands cieux…
Tombent sur terre piétinées…

La rose sous le vent…
Se dénude de sa voile de soie…
Elle est nue sans joie…
Ses pétales par le froid jaunies…
Se posent sur terre imbibées de pluie…
Chauffer par la nature…
Elle nourrit des racines…

Et quand le printemps viendra…
Les pétales de roses emportées par le vent…
Deviendront des rosiers souriants…
Et leurs pétales fleuriront…
Et danseront le soir…
Avec le parfum du printemps…

Et seule la lune saura…
Que par les larmes de la rose qui a fané en hiver…
Le printemps sentira ses fleurs…

vendredi 30 septembre 2011

Deux ans déjà…


Le temps passe, et je fête mes deux ans sur ce fameux blog, oui il est fameux ce blog qu’il m’arrive parfois de le détester, de regretter de l’avoir un jour mis au jour. Est ce que j’avais besoin de publier ce que j’écrivais? car je n’ai jamais arrêté d’écrire, pour moi, sur des bouts de papiers qui se perdent et je retrouve en faisant le ménage de ma vie pour me faire revivre un moment qui m’a marqué... Avais-je besoin de nouer des amitiés avec l’image que reflètent mes illusions sans que ça soit complètement moi ? Est ce vrai que je m’enfonce toujours la tête en premier et que je ne me rends compte que je me noie que quand c’est déjà trop tard ?

Une nouvelle année, de délires, de mots, d’humeurs changeantes à l’infini. Mais cette année, je n’ai aucune envie de la fêter, je n’ai aucune envie d’allumer une bougie et dire que je grandi, cette année, je n’ai rien à fêter ou plutôt je ne veux rien fêter…

J’ai voulu faire un récapitulatif de mon année, d’une année que je devais voir avec d’autres yeux que ceux que j’ai en ce moment… Durant cette année, j’ai fermé ce fameux blog deux fois, voulant quitter définitivement les lieux, quitter ce monde virtuel qui, quand il passe à la réalité, n’apporte rien de majestueux… Nos mots nous représentent, représentent un rêve, une émotion, mais ne peuvent jamais dessiner tout ce qu’on est, on est parfois beaucoup plus différent, beaucoup plus compliqué…

Qu’est ce qui a marqué cette année ? Une révolution ? Un pays qui aime changer et qui trouve de la difficulté de se débarrasser d’un héritage acquis depuis des années ? Un héritage qui habite nos têtes, notre mentalité… J’aimerais être optimiste, mais ça ne sera pas si facile de tout bouleverser, ça nécessite des années…

Le mot clé pour moi cette année, c’est la perte de personnes qui ont marqué une partie de ma vie, à des degrés différents, que j’ai considéré très cher pour moi mais que ma maladresse, mes humeurs instables et parfois le destin ont choisi de mettre fin à des belles illusions. Je leurs demande à tous (ils se reconnaîtront peut être) de pardonner mon passage dans leurs vies, et que j’aurais milles fois préféré ne pas les connaitre de prêt ou de les considérer comme étant une partie de moi, en amis, en stabilisateurs et même beaucoup plus. De rester pour eux juste cette illusion lointaine et mystérieuse et c’est ce qui fait son charme. J’ai cru à un moment donné que je suis chanceuse que le destin m’a permis de connaitre ce que je n’ai jamais connu, mais la chance et moi, ça fait toujours deux.

Je ne peux plus faire tuer Illusions, car elle n’est plus mienne, et elle restera pour ceux qui aiment passer un moment à lire ses mots ou à aimer l’image qu’elle peut donner… Mais illusion et moi on sera deux, un autre signe de schizophrénie que même un bon psy ne peut pas déceler, ça devient de plus en plus grave :)

En tout cas, on apprend toujours des choses dans la vie, et ça ne s’arrête jamais. Je suis souvent maladroite et une tête de mule, je suis un cas particulier et je mérite de l’encouragement pour encore délire et savoir garder mon sourire. Et heureusement que j'ai des adorables amis( ils ne sont pas nombreux) qui savent me supporter, m'écouter, me comprendre, et m'aiment bien comme je suis, un ensemble de contraste…

Et encore une fois, bonne continuation Illusions, n’arrête jamais ce que tu as commencé, il y a encore quelque uns qui apprécient ce que vous faites, rabby yaatihom essaber w toulet elbel :D

jeudi 29 septembre 2011

A mon bébé…


Des mots que je n’ai pas pu garder… Des mots que je n’ai pas pu emprisonner… Des mots que je veux à toi, mon bébé, crier…

Même si tu fais la sourde oreille et tu refuses de m’écouter… Même si tu tournes la tête pour ne pas me regarder… Même si tu boudes avec ton front plissé… Je vais te parler…

Je ne supporte pas te voir fâché… Je ne supporte pas te sentir me détester… Même si j’en suis sure que ce n’est pas vrai…

Je n’ai pas pu accepter, de te voir loin de moi s’envoler…

Je n’ai pas pu supporter, de te voir ne plus me confier, tes joies et tes petits secrets…

Je n’ai pas pu assimiler, qu’avec tes propres ailes tu as envi de t’envoler…

Je n'ai pas pu laisser, ton navire t'emporter, loin de mes rivages et mes cieux...

Je n'ai pas accepter, ne pas partager, tes nouveaux rêves où tes petits projets...

Je n'ai pas pu supporter, fermer mes yeux et te savoir emporté loin de moi, à mille lieux...

Je n'ai pas pu tenir mes mains et mes pensées, qui voulaient effacer, tout le mal que par maladresse j'avais causé...

Ce n’est pas la première fois que mes mots te blessent… Ce n’est pas la première fois que tu te refuges dans ton lit fâché… Ce n’est pas la première fois que tu refuses de m’écouter… Ce n’est pas la première fois que tu ne veux pas comprendre ce que je disais…Ce n’est pas la première fois que je m’emporte sans réfléchir à ce que de ma bouche sortait… Mais cette fois, j’insiste pour te parler, j’insiste pour t’expliquer, que ce n’est pas facile d’endurer, la sensation de te savoir fâché…

Mon bébé, je croyais que je pouvais tout contrôler, que je pouvais t’avoir tout le temps à mes cotés et être présente en tout ce qui te concernait… Quand la vie à voulu te donner ta liberté, ou te libérer de ma possessivité, au fond de moi je n’ai pas pu assimiler, ni accepter, ni supporter…

Ce soir, quand tu m’as tourné le dos, refusant tout de ma part, j’ai compris que je devais me raisonner, que je devais couper ce fil avec qui je te tenais à moi et qui risque de t’étrangler…

Je veillerais toujours sur ton sommeil, je te souhaiterais tout le bonheur et la réussite que tu mérites, et je déposerai chaque soir une bise sur ton front, car tu ne pourras jamais te fâcher quand tu es sûr que c’est mon amour qui ne sait pas comment s’exprimer et que tu resteras pour toujours mon bébé…

samedi 24 septembre 2011

Je t’oublie chaque jour…


Je n’ai jamais su oublier, comme je t’ai oublié… Je passe toute ma journée, à ne pas penser, juste à t’oublier...

Je t’oublie en me réveillant chaque matin, en voyant les premières lueurs du soleil caresser l’horizon…

Je t’oublie en buvant mon café chaud, en allumant ma première cigarette et en poussant sa fumée de mes fonds…

Je t’oublie en prenant le volant, en roulant vers une destination, qui avec toi n’a aucune liaison…

Je t’oublie en admirant, les vagues se casser sur les rochers, et en voyant les mouettes très haut s’envoler…

Je t’oublie avec chaque livre que je lis, avec chaque passage qui me plais et avec chaque sentiment qui m’émeus…

Je t'oublie quand mes pieds nus se baladent sur le sable de la plage, quand je jette les bouts de mes pensées, de mes peines sur la surface du large...

Je t’oublie avec chaque musique, chaque note, chaque parole, chaque danse, chaque rire et chaque larme qui s’évade involontairement de mes yeux…

Je t’oublie avec chaque sonnerie, avec chaque klaxon et avec chaque voix qui prononce mon nom…

Je t’oublie dans mes délires, dans mes fous rires, et dans mes gestes d’enfants…

Je t'oublie dans l'obscurité de ma nuit, dans la froideur de mon lit, avec l'étoile à qui je me confie...

Je t’oublie quand je rêve et quand je serre les bras en frissonnant…

………..

Tu vois bien que je t’ai oublié, tu n’es dans aucun moment présent…

Je t’oublierai encore demain et après demain, et je ne cesserai jamais de t’oublier…

vendredi 16 septembre 2011

Des mots qui embrassent la vie ...


Il y a des mots qui résonnent plus que d'autres. Des mots qui touchent nos profondeurs tellement elles expriment ce qu'on veut dire ou ce qu'on sent. Des mots qu'on n'arrive pas à prononcer ou qu'on ne sait pas comment créer.

Charlie Chaplin a dit ces mots qui résument presque tout, résument toute une vie:

J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables.
J'ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes inoubliables.
J'ai agi par impulsion.
J'ai été déçu par des gens que j'en croyais incapables, mais j'ai déçu des gens aussi.

J'ai tenu quelqu'un dans mes bras pour le protéger.
J'ai ri quand il ne fallait pas.
Je me suis fait des amis éternels.
J'ai aimé et l'ai été en retour, mais j'ai aussi été repoussé.
J'ai été aimé et je n'ai pas su aimer.
J'ai crié et sauté de tant de joie.
J'ai vécu d'amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le cœur tant de fois!
J'ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos.
j'ai téléphoné juste pour entendre une voix.
je suis déjà tombé amoureux d'un sourire.
j'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et...
J'ai peur de perdre quelqu'un de très spécial (que j'ai fini par perdre)...
Mais, j'ai survécu! Et je vis encore! Et la vie, je ne m'en passe pas...

Et toi non plus tu ne devrais pas t'en passer, Vis!!! Ce qui est vraiment bon, c'est de se battre avec persuasion, embrasser la vie et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant, parce que le monde appartient à celui qui ose et LA VIE C'EST BEAUCOUP TROP pour être insignifiante!

samedi 3 septembre 2011

اني قتلتك و استرحت

إني قتلتكِ واسترحت

يا أرخص امرأة عرفت

اغمدت في نهديكِ سكيني

وفي دمكِ

اغتسلت


وأكلتُ من شفة الجراح

ومن سلافتها شربت

وطعنتُ حبكِ بالوريد

طعنته حتى شبعت

و لفافتي بفمي

فلا انفعل الدّخان و لا انفعلت


ورميتُ للاسماكِ لحمك

لا رحمت ولا غفرت

لا تستغيثِي وانزفِي

فوق الوسادة كما نزفت


نفذتُ فيكِ جريمتي

ومسحتُ سكيني ونمت

ولقد قتلتكِ عشر مرات

ولكني فشلت


وظننت والسكين تلمعُ

في يدي

اني انتصرت


وحملتُ جثتكِ الصغيره

طي أعماقي وسرت

وبحثتُ عن قبر لها

تحت الظلام فما وجدت


وهربتُ منكِ وراعني

أني إليكِ أنا هربت


في كل زاوية أراكِ

و كل فاصلة كتبت

في الطيب في غيم السجائر

وفي الشراب إذا شربت

أنتِ القتيلةُ أم أنا؟


حتى بموتك ما أسترحت

حسناء لم أقتلك أنتِ

إنّما نفسي قتلت


نزار قبّاني

mercredi 31 août 2011

Le droit au deuil…

Quand elle faisait partie de ce monde, elle était trop jalouse. Elle guettait ses gestes et ses mots, ses sourires et même ses mauvaises humeurs. Elle le voulait sien et ne pouvait jamais concevoir qu’une autre puisse le partager avec elle. Qu’une autre puisse le connaitre, l’écouter, le consoler, le faire rire ou même le toucher avec un geste ou un simple mot. Elle était possessive, étouffante parfois, mais il savait toujours comment la rassurer, quand il prends sa main ou quand il la serre fort à lui en lui chuchotant son amour unique pour elle, qu’elle seule habitait son cœur et qu’aucune ne pouvait un jour la chasser de ses veines où elle coulait. Dans ses bras, elle sentait la paix, et toute sa jalousie s’envole comme par enchantement…

Aujourd’hui, elle n’est plus là, elle est partie pour son dernier voyage, le voyage d’où personne n’est revenu. Elle était souffrante, d’une maladie incurable. Elle donnait des signes clairs de son départ, de sa mort, jusqu’à ce que ce jour arrive, sans même une longue agonie, et elle part, sans cris, sans larmes, et même sans trop de souffrance. La mort quand elle est attendue, quand elle est inévitable, elle est plus facile à supporter, elle est comme une délivrance, un repos définitif…

Après une mort, il y a toujours un deuil. Une période de recueil de tout ce qui est lié à la disparue, de tout ce qui est beau. Le souvenir de son rire et de son sourire, le souvenir de ses bavardages quand elle ne savait pas la fermer, le souvenir de ses confidences qu’elle lui dévoilait, le souvenir de ses larmes quand elle est peinée et qu’il était le seul à savoir la consoler, le souvenir de ses mots quand elle est jalouse et ne fait que bouder, le souvenir de son souffle et de ses gémissements quand par ses caresses elle était emportée, le souvenir de sa tendresse et de son dévouement, le souvenirs de son sixième sens qui le comprends sans besoin de parler...

Pendant la période de deuil, le jour, ce sont ses pas, ses mots et ses gestes répétés qui lui manquaient le plus, et la nuit, c’est sa place vide et froide à ses cotés quand il s’allongeait, c’est seulement quand elle posait sa tête sur son épaule qu’il pouvait fermer les yeux et dormir le plus satisfait, et c’est seulement la nuit qu’il peut laisser libre court à ses larmes pour couler, perdre celle qu’il a fortement aimé n’est pas facile à supporter…

Pour elle, le deuil dure quarante jours, un chiffre sacré lié à tout ce qui est sacré. Pendant ces jours, l’homme qui a vraiment aimé, ne devait avoir autre pensées que pour celle qui l’a quitté. Quarante jours c’était un minimum pour pouvoir reprendre une vie normale dans les pensées, et penser à autre chose qu’à ce qui les a un jour liés. Et tant le lien est fort, tant le lien est vrai et sincère, la période de deuil est plus longue, parfois elle dure même des années…

On a toujours cru qu’un mort ne sent plus rien, que le vivant doit vite surpasser sa peine et reprendre vite sa vie en ne pensant qu’à lui. Mais même un mort, de son monde invisible laisse pour un moment son âme errer, voir comment le monde puisse sans lui marcher. Et personne ne peut imaginer, quelle douleur il pouvait sentir quand on ne l’a même pas honoré par une période de deuil…

Elle le voyait dès les premiers jours, tourner la page comme si elle n’avait jamais existé, qu’il n’a pas tardé à serrer une autre à son torse où elle habitait, et, de son esprit, il l’a définitivement chassée… Qu’il… Qu’il… Qu’il… Elle ne pouvait même pas en parler, ça fait plus mal que la mort elle-même… Elle avait besoin d’un deuil, elle avait droit à une période de deuil, c’est le moindre acte de respect pour une morte qu’on a prétendu aimer…

Devant une telle situation, des paroles que ma grand-mère disait me reviennent à l’esprit, et ce qu’elle dit est toujours vrai, « la mort de la femme pour un homme n’est qu’un coup au coude », très douloureux quand on le reçoit, mais la douleur disparait si vite comme si elle n’a jamais existé. Elle disait aussi, qu’un homme, en route pour enterrer la femme qu’il a le plus aimé, ne fait que la pleurer, sur le chemin de retour, il pense par qui il puisse la remplacer. Ces paroles ancestrales ne savent pas mentir, elles sont toujours fondées sur la dure réalité…

Le deuil d’un homme pour la femme de son cœur ne dépasse pas le trajet vers la tombe, et comme tout est beaucoup plus rapide depuis un siècle, la période de deuil ne dépassera pas le temps que dure la douleur causée par un coup au coude. Mais le deuil est un droit qui a l’effet d’apaiser le mort lui-même, alors chacun doit en bénéficier, c’est la moindre des choses…

PS : Ce qui est écrit sur cette note ne peut point être généralisé, mais ça fait partie de la réalité…

jeudi 25 août 2011

La dernière danse…


Ils étaient un couple de danseurs. Un homme et une femme que la musique emporte, les notes approchent, pour une danse qui les unit tous les deux, n’importe le lieu. Leurs mains se lient, leurs corps se rencontrent, une fois sous l’ombre d’un arbre fleurit au printemps, une autre, les pieds nus, sur les grains de sable d’une plage en mouvement, souvent, sous les gouttes d’une pluie d’été marchant sur un pont…

Ils étaient les meilleurs danseurs, tout le monde les voyait synchroniser leurs pas avec chaque note musicale. Leurs mains et leurs pieds valsaient entre la terre ferme et les nuages comme s’ils vaguaient, se baladaient ou même errer sans but précis. Ils étaient les seuls à ne pas savoir que seule l’harmonie, l’amour de la danse et de la musique les liaient et les faisaient danser à deux…

Lui, il l’accusait souvent de ne pas savoir suivre ses pas, ne pas savoir suivre son rythme qui bascule entre le lent et l’accéléré. Lui, il se considère le meilleur, le connaisseur de tous les gestes et de tous les pas, et qu’elle ne faisait que le bousculer, trébucher et lui ôter le plaisir de danser. Pour lui, elle est nulle et ne savait ni quand, ni comment s’exprimer et étaler le message qu’elle voulait passer. Au milieu de la scène il l’expulsait, l’éloignant de lui, la poussant, et il continue seul à valser…

De loin elle l’observait, trouver une autre partenaire pour sa danse qu’il ne pouvait pas freiner. Elle voyait ses mains, ses yeux, ses pieds, elle connaissait tous ses mots, tous ses gestes, son rire, sa colère et surtout quand il veut charmer. Il offrait des fleurs en insistant sur le langage de ses couleurs, il choisissait la musique, et c’est la même musique sur laquelle ils avaient un jour de sérénité dansé…

De son coin où il l’a poussé, elle guettait tous ses actes, ceux qui sont déclarés et ceux qu’il essayait de cacher ou même camoufler. Elle savait que certains mots criés à haute voix sont destinés à elle, un message qu’elle seule pouvait déchiffrer. Que son meilleur plaisir était de jeter celle qui partageait sa danse puis la récupérer comme si tout autour de lui n’était qu’un jeu…

Dans son coin, elle se massait les pieds, les pieds qui sont la richesse de tout danseur, son capital sur lequel il devait veiller. Elle, elle est une grande danseuse, ou elle l’était avant d’être mortellement piétinée, c’est son cœur qui guidait ses pas et elle était capable de danser les yeux fermés. Même après avoir été poussée, blessée, elle n’avait jamais arrêté d’aimer la danse qu’elle avait avec plaisir commencer…

Elle regardait ses blessures et les bleus sur sa cheville et ses pieds. Dans chacune des danses que jadis ils entamaient, elle était mille fois piétinée, des coups de pieds elle recevait. Elle ne voulait pas lui crier ses maladresses, lui montrer sa douleur intense. Elle a beaucoup encaissé sans qu’un jour il puisse deviner, que quand elle trébuche ou quand elle risque de tomber, c’est à cause de ses coups qu’elle recevait. Qu’elle avait toujours continué la danse sans lui infliger la responsabilité. Qu’elle est restée muette sans aller crier, pour ne pas l’offenser, car avec lui elle voulait à vie danser...

Dans son coin, elle soignait les coups qu’elle avait reçus. Elle pansait celles qui saignaient encore et massait celles qui commencent à cicatriser. Ses fleurs, sa musique et même les draps en satin blanc qu’il offrait, à d’autres partenaires avec qui il tanguait, tous ces actes l’aidait à se rétablir, à se mettre de nouveau debout. Ses blessures avaient besoin de temps, et elle leur donnerait tout ce qu’il fallait. Ses blessures allaient surement guérir, elle allait se lever, avancer et de nouveau danser…

Même si elle est fatiguée, même si elle n’a plus envi de continuer, même si elle ne peut plus regarder le monde avec les même yeux, même si elle continuera sa vie à boiter, elle va surement dépasser tout ce qu’elle a enduré, et c’est en solo qu’elle va à nouveau danser, regarder les cieux avec des yeux de l’enfant qu’elle était et dessiner une fleur dans un désert…