samedi 24 avril 2010

Quand un adolescent découvre ses tendances homosexuelles.


L’adolescence et l’homosexualité, deux sujets qui ne sont pas faciles à traiter. Deux sujets où il n’y a jamais eu un accord entre les chercheurs et surtout de la part des sociologues et des psychologues. Deux sujets qui sont liés à beaucoup de stéréotypes et des préjugés. Deux sujets qui restent des tabous dans une société comme la notre.
Depuis quelques jours j’essaye d’approfondir mes connaissances sur ces deux sujets. Toutes mes lectures ne m’ont pas permis de trouver une solution adéquate à la situation que j’ai rencontrée. Beaucoup de facteurs entrent en actions, ce qui ne facilite pas la tache. Je vais étaler ce cas qui m’a été présenté, bien que tenue par le secret professionnel, mais je pense bien que ce n’est pas un cas unique.
C’est un jeune adolescent, timide d’apparence avec des résultats scolaires acceptables. Il a dépassé les 16ans de quelques mois et n’a jamais eu de problèmes apparents soit relationnel ou dans son établissement. D’un père travaillant à l’étranger, il vit seul avec sa mère qui est trop protectrice.
J’ai donné une petite conférence sur la santé psychologique de l’adolescent pour les élèves du secondaire. Parmi les points traités, l’identité sexuelle qui s’affirme encore à l’âge de l’adolescence, et j’ai affirmé que cette attirance ou cet intérêt pour le sexe opposé est tout à fait normal…
Après la conférence, ce jeune adolescent m’a demandé un entretien privé et urgent selon lui. Pour lui, mes propos sur l’affirmation de l’identité sexuelle ont déclenché beaucoup de questionnement et une grande inquiétude. En résumé, il a affirmé qu’il se trouvait mieux en compagnie des filles et aime plus leur propos au point que ses amis le traite d’efféminé et le poussent à être plus viril « yestarjel ».
En le mettant plus en confiance, il a déclaré qu’il regardait des films porno et se masturbai régulièrement et c’est toujours l’image masculine qui l’attire et qui lui procure le plaisir recherché. Il n’a jamais eu d’expérience réelle ni homo ni hétéro. Il pensait que c’est juste une étape de l’adolescence et qu’arrivé à l’âge adulte il ne pensera plus aux hommes et ça sera les femmes qui l’attireront.
Face à ces confidences, plusieurs données ont basculé dans ma tête. D’un coté, la fragilité de l’adolescent qui se cherche pour l’accomplissement de sa personnalité et de son identité, son besoin de soutien, de compréhension, de tolérance et d’aide… et d’un autre coté tout le jargon social, culturel et religieux qui guident notre entourage et qu’on ne peut pas changer d’un jour à l’autre.
J’ai cherché aussi l’image que j’ai des homosexuels qui s’affirment, et désolée je n’ai trouvé qu’une sensation de dégout. J’ai eu aussi l’image d’une mère tunisienne (sans penser qu’elle est arabe ou musulmane), avec toutes ses connaissances ou son ouverture d’esprit, face à un fils qui ne fait que déraper de toutes les normes.
Que faire face à ce jeune adolescent ?
Lui dire que ça peut arriver, qu’il doit s’accepter comme il est et d’assumer ses tendances, ses choix et que c’est une autre forme de la nature humaine si complexe ?
Lui affirmer que c’est passager et qu’il va tôt ou tard suivre le troupeau sans s’égarer ?
L’inciter à dévier ses préférences avec un accompagnement psychologique en niant toute possibilité que ça pourrai être hormonal, physique et qu’il n’y pourra rien face à cet état ?
Le considérer comme un malade qui a besoin d’un soin ou d’une thérapie ?....
Tous les livres et toutes les recherches que j’ai consultées ne m’ont pas donné une solution bien précise. C’est un sujet qui reste tabou dans la société tunisienne qui est si différente de celles occidentales.
Alors, comment tendre la main à ce jeune qui demande de l’aide quand nous même on ne sait pas quelle démarche suivre ?

37 commentaires:

  1. A mon humble avis pas question de négocier avec ce jeune homme, il faut lui expliquer doucement qu'il est en train d'aller contre la nature, qu'il ne doit pas céder à cette faiblesse, que c'est bel et bien une anomalie (maladie) qu'il faut traiter, lui rappeler ce qu'en dit la religion, la société ... il faut vraiment le suivre et le sauver de lui-même.

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    1. T'es certain que ton pseudo c'est pas Primitiva? Fait de petites recherches au sujet de l'homosexualité animale.

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    2. Je signale que l'homosexualité a été retirée de la liste des maladies mentales, et que si c'était contre nature, ça n'existerait pas. Comme intolérance, il n'y a pas pire, là...

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    3. Je signale que l'homosexualité a été enlevée de la liste des maladies mentales. De plus, si c'était contre nature, ça n'existerait pas. Comme intolérance, il n'y a pas pire...Et comme le signalait M.B.C, l'homosexualité animale existe chez des millions d'espèces(dont l'homme).

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  2. Personnellement, je pense qu'on est tous bi et que instinctivement on est tous sujets à être attiré sexuellement aussi bien par une personne du sexe opposé que par une personne du même sexe. Je pense aussi que c'est la société qui régule ces penchants et qui les oriente.
    Alors qu'est ce qui fait que certaines personnes dévient du "schéma normal" et aillent cultiver les "les marges" de leurs instincts. Comme tu l'as mentionné dans ton post cela peut parfois être une forme de rébellion. Mais je t'avoue que j'ai constaté en ce qui concerne l'homosexualité masculine (j'avais aussi dans mon entourage un jeune ado dans la même situation que celui ci et qui avait "franchi le pas") que le fait que la mère soit trop protectrice et surtout trop envahissante et que le père soit absent de la vie familiale, soit physiquement, soit en ayant une personnalité complètement effacée face à la mère "matriarche", pouvait encourager le développement de ce penchant homosexuel chez le jeune. Ceci n'est qu'un constat et je m'abstiendrai d'analyser.
    A mon humble avis, je pense que le mieux c'est de conseiller cet adolescent de suivre son instinct et de ne surtout pas le refouler tout en l'encourageant à faire l'effort de mieux s'intégrer dans le monde de ses amis mecs. Et surtout de proposer à la mère de lâcher un peu son fils.

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  3. Je suis avec Mayday, dans son avis, il faut le laisser suivre son instinct. Et arrêtez de considérer l'homosexualité comme une sorte de maladie ou de perversion. les homosexuels naissent avec cette orientation, ils ne la choisissent pas, comme beaucoup le croient. Et surtout, cessez de jouer cette carte de ''religion'' et ''contre nature'' quand une bonne argumentation s'absente et que vous n'avez pas de quoi appuyer vos propos.

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  4. A vrai dire, je ne pense pas qu'on nait homosexuel ou hétérosexuel. Comme je l'ai dit, je pense qu'on est tous bisexuels et que la société nous oriente vers l'hétérosexualité et que d'autres stimulus peuvent réveiller en chacun son coté homosexuel. Etant une femme, j'avoue pouvoir être attirée sexuellement par le corps d'une autre femme. Aussi je pense que le plaisir anal fait que l'homme ressente une attirance sexuelle vers un autre homme (c'est un peu trop schématique, je sais). Maintenant la question est, qu'est ce qui fait qu'une préférence pour les personnes du même sexe se développe. Je pense que c'est souvent lié à l'enfance et au rapport que l'adolescent avait et a avec ses parents et de l'image qu'il s'est faite du genre masculin et féminin.

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  5. Bonjour.

    Concernant le caractère inné de la sexualité, l'enfant ne devient véritablement sexué qu'à l'adolescence et, même si certains jeunes homosexuels prétendent avoir toujours été attirés par des personnes du même, il faut s'interroger sur la nature de cette attirance dans leur très jeune âge.

    Dans la Nature, on trouve toujours l'exemple et le contre-exemple. La plupart des animaux sont polygames et s'accouplent, seulement pour se reproduire, plutôt l'un sur l'autre (levrette) pour ceux qui se pénètrent. L’humain peut difficilement se revendiquer de l’exemple de la Nature !

    Dans le cas de ce garçon, il faut commencer par aborder la question du qualificatif d'"efféminé", montrer à ce garçon la relativité de ce terme et lui rappeler qu'il est un homme à part entière, avec des caractéristiques qui valent autant que celles des autres. Etre efféminé ne veut pas dire grand chose et n'a pas de rapport systématique avec l'homosexualité. A ce compte là, certains homosexuels sont mêmes nettement plus "virils" que des hétéros.

    L'adolescence est une période complexe où peuvent se télescoper des pensées et comportements variés en matière de sexualité. L'humain devrait s’acheter une vertu par son humilité dans l’appréhension des autres, indépendamment de cases pré-établies où il tient à cataloguer ses contemporains.

    Ce garçon va se construire de lui-même et toute tentative pour l’influencer sera probablement inutile à moins de risquer d’accentuer sa fragilité. Des études montrent qu'un adolescent se découvrant homosexuel met en général une dizaine d'années à trouver une forme d'équilibre vis-à-vis de lui-même et/ou de son entourage ; ce ne sont donc pas quelques discours ponctuels voire des brimades qui vont influer durablement une personne dans cette situation ; au contraire, on peut contribuer à un malaise qui conduit les adolescents homosexuels, plus que d’autres, au suicide parce qu'ils n'ont pas su trouver une écoute satisfaisante dans une société silencieuse voire hostile.

    Ce qu'il dit lui-même de son évolution possible, du caractère potentiellement passager de son état, montre qu'il ne sait pas encore exactement qui il est... et c'est tout à fait normal. Cela montre aussi qu'il ne se sent pas à l'aise par rapport à ce qu'il pense être ; il faut pourtant qu’il fasse son chemin en essayant de se respecter lui-même, sans chercher à faire plaisir aux autres car c’est le meilleur moyen de se rendre soi-même malheureux. Il faut être simplement disponible pour discuter des difficultés s’il le souhaite, sans contrainte : on n'impose aucune discussion à un adolescent hétérosexuel pour l’entendre parler spontanément de sa construction intime, sauf exception !

    Quant au fait de vouloir "sauver" quelqu'un en lui rappelant lois, usages sociaux ou encore textes religieux, c'est assez illusoire et part du préjugé, souvent faux, que la personne ignore ces convenances formelles ou informelles invoquées. Des gens qui se tournent par exemple vers la religion en pensant évacuer certains pans entiers de leur personnalité, il y en a ; dire qu'ils arrivent à se renier tout à fait, car c'est bien de cela dont il s'agit, il y en a qui y parviennent ; beaucoup n'y parviennent pas. Et pour ceux qui y parviennent, rien ne dit qu'ils le vivent bien. Qu'une personne soit revenue en apparence dans le "droit chemin" importe finalement plus aux yeux du monde que de savoir si cette personne a véritablement trouvé un équilibre personnel ; il faut s'interroger sur notre aptitude à autoriser les gens à être ou non heureux indépendamment de nous-mêmes et des projections que nous formons sur eux.

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  6. Pour moi et selon mes quelques lectures, l'homosexualité serait génétique. comme le dit Jacques Balthazart dans son livre Biologie de l'homosexualité " On naît homosexuel, on ne choisit pas de l'être;Une partie des facteurs de l'homosexualité est génétique, c'est la partie que l'on connaît le moins bien", a-t-il expliqué. "On a beaucoup plus de données sur la partie hormonale de ces facteurs. Il y a enfin une partie immunologique, une réaction immunitaire développée par la mère contre l'embryon de sexe mâle" qui affecterait les préférences sexuelles, soutient-il."
    Elle serait donc provoquée par une interaction entre des facteurs génétiques et hormonaux dans l'embryon. Et donc avant de renvoyer la balle à l'adolescence ( absence du père ou omniprésence de la mère, protectrice) la majeur partie de cette orientation se forme au stade embryonnaire et donc innée:ppp

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  7. ouch !

    Délicate tâche, mon commentaire ne va pas t'aider, mais j'ai aimer donner mon point de vue, et surtout répondre à :

    @primavera: Quelle nature ?? lui il est bien naturel totalement organique et vivant.

    @Mayday: Je suis un peu de ton avis, mais avis féminin, aux femmes peuvent plaire d'autres femmes (en général pas uniquement sur le plan sexuel) , alors que rares sont les hommes qui "plaisent" à d'autres (au mieux on est neutres :P )

    @Roumi : ah ben l'homosexualité, et toutes les autres "perversités" sexuelles on les retrouvent bien dans le règne animal, et ceci parfois SANS aucun but reproductif !! le elèbre exemple des singes bonobos dont je passerai sur les détails n'est qu'un échantillon parmis d'autres, ceux la ils font la totale.


    Maintenant , le seul détail qui m'a un peu inquiété, c'est que l'engouement pour cet adolescant pour les hommes semble avoir pris naissance dans ces films pornos, et j'en connais un peu, en regardant ces phallus démésurés et ces plans de coupes transparents qui montrent des scènes d'accouplement de 30 minutes d'affilées alors que lui déjà il passe le cap en 2 minutes chrono en tripotant ses 15 cm, cela fait un peu .. peur, rien qu'un émerveillement vis à vis de ces dieux du sexe ne peut naître d'une telle visualisation, surtout avec l'extrême dégradation de la femme qui est toujours exercée.

    Ce que je voudrais dire par tout ça, c'est que le mieux peut être c'est de lui demander de changer le genre de films pornos qu'il regarde, lui expliquer que c'est du 100% factice, et que rien de tout ça n'existe dans la vie réelle.

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  8. L'accompagner : lui expliquer qu'il n'est pas seul dans son cas, qu'il y a plusieurs jeunes de son age qui sont comme lui. Le plus dur a cet age c'est se sentir rejeté du groupe social, c'est très cruel, et les cas de suicide chez les ados (homos ou autres) sont courants (bien plus chez les homosexuels, et pas seulement en Tunisie).

    L'approche a suivre a mon avis c'est encore de ne pas le laisser seul. Il a besoin de parler, il a besoin surtout qu'on l'écoute, ça c'est très important.

    Évidemment, pour savoir écouter, il faut se débarrasser de ses propres préjugés. Si tu ne te sens pas capable de le faire, personnellement je te conseillerais de l'orienter vers une personne qui pourrait le faire sans jugement aucun.

    Finalement, d'après ta description, cet adolescent est fort probablement homosexuel : il est sexuellement excité par les hommes. C'est un indice qui ne trompe pas.

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  9. Il y'a grosse différence entre "fantasme" et "orientation sexuelle" quand même.

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  10. Je suis du même avis que Gar quant à la fascination de ce jeune homme pour les spécimens des films X. L'image masculine présentée dans ce genre de films l'excite parce qu'il s'y identifie. C'est une explication plausible. Quant au caractère efféminé, comme l'a dit Roumi, il n'a pas forcément de rapport avec les penchants sexuels. Il y des gays virils et des hétéro efféminés. C'est donc loin d'être un critère. Notons bien qu'il n'a pas parlé d'attirance envers quelque mâle que ce soit dans la vie réelle. Bref, il semblerait effectivement que ce jeune homme soit encore en train de se découvrir sexuellement. Je pense qu'il y a lieu de lui expliquer aussi que l'attirance ne se base pas que sur le physique. Il se pourrait bien que le jour où il tombe amoureux, il sera définitivement fixé. Donc ce serait bien de lui attirer l'attention sur l'aspect sentimental et de son importance aussi.

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  11. @Primavera
    L'homosexualité, selon mes humbles connaissances, n'a jamais été une maladie, qui peut être traitée par de simples comprimés.Le suivre, c'est surement ce que je vais faire mais il n'est pas malade pour que je lui trouve un remède.

    @Mayday
    L'identité sexuelle n'est pas une affaire si simple pour donner des confirmations toutes prêtes. on ne nait pas homo, ça oui, mais qu'on est tous bi, non je ne te
    suis pas du tout. au moins moi je ne le suis pas, j'ai jamais été attirée par une femme, suis je anormale alors :)
    Mais je suis avec toi que pour ce cas, son enfance et sa mère trop protectrice ont eu un effet sur sa personnalité.

    @ Bella
    Ce Balthazart n'est pas le seul qui a traité le sujet de l'homosexualité, et ses propos n'ont jamais été partagés avec tous les chercheurs sur ce sujet. Pour certain, oui, leur sexualité est liée aux hormones ou aux gènes. mais ce n'est pas toujours le cas, L'éducation, l'entourage... jouent un rôle si important dans l'affirmation de l'identité. c'est pour ça que le sujet est si complexe et qu'une seule séance avec cet ado ne peut pas mener à une conclusion ou un résultat.

    @ Roumi
    ton passage par mon blog me fait énormément plaisir ainsi que ce commentaire.
    je suis d'accord totalement avec ton analyse de la question, je voulais juste préciser que devenir totalement sexué passe par l'enfance avec toutes ses étapes ainsi que l'adolescence pour arriver enfin à une identité sexuelle qui n'est pas parfois définitive.
    Cet ado a lui même demandé de l'écoute, et déjà trouver le courage de ce confier si ouvertement est un bon signe pour extérioriser tout ce qui puisse le gêner.
    Mon rôle consiste tout simplement à l'écouter neutre et déjà c'est une opportunité qui n'est pas offerte à tout ceux dans son cas et de l'accompagner en lui donnant l'information dont il a besoin...

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  12. @ Gar
    s'identifier aux héros des film X est une hypothèse plausible, mais il ne regarde pas les films gay, même dans l'acte hétéro c'est l'homme qui l'attire.
    Juste pour rire: je croyais que ce type d'homme existe vraiment , qu'elle déception, tu as brisé l'un de mes plus beaux rêves :)

    @Houssein
    cet adolescent est surement à la recherche de lui même et surtout de son identité sexuelle pour pouvoir assumer quoi que ce soit. Il n'a vécu aucune expérience réelle sauf dans sa tête.
    Les techniques d'écoute, je ne connais que ça, pas toujours évident mais je travaille moi même sur moi pour perfectionner ce rôle de bon écouteur dans les règles de l'art.

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  13. @illusions,
    "L'identité sexuelle n'est pas une affaire si simple pour donner des confirmations toutes prêtes"
    Je ne vois pas où est-ce que tu m'as vu donner "des confirmations toutes prêtes". J'ai dit "JE PENSE qu'on est tous bi" donc ce n'est que mon point de vue et c'est parfaitement discutable et infirmable.

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  14. @ Mayday
    en lisant tes mots mes souvenirs sont revenus à une expérience qui confirme que je ne pourrais jamais être bi :)ou peut être je ne suis pas tombée sur la bonne personne qui aurai pu éveillé ce coté en moi peut être inexplorée...

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  15. Je reprends ta description du cas :

    "il a déclaré qu’il regardait des films porno et se masturbai régulièrement et c’est toujours l’image masculine qui l’attire et qui lui procure le plaisir recherché"

    Tu as bien dit : toujours. C'est pour ça que j'ai dit qu'il y a la fort probablement une tendance homosexuelle.

    La question qu'on pourrait se poser est : est-ce qu'il s'est déjà masturbé en étant excité par l'image féminine ? Est-ce que ça lui arrive encore ?

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  16. Ce garçon n'a jamais été excité par l'image féminine.
    Mais plusieurs détails n'ont pas été annoncé dans cette description, c'est son regard, ses gestes, ses expressions faciales ainsi que le ton de sa voix.
    Une image de peur et d'incompréhension de soi. Un refus accompagné d'une honte et une sensation de bassesse...
    tout cela me pousse à penser que ce sont des tendances et que son identité sexuelle n'est pas aussi confirmée.
    Ses penchons homo sont là, on ne peut pas les nier, juste il faudrait l'accompagner pour se trouver et s'accepter.

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  17. je pense que ce garçon de 16 ans regarde des films pornos pour assouvir ses besoins sexuels qui je pense sont énormes. Dans les sociétés, dans les familles où le sexe est encore un tabou, un garçon comme lui ne peut pas fantasmer sur ce qu'il ne pourra pas atteindre ni toucher ou approcher, la fille, de l'autre sexe ! Il ne peut pas être excité par l'image féminine qui lui est interdite. Dans son subconscient il se permet le possible, l'accessible, l'homme comme lui. Dans nos sociétés voir deux garçons ensemble dans la rue ou dans une pièce cela ne gêne personne mais un garçon et une fille se promenant dans la rue ou bavardant dans une pièce c'est très mal vu !
    Je pense que ce garçon n'a pas fini de se découvrir sexuellement, il a besoin d'expériences et d'avoir plus confiance en lui.
    Ses gestes, ses expressions démontrent qu'il a peut être des problèmes quelque part et qu'il se réfugie et se défoule dans le sexe !
    Bakhta

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  18. J'ai oublié de dire que je suis mère poule (encore) très protectrice, j'ai aussi élevé mes garçons seule, ils ne sont pas homosexuels. J'ai toujours préféré les voir quand ils étaient adolescents avec des filles qu'avec des garçons. Je me suis aussi posée la question : "et si un des mes garçons était homosexuel ?"
    Je l'écouterais et je l'aimerais comme je l'ai toujours aimé !
    Bakhta

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  19. l homsexualite a ete reconnue depuis longtemps une variante normale de la sexualite.Se poser encore des questions sur l homosexualite en 2010 temoigne d un esprit arriere,etroit,et inculte.Cet aspect a fait l objet de nombreux debats il y a 50 ans,reveillez vous les homos sont parmi nous et sont comme nous.

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  20. @Bakhta +2! :)

    @Anonyme -1 , j'ai l'impression que tu n'as pas vraiment compris de quoi on parlait, c'est de son propre chef que cet adolescant est venu parler, on essaye de répondre à son questionnement, et dans l'évidence si quelqu'un te demandes : "Qui suis je ?" c'est toute la société que tu dois remuer.

    Je n'ai pas vu un jugement porté autre que le tiens, il serait mieux que tu relises sans préjugés.

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  21. @Gar
    C'est tout ? :)

    Bakhta

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  22. il y aurait tant à dire après avoir lu les nombreux commentaires.
    Je suis père d'un garçon homo d'une vingtaine d'années. Nous (ses parents) sommes au courant depuis longtemps de ses préférences et ce qui aurait pu être dans sa jeune adolescence une expérience comme une autre (ce qui est relativement fréquent) s'est confirmé par la suite comme un véritable choix pour sa sexualité. Si à un moment il y a pu avoir une inquiétude de notre part ce n'était pas par peur de ses orientations qui nous paraissent aussi normales que n'importe quelles autres mais c'est plutôt ce qu'une société tellement formatée et par extension sa vox populi pouvait renvoyer à ceux qui ne sont pas dans la norme. Il allait devoir se battre contre la bêtise, l'ignorance, les préjugés, l'intolérance et sans doutes un peu plus que d'autres... (et encore nous sommes en France...)
    C'est à nous parents d'être là tant que nous le pourrons pour le soutenir. Notre garçon est bien dans sa peau, un jour au lycée il a fait son "coming out" et depuis lors il n'a plus eu droit à des allusions fielleuses...
    En résumé, je vais sans doute dire une banalité... mais notre plus grand souhait c'est que nos enfants soient heureux, alors qu'ils soient homo, hétéro, bi, trans...qu'importe! notre coeur et notre porte leur seront toujours ouverts à eux et à leurs ami(e)s; J'espère juste que le monde deviendra assez intelligent et rempli d'Humanité pour leur foutre la paix mais ça, hélas c'est pas gagné...

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  23. @ Jean-Jacques
    Vous n'avez pas dit une banalité mais une énorme bonté et intelligence du coeur que vous avez partagé avec votre fils. C'est tout en votre honneur que d'être heureux quand votre fils est heureux et d'être là, vous parents, pour le soutenir !
    Merci pour votre témoignage, c'est du concret !
    Bakhta

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  24. Merci Gar et Bakhta vous ne m'avez rien laissé à ajouter.

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  25. Perso je pense que l'on est tous differents et je ne considèrerais pas l'homosexualité comme une maladie. Il devrais s'assumer comme il est même s'il risque d'être rejeté de la scocièté qui a l'esprit trop étroit pour se demandé si il est plus important d'étre heureux ou plus important de ressemblé a tous le monde. A quoi bon se marié et avoir des enfants si on n'est pas heureux dans sa vie ? En plus la femme qu'il épouserai ne serrai pas plus heureuse que lui!

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  26. je suis dans la même situation... Sauf que j'ai ai parlé autour de moi... A mes amis. J'ai 16 ans, et mon attirance pour les hommes est toute nouvelle, mais je sais d'où elle vient. Ce qu'il lui faut, c'est découvrir comment, pourquoi est-il attiré par les hommes. Mon attirance n'est que physique, et je ne l'assume vraiment pas, pourtant ce n'est pas faute d'en avoir parlé avec mes amis même de sexe masculin qui m'ont dit que sa ne les dérangeais pas même si au fond je sais que ce n'est pas totalement vrai... Je comprend vraiment ce qu'il ressent, et c'est sûr, c'est dur! Ma famille est aussi maghrébine, et je pense que si il veut continuer à avoir une bonne relation avec sa famille, il ne doit pas leur dire... Malheureusement elle ne l'accepterai pas. Vous devez savoir, je dis sa notamment pour Primavera, ce n'est pas un choix! Moi j'aimerais vraiment que sa ne me fasse pas d'effet de voir un homme nu, mais je ne peux pas fermer les yeux! Le problème ne vient pas de la personne homosexuelle, il vient des gens autour de lui... Ce sont eux qui créent chez la personne une gêne, une honte car ils trouvent sa anormal. Et comme ce n'est pas un choix, la personne peut facilement être déprimé, et même (j'y ai déjà pensé) vouloir se suicider. Je ne dit pas que c'est facile aussi pour les gens autour de l'accepter, car avant de me rendre compte que j'étais gay, moi aussi je ne trouvais pas sa "normal", et le seul problème vient du fait que les gens croient que c'est un choix pour la personne concernée. Je m'adresse à vous les mecs hétéros : pouvez vous vous empêcher de bander en voyant une fille nue? pouvez vous empêcher votre attirance pour elles? Et bien c'est la même chose pour les homosexuels mais envers les hommes. J'aimerais vraiment changer, mais c'est impossible. même si parfois, je vous avoue que sa ne me fait aucun effet et que au contraire les filles m'attire plus!

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  27. Au dernier anonyme
    Je comprends bien vos sentiments et votre point de vue et merci pour ce témoignage; vous serez toujours le bienvenu.

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  28. sans vouloir m'incérée dans cette conversation d'adulte et de psychologues, je vais donné mon point de vue de petite adolescente.
    Je ne suis pas spécialement intelligente, ni homosexuelle, et mes amis qui le sont ne se sont jamais trop épenché de leurs états d'âmes auprès de moi.
    Pourtant je pense pouvoir dire que la "contre nature" et l'hypothèse que ce soit une maladie n'est même pas envisageable, ce genre de raisonnement me laisse plus perplexe qu'indulgente, et je me demande quel genre d'éducation peut faire parvenir ce genre de déduction dans l'esprit de certains adultes.
    J'ai été éduqué dans la tolérence, ma mère étant très ouverte d'esprit, et mon habitude à haïr les préjugés à fait le reste.

    Ce que je peux conseillé à Illusions est aussi simpliste que sincère : il faut que ce garçon ai une oreille attentive toujours prête pour l'écouter, et qu'il ai confiance en son instinct.
    Ne dit-on pas que l'instinct est le meilleur remède au monde ?

    Et la chance : on l'a tous en nous !

    Ceci dit, tout cela est mon propre point de vue, et je ne sais pas si je suis très qualifiée pour en faire part, mais le tout premier commentaire, celui de Primavera, m'a assez choqué pour me sentir obligée de faire part de mon point de vue u_u

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  29. Bienvenue petite adolescente et merci pour la sincérité de tes mots.
    Ce garçon aura toujours mon attention pour l'écouter et le soutenir dans le choix où va le guider son propre instinct...
    Mais j'affirme que dans une société comme la notre et surtout comme la sienne il n'aura pas la vie si facile.

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  30. évidemment que ce ne sera pas facile, et pour s'assumer il faut surement beaucoup de force d'esprit, au début.
    Pourtant, certaines fois, on peut être très étonné par la réaction des gens, et dès le moment où il sera sur de lui (qu'il soit homosexuel ou non), il ne faut pas qu'il se referme sur lui même ou refouler ses attirances, parce que ça ne sers à rien, à part se faire souffrir.
    refuser d'être soit-même n'a jamais été une bonne chose, à mon humble avis

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  31. @Yume
    Il n'avait pas de choix que d'être lui même, bien que la situation n'est pas si facile comme on peut la décrire de loin, vivre sa situation est en étroit rapport avec son entourage, il a besoin de beaucoup de courage pour pouvoir s'assumer...

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  32. Alors là, Primavera, votre commentaire m'horripile au plus haut point !
    Aller contre la nature ? Foutaise. L'homosexualité existe depuis toujours même chez les animaux. Vos complexes judéo-chrétiens, on en veux pas ici. Je suis lesbienne et je crois être bien plus saine d'esprit que vous. La vie de ce garçon sera bien assez compliqué comme cela pour que vous veniez en rajouter. Si vous voulez le pousser à se suicider, expliquez-lui qu'il est gravement atteint d'une maladie dont il ne guérira jamais.
    Franchement, ceux qui pensent comme vous sont ridicules.
    Avec tous mes irrespects, je vous salue.

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  33. Je ne sais pas si ce post est toujours actif, mais tentons !

    J'ai 16 ans, je suis une fille et je pense être bi. Je dis "je pense" car je n'ai jamais eu d'expériences avec aucun des deux genres. Je n'ai eu qu'un petit ami pendant 5 jours (en comptant le week-end où on ne s'est pas vu) et je ne pouvais pas supporter qu'il me touche. Même lui faire la bise était difficile !

    Je vie avec ma mère et deux de mes sœurs, plus jeunes. J'ai vécu pendant 5 ans avec mon beau-père durant le primaire et le collège et je pense avoir eu une enfance plutôt équilibrée; ma mère est très ouverte d'esprit, mon ancien beau-père aussi. Mon père un peu moins par contre, et j'ai beaucoup, beaucoup de mal avec les contacts physiques depuis mes 14 ans.

    J'ai eu quelques problèmes durant le collège avec les autres élèves et je me suis "enfermée" dans mon monde. Pendant ma première année de 3° j'ai suivi des cours par correspondance en vivant dans un lieu que je n'aimais pas. Je restais cloitrée dans ma chambre et ne sortais que rarement; c'est pendant cette année-là que j'ai commencé à penser que j'étais bi. Sur internet je lisais beaucoup d'histoire (fanfictions) avec des romances homo, j'ai vu plusieurs manga dans le même style et j'ai beaucoup réfléchis à tout ça.

    Ma tante avait déjà été en couple avec une femme et ma grand-mère était en couple avec un transsexuel (un homme voulant devenir une femme). J'avais aussi eu deux amies homosexuelle, dont une qui le vivait très bien, l'autre un peu moins à cause de son père.

    à force de regarder des images, je me suis mis à être excitée par celles-ci (pas dans tous les cas non plus) et je remarque maintenant que j'ai une préférence pour les filles, mais en ce qui concerne les garçons, pour ceux ayant des traits fins ou "efféminé" (je ne parle que physiquement) ou plutôt pour les hommes plus âgés dans un style un peu "rockeur". Je tiens à dire que j'ai rarement visionné des films pornos.

    Je trouve la différence belle, alors je pense que ce garçon devrait s'affirmer. Tout mon collège avait appris mes préférences alors que je m'étais confiée à une amie la veille, ça a été assez difficile pour moi d'assumer mais je l'ai fait, et j'en suis contente, si je pouvais je le crierai même au monde entier pour lui prouver; je ne sais pas quoi, mais juste pour prouver.

    Je ne sais pas si ça l'aura aidé, mais voilà, bonne chance à toi !

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