mercredi 29 février 2012

Contre la polygamie, mais j’ai droit à une petite amie…


"L'amour d'un homme n'occupe qu'une partie de sa vie d'homme. L'amour d'une femme occupe toute son existence." Rivarol.

Je suis tunisien, et je pense que je ne suis pas un cas isolé parmi mes semblables dans mon pays ou même ailleurs. Je suis un homme d’un certain âge, bien instruit, occupant un bon poste professionnel adapté à mes capacités de créativité. J’ai une famille assez soudée et stable, une belle femme que j’ai choisi selon beaucoup de critères ainsi qu’une belle entente. J’ai deux enfants, une fille et un garçon, qui jouissent bien de leur vie et honorent convenablement leurs engagements scolaires, avec un bon savoir faire et savoir être adéquat à leur âge.

J’incarne le modèle de l’homme qui réussit bien sa vie dans tous les domaines, et je n’ai pas à me plaindre ni dans mon travail ni chez moi. Je ne me considère ni moderniste ni conservateur, je suis l’homme tout le monde, juste un bon vivant comme la plupart des tunisiens d’ailleurs. J’ai mes propres idées concernant l’image de la société que je considère plus ou moins parfaites et surtout au sujet de la situation de la femme et je suis toujours un fervent défendeur de ses droits. Je n’accepte jamais qu’après tant de progrès et de civisme, on nous pousse à revenir aux temps de cavernes où ma fille, ma femme ou ma sœur ne sera que le mal de la société, qu’elle doit se cacher et être cachée derrière les murs d’un foyer ou sous un bout de tissu qui la transforme juste en un fantôme et cela au dépend de la place qu’elle mérite dans son pays sur le plan éducatif, sociétal, professionnel et surtout ses libertés personnelles en tenant compte des mœurs de notre société et les valeurs universelles qui sont mis en évidence dans notre religion qu’on connait depuis presque quatorze siècle.

La polygamie n’est pas interdite religieusement, ça, je le sais et je l’admets, mais la société a évolué, la femme tunisienne émancipée n’a pas à accepter d’être juste l’une des épouses d’un homme qui ne voit en elle que son plaisir personnel le plus bestial et le plus primitif ou juste une nourrice pour sa progéniture.

La polygamie pour moi privera la femme de son orgueil personnel, de sa fierté et elle sera toujours soumise aux humeurs de son époux qui peut lui infliger, si ça lui chante, le supplice de « le partager » légalement avec une, deux ou trois autres. Elle sera juste la soumise, l’obéissante qui n’a aucun mot à dire même si en apparence il lui donne l’illusion qu’elle participe dans les prises de décisions. Elle sera dépendante financièrement, et c’est une cause suffisante pour qu’elle ne soit à ses yeux, et même devant soi, qu’un être de second degré. Elle doit toujours se plier sans discuter à ses humeurs et ses prises de tête car elle risque à chaque moment de ne devenir que l’une des épouses pas la seule maitresse de foyer. Et cette image je ne l’accepte pas pour ma fille que j’ai éduquée fière d’être une future femme à part entière.

N’empêche, je suis, comme beaucoup de monde, plein de contradictions. Mon respect pour la femme et mon refus de la polygamie ne m’a jamais empêché d’avoir une petite amie. Certains la nomment comme une maitresse mais, à mes yeux, elle ne l’est pas. Pour moi, une maitresse c’est juste une compagne pour satisfaire mes excès charnel, une femme qui comble mes manques ou mes fantasmes non avoués sans aucun statut légal et sans qu’elle ait aucun droit, ce qui la prive et moi aussi de tous les mœurs.

Mais je ne veux pas de maitresses, je n’ai pas à me plaindre de ce coté chez moi, entre mon épouse et moi il y a eu toujours une bonne complicité.

Mes petites amies ont des statuts spéciaux (j’ai eu quelques une et pas juste une seule depuis que je suis marié), j’ai besoins d’elles comme elles ont besoins de moi. Elles sont mes confidentes, mes complices, mes amies sans prise de tête et sans engagements sauf celui moral. C’est la bouffée d’oxygène qui me permet de respirer un autre air loin des exigences d’un foyer, du pain que je dois acheter en rentrant à midi, de la facture qui doit être payée, du robinet que je dois changer, du fils qui commence à fumer et ses mauvaises fréquentations, de ce qu’on va manger et ce qu’on programme pour la soirée, et surtout des questions qui se répètent toutes les journées : où tu étais ? Avec qui ? Et pourquoi tu as tardé ?…

Et je ne vais pas le cacher, ma petite amie me permet d’être plus cool chez moi, je gâte plus mon épouse et je suis plus attentionné avec elle, je lui fais des surprises et je lui offre même des fleurs et des petits cadeaux. Personnellement, je ne sais pas si mes petites évasions me donnent cet air plus gai ou c’est simplement une sensation de culpabilité envers une épouse que j’aime et qui ne mérite pas d’être trompée. Mais je n’ai jamais pu résister, et franchement cette situation me convient et me plait.

Mes petites amies aussi ne se plaignent pas d’une telle situation et elles ne cherchent pas à avoir une autre situation soit disant légale. Notre relation est basée sur la franchise et la complicité. Une petite amie peut être soit une femme divorcée qui ne veut pas briser la stabilité de ses enfants en fondant un autre foyer mais qui pense avoir droit à s’échapper de temps en temps, soit une fille qui ne veut pas s’engager dans une situation familiale et ne veut que cette complicité et cette compréhension que je peux, moi ou un autre, la lui procurer, soit une femme mariée qui est surtout en manque d’affection et de confident qui puisse la comprendre, l’écouter, la consoler sans la juger… Ce confort qu’on se procure mutuellement n’a jamais été juste physique, bien qu’il y a eu toujours une affinité et une attirance qui rendent le rapprochement presque complet. Je pense que si cette liaison particulière se transforme en mariage tout le charme s’estompe, et l’interdit lui-même a son grand charme et tant qu’il y a consentement des deux partenaires, je ne vois que le coté bénéfique de telles relations. Certains de mes connaissances admettent qu’ils n’ont jamais eu le courage de franchir le pas dans la vie réelle mais vivent un tel bonheur à travers des connaissances virtuelles et se donnent de la sorte une certaine conscience tranquille qu’ils ne font aucun mal et ne trahissent personne de la sorte.

Même ceux qui me considèrent comme un homme sans valeurs, un macho qui ne pense qu’à lui-même et qu’à son confort personnel, un homme qui ne respecte ni les lois ni sa religion pour accepter une relation d’adultère, lui, qui peut avoir tout ça en mode« halal ».

A ceux là je réponds, que je considère ma situation plus honorable qu’un mariage dit de « motaa » ou « orfi » qui transforme ma compagne en prostitué masquée par une certaine légalité qui n’est qu’illusoire. Et que la polygamie ne me procurera jamais cette satisfaction interne ; physique et psychique que peut me fournir ma petite amie.

Alors, je suis contre la polygamie mais je conserve le droit à une petite amie.

mardi 21 février 2012

Savoir aimer…


Certains passent leur vie à chercher le grand Amour… L’amour qui a inspiré les poètes et a fait veillé les amoureux…
L’amour, ce sentiment idéal et idéalisé, que personne n’a su le définir en totalité…
Certains pensent l’avoir rencontré, quand le battement de leur cœur commence à s’accélérer…
Quand ils ont les mains moites ou le regard qui brillait…
Mais ça frappe et vite il disparait…
Mais un jour, sans prévenir ou sans le préméditer, l’amour arrive et on ne le voit pas s’approcher…

Rares sont ceux qui ont eu la chance de le croiser, et rares ceux qui ont eu le bonheur de l’échanger, et le partager avec l’être aimé…

Cet amour grand et vrai, ne sera pas répété, c’est une seule fois dans la vie qu’on peut le vivre et l’apprécier…
Il peut durer quelques mois ou quelques années, mais pour toute la vie il gardera sa grandeur et son intensité…

En amour, tout a d’autres saveurs et d’autres couleurs. Les peines et les joies ont une autre senteur jamais imaginées. Les mains se tendent sans attendre rien de retour, on ne peut pas plus grand espérer, que ce sentiment envahissant partagé…

C’est une beauté qu’on voit dans les yeux et une légèreté qui pousse à s’envoler…
C’est une danse sur une musique imaginée, une musique partagée à deux…
C’est un parfum qu’on sent sur l’oreiller, et sans sa présence on ne peut pas fermer les yeux…
C’est un café chaud et bien aromatisé, savouré une belle matinée, servi sur un plateau argenté, et d’une fleur de jasmin accompagné…
C’est une histoire écrite et racontée à deux, dans laquelle les amoureux sont les seuls à la jouer…
Ce sont tous les masques estompés, où il n’y a qu’une seule vérité, c’est celle de l’amour partagé…
C’est un message déchiffré, sans qu’un mot soit prononcé, un pressentiment du froid que la neige a engendré…
C’est surtout une grande chance et une opportunité, que rares ont pu un jour bénéficier…

Et même si un jour le destin a mis chacun sur des routes opposées…
Quand ils essayent de leurs veines tout effacer et dans l’oubli se réfugier…
Quand ils ne peuvent rien d’eux effacer, même avec les années qui sont passées…
Quand même les larmes ne peuvent pas éteindre le feu, sous les cendres étouffé…

A ce moment, il faut juste admettre que tout est gravé, savoir apprécier ce que cet amour a pu laisser, en souvenirs et en bons moments partagés…
De savoir qu’un tel amour a su les emporter, et qu’ils s’estiment heureux de l’avoir vécu, même s’il n’a pas pu durer…
Il suffisait de le vivre et de l’accepter, car il accompagnera chaque jour et chaque pensée, et flottera sur les tempêtes sans s’égarer…

Et on peut prêter les propos de stendhal:
"on ne veut désormais collectionner que les moments de bonheur..."


mardi 14 février 2012

Les rêves assassinés

Quelle force peut-on avoir pour surpasser la mort ?

Quand une personne disparaisse, à jamais, on n’a même plus le pouvoir de rêver, de regarder en avant, c’est juste un vide, un vide pesant, cruel, imposant, lourd…

Quand le destin avait décidé, un jour printanier, il y a de là plusieurs années, sans les prévenir, de les approcher, ils n’avaient fait que se plier, suivre la voie qu’il a pour eux dessiné. Ils avaient fermé les yeux et les oreilles pour se trouver, dans un monde de rêve emportés.

Ils avaient ouvert une porte, rien, aucun n’a pu les arrêter. Ils avaient dessiné un avenir de toutes les couleurs qui, à chaque moment, à chaque instant ne faisait que les emporter vers des mondes parallèles qu’eux même n’ont pas su limiter.

Elle et lui, une histoire qui n’avait jamais du avoir lieu, une liaison qui n’aurait jamais du exister, un amour qu’ils n’ont, pour des longues années, jamais pu surpasser ou éviter. Tout les unissait et tous les séparait, jusqu’à ce que la mort vienne tout basculer et éteindre la dernière chandelle de leur nuit étoilée.

A deux, chacun de son coté, dessinait en rêve des contes de fées.
A deux, les rêves pouvaient un jour devenir réalité.
A deux, ils espéraient, dessinaient, programmaient, rêvaient et rien ne pouvait les arrêter ou mettre des limites à leurs folies partagées.

La vie seule permettait d’espérer, de rêver. La mort, ce n’est qu’une porte fermée, où tout est bloqué, même les rêves qui aident à avancer.

Aujourd’hui elle est seule, le vide l’enveloppe, une nuit d’hiver sans étoile étale sur son corps tremblant un châle sans couleur, sans odeur. Propage en elle l’air glacial d’un rêve inachevé, et chaque fois qu’elle le serre plus sur elle, cherchant dans ses mailles défaites une chaleur perdue, elle se couvre d’un vide plus intense, plus fort et plus profond. Un vide qui touche son intérieur fragile et fragilisé, et le trou de son vide se creuse encore plus jusqu’à disparaitre dans ses fonds.

La mort lui a ôté ses rêves, elle lui a même ôté sa capacité de rêver. La mort l’a privé de ce rayonnement de ses yeux, pour qu’elle devienne l’ombre d’elle-même ou l’ombre de l’épave qu’il a laissé en elle quand il a emporté avec lui le seul fil qui la liait au monde des vivants.

Quand elle était dans la ville des lumières, un soir de juillet, elle était seule à l’attendre mais il n’était jamais venu. Mais elle l’a vu, elle l’a senti, l’a imaginé, vu ses yeux qui l’admiraient, senti sa main qui la serrait, admirait ses lèvres qui l’embrassait. A ce moment, seule sur ce pont, juste avec son imagination, elle était sure qu’il y aura d’autres juillets, et un soir il la serrera fort à lui et toute sa solitude sera oubliée.

Quand elle choisissait les bougies parfumées, et réservait des pétales de roses non fanées, elle avait la certitude qu’elle les allumera un jour, ou peut être une soirée, qu’il tiendra sa main et elle le suivra les yeux fermés. Qu’ils n’auront pas besoin de mots pour se parler, ni de gestes pour s’exprimer, ils seront unis et à jamais.

Quand elle tenait son visage, enlevait ses lunettes qui cachaient son regard où elle adorait se plonger et voir ses reflets. Quand elle voyait les plis sur son front et qu’il essaye de les cacher. Quand elle lisait en lui comme si c’est en elle qu’elle lisait. Quand elle percevait ses peines, quand elle sentait ses chagrins et ses besoins de s’isoler. Quand elle arrivait à dessiner un sourire, à apaiser ses colères et parfois les soulever. Elle rêvait d’un sang unique qui coulait dans leurs deux corps jamais attachés.

Quand elle est allée dans sa ville pour le chercher, pour admirer les routes que chaque jour il sillonnait, pour supplier les étoiles de bien veiller sur lui, pour qu’aucun mal ne puisse le toucher ou même l'effleurer. Elle a espéré mourir, voir son sang s’écouler sous ses pieds et avoir juste son regard comme dernières images dans ses yeux. Sa mort sera la plus paisible, la plus souhaitée tant que c’est la dernière de ses volontés.

Quand ils se sont fixé un rendez vous dans quelques années, ils ont tout prévu. Leur marche sur le sable fin d’une mer désertée, leur valse main dans la main quand la pluie caresserait leur visage éblouis par leur retrouvailles. Sa veste qu’il mettra sur ses épaules quand elle frissonnera de bonheur, et même ce banc, où ils allaient se reposer pour reprendre leur souffle et s’embrasser.

Le jour de son départ, le jour où le destin a choisi de mettre fin à tout ce qu’elle avait dessiné dans ses rêves, elle lui avait tenu la main, elle l’avait senti chaude dans la sienne, ou c’était comme ça qu’elle l’avait imaginé. Elle avait peut être juste fermé les yeux, pour ne voir que ce qu’elle aimait observer, car il avait les yeux ailleurs et elle ne tenait qu’une main de glace que seul son cœur la sentait chauffée. Il s’apprêtait à partir ou sa présence n’était qu’une illusion qu’elle seule percevait, ou elle seule voulait se convaincre que c’est encore vrai, et qu’elle aura le temps de faire d’autres rêves et d’espérer un jour les réaliser. Et le soir, il était parti, le départ final, un adieu qui résonne pour tout arrêter.

Ce soir là, il ne savait pas s’il devait lui demander de le pardonner, pardonner son départ qu’elle seule refusait d’accepter, pardonner son absence dans ses beaux rêves qu’elle aimait façonner comme une enfant. Ou la tenir responsable de son cœur qui avait lâché. Responsable de ne pas savoir le retenir et de garder cette illusion d’amour qui les liait. Responsable de son rosier qui fanait, et la neige qui l’écrasait.

Aujourd’hui elle est seule, elle le perçoit dans chaque recoin de sa vie, dans chaque beau souvenir, dans chaque faut sourire ou le dessin d’un rire. Il est mort mais en elle, elle le gardera pour toujours en vie…

lundi 6 février 2012

Laissez nos jeunes investisseurs travailler…



Aujourd’hui j’ai eu l’agréable occasion de discuter avec deux jeunes.
Le premier est un ingénieur électromécanique qui travaille au profil de sociétés innovatrices en énergie solaire à Lille en France depuis cinq ans. Bien que son expérience n’est pas assez longue, mais il a su former un bon réseau relationnel et a eu pleins d’idées applicables en Tunisie.

Elle, avec la même spécialité, mais elle a terminé son master et son doctorat au Canada. De retour en Tunisie, son poste comme professeur à l’université ne satisfait pas ses ambiances, elle n’a pas fait tout chemin pour juste donner des cours à des jeunes étudiants dont la plupart sont sans enthousiasme.

Les deux jeunes, qui viennent juste de dépasser la trentaine, ont pleins d’idées et beaucoup de motivation et surtout une envie de faire profiter leur pays de leurs savoir faire et créer une société dans un domaine embryonnaire en Tunisie et encourager des investisseurs étrangers de venir faire profiter le pays se basant sur leur grande confiance sur le sérieux de ces deux jeunes.

J’étais si fière de voir ces jeunes tunisiens. Une image bien différente de ceux qui ne font que réclamer du travail sans faire aucun effort, sans essayer d’eux même de donner le plus, ceux qui sont là devant les administrations publiques attendant qu’on leur offre un travail sur un plat doré. C’est leur droit, mais je n’ai pas pu m’empêcher de faire la comparaison, et à vrai dire ce n’était pas en leur faveur.

N’empêche, ces deux jeunes, même avec leurs idées, leurs motivations et leur application n’ont pas trouvé les portes bien ouvertes à eux. L’administration tunisienne n’a point changé, la bureaucratie en est bien incrustée, obtenir un rendez vous avec un responsable reste toujours une affaire bien difficile et mettre en règle un dossier en Tunisie, ça ne se règle pas facilement, chaque administration en demande du plus, d’autres bouts de papiers signés ici et là. Ces deux jeunes se sentent au bout de quelques mois fatigués et l’idée de baisser les bras commence à les tenter face à l’attitude de tout ceux qui ne laissent pas ou ne veulent pas que les choses avancent vers le meilleur.

C’est un projet innovateur, avec zéro risque pour le financement interne et surtout public, tout le capital est soit sous forme d’autofinancement et/ou coopération avec des investisseurs canadiens et français. Ça fera gagner le pays au point de vu insertion professionnelle de cadres ainsi que d’ouvriers moins diplômés. Ça diminuera aussi le cout de l’énergie importé qui n’arrête pas de monter et soulagera les factures des ménages. Ce projet aussi a le grand avantage de respecter l'environnement et même de diminuer la pollution causée par l'utilisation excessive des carburants.

Alors ne laisser pas de tels jeunes quitter le pays. Tout responsable doit bien leur ouvrir ses portes. Ne dit-on pas qu’on encourage tout investissement qui diminuera ce taux de chômage alarmant ? ne dit on pas qu’on aime bien diminuer notre dépendance énergétique qui nous coute si cher en devises ? Mais que fait-on pour réaliser tout ça ? Un peu d’encouragement ne fera que du bien à tout le monde.

Enfin, je ne peux que dire bravo à ces jeunes et à tout autre qui veut faire bénéficier le pays de son expérience et de son savoir faire. Ces jeunes, qui peuvent avoir des propositions bien alléchantes des sociétés d’ailleurs, mais qui on eu le courage de tendre la main à un pays qui se reconstruit malgré tous les obstacles.

Ce sont ces jeunes là, qui, pour moi, font avancer les nations, et je suis très optimiste tant que je peux voir cet amour et cette envie de dépasser tous ce qui peut les arrêter et ils ne lâcheront jamais…

mercredi 1 février 2012

Les moulins de mon coeur




Comme une pierre que l'on jette
Dans l'eau vive d'un ruisseau
Et qui laisse derrière elle
Des milliers de ronds dans l'eau
Comme un manège de lune
Avec ses chevaux d'étoiles
Comme un anneau de Saturne
Un ballon de carnaval
Comme le chemin de ronde
Que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde
D'un tournesol dans sa fleur
Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cœur

Comme un écheveau de laine
Entre les mains d'un enfant
Ou les mots d'une rengaine
Pris dans les harpes du vent
Comme un tourbillon de neige
Comme un vol de goélands
Sur des forêts de Norvège
Sur des moutons d'océan
Comme le chemin de ronde
Que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde
D'un tournesol dans sa fleur
Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cœur

Ce jour-là près de la source
Dieu sait ce que tu m'as dit
Mais l'été finit sa course
L'oiseau tomba de son nid
Et voila que sur le sable
Nos pas s'effacent déjà
Et je suis seul à la table
Qui résonne sous mes doigts
Comme un tambourin qui pleure
Sous les gouttes de la pluie
Comme les chansons qui meurent
Aussitôt qu'on les oublie
Et les feuilles de l'automne
Rencontre des ciels moins bleus
Et ton absence leur donne
La couleur de tes cheveux

Une pierre que l'on jette
Dans l'eau vive d'un ruisseau
Et qui laisse derrière elle
Des milliers de ronds dans l'eau
Au vent des quatre saisons
Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cœur

dimanche 29 janvier 2012

La beauté du vide…



Quand les arbres perdent leurs feuillages
Quand les roses égarent leurs breuvages
Quand les cieux se cachent sous les nuages
Quand les routes perdent leurs traçages

Quand le vent refuse de siffler
Quand la pluie ne sait plus tomber
Quand le soleil ne peut plus illuminer
Quand les mots ne savent plus parler

Ils n’y a que ceux qui savent admirer
La beauté de la nature enfin libérée
Même si en gris elle est dessinée
Et entendre
Le silence qui ne fait que chuchoter

Et la nature admire son état allégé
Le vide a son charme et sa grande beauté

vendredi 27 janvier 2012

وعدتك لنزار قبانى


وعدتك أن لا أحبك ....ثم أمام القرار الكبير ...جبنت
وعدتك أن لا أعود ..وعدت
وعدتك أن لا أموت إشتياقا ...ومت
وعدت مرارا ..وقررت أن أستقيل ... مرارا
ولا أذكر أني إستقلت
وعدت بأشياء أكبر مني ...فماذا غدا ستقول الجرائد عني
أكيد .. ستكتب أني جننت ..أكيد ... ستكتب أني إنتحرت
وعدتك أن لا أكون ضعيفا ..وكنت
وعدتك أن لا أقول بعينيك شعرا ..وقلت
وعدت ...بأن لا ... وأن لا ..وأن لا
وحين إكتشفت غبائي ...ضحكت
وعدتك أن لا أبالي ...بشعرك حين يمر أمامي
وحين تدفق كالليل فوق الرصيف ...صرخت
وعدتك أن أتجاهل عينيك ...مهما دعاني الحنين
وحين رأيتهما تمطران نجوما ...شهقت
وعدتك أن لا أوجه ..أية رسالة حب إليك
ولكنني رغم أنفي ... كتبت
وعدتك أن لا أكون بأي مكان ...تكونين فيه
وحين عرفت بأنك مدعوة للعشاء ..ذهبت
وعدتك أن لا أحبك ...كيف ؟... وأين ؟
وفي أي يوم وعدت ؟؟؟
لقد كنت أكذب ..من شدة الصدق
والحمدلله أني كذبت
وعدت بكل برود .. وكل غباء ...بإحراق كل الجسور ورائي
وقررت بالسر ..قتل جميع النساء
وأعلنت حربي عليك ...وحين رأيت يديك المسالمتين ...إختجلت
وعدت ...بأن لا ... وأن لا
وكانت جميع وعودي ...دخانا وبعثرته في الهواء
وعدتك أن لا أتلفن ليلا ...وأن لا أفكر فيك إذا تمرضين
وأن لا أخاف عليك ....وأن لا أقدم وردا
وأن لا أبوس يديك ..وتلفنت ليلا على الرغم مني
وأرسلت وردا على الرغم مني ...وبستك من بين عينيك ...حتى شبعت
وعدت ..بأن لا ...وأن لا ..وحين إكتشفت غبائي ...ضحكت
وعدت بذبحك خمسين مرة ....وحين رأيت الدماء تغطي ثيابي
تأكدت بأني الذي ...قد ذبحت
فلا تأخذيني على محمل الجد
مهما غضبت ... ومهما إنفعلت
ومهما إشتعلت ... ومهما إنطفأت
لقد كنت أكذب .. من شدة الصدق
والحمد لله أني كذبت
وعدتك أن أحسم الأمر فورا ..وحين رأيت الدموع ..تهرهر من مقلتيك ... إرتبكت
وحين رأيت الحقائب في الأرض ...أدركت أنك لا تقتلين ...بهذه السهوله
فأنت البلاد ... وأنت القبيله ..وأنت القصيدة قبل التكون ..أنت الطفوله
وعدت بإلغاء عينيك ...من دفتر ذكرياتي
ولم أكن أعلم ..أني ألغي حياتي
ولم أكن أعلم أنك ...رغم الخلاف الصغير أنا ..وأنني أنت
وعدتك أن لا أحبك ...ياللحماقة ..ماذا بنفسي فعلت
لقد كنت أكذب من شدة الصدق
والحمدلله أني كذبت
وعدتك أن لا أكون هنا ...بعد خمس دقائق
ولكن إلى أين أذهب ؟؟ ..إن الشوارع مغسولة بالمطر
إلى أين أدخل ؟؟..إن مقاهي المدينة ...مسكونة بالضجر
إلى أين أبحر وحدي ؟؟...وأنت البحار ... وأنت القلوع ..وأنت السفر
فهل من الممكن أن أظل ...لعشر دقائق أخرى ...لحين إنقطاع المطر
أكيد بأني سأرحل
بعد رحيل الغيوم
وبعد هدوء الرياح
وإلا فسأنزل ضيفا عليك
إلى أن يجيء الصباح
وعدتك أن لا أحبك ...مثل المجانين ...فى ... المرة الثانية
وأن لا أهاجم مثل العصافير ...أشجار تفاحك العالية
وأن لا أمشط شعرك ..حين تنامين
ياقطتي الغالية
وعدتك أن لا أضيع ...بقية عقلي
إذا ماسقطت على جسدي ...نجمة حافية
وعدت بكبح جماح جنوني ...ويسعدني أنني لا أزال ..شديد التطرف حين أحب
تماما كما كنت
في السنة الماضية ..وعدتك أن لا أخبئ ...وجهي بغابات شعرك
طيلة عام
وأن لا أصيد المحار ...على رماد عينيك
طيلة عام
فكيف أقول كلاما سخيفا ...كهذا الكلام
وعيناك داري
ودار سلام
وكيف سمحت لنفسي ...بجرح شعور الرخام
وبيني وبينك ...خبز ... وملح ..وشدو حمام
.
وأنت البداية في كل شيء ...ومسك الختام
وعدتك أن لا أعود ...وعدت
وأن لا أموت إشتياقا ....ومت
وعدت بأشياء أكبر مني ...فماذا بنفسي فعلت
لقد كنت أكذب ...من شدة الصدق
والحمد لله
أنني كذبت

نزار قباني

vendredi 20 janvier 2012

Tentative de viol, le dire ou le cacher ?



C’est une jeune fille de 20 ans, belle, d’une famille très conservatrice dans un milieu presque rural où tout le monde se connait.

Il y a deux ans, elle allait visiter ses grands parents qui habitaient à une heure de route de chez elle, elle devait passer par des champs le long de presque un kilomètre, un trajet qu’elle faisait souvent. En route, elle a croisé un parent lointain qu’elle considérait comme un oncle, vu son âge qui est plus du double du sien et les relations qu’il avait avec son père ainsi que toute sa famille. Après les salutations habituelles, et profitant d’un passage entre les buissons, le comportement de cet « oncle » a changé, il l’a tenu avec force, l’embrassant et essayant de la déshabiller. La différence de taille, d’âge et de force lui a permis de lui ôter la majeure partie de ses habits et de s’allonger sur elle jusqu’à sa jouissance sans tenir compte de ses cris ou ses larmes qui le suppliaient de la libérer .

Elle s’est levée, mis en ordre son voile et ses habits et d’un pas lourd elle rentre chez elle dans un état lamentable. La première chose qu’elle a faite était de tout raconter à sa mère. La mère s’est mise en colère contre sa fille, la tenant responsable de son déshonneur et du déshonneur de la famille. Elle l’a même accusée de provoquer elle-même ce qui s’est passé. Et la victime s’est transformée tout de suite en accusée ou même la seule coupable. Dans un acte de viol, avec la mentalité de cette région isolée de toute civilisation, plantée entre les champs et les oliviers, la femme ou la jeune fille doit savoir de toutes les manières se défendre et ne pas provoquer un viol ou même une tentative. (mais est ce que c'est si différent ailleurs?)

Quelques jours après, sa mère et une de ses tantes, l’emmènent chez un gynécologue, ce qui compte, c’est de savoir si elle a perdu son hymen à la suite de ce qui est arrivé. Le médecin les rassure, elle est intacte, et c’est l’essentiel. Son état moral, ce qu’elle pense ou ce qu’elle peut endurer ou même les séquelles psychologiques n’ont aucune importance.

Le sujet est clos, personne ne doit savoir cette histoire hors ce petit cercle fermé et surtout pas le père qui risque de tuer sa fille s’il l’apprend et peut être agressé l’agresseur. La fille, seule, a su dépasser l’évènement, peut être le rapport positif du médecin l’a aidé, ou c’est son agresseur qui l’évitait et évitait tout son entourage qui lui évitait de trop penser à ce qui s’est passé.

Deux ans sont passés maintenant, elle a connu un jeune homme lors d’une fête, c’est dans ces lieux qui les couples se forment, et que les liaisons se nouent. Ce jeune homme terminait ses études en France et c’est à travers les coups de téléphone et le fameux skype que leur relation a évolué pour passer à une relation plus sérieuse qui va s’officialiser dès son retour au bled.

Cette tournure l’a mise dans un état délicat. L'histoire qui datait de plus de deux ans déjà refait surface dans ses pensées.

N’a-t-il pas le droit de savoir ce qui s’est passé ?
Quelle sera sa réaction ?
L’acceptera-t-il ?
Risque-t-elle cette relation et son avenir pour une histoire qui l’a touchée sans la toucher ?
Si elle garde pour elle son secret, ne risque-t-il pas de le savoir l’un de ces jours ?
Supportera-t-elle seule le poids de ce secret, elle qui lui a promis de ne rien lui cacher ?

Lui dire ou ne rien lui dire, une question à laquelle elle n’a pas trouvé de réponse. Toutes les possibilités peuvent aboutir à des situations non confortables pour les deux.

Alors, est ce qu’elle doit lui dire et assumer les conséquences, et gagner la paix vis à vis d’elle-même, même si elle risque de le perdre ou d’être à sa merci tout le long de sa vie car elle aura cette sensation qu’il lui a pardonné une situation qu’elle n’en est pas responsable.

Ou garder cette histoire pour elle, mais elle se sentira malhonnête envers lui et elle aura toujours la peur qu’il l’apprenne l’un de ces jours, et là il ne lui pardonnera plus jamais.

Si sa propre mère l’a considéré comme seule coupable, quelle sera la vision de l’homme qui dit l’aimer, ou celle de toute une société ? Une fille violée, ou qui a subit un viol même s’il n’a pas aboutit, doit porter ce fardeau toute sa vie dans tous les cas, c’est ça notre société….

vendredi 13 janvier 2012

ذكرى ليست للاحتفال


بحثت في ذهني و في ذاكرتي عمّا يعنيه تاريخ 14 جانفي فلم أجد من الأحداث إلا فرارا لما كان يسمّى برئيس و أصبح يكنّى بالمخلوع. هي ربما تداعيات لثورة بدأت بوادرها منذ بضع سنوات نتيجة تفاقم مشاكل اجتماعيّة و اقتصاديّة مع إحساس بالمهانة و الظلم و الحيف، فكانت شبه الانفجار الذي انطلق بأكثر كثافة و وضوح في منتصف ديسمبر من بعض ولايات الدّاخل و الجنوب ليشمل كامل البلاد بدرجات متفاوتة و يشتعل أخيرا في العاصمة

ما ميّز يوم 14 جانفي 2011 هي تلك الوقفة الحاشدة أمام وزارة الدّاخليّة و ارتفع فيها صوت الجميع في اتّجاه واحد ثمّ نبا الفرار.

فهل يمثّل ذلك مبرّرا لاعتبار هذا التّاريخ عيدا و مناسبة للاحتفال؟ هل كان ذلك الفرار تتويجا لهبّة شعبيّة و ثورة أم هو مجرّد ضربة حظّ لعبت لفائدة التّونسيّين لإيقاف ما كان يمكن أن يكون حمّام دماء؟ لنفترض ذلك، لكن أليس من الأجدر أن نسمّي هذا الاحتفال بذكرى رحيل الديكتاتور لانّ الاحتفال بالثورات على ما اعتقد يجب أن يوجد له مبرّر على ارض الواقع و شخصيّا لا أرى في الوضع أي مبرّر للاحتفال.

ما الذّي تغير؟ حريّة عشواء تبحث لنفسها عن مبرّرات فلا تجد أي مفهوم منطقيّ لها. صحافة و جدت متنفّسا لتطلق العنان لتحليلات و إرهاصات فتصيب أحيانا و تتعثر في اغلب الأحيان.

هي سنة أبرزت للعيان فقرا و بؤسا كان مخفيّا وراء واجهة من أرقام و نسب تنمية لا تعكس من الواقع شيء، فكانت مجرد ذرّ رماد على الأعين.

هي سنة تفجّرت فيها كلّ التناقضات، فظهر الجهل و قلّة الوعي و الاصطياد في المياه العكرة و كأنها الفرصة المناسبة للمطالبة بتحقيق ما كان مسكوتا عنه طيلة عشريّات على ان يتحقّق في ظرف أيام، و هي في اغلبها زيادة أو رفع في الامتيازات الماديّة.

هي سنة وضع كلّ لنفسه قانونا خارقا للقانون، انتصاب عشوائيّ هنا و هناك. مبان أقيمت في غير أماكنها ثمّ اليوم تطالب بالماء و الكهرباء و الطّريق و حتّى التّصريف الصحّي. البعض احتلّ مساكن الغير رافضا الخروج منها و كأن كلّ شيء يجب أن يهدى حتّى وان كان عن طريق الافتكاك.

هي سنة تحول فيها بعض الرجال من معتصمين في المقاهي او أمام الكانون و برّاد الشّاي إلى معتصمين أمام مراكز الولايات يقتصر مطلبهم على عمل مريح أو منحة أو حتّى إعانة بينما الزّوجة أو الابنة تجلب الماء و الحطب و تسدّي الصوف لتلبّي البعض من الاحتياجات. فما أكثر الأراضي المهملة التّي أهملها أصحابها فتحوّلت إلى بور... هؤلاء هم الذّين يصح عليهم القول "الفقر لا يظلم أحدا" و هؤلاء كثيرون.

هى سنة تحوّل فيها العنف إلى وسيلة يستخدمها الكثيرون لفرض وجهات نظرهم أو رفضهم لهذا أو ذاك، و مستعملين كل الأشكال من العنف المادي إلى اللفظي إلى التشهير و الثّلب.

هي سنة تحوّلت فيها بعض النّساء إلى خيام سوداء، نفت فيها كلّ مظهر من مظاهر ذاتيّتها لتتحول إلى مصدر فتنة لا بد من حجبه عن عيون ذكور لم يعرفوا من سنّة الرّسول إلا تلك اللحية و قميص أفغانستان.

هي سنة يضرب فيها الجامعيّ و الطّالب الرّاغب في تحصيل العلم و يطبطب على كتف من أقام إمارة في سجنان.

هي سنة انقسم فيها التونسيّون إلى فائزين، أولئك الحاملين راية الإسلام، الفاتحين، المعلّمين العباد ما لم يفقهوه منذ أن كانت القيروان عاصمة للإبداع و الفكر و الانفتاح. و البقيّة متفرنسين، معارضين، كفّار يحقّ فيهم استعمال حدّ السّيف، فما أسهل التكفير في هذه الأيام.

هي سنة أصبحت فيها الكفاءة تقاس بسنوات النضال في غياهب السّجون حتّى و إن كان ما سجنوا من اجله جرائم اعترفوا هم أنفسهم باقترافها.

هي سنة تحوّل فيها من يشعل في نفسه النّار شهيدا، من يلقي نفسه من الطّابق الرّابع شهيدا و من يسرق أو يهدم منشأة عموميّة أو خاصّة أيضا من الشهداء، و ما أكثر هؤلاء، افليس ما أقدموا عليه تعبير عمّا يقاسيه الإنسان، فهم شهداء الظلم أو الخصاصة أو انسداد الآفاق فللشهادة تصنيفات لم أكن أدركها. و الأغرب أن بعضهم تحوّل إلى أبطال باختيارهم لمكان أو زمن إشعال عود الثّقاب.

هي سنة أصبح الكلّ فيها جرحى و مصابين و مطالبين بالتّعويضات. حتّى جارنا المصاب عند فراره من السّجن أصبح من الضّحايا و من أصحاب الاستحقاقات و لم يكفه ما ناله إلى حدّ الآن من أموال كتعويضات.
هي سنة تحوّلت فيها الطّرقات و السكك الحديديّة و مداخل المؤسسات إلى مكان مناسب للاعتصام، فمن اجل مطالب البعض تتوقف كل الأعمال.

هي سنة هدّمت فيها المصانع و المحلاّت، نهبت و احرق ما فيها من معدّات فهرب المستثمرون و أصبحنا نستجدي من الخنازير في الصدقات.

............

الأمثلة عديدة و لا يمكن حصرها في بعض الكلمات، و حتّى الأمثلة التّي ذكرتها لا تقدّم إلا صورة جزئيّة عمّا لم يتغيّر و إنما زاد سوءا و تفاقما. و حتى بعض الجوانب المشرقة ما زالت تحتاج إلى الكثير.

فما أجمل سهرات الأجوار في ليالي الشتاء مكونين لجانا لحماية أحيائهم.
ما أجمل تلك الشّموع التّي أشعلت لتقول أن الشّهداء في قلوب الجميع و أن لا احد يمكن أن ينسى طفلا أو شابا إصابته رصاصة وهو لا يحمل في داخله إلا حلما بمستقبل أفضل.
ما أجمل التونسيّ الذّي لم يعد يعرف الخوف لكنّه يدرك أن اللاّ خوف و أن الحرّية مسؤولية يجب ان يحميها و يحافظ عليها قبل أن تكون استحقاقا، فالحرّيات لا تهدى.
ما أجمل تلك الضحكات على أكثر الأوقات تعاسة، فكلّ شيء يتحول إلى كاريكاتوري و ما أكثر الإبداعات في هذا المجال....

لكن هل هذا كافي لنقيم الاحتفالات؟ ما زال الوقت مبكّرا للاحتفال، و ذلك حتّى لا أقول أن ما "تتحقّق" لا يستدعي أي احتفال، فخوفي أننا شعب تلهيه الاحتفالات عمّا هو أساسي، فننسى أن الكرامة و الحرّيّة هي هدفنا.

لكن ما يطمئنني أن في هذا البلد أناس يعشقون ترابه، و مستعدّون للتّضحية من اجله دون طمع في كرسي او منصب و هؤلاء سيكونون دوما جدار صدّ لكلّ محاولة تسير بنا الى الوراء.

و لتحيى تونس فهي فوق كل اعتبار

lundi 26 décembre 2011

Lettre d’une femme blessée…


L’amour peut il suffire pour faire revivre une relation de couple ?
Le pardon peut il effacer toutes les traces d’une blessure ?
Le temps est il capable de faire oublier une trahison ?
La passion peut elle effacer les séquelles d’une peur qui s’est installé au fond d’elle ?

Elle, c’est une femme, une femme éprise d’un amour sans limite, comme toute femme séduite par des mots doux, des sentiments qui la comblent et comblent la femme en elle. Une femme avec toute sa vulnérabilité cachée sous les masques d’une femme dure qui ne se plie jamais.
C’est une femme qui a pris la main qui s’est tendu à elle. C'est une femme qui a cru ses mots, quand il lui a promis un paradis qu’elle n’a jamais connu. C’est une femme qui a fait un bout de chemin, essayant de préserver cette chance d'être pour une fois aimée en pensant qu’elle est la seule à connaitre ou à vivre un bonheur qui n'était pas permis à tout le monde.

……

Des années sont passées… Elle avait promis de tout oublier, de ne plus évoquer ce dérapage qu’elle a d'au fond d’elle souvent espéré effacer. Mais une peur étrange s’est installée en elle.

Avec ses mots hésitants, elle a essayé de lui expliquer ce qu’elle n’a jamais pu directement annoncer, ce qu'elle n'a jamais eu le courage de le lui dire. Et elle lui écrivit, dégageant le poids de toutes ces années de peur, d’inconfiance et d’hésitation… Cherchant en elle ce qui reste d’un courage perdu, elle lui trace en lettres quelques uns de ses maux :

« J’ai caché en moi ce malaise, affichant un masque de sourire, croyant que les années sauront me faire oublier ce que, un jour j’ai enduré. Je sais que je t’ai tendu la main, disant que dans mon cœur je n’ai aucune rancune. Que ce qui nous a lié était assez grand et assez fort qu’il a pu effacer tous les faux pas et tout recommencer, ou peut être tout reprendre comme si de rien n’était. Que même avec ma blessure profonde j’ai essayé de ne pas te blesser, de ne pas t’infliger les reflets du mal qui me rangeait. Que même dans mes colères ou dans mes mots blessants, qui voulaient te faire mal ou te faire souffrir, tu me faisais de la peine et au fond de moi j’aimais effacer tous mes mots et tous mes coups que j’ai frappé sans te toucher.

Et toi, de ton coté, tu te défendais, cherchant en moi le bouc émissaire qui prend en charge toutes les responsabilités, et tu as bien ciblé, direct vers ce qui blesse le plus, qui fait mal le plus… Tu as touché à mes faiblesses en t’aimant, mes faiblesses en niant toutes les règles du jeu devant un homme oriental qui ne fait que juger. Et c’était ces coups qui m’ont tué plus que le fait que tu as dans un moment de faiblesse, de folie, ou d’illusion d’amour, succombé à la tentation…

Et après ces années, je ne peux pas nier que j’ai peur, que le temps n’a pu ni effacer ni atténuer, la blessure qui refait surface à chaque fois où j’essaye de l’étouffer. Et même avec tout l’amour que j’ai en moi, l’amour que je n’ai pas pu oublier, comme je n’ai pas pu effacer les moments qui me faisaient mal, même avec tout cet amour j’ai encore peur.

Oui j’ai peur, peur qu’un jour tu sors une autre fois la même arme que tu as jadis utilisé, et qui a avec efficacité tranché.
Peur que tu considères mon pardon une faiblesse, mon amour une faiblesse, mon dévouement une faiblesse, et ma passion un péché.
Peur que tu me tranches le cœur une autre fois par la même plaie, et remuer la blessure qui n’a jamais su se rétablir, me laissant une épave emportée par les vagues d’un océan qui n’a pas de limite, car, j’admets, que je n’ai jamais su prévoir tes colères ni pu les atténuer.

Il y a des choses qu’on ne peut pas effacer, surtout aux moments où on ne devait pas y songer. Des choses qui surgissent de nulle part, qui envahissent la pensée comme une avalanche destructrice qui balaie tout dans sa trajectoire ne laissant ni beau ni laid.

Comment pouvoir ne pas y penser si on connait tous les détails, les gestes, les mots, et même les souffles échangés ?
Comment ne pas se demander, si tu as crié son nom, crié les mêmes mots d’amour, si tu as embrassé ses courbes et si tu lui as dit viens avant de vous allonger ?
Comment ne pas se demander, si tu as embrassé son cou, si elle a senti ton souffle chaud, si tu as tenu son sein dans la paume de ta main en lui chuchotant que tu l’aimes ?
Comment ne pas se demander, si ta langue fera le même parcours, suivra les mêmes monts et traversera les mêmes vallées jusqu’à ce qu’en elle tous les plaisirs sont éveillés ?
Comment ne pas se demander, si tu l’as laissé entendre ton cœur, qui battait à la chamade?
Comment ne pas se demander, si elle a laissé un bout de toi sans le toucher, sans le caresser, sans l’embrasser, où, en toi, elle n’a rien laissé d’inexploré ?

Comment ne pas se demander, si tu as eu ces gémissements, prononcé ces mots que tu ne cris qu’à ces moments, ou si tu as poussé le même cri en jouissant ?
Comment ne pas se demander, si tu avais eu le même sourire, le même étincellement des yeux, signe de ta plus grande satisfaction ?

Dis-moi juste comment, pourrais-je ne pas poser mes questionnements ? Comment étouffer ma peur et repartir vers un autre horizon ?

Dois-je partir ? Me chercher, en essayant de me retrouver loin de tes cieux qui me comblaient en chassant mes hallucinations ?
Ou, dois je compter, sur ta patience qui m’apprendra à apprécier l’amour qui nous uni sans aucune hésitation ?

Aucune solution n’est parfaite. Rien n’est parfait quand deux sentiments contradictoires me hantent tout le temps, te fuir vers un monde où tu ne sauras me retrouver ni je pourrais te chercher pour pouvoir vivre en paix, ou courir pour cacher ma tête en toi pour que tu me serre fort dans tes bras, et vivre encore cette illusion qui me berçait pour longtemps… »


Et elle court si loin, essayant de ne pas regarder derrière elle. Et elle ne sait plus, si elle le fuit lui, se fuit elle-même, ou elle fuit cet amour qu’elle n’a jamais compris les raisons…

Et la route perd son traçage, s’efface, tout n’était qu’illusions, tout n’était qu’hallucinations. Des délires d’une femme qui s’est réveillée après un long sommeil, faisant défiler les images d’un rêve qui s’estomperont avec le temps…

dimanche 11 décembre 2011

Tu oublieras…



Tu oublieras,
Nos musiques adorées, nos chansons écoutées et nos peines partagées…

Tu oublieras,
Nos promesses prononcées, nos vœux désirés et nos rêves non réalisés…

Tu oublieras,
Nos longues nuits d’hivers, où on se réchauffait le cœur, sans oser fermer l'oeil…

Tu oublieras,
Mes rires et mes plaisirs, mes folies et mes désirs, et l’amour que je t’avais porté…

Tu oublieras,
Mes larmes que j’ai pleurées, mes joies que j’ai criées, quand tu me tenais à toi…

Tu oublieras,
Nos mots prononcés, nos silences qui duraient, nos retrouvailles adorées, sans pour un moment douter…

Tu oublieras,
Que dans tes veines j’ai coulé, que dans les miennes tu habitais et qu’on avait en canicule frissonné…

Tu oublieras,
La main que tu m’as tendue, pour me donner espoir, dans une vie que je voyais en noir…

Tu oublieras,
Une larme que tu as essuyée, quand sur ton épaule je pleurais et tu me serrais à toi…

Tu oublieras,
Que c’était un mois de mai, qui ne sera jamais effacé, mais qui sera juste oublié…

Tu oublieras,
Que c’était en juillet, quand ailleurs tu valsais, sur un pont je t’attendais et tu n’étais jamais arrivé…

Tu oublieras,
Les chaines qui te liaient, les promesses que tu jurais, et qu'il n'y a qu'une illusion de liberté...


Tu oublieras,
Nos doux baisers, que dans nos rêves on a désiré, et qu’on s’est mille fois échangé…

Tu oublieras,
Que souvent je t’emmerdais, souvent je te blessais et que tu ne voulais plus rien entendre de moi…

Tu oublieras,
Ce banc déserté, que personne n’osera approcher, le laissant en sang entamé, son dernier adieu…

Et tu te rappelleras des mots, que Lara criait dans l’une de ses splendides chansons : Tout, tout, tout est fini entre nous … Et les paroles que Mariot Pelchat a bien choisi : Je n’ t’aime plus

vendredi 9 décembre 2011

Une histoire de drague



Jamais il ne pourra oublier cet épisode de sa vie. Le temps de sa jeunesse, le temps des idées simples, quand tous les rêves sont permis et quand l’avenir est orné de beaux rosiers que les épines ne peuvent jamais blesser. Le temps de liberté, sans engagements, sans soucies, quand il se permettait de rigoler, de plaisanter, et surtout de draguer.

Comparé à ses copains de l’époque, il n’était pas un grand dragueur, il était juste l’ami de tout le monde, et on l’enviait pour les belles filles qui aimaient sa compagnie, qui le cherchaient et riaient à ses blagues qu’il était le seul à savoir choisir et inventer. Dynamique, il parlait avec tout son corps, ses yeux, ses mains, sa tête, tout en lui créait l’animation, comme s’il voulait dire qu’il était là, présent, et pourquoi pas, qu’il était le meilleur. Mais au fond de lui, il enviait ses camarades qui vivaient une histoire de couple qu’il n’avait jamais connu même avec ses vingt ans dépassés. Ses camarades qui organisaient des sorties avec leurs copines, pour un café ou pour manger ensemble une pizza à deux, qui s’en foutaient de tout ce qui se passait autour d’eux pour apprécier leur joie à deux.

Quand il a commencé de regarder autour de lui, cherchant parmi ses amies celle qui pourra être sa petite amie, il a constaté qu’il les connaissait si bien au point qu’il n’y aura plus un charme particulier avec aucune d’elle. Alors, c’est en dehors de son petit cercle d’amie qu’il doit faire ses investigations, à son âge, la drague devient un besoin pour s’affirmer, pour s’annoncer comme un homme à part entière face à ses semblables. Et ce qui lui manquait, c’était juste un petit bout de courage.

A la fin de journée, en rentrant de la fac, il la revoit, c’est la copine de sa sœur, qui partageait avec eux le même wagon du train qui les mène chez eux, dans la banlieue sud de la capitale. Il la connaissait depuis déjà deux ans, ils s’échangeaient des banalités, mais il ne s’est jamais laissé aller avec elle. Ce jour là, elle commence à l’intéresser. Il s’attarde de plus en plus sur ses paroles, sur ses gestes, son calme et surtout son sourire, qui affleure légèrement ses lèvres en lui donnant un visage angélique.

De plus en plus, elle commence à l’intéresser, il s’efforce pour s’assoir à ses cotés, entamant n’importe quelle discussion pour l’entendre parler et pour allonger le trajet qui lui parait si court comparé à ce qu’il était. Sa façon de parler lui plaisait, et surtout sa façon de penser. Et toutes les filles qu’il connaissait deviennent banales et ne pouvaient pas l’égaler. Un jour, il a pris son courage, et d’une façon qu’il a voulue spontanée, il lui a proposé de déjeuner ensemble ou de boire un café. Elle lui répondait : « l’un de ces jours peut être, quand je pourrais me libérer ». De la sorte, elle a ouvert pour lui une porte d’espoir nouvelle à ses yeux.

L’un des lundis, les lundis magiques pour lui, où son père lui donnait son argent de poche, ses dix dinars qu’il doit gérer pour la semaine, et c’était pas mal pour lui, ses dépenses se limitait à un café dans la buvette du campus, une manche de billard, ou, s’il fait vraiment une folie, une pizza au thon au fastfood à coté de la fac qui lui coutait plus qu’un tiers de sa fortune. Le weekend, sa maman lui filait un dinar ou deux derrière le dos de son père pour une sortie avec les amis du quartier vu qu’il n’avait pas cours.

Ce lundi là, il était le premier à la gare, il l’a attendu, il voulait lui parler seul à seul pour insister sur son invitation qui recevait toujours la même réponse. Sa petite fortune en poche, le sourire aux lèvres et le regard charmeur, et elle n’a pas retardé à accepter. Ils se donnent rendez vous à midi devant le campus, mais elle a exigé de choisir le lieu pour qu’elle puisse être à son aise.

Rien ne pouvait décrire son état d’esprit cette matinée là, enfin il sortira pour la première fois seul avec une fille. Un peu tard comparé à ceux de son âge, mais enfin il a réussit.

Et midi arrive, il était déjà à son attente, et elle n’avait fait que quelques minutes de retard. Toujours sure d’elle, elle marchait lentement, et lui se maitrisait pour ne pas courir la joindre. En se dirigeant vers le petit resto pour étudiants juste à coté, elle lui a tenu le bras lui disant qu’elle connaissait un autre coin moins fréquenté où ils puissent déjeuner à l’aise. Au premier abord ça lui a énormément plu, surtout cette main qui a touché son bras pour une fraction de seconde, une main à la fois sure, ferme et douce qui lui a sonné la tête comme s’il a fumé une clope.

C’était un petit restaurant, chic comparé à son fastfood habituel, et il a cherché au fond de sa poche son argent en se disant, ça sera surement plus cher que ma pizza que j’ai programmé, j’ai bien mangé au petit déjeuner et je n’ai pas besoin de commander quoi que ce soit, alors tout va bien, l’essentiel qu’il soit avec elle. Il attendait ce moment depuis des mois déjà.

Voyant le menu, ses expressions ont changé, et quand elle a commandé, il n’arrivait plus à avaler sa salive, tous les mots qu’il a préparé, toutes les blagues qu’il a choisi, ont disparu et une seule chose le préoccupait, comment pourrait il faire un accord avec le serveur pour le payer plus tard. Elle a insisté qu’il commande lui-même, mais il n’avait aucune force pour mâcher quoi que ce soit. Une heure s’est passé, la plus lourde, la plus longue, la plus difficile qu’il n’a jamais vécu ou imaginé.

Quand l’heure du verdict est arrivée, et qu’il tenait le reçu dans la main, il a voulu disparaitre, il maudissait son ignorance et son manque de savoir faire. Il ne savait pas que dans certain lieu, un déjeuner peut dépasser le double ou même le triple de son argent de poche pour toute une semaine. Et il ne savait même pas comment aborder le serveur, et s’échapper à l’humiliation de sa vie.

A ce moment, elle approche, sortant de son sac à main des billets et en silence elle a réglé la facture et il n’a pas pu l’empêcher, ou même faire semblant de le faire. Pour la deuxième fois elle le pousse par le bras pour sortir en lui disant : « si tu es incapable d’assumer une histoire de drague, assumer ce qu’engendre une histoire de drague, pourquoi y aller ? On est si bien comme on est, on peut toujours parler et discuter sans besoin de gants, et les gants ne sont pas fait pour toi »

Depuis ce moment, ou plutôt depuis le moment où elle a mis la main sur son bras, il a su que cette jeune fille ne sera pas de passage dans sa vie.

PS : cette histoire de drague est inspirée d’une vraie rencontre qui a eu lieu depuis presque deux décennies… Comme le monde a changé depuis !!! Un diner ou une soirée dans une histoire de drague d’aujourd’hui peut dépasser de loin ce que touche un père de famille pour tout un mois !!!!! Est-ce nos filles qui sont devenues beaucoup plus exigeantes ou matérialistes ? Ou ce sont nos jeunes, et surtout ceux qui ont les moyens qui pensent qu’ils peuvent tout s’acheter avec leurs voitures, leur chéquier et leur laisser passer ?

Mais ces jeunes couples que je vois chaque jour se balader main dans la main au bord de la falaise, ou qui s’assoient sur les rochers les yeux dans les yeux, me rassurent que les choses simples n’ont pas encore disparues pour un soit disant luxe qui ne reflète pas vraiment le luxure des sentiments.

J’ai des pensées dépassées ou peut être arriérées ? Oui je le sais… Mais pour moi (qui aime le luxe et le confort par ailleurs :)) pense encore que rien ne vaut un moment de sincérité et un sentiment vrai, n’importe le lieu, ou le prix du café…

lundi 21 novembre 2011

Du noir dans le blanc…


Quand un bébé naisse, il est considéré comme un ange, une page blanche, aucun souvenir, aucun acte ne peut tacher sa pureté. Ses pleurs, ses sourires ne sont que des réactions spontanées face à des besoins purement physionomiques.

L’hypothèse de page blanche que représente un ange a été longuement critiquée, même par des études pas aussi modernes. Ces études, affirment que le fétus, même avant sa naissance, peut interagir avec son environnement et tout ce qui l’entoure aux profondeurs de sa maman. Qu’il a l’aptitude, avec ses moyens de bord assez modestes, de tout percevoir. L’homme ou la femme qu’il sera, n’est que la résultante de tout ce vécu conscient et inconscient. Une musique, une lecture, une joie, une peur, une colère, un amour, une haine, tout peut avoir des effets sur la personne qu’il sera après. Alors, même un bébé, n’est pas si angélique qu’on le croyait.

Au fil des années, la personnalité ne fait que se former, une adaptation au monde extérieur, l’enfance, l’adolescence puis l’âge adulte ne sont que des suites d’étapes qui forgent chaque personne en fonction du milieu et de l’éducation qu’il reçoit.

……

Un sujet assez vaste, que beaucoup de sciences peuvent traiter et je n’ai ni le souffle ni les connaissances adéquates qui me permettent de donner une analyse des faits. Mais je vais me limiter à une image de personne qui me fait de la peine et qui est présente partout sans aucun rapport avec le niveau socioculturel. C’est une personne qu’on qualifie de pessimiste, mais ce n’est pas vraiment du pessimisme.

A mon avis, le pessimiste c’est un manque de confiance en soi et/ou un manque de confiance en l’avenir qui est dessiné souvent obscur, c’est de voir des issues bloquées partout.

Ceux dont je veux parler dans ces quelques mots, ne se limitent pas à voir du noir au bout d’une route bien éclairée, mais ils cherchent du noir dans la lumière elle-même. Ils guettent l’imperfection dans tout ce qui parait parfait.

Ceux la, n’acceptent pas que les choses vont bien, que la mer soit calme, ou que le temps soit sans tempête ni vent, ou sans même une brise d’été qui fait remuer les branches d’un arbre bien feuilletées. N’acceptent pas de voir l’innocence dans le sourire d’un enfant quand on lui offre un bonbon, ou la gratitude dans le regard d’un affamé à qui on tend un pain, ou la joie dans le visage d’un assoiffé à qui on ne fait que tendre un verre d’eau… Et ils commencent à creuser, à chercher, les significations cachées, les vrais sens et les sens doubles ou camouflés, et c’est toujours l’image de l’obscurité qui domine. Et l’enfant se transforme en voleur qui est prêt à voler le bonbon de la main de son frère, et la gratitude n’est autre qu’un geste qui demande plus sans aucun effort, et même la joie qui est sans mots exprimés, devient une hypocrisie cachée.

Face à une page blanche, avec toute la splendeur et la netteté du blanc, ceux dont je parlais, cherchent ce petit bout noir, ce petit point qui se place négligemment sur le bout de la page, et ça devient la fête si ils arrivent à le percevoir, et ce point minuscule s’élargit, devient de plus en plus large jusqu’à ce qu’il envahisse toute la page et efface toute sa blancheur. Et c’est le noir dominant.

Ces guetteurs du noir, ne sauront jamais savourer un bonheur, ne peuvent jamais faire durer ce qui peut les satisfaire ou leur procurer ce qu’ils cherchaient. Ils ne savent pas ne pas juger, ou prendre les choses de la vie avec simplicité. Les mots pour eux n’ont que le sens le plus tordu, les gestes sont toujours calculés et même les sentiments sincères sont faussés. Le pire, c’est qu’ils ne causent pas seulement leur malheur, leur déprime et insatisfaction, mais ils sont capables de blesser, de faire mal et de se faire mal surtout pour ceux qui n’étaient que cette page blanche et dans laquelle ils ne voyaient que le noir…

Est-ce facile de les accepter comme ils sont, supporter leurs mauvais jugements ?

Est-ce possible de les faire persuader, que le blanc est le plus dominant et que le noir on peut facilement le négliger ?

Il suffit de positiver, avoir confiance en soi et en l’autre …

Et quand ils sauront que le soleil est là pour les illuminer, pour faire fondre les glaciers qui les habitaient, ils seront les plus merveilleux, car au fond, ils ont le cœur si sensible, et ceux qui savent donner de la valeur à cette obscurité qu’ils ont dans leur têtes crée sauront surement rendre le blanc plus éclatant, et c’est seulement à ce moment qu’ils sauront ce que veut dire le mot bonheur…

lundi 7 novembre 2011

Le soleil sous les nuages...


Un matin d’automne si spécial, sombre, venteux, nuageux, tout en lui est tristesse…
Les feuilles d’arbre jaunies par la chaleur d’un été qui vient de quitter, faisaient leur dernière danse, emportées par cet air matinal frais…
Un matin silencieux, lourd, presque sans mouvement, un réveil qui tarde à s’annoncer…

….

Elle a veillé à une heure tardive la nuit passée, quand l’émotion l’emporte, elle arrive difficilement de trouver le sommeil. Mais en mettant sa tête sur son oreiller, elle a dormi comme un bébé. Un sommeil calme, apaisant, comme si on la berçait tel un bout de choux gâté…
Avant que le soleil ne fasse sortir le bout de son nez de derrière l’horizon, elle était déjà sur pieds. Elle aime ce calme matinal, la nature en ce moment est sienne, et personne ne partage son amour et son envi de s’envoler…

….

Cet air aux senteurs fraiches et iodées chatouille ses narines. Ce vent qui n’est qu’une brise automnale embrasse son corps légèrement enveloppé et touche ses intérieurs comme la main d’une maman qui caresse la joue de son enfant…
Le ciel est nuageux, des nuages qui virent au gris attendant le moment de vider toute la lourdeur de leur fardeau…
Le soleil, timide, n’arrivait pas à percer ce voile qui le cachait. Un soleil qui trouvait sa paix, caché, loin des yeux… Un soleil qui observait en cachette et à sa guise le monde qu’il illuminait avec timidité…

….

Elle seule le sentait, là, présent, chaud, rayonnant, fort, et elle souriait, sentant que le soleil de ce matin est là pour elle, pour embellir sa journée et rendre son sourire d’enfant joyeux, plus rayonnant. Elle arrive même à lever les yeux, les laisser fixer vers le haut, ouvrir grand les mains, et s’unir avec cette nature qui s’ouvre à elle…

….

La mer était d’un bleu intense, vaste, accueillante, souriante, comme si elle sentait sa joie, son bonheur et prête à danser à ses notes. Une mer qui représente tous les contrastes. Une mer qui change aux changements de ses humeurs, mais qui a toujours les bras grands ouverts, pour l’écouter, pour l’apaiser, pour partager tous ses petits secrets, cette mer qui arrive même à lui donner conseil et dessiner sur son visage d’enfant strié par les années un sourire, même aux moments les plus tristes.
La mer a le cœur si grand, l’esprit si ouvert surtout avec ceux qui lui sont fidèles, qui ne trouvent refuge que dans son étendu et savent admirer et apprécier ses humeurs et l’aimer dans tous ses états…

….

Avec des pas légers, qui affleure à peine le sol, ses cheveux non coiffés s’envolaient au vent vers tous les sens, son châle qu’elle serrait fort à sa poitrine protégeant son cœur fragile et essayant de garder son bonheur au fond d’elle de peur qu’il soit une autre fois emporté loin d’elle. De ces pas, elle s’envolait, emportant avec elle tous les lieux.
Elle se sentait reine, maitresse de tout ce monde, de toute cette nature qu’elle voyait porteuse de joie et de bonheur. Le soleil se lève pour elle, pour la couvrir de sa chaleur et de sa lumière. Les nuages ne faisaient que le cacher des mauvais œil qui voulaient la priver de son soleil qui, ce matin, pour elle seule brillait.
Le vent est là pour faire danser ses cheveux et leur donner ce qu’ils réclamaient de liberté. Même les feuilles mortes, éparpillées partout, sont là pour couronner, ses pas enchantés. La mer est la seule à connaitre ses secrets, ses humeurs, et elle a toujours su en silence respecter les moments où elle voulait s’isoler et à ses vagues se confier…

….

Dans des moments de doutes, dans des moments où on a tendance à perdre tout espoir, à voir le monde en gris ou en noir, on peut parfois chercher dans ce qui nous entoure, et percevoir le monde avec d’autres yeux. Être optimiste, regarder le coté plein d’un verre à moitié vide et penser que cette eau permettra de se rassasier et que le vide n’est pas obligatoirement une soif…

mardi 18 octobre 2011

تبادل الأسرى : فرحة بطعم المرارة


على كلّ القنوات التّلفزيّة، على كل الذّبذبات الإذاعية، على كلّ صفحات الصّحف الصفراء و حتّى تلك التّي ابيضّت ، خبر اليوم الذّي يتناقله الجميع: اليوم تفعيل صفقة تبادل الأسرى، أو بلغة اصحّ، عودة شاليط إلى دياره مقابل الإفراج عن أكثر من ألف أسير أو سجين فلسطيني...

لا احد يستطيع إنكار الفرحة بالعودة للدّيار. لا احد يستطيع عدم التّأثر لدمعة امّ أو زوجة أو ابنة أو أخت عند أول عناق بعد غياب طال.

لا أحد يستطيع أن ينكر اختلاجات تهزّ داخله عند سماع زغرودة فرح اللّقاء.

و لكن...

من أين جاءني هذا الإحساس بالمرارة في يوم خصّص للفرح؟


لماذا ينتابني إحساس بانّ لا شيء يفرح أو لا شيء يدعو للانشراح؟

لماذا لا أرى في الأمر ايّ نكهة انتصار؟

ألأنّ هؤلاء العائدين إلى ديارهم قضّوا أحلى سنوات عمرهم و راء القضبان؟ أم لأنّهم عادوا ليجدوا انّ لا شيء تغيّر؟

الأرض ما زالت مسلوبة، المستوطنات امتدّت على مئات الأميال و جدار يفصل الحلم و الأمل عن الواقع الذّي لم يزد الاّ مرارة و احتقان...

أهي مرارة الأمّ الثكلى التّي لم تواري ابنها التراب؟

هل هي الزّوجة التّي ترمّلت و هي بثوب الزفاف؟

هل هي البنت التّي لم تعرف أباها؟ لم تعانقه يوما؟ لم تفتح له الباب حاملة خفّه عندما يعود مساءا إلى الدّار؟ و لم تجد من يمسك يدها عندما زفّت لخيرة الرّجال؟

ام هو الابن الذي عاش وحيدا، تعلّم الألم وهو في ريعان الشّباب؟ لم يجد من يعلّمه كيف يحلق ذقنه كالرّجال؟ او يربّت على كتفه مفتخرا بشهادة الماجستير؟

هي مرارة لأطفال حملوا الحجارة، اعتقدوا أن اندفاعهم سيتجاوز لعب الكبار الذين يتاجرون بقضيّة لا يعرفون منها إلا الصّفقات... و أي صفقات؟

هو يوم يتساوى فيه الفرد بالألف، فما ارخص قيمة الإنسان... صفقة حرّرت ألفا نعم، لكنّهم سيعودون للسّجون بالآلاف...

هي صفقة أسلحة جديدة، حروب جديدة، و دماء أطفال تسكب على ارض لم ترتو بدماء أبنائها فتتركهم كلّ يوم للضياع...
فلتتعالى زغردات الفرح... فما احوجنا لاوهام الفرح

mercredi 5 octobre 2011

Ce soir…



Une rose qui a peur de faner…
Sous les rayons fades…
D’un soleil glacé…

La nuit quand tout se calmait…
Le vent seul sifflait...
Et personne ne l’écoutait…

Elle prie la lune…
Avec des mots muets…
La lune, qui entre les nuages apparait…
Timide et bien éclairée…

Elle la prie par les yeux...
Que personne ne voyait...
De bien vouloir l’accepter…
Pour qu’entre ses bras elle puisse se cacher…

La lune dans sa splendeur…
N’arrive pas à la voir…
Verser les larmes de désespoir…

La rose n’ose pas frapper…
A la porte de la lune qui la regardait…
De peur qu’elle soit rejetée…
Et sa prière refusée…
Une rose ne sait pas se plier…
Ni courber la tête pour supplier…
Pour être encore une fois admirée…

Elle a peur de faner…
De perdre ses feuilles et sa douceur parfumée…
Et que ses pétales qui se levaient…
Très haut vers les grands cieux…
Tombent sur terre piétinées…

La rose sous le vent…
Se dénude de sa voile de soie…
Elle est nue sans joie…
Ses pétales par le froid jaunies…
Se posent sur terre imbibées de pluie…
Chauffer par la nature…
Elle nourrit des racines…

Et quand le printemps viendra…
Les pétales de roses emportées par le vent…
Deviendront des rosiers souriants…
Et leurs pétales fleuriront…
Et danseront le soir…
Avec le parfum du printemps…

Et seule la lune saura…
Que par les larmes de la rose qui a fané en hiver…
Le printemps sentira ses fleurs…

vendredi 30 septembre 2011

Deux ans déjà…


Le temps passe, et je fête mes deux ans sur ce fameux blog, oui il est fameux ce blog qu’il m’arrive parfois de le détester, de regretter de l’avoir un jour mis au jour. Est ce que j’avais besoin de publier ce que j’écrivais? car je n’ai jamais arrêté d’écrire, pour moi, sur des bouts de papiers qui se perdent et je retrouve en faisant le ménage de ma vie pour me faire revivre un moment qui m’a marqué... Avais-je besoin de nouer des amitiés avec l’image que reflètent mes illusions sans que ça soit complètement moi ? Est ce vrai que je m’enfonce toujours la tête en premier et que je ne me rends compte que je me noie que quand c’est déjà trop tard ?

Une nouvelle année, de délires, de mots, d’humeurs changeantes à l’infini. Mais cette année, je n’ai aucune envie de la fêter, je n’ai aucune envie d’allumer une bougie et dire que je grandi, cette année, je n’ai rien à fêter ou plutôt je ne veux rien fêter…

J’ai voulu faire un récapitulatif de mon année, d’une année que je devais voir avec d’autres yeux que ceux que j’ai en ce moment… Durant cette année, j’ai fermé ce fameux blog deux fois, voulant quitter définitivement les lieux, quitter ce monde virtuel qui, quand il passe à la réalité, n’apporte rien de majestueux… Nos mots nous représentent, représentent un rêve, une émotion, mais ne peuvent jamais dessiner tout ce qu’on est, on est parfois beaucoup plus différent, beaucoup plus compliqué…

Qu’est ce qui a marqué cette année ? Une révolution ? Un pays qui aime changer et qui trouve de la difficulté de se débarrasser d’un héritage acquis depuis des années ? Un héritage qui habite nos têtes, notre mentalité… J’aimerais être optimiste, mais ça ne sera pas si facile de tout bouleverser, ça nécessite des années…

Le mot clé pour moi cette année, c’est la perte de personnes qui ont marqué une partie de ma vie, à des degrés différents, que j’ai considéré très cher pour moi mais que ma maladresse, mes humeurs instables et parfois le destin ont choisi de mettre fin à des belles illusions. Je leurs demande à tous (ils se reconnaîtront peut être) de pardonner mon passage dans leurs vies, et que j’aurais milles fois préféré ne pas les connaitre de prêt ou de les considérer comme étant une partie de moi, en amis, en stabilisateurs et même beaucoup plus. De rester pour eux juste cette illusion lointaine et mystérieuse et c’est ce qui fait son charme. J’ai cru à un moment donné que je suis chanceuse que le destin m’a permis de connaitre ce que je n’ai jamais connu, mais la chance et moi, ça fait toujours deux.

Je ne peux plus faire tuer Illusions, car elle n’est plus mienne, et elle restera pour ceux qui aiment passer un moment à lire ses mots ou à aimer l’image qu’elle peut donner… Mais illusion et moi on sera deux, un autre signe de schizophrénie que même un bon psy ne peut pas déceler, ça devient de plus en plus grave :)

En tout cas, on apprend toujours des choses dans la vie, et ça ne s’arrête jamais. Je suis souvent maladroite et une tête de mule, je suis un cas particulier et je mérite de l’encouragement pour encore délire et savoir garder mon sourire. Et heureusement que j'ai des adorables amis( ils ne sont pas nombreux) qui savent me supporter, m'écouter, me comprendre, et m'aiment bien comme je suis, un ensemble de contraste…

Et encore une fois, bonne continuation Illusions, n’arrête jamais ce que tu as commencé, il y a encore quelque uns qui apprécient ce que vous faites, rabby yaatihom essaber w toulet elbel :D

jeudi 29 septembre 2011

A mon bébé…


Des mots que je n’ai pas pu garder… Des mots que je n’ai pas pu emprisonner… Des mots que je veux à toi, mon bébé, crier…

Même si tu fais la sourde oreille et tu refuses de m’écouter… Même si tu tournes la tête pour ne pas me regarder… Même si tu boudes avec ton front plissé… Je vais te parler…

Je ne supporte pas te voir fâché… Je ne supporte pas te sentir me détester… Même si j’en suis sure que ce n’est pas vrai…

Je n’ai pas pu accepter, de te voir loin de moi s’envoler…

Je n’ai pas pu supporter, de te voir ne plus me confier, tes joies et tes petits secrets…

Je n’ai pas pu assimiler, qu’avec tes propres ailes tu as envi de t’envoler…

Je n'ai pas pu laisser, ton navire t'emporter, loin de mes rivages et mes cieux...

Je n'ai pas accepter, ne pas partager, tes nouveaux rêves où tes petits projets...

Je n'ai pas pu supporter, fermer mes yeux et te savoir emporté loin de moi, à mille lieux...

Je n'ai pas pu tenir mes mains et mes pensées, qui voulaient effacer, tout le mal que par maladresse j'avais causé...

Ce n’est pas la première fois que mes mots te blessent… Ce n’est pas la première fois que tu te refuges dans ton lit fâché… Ce n’est pas la première fois que tu refuses de m’écouter… Ce n’est pas la première fois que tu ne veux pas comprendre ce que je disais…Ce n’est pas la première fois que je m’emporte sans réfléchir à ce que de ma bouche sortait… Mais cette fois, j’insiste pour te parler, j’insiste pour t’expliquer, que ce n’est pas facile d’endurer, la sensation de te savoir fâché…

Mon bébé, je croyais que je pouvais tout contrôler, que je pouvais t’avoir tout le temps à mes cotés et être présente en tout ce qui te concernait… Quand la vie à voulu te donner ta liberté, ou te libérer de ma possessivité, au fond de moi je n’ai pas pu assimiler, ni accepter, ni supporter…

Ce soir, quand tu m’as tourné le dos, refusant tout de ma part, j’ai compris que je devais me raisonner, que je devais couper ce fil avec qui je te tenais à moi et qui risque de t’étrangler…

Je veillerais toujours sur ton sommeil, je te souhaiterais tout le bonheur et la réussite que tu mérites, et je déposerai chaque soir une bise sur ton front, car tu ne pourras jamais te fâcher quand tu es sûr que c’est mon amour qui ne sait pas comment s’exprimer et que tu resteras pour toujours mon bébé…

samedi 24 septembre 2011

Je t’oublie chaque jour…


Je n’ai jamais su oublier, comme je t’ai oublié… Je passe toute ma journée, à ne pas penser, juste à t’oublier...

Je t’oublie en me réveillant chaque matin, en voyant les premières lueurs du soleil caresser l’horizon…

Je t’oublie en buvant mon café chaud, en allumant ma première cigarette et en poussant sa fumée de mes fonds…

Je t’oublie en prenant le volant, en roulant vers une destination, qui avec toi n’a aucune liaison…

Je t’oublie en admirant, les vagues se casser sur les rochers, et en voyant les mouettes très haut s’envoler…

Je t’oublie avec chaque livre que je lis, avec chaque passage qui me plais et avec chaque sentiment qui m’émeus…

Je t'oublie quand mes pieds nus se baladent sur le sable de la plage, quand je jette les bouts de mes pensées, de mes peines sur la surface du large...

Je t’oublie avec chaque musique, chaque note, chaque parole, chaque danse, chaque rire et chaque larme qui s’évade involontairement de mes yeux…

Je t’oublie avec chaque sonnerie, avec chaque klaxon et avec chaque voix qui prononce mon nom…

Je t’oublie dans mes délires, dans mes fous rires, et dans mes gestes d’enfants…

Je t'oublie dans l'obscurité de ma nuit, dans la froideur de mon lit, avec l'étoile à qui je me confie...

Je t’oublie quand je rêve et quand je serre les bras en frissonnant…

………..

Tu vois bien que je t’ai oublié, tu n’es dans aucun moment présent…

Je t’oublierai encore demain et après demain, et je ne cesserai jamais de t’oublier…

vendredi 16 septembre 2011

Des mots qui embrassent la vie ...


Il y a des mots qui résonnent plus que d'autres. Des mots qui touchent nos profondeurs tellement elles expriment ce qu'on veut dire ou ce qu'on sent. Des mots qu'on n'arrive pas à prononcer ou qu'on ne sait pas comment créer.

Charlie Chaplin a dit ces mots qui résument presque tout, résument toute une vie:

J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables.
J'ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes inoubliables.
J'ai agi par impulsion.
J'ai été déçu par des gens que j'en croyais incapables, mais j'ai déçu des gens aussi.

J'ai tenu quelqu'un dans mes bras pour le protéger.
J'ai ri quand il ne fallait pas.
Je me suis fait des amis éternels.
J'ai aimé et l'ai été en retour, mais j'ai aussi été repoussé.
J'ai été aimé et je n'ai pas su aimer.
J'ai crié et sauté de tant de joie.
J'ai vécu d'amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le cœur tant de fois!
J'ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos.
j'ai téléphoné juste pour entendre une voix.
je suis déjà tombé amoureux d'un sourire.
j'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et...
J'ai peur de perdre quelqu'un de très spécial (que j'ai fini par perdre)...
Mais, j'ai survécu! Et je vis encore! Et la vie, je ne m'en passe pas...

Et toi non plus tu ne devrais pas t'en passer, Vis!!! Ce qui est vraiment bon, c'est de se battre avec persuasion, embrasser la vie et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant, parce que le monde appartient à celui qui ose et LA VIE C'EST BEAUCOUP TROP pour être insignifiante!