mardi 21 février 2012

Savoir aimer…


Certains passent leur vie à chercher le grand Amour… L’amour qui a inspiré les poètes et a fait veillé les amoureux…
L’amour, ce sentiment idéal et idéalisé, que personne n’a su le définir en totalité…
Certains pensent l’avoir rencontré, quand le battement de leur cœur commence à s’accélérer…
Quand ils ont les mains moites ou le regard qui brillait…
Mais ça frappe et vite il disparait…
Mais un jour, sans prévenir ou sans le préméditer, l’amour arrive et on ne le voit pas s’approcher…

Rares sont ceux qui ont eu la chance de le croiser, et rares ceux qui ont eu le bonheur de l’échanger, et le partager avec l’être aimé…

Cet amour grand et vrai, ne sera pas répété, c’est une seule fois dans la vie qu’on peut le vivre et l’apprécier…
Il peut durer quelques mois ou quelques années, mais pour toute la vie il gardera sa grandeur et son intensité…

En amour, tout a d’autres saveurs et d’autres couleurs. Les peines et les joies ont une autre senteur jamais imaginées. Les mains se tendent sans attendre rien de retour, on ne peut pas plus grand espérer, que ce sentiment envahissant partagé…

C’est une beauté qu’on voit dans les yeux et une légèreté qui pousse à s’envoler…
C’est une danse sur une musique imaginée, une musique partagée à deux…
C’est un parfum qu’on sent sur l’oreiller, et sans sa présence on ne peut pas fermer les yeux…
C’est un café chaud et bien aromatisé, savouré une belle matinée, servi sur un plateau argenté, et d’une fleur de jasmin accompagné…
C’est une histoire écrite et racontée à deux, dans laquelle les amoureux sont les seuls à la jouer…
Ce sont tous les masques estompés, où il n’y a qu’une seule vérité, c’est celle de l’amour partagé…
C’est un message déchiffré, sans qu’un mot soit prononcé, un pressentiment du froid que la neige a engendré…
C’est surtout une grande chance et une opportunité, que rares ont pu un jour bénéficier…

Et même si un jour le destin a mis chacun sur des routes opposées…
Quand ils essayent de leurs veines tout effacer et dans l’oubli se réfugier…
Quand ils ne peuvent rien d’eux effacer, même avec les années qui sont passées…
Quand même les larmes ne peuvent pas éteindre le feu, sous les cendres étouffé…

A ce moment, il faut juste admettre que tout est gravé, savoir apprécier ce que cet amour a pu laisser, en souvenirs et en bons moments partagés…
De savoir qu’un tel amour a su les emporter, et qu’ils s’estiment heureux de l’avoir vécu, même s’il n’a pas pu durer…
Il suffisait de le vivre et de l’accepter, car il accompagnera chaque jour et chaque pensée, et flottera sur les tempêtes sans s’égarer…

mardi 14 février 2012

Les rêves assassinés

Quelle force peut-on avoir pour surpasser la mort ?

Quand une personne disparaisse, à jamais, on n’a même plus le pouvoir de rêver, de regarder en avant, c’est juste un vide, un vide pesant, cruel, imposant, lourd…

Quand le destin avait décidé, un jour printanier, il y a de là plusieurs années, sans les prévenir, de les approcher, ils n’avaient fait que se plier, suivre la voie qu’il a pour eux dessiné. Ils avaient fermé les yeux et les oreilles pour se trouver, dans un monde de rêve emportés.

Ils avaient ouvert une porte, rien, aucun n’a pu les arrêter. Ils avaient dessiné un avenir de toutes les couleurs qui, à chaque moment, à chaque instant ne faisait que les emporter vers des mondes parallèles qu’eux même n’ont pas su limiter.

Elle et lui, une histoire qui n’avait jamais du avoir lieu, une liaison qui n’aurait jamais du exister, un amour qu’ils n’ont, pour des longues années, jamais pu surpasser ou éviter. Tout les unissait et tous les séparait, jusqu’à ce que la mort vienne tout basculer et éteindre la dernière chandelle de leur nuit étoilée.

A deux, chacun de son coté, dessinait en rêve des contes de fées.
A deux, les rêves pouvaient un jour devenir réalité.
A deux, ils espéraient, dessinaient, programmaient, rêvaient et rien ne pouvait les arrêter ou mettre des limites à leurs folies partagées.

La vie seule permettait d’espérer, de rêver. La mort, ce n’est qu’une porte fermée, où tout est bloqué, même les rêves qui aident à avancer.

Aujourd’hui elle est seule, le vide l’enveloppe, une nuit d’hiver sans étoile étale sur son corps tremblant un châle sans couleur, sans odeur. Propage en elle l’air glacial d’un rêve inachevé, et chaque fois qu’elle le serre plus sur elle, cherchant dans ses mailles défaites une chaleur perdue, elle se couvre d’un vide plus intense, plus fort et plus profond. Un vide qui touche son intérieur fragile et fragilisé, et le trou de son vide se creuse encore plus jusqu’à disparaitre dans ses fonds.

La mort lui a ôté ses rêves, elle lui a même ôté sa capacité de rêver. La mort l’a privé de ce rayonnement de ses yeux, pour qu’elle devienne l’ombre d’elle-même ou l’ombre de l’épave qu’il a laissé en elle quand il a emporté avec lui le seul fil qui la liait au monde des vivants.

Quand elle était dans la ville des lumières, un soir de juillet, elle était seule à l’attendre mais il n’était jamais venu. Mais elle l’a vu, elle l’a senti, l’a imaginé, vu ses yeux qui l’admiraient, senti sa main qui la serrait, admirait ses lèvres qui l’embrassait. A ce moment, seule sur ce pont, juste avec son imagination, elle était sure qu’il y aura d’autres juillets, et un soir il la serrera fort à lui et toute sa solitude sera oubliée.

Quand elle choisissait les bougies parfumées, et réservait des pétales de roses non fanées, elle avait la certitude qu’elle les allumera un jour, ou peut être une soirée, qu’il tiendra sa main et elle le suivra les yeux fermés. Qu’ils n’auront pas besoin de mots pour se parler, ni de gestes pour s’exprimer, ils seront unis et à jamais.

Quand elle tenait son visage, enlevait ses lunettes qui cachaient son regard où elle adorait se plonger et voir ses reflets. Quand elle voyait les plis sur son front et qu’il essaye de les cacher. Quand elle lisait en lui comme si c’est en elle qu’elle lisait. Quand elle percevait ses peines, quand elle sentait ses chagrins et ses besoins de s’isoler. Quand elle arrivait à dessiner un sourire, à apaiser ses colères et parfois les soulever. Elle rêvait d’un sang unique qui coulait dans leurs deux corps jamais attachés.

Quand elle est allée dans sa ville pour le chercher, pour admirer les routes que chaque jour il sillonnait, pour supplier les étoiles de bien veiller sur lui, pour qu’aucun mal ne puisse le toucher ou même l'effleurer. Elle a espéré mourir, voir son sang s’écouler sous ses pieds et avoir juste son regard comme dernières images dans ses yeux. Sa mort sera la plus paisible, la plus souhaitée tant que c’est la dernière de ses volontés.

Quand ils se sont fixé un rendez vous dans quelques années, ils ont tout prévu. Leur marche sur le sable fin d’une mer désertée, leur valse main dans la main quand la pluie caresserait leur visage éblouis par leur retrouvailles. Sa veste qu’il mettra sur ses épaules quand elle frissonnera de bonheur, et même ce banc, où ils allaient se reposer pour reprendre leur souffle et s’embrasser.

Le jour de son départ, le jour où le destin a choisi de mettre fin à tout ce qu’elle avait dessiné dans ses rêves, elle lui avait tenu la main, elle l’avait senti chaude dans la sienne, ou c’était comme ça qu’elle l’avait imaginé. Elle avait peut être juste fermé les yeux, pour ne voir que ce qu’elle aimait observer, car il avait les yeux ailleurs et elle ne tenait qu’une main de glace que seul son cœur la sentait chauffée. Il s’apprêtait à partir ou sa présence n’était qu’une illusion qu’elle seule percevait, ou elle seule voulait se convaincre que c’est encore vrai, et qu’elle aura le temps de faire d’autres rêves et d’espérer un jour les réaliser. Et le soir, il était parti, le départ final, un adieu qui résonne pour tout arrêter.

Ce soir là, il ne savait pas s’il devait lui demander de le pardonner, pardonner son départ qu’elle seule refusait d’accepter, pardonner son absence dans ses beaux rêves qu’elle aimait façonner comme une enfant. Ou la tenir responsable de son cœur qui avait lâché. Responsable de ne pas savoir le retenir et de garder cette illusion d’amour qui les liait. Responsable de son rosier qui fanait, et la neige qui l’écrasait.

Aujourd’hui elle est seule, elle le perçoit dans chaque recoin de sa vie, dans chaque beau souvenir, dans chaque faut sourire ou le dessin d’un rire. Il est mort mais en elle, elle le gardera pour toujours en vie…

lundi 6 février 2012

Laissez nos jeunes investisseurs travailler…



Aujourd’hui j’ai eu l’agréable occasion de discuter avec deux jeunes.
Le premier est un ingénieur électromécanique qui travaille au profil de sociétés innovatrices en énergie solaire à Lille en France depuis cinq ans. Bien que son expérience n’est pas assez longue, mais il a su former un bon réseau relationnel et a eu pleins d’idées applicables en Tunisie.

Elle, avec la même spécialité, mais elle a terminé son master et son doctorat au Canada. De retour en Tunisie, son poste comme professeur à l’université ne satisfait pas ses ambiances, elle n’a pas fait tout chemin pour juste donner des cours à des jeunes étudiants dont la plupart sont sans enthousiasme.

Les deux jeunes, qui viennent juste de dépasser la trentaine, ont pleins d’idées et beaucoup de motivation et surtout une envie de faire profiter leur pays de leurs savoir faire et créer une société dans un domaine embryonnaire en Tunisie et encourager des investisseurs étrangers de venir faire profiter le pays se basant sur leur grande confiance sur le sérieux de ces deux jeunes.

J’étais si fière de voir ces jeunes tunisiens. Une image bien différente de ceux qui ne font que réclamer du travail sans faire aucun effort, sans essayer d’eux même de donner le plus, ceux qui sont là devant les administrations publiques attendant qu’on leur offre un travail sur un plat doré. C’est leur droit, mais je n’ai pas pu m’empêcher de faire la comparaison, et à vrai dire ce n’était pas en leur faveur.

N’empêche, ces deux jeunes, même avec leurs idées, leurs motivations et leur application n’ont pas trouvé les portes bien ouvertes à eux. L’administration tunisienne n’a point changé, la bureaucratie en est bien incrustée, obtenir un rendez vous avec un responsable reste toujours une affaire bien difficile et mettre en règle un dossier en Tunisie, ça ne se règle pas facilement, chaque administration en demande du plus, d’autres bouts de papiers signés ici et là. Ces deux jeunes se sentent au bout de quelques mois fatigués et l’idée de baisser les bras commence à les tenter face à l’attitude de tout ceux qui ne laissent pas ou ne veulent pas que les choses avancent vers le meilleur.

C’est un projet innovateur, avec zéro risque pour le financement interne et surtout public, tout le capital est soit sous forme d’autofinancement et/ou coopération avec des investisseurs canadiens et français. Ça fera gagner le pays au point de vu insertion professionnelle de cadres ainsi que d’ouvriers moins diplômés. Ça diminuera aussi le cout de l’énergie importé qui n’arrête pas de monter et soulagera les factures des ménages. Ce projet aussi a le grand avantage de respecter l'environnement et même de diminuer la pollution causée par l'utilisation excessive des carburants.

Alors ne laisser pas de tels jeunes quitter le pays. Tout responsable doit bien leur ouvrir ses portes. Ne dit-on pas qu’on encourage tout investissement qui diminuera ce taux de chômage alarmant ? ne dit on pas qu’on aime bien diminuer notre dépendance énergétique qui nous coute si cher en devises ? Mais que fait-on pour réaliser tout ça ? Un peu d’encouragement ne fera que du bien à tout le monde.

Enfin, je ne peux que dire bravo à ces jeunes et à tout autre qui veut faire bénéficier le pays de son expérience et de son savoir faire. Ces jeunes, qui peuvent avoir des propositions bien alléchantes des sociétés d’ailleurs, mais qui on eu le courage de tendre la main à un pays qui se reconstruit malgré tous les obstacles.

Ce sont ces jeunes là, qui, pour moi, font avancer les nations, et je suis très optimiste tant que je peux voir cet amour et cette envie de dépasser tous ce qui peut les arrêter et ils ne lâcheront jamais…

mercredi 1 février 2012

Les moulins de mon coeur




Comme une pierre que l'on jette
Dans l'eau vive d'un ruisseau
Et qui laisse derrière elle
Des milliers de ronds dans l'eau
Comme un manège de lune
Avec ses chevaux d'étoiles
Comme un anneau de Saturne
Un ballon de carnaval
Comme le chemin de ronde
Que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde
D'un tournesol dans sa fleur
Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cœur

Comme un écheveau de laine
Entre les mains d'un enfant
Ou les mots d'une rengaine
Pris dans les harpes du vent
Comme un tourbillon de neige
Comme un vol de goélands
Sur des forêts de Norvège
Sur des moutons d'océan
Comme le chemin de ronde
Que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde
D'un tournesol dans sa fleur
Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cœur

Ce jour-là près de la source
Dieu sait ce que tu m'as dit
Mais l'été finit sa course
L'oiseau tomba de son nid
Et voila que sur le sable
Nos pas s'effacent déjà
Et je suis seul à la table
Qui résonne sous mes doigts
Comme un tambourin qui pleure
Sous les gouttes de la pluie
Comme les chansons qui meurent
Aussitôt qu'on les oublie
Et les feuilles de l'automne
Rencontre des ciels moins bleus
Et ton absence leur donne
La couleur de tes cheveux

Une pierre que l'on jette
Dans l'eau vive d'un ruisseau
Et qui laisse derrière elle
Des milliers de ronds dans l'eau
Au vent des quatre saisons
Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cœur

dimanche 29 janvier 2012

La beauté du vide…



Quand les arbres perdent leurs feuillages
Quand les roses égarent leurs breuvages
Quand les cieux se cachent sous les nuages
Quand les routes perdent leurs traçages

Quand le vent refuse de siffler
Quand la pluie ne sait plus tomber
Quand le soleil ne peut plus illuminer
Quand les mots ne savent plus parler

Ils n’y a que ceux qui savent admirer
La beauté de la nature enfin libérée
Même si en gris elle est dessinée
Et entendre
Le silence qui ne fait que chuchoter

Et la nature admire son état allégé
Le vide a son charme et sa grande beauté

vendredi 27 janvier 2012

وعدتك لنزار قبانى


وعدتك أن لا أحبك ....ثم أمام القرار الكبير ...جبنت
وعدتك أن لا أعود ..وعدت
وعدتك أن لا أموت إشتياقا ...ومت
وعدت مرارا ..وقررت أن أستقيل ... مرارا
ولا أذكر أني إستقلت
وعدت بأشياء أكبر مني ...فماذا غدا ستقول الجرائد عني
أكيد .. ستكتب أني جننت ..أكيد ... ستكتب أني إنتحرت
وعدتك أن لا أكون ضعيفا ..وكنت
وعدتك أن لا أقول بعينيك شعرا ..وقلت
وعدت ...بأن لا ... وأن لا ..وأن لا
وحين إكتشفت غبائي ...ضحكت
وعدتك أن لا أبالي ...بشعرك حين يمر أمامي
وحين تدفق كالليل فوق الرصيف ...صرخت
وعدتك أن أتجاهل عينيك ...مهما دعاني الحنين
وحين رأيتهما تمطران نجوما ...شهقت
وعدتك أن لا أوجه ..أية رسالة حب إليك
ولكنني رغم أنفي ... كتبت
وعدتك أن لا أكون بأي مكان ...تكونين فيه
وحين عرفت بأنك مدعوة للعشاء ..ذهبت
وعدتك أن لا أحبك ...كيف ؟... وأين ؟
وفي أي يوم وعدت ؟؟؟
لقد كنت أكذب ..من شدة الصدق
والحمدلله أني كذبت
وعدت بكل برود .. وكل غباء ...بإحراق كل الجسور ورائي
وقررت بالسر ..قتل جميع النساء
وأعلنت حربي عليك ...وحين رأيت يديك المسالمتين ...إختجلت
وعدت ...بأن لا ... وأن لا
وكانت جميع وعودي ...دخانا وبعثرته في الهواء
وعدتك أن لا أتلفن ليلا ...وأن لا أفكر فيك إذا تمرضين
وأن لا أخاف عليك ....وأن لا أقدم وردا
وأن لا أبوس يديك ..وتلفنت ليلا على الرغم مني
وأرسلت وردا على الرغم مني ...وبستك من بين عينيك ...حتى شبعت
وعدت ..بأن لا ...وأن لا ..وحين إكتشفت غبائي ...ضحكت
وعدت بذبحك خمسين مرة ....وحين رأيت الدماء تغطي ثيابي
تأكدت بأني الذي ...قد ذبحت
فلا تأخذيني على محمل الجد
مهما غضبت ... ومهما إنفعلت
ومهما إشتعلت ... ومهما إنطفأت
لقد كنت أكذب .. من شدة الصدق
والحمد لله أني كذبت
وعدتك أن أحسم الأمر فورا ..وحين رأيت الدموع ..تهرهر من مقلتيك ... إرتبكت
وحين رأيت الحقائب في الأرض ...أدركت أنك لا تقتلين ...بهذه السهوله
فأنت البلاد ... وأنت القبيله ..وأنت القصيدة قبل التكون ..أنت الطفوله
وعدت بإلغاء عينيك ...من دفتر ذكرياتي
ولم أكن أعلم ..أني ألغي حياتي
ولم أكن أعلم أنك ...رغم الخلاف الصغير أنا ..وأنني أنت
وعدتك أن لا أحبك ...ياللحماقة ..ماذا بنفسي فعلت
لقد كنت أكذب من شدة الصدق
والحمدلله أني كذبت
وعدتك أن لا أكون هنا ...بعد خمس دقائق
ولكن إلى أين أذهب ؟؟ ..إن الشوارع مغسولة بالمطر
إلى أين أدخل ؟؟..إن مقاهي المدينة ...مسكونة بالضجر
إلى أين أبحر وحدي ؟؟...وأنت البحار ... وأنت القلوع ..وأنت السفر
فهل من الممكن أن أظل ...لعشر دقائق أخرى ...لحين إنقطاع المطر
أكيد بأني سأرحل
بعد رحيل الغيوم
وبعد هدوء الرياح
وإلا فسأنزل ضيفا عليك
إلى أن يجيء الصباح
وعدتك أن لا أحبك ...مثل المجانين ...فى ... المرة الثانية
وأن لا أهاجم مثل العصافير ...أشجار تفاحك العالية
وأن لا أمشط شعرك ..حين تنامين
ياقطتي الغالية
وعدتك أن لا أضيع ...بقية عقلي
إذا ماسقطت على جسدي ...نجمة حافية
وعدت بكبح جماح جنوني ...ويسعدني أنني لا أزال ..شديد التطرف حين أحب
تماما كما كنت
في السنة الماضية ..وعدتك أن لا أخبئ ...وجهي بغابات شعرك
طيلة عام
وأن لا أصيد المحار ...على رماد عينيك
طيلة عام
فكيف أقول كلاما سخيفا ...كهذا الكلام
وعيناك داري
ودار سلام
وكيف سمحت لنفسي ...بجرح شعور الرخام
وبيني وبينك ...خبز ... وملح ..وشدو حمام
.
وأنت البداية في كل شيء ...ومسك الختام
وعدتك أن لا أعود ...وعدت
وأن لا أموت إشتياقا ....ومت
وعدت بأشياء أكبر مني ...فماذا بنفسي فعلت
لقد كنت أكذب ...من شدة الصدق
والحمد لله
أنني كذبت

نزار قباني

vendredi 20 janvier 2012

Tentative de viol, le dire ou le cacher ?



C’est une jeune fille de 20 ans, belle, d’une famille très conservatrice dans un milieu presque rural où tout le monde se connait.

Il y a deux ans, elle allait visiter ses grands parents qui habitaient à une heure de route de chez elle, elle devait passer par des champs le long de presque un kilomètre, un trajet qu’elle faisait souvent. En route, elle a croisé un parent lointain qu’elle considérait comme un oncle, vu son âge qui est plus du double du sien et les relations qu’il avait avec son père ainsi que toute sa famille. Après les salutations habituelles, et profitant d’un passage entre les buissons, le comportement de cet « oncle » a changé, il l’a tenu avec force, l’embrassant et essayant de la déshabiller. La différence de taille, d’âge et de force lui a permis de lui ôter la majeure partie de ses habits et de s’allonger sur elle jusqu’à sa jouissance sans tenir compte de ses cris ou ses larmes qui le suppliaient de la libérer .

Elle s’est levée, mis en ordre son voile et ses habits et d’un pas lourd elle rentre chez elle dans un état lamentable. La première chose qu’elle a faite était de tout raconter à sa mère. La mère s’est mise en colère contre sa fille, la tenant responsable de son déshonneur et du déshonneur de la famille. Elle l’a même accusée de provoquer elle-même ce qui s’est passé. Et la victime s’est transformée tout de suite en accusée ou même la seule coupable. Dans un acte de viol, avec la mentalité de cette région isolée de toute civilisation, plantée entre les champs et les oliviers, la femme ou la jeune fille doit savoir de toutes les manières se défendre et ne pas provoquer un viol ou même une tentative. (mais est ce que c'est si différent ailleurs?)

Quelques jours après, sa mère et une de ses tantes, l’emmènent chez un gynécologue, ce qui compte, c’est de savoir si elle a perdu son hymen à la suite de ce qui est arrivé. Le médecin les rassure, elle est intacte, et c’est l’essentiel. Son état moral, ce qu’elle pense ou ce qu’elle peut endurer ou même les séquelles psychologiques n’ont aucune importance.

Le sujet est clos, personne ne doit savoir cette histoire hors ce petit cercle fermé et surtout pas le père qui risque de tuer sa fille s’il l’apprend et peut être agressé l’agresseur. La fille, seule, a su dépasser l’évènement, peut être le rapport positif du médecin l’a aidé, ou c’est son agresseur qui l’évitait et évitait tout son entourage qui lui évitait de trop penser à ce qui s’est passé.

Deux ans sont passés maintenant, elle a connu un jeune homme lors d’une fête, c’est dans ces lieux qui les couples se forment, et que les liaisons se nouent. Ce jeune homme terminait ses études en France et c’est à travers les coups de téléphone et le fameux skype que leur relation a évolué pour passer à une relation plus sérieuse qui va s’officialiser dès son retour au bled.

Cette tournure l’a mise dans un état délicat. L'histoire qui datait de plus de deux ans déjà refait surface dans ses pensées.

N’a-t-il pas le droit de savoir ce qui s’est passé ?
Quelle sera sa réaction ?
L’acceptera-t-il ?
Risque-t-elle cette relation et son avenir pour une histoire qui l’a touchée sans la toucher ?
Si elle garde pour elle son secret, ne risque-t-il pas de le savoir l’un de ces jours ?
Supportera-t-elle seule le poids de ce secret, elle qui lui a promis de ne rien lui cacher ?

Lui dire ou ne rien lui dire, une question à laquelle elle n’a pas trouvé de réponse. Toutes les possibilités peuvent aboutir à des situations non confortables pour les deux.

Alors, est ce qu’elle doit lui dire et assumer les conséquences, et gagner la paix vis à vis d’elle-même, même si elle risque de le perdre ou d’être à sa merci tout le long de sa vie car elle aura cette sensation qu’il lui a pardonné une situation qu’elle n’en est pas responsable.

Ou garder cette histoire pour elle, mais elle se sentira malhonnête envers lui et elle aura toujours la peur qu’il l’apprenne l’un de ces jours, et là il ne lui pardonnera plus jamais.

Si sa propre mère l’a considéré comme seule coupable, quelle sera la vision de l’homme qui dit l’aimer, ou celle de toute une société ? Une fille violée, ou qui a subit un viol même s’il n’a pas aboutit, doit porter ce fardeau toute sa vie dans tous les cas, c’est ça notre société….