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dimanche 22 décembre 2013

A mon psy…





Comme beaucoup de gens ces derniers temps, je me suis trouvée sur ce fameux divan en cuir noir d’un psy. A vrai dire c’est confortable de s’allonger avec cette lumière tamisée en admirant le plafond tout blanc, mais ce qui est dur, c’est d’essayer de se confier.


 Dans un tel moment j’aimerais dire certaines choses à mon psy :


« Je ne sais pas si ce qui m’a mené vers toi est mon état de stress, mes insomnies chroniques ou juste mes idées suicidaires. Je ne sais pas aussi si j’espère en sortant de chez toi me trouver avec un nouvel habit et un nouvel esprit ou simplement je me fais trop d’illusions. Et je me demande souvent si j’ai vraiment besoin d’un psy ou c’est simplement ma folie qui m’a menée vers toi.


Allongée sur le divan , je préfère fermer les yeux, comme si j’avais besoin de toute ma concentration pour pouvoir pénétrer en mon intérieur, ou peut être j’ai peur que mes yeux me trahissent, ne dit-on pas que les yeux sont le miroir de l’âme ?


 Mais, en m’enfonçant dans mes labyrinthes, je ne trouve que des murailles et des portes doublement fermées, même si certaines fenêtres sont ouvertes, elles ne laissent s’infiltrer qu’une petite dose de lumière et le reste est bien gardé aux obscurités de mon moi. Pourrais-je un jour briser ces arcades ? Laisser le soleil me pénétrer et se libérer de cette tête qui n’arrête jamais de bouillonner.


Alors cher psy, même avec ce sourire qui se dessine sur ton visage ferme, je comprends bien comment tu fonctionnes, je connais tous tes astuces et je sais que tu te croix si expert pour me pousser à me délivrer et dévoiler tout ce qui est sombre en moi et que tu auras recourt à toutes les techniques lues dans tes manuels de base et par la suite analyser ma personne. Une personne si simple d’apparence et  au fond si compliquée. Un mélange de force et de vulnérabilité. Un Grand sourire ou un rire sonore sur une âme meurtrie.

Mais attention cher psy, ne cherche pas dans mon enfance des raisons à mes délires et n’essaye jamais de me débarrasser de mes folies, je sais avoir recours à la raison quand il le faut, je sais aussi quitter la table en gardant la tête haute, et surtout je ne veux pas de recommandations ou de conseils, je suis trop têtue pour les suivre.
Alors, contente-toi d’être là, de supporter mes larmes et mes rires, mes bavardages et mes silences, mes forces et mes faiblesses et surtout d’illuminer ce divan noir quand tout devient ténébreux autour de mes délivrances… »

Enfin, j'arrive à réaliser que je ne suis pour mon psy qu'une fiche qu'il classera entre celle de son ex- patiente et celle qui occupe pour le moment ce canapé noir, et rien de plus, alors pourquoi casserais je encore mes neurones? ...

vendredi 20 janvier 2012

Tentative de viol, le dire ou le cacher ?



C’est une jeune fille de 20 ans, belle, d’une famille très conservatrice dans un milieu presque rural où tout le monde se connait.

Il y a deux ans, elle allait visiter ses grands parents qui habitaient à une heure de route de chez elle, elle devait passer par des champs le long de presque un kilomètre, un trajet qu’elle faisait souvent. En route, elle a croisé un parent lointain qu’elle considérait comme un oncle, vu son âge qui est plus du double du sien et les relations qu’il avait avec son père ainsi que toute sa famille. Après les salutations habituelles, et profitant d’un passage entre les buissons, le comportement de cet « oncle » a changé, il l’a tenu avec force, l’embrassant et essayant de la déshabiller. La différence de taille, d’âge et de force lui a permis de lui ôter la majeure partie de ses habits et de s’allonger sur elle jusqu’à sa jouissance sans tenir compte de ses cris ou ses larmes qui le suppliaient de la libérer .

Elle s’est levée, mis en ordre son voile et ses habits et d’un pas lourd elle rentre chez elle dans un état lamentable. La première chose qu’elle a faite était de tout raconter à sa mère. La mère s’est mise en colère contre sa fille, la tenant responsable de son déshonneur et du déshonneur de la famille. Elle l’a même accusée de provoquer elle-même ce qui s’est passé. Et la victime s’est transformée tout de suite en accusée ou même la seule coupable. Dans un acte de viol, avec la mentalité de cette région isolée de toute civilisation, plantée entre les champs et les oliviers, la femme ou la jeune fille doit savoir de toutes les manières se défendre et ne pas provoquer un viol ou même une tentative. (mais est ce que c'est si différent ailleurs?)

Quelques jours après, sa mère et une de ses tantes, l’emmènent chez un gynécologue, ce qui compte, c’est de savoir si elle a perdu son hymen à la suite de ce qui est arrivé. Le médecin les rassure, elle est intacte, et c’est l’essentiel. Son état moral, ce qu’elle pense ou ce qu’elle peut endurer ou même les séquelles psychologiques n’ont aucune importance.

Le sujet est clos, personne ne doit savoir cette histoire hors ce petit cercle fermé et surtout pas le père qui risque de tuer sa fille s’il l’apprend et peut être agressé l’agresseur. La fille, seule, a su dépasser l’évènement, peut être le rapport positif du médecin l’a aidé, ou c’est son agresseur qui l’évitait et évitait tout son entourage qui lui évitait de trop penser à ce qui s’est passé.

Deux ans sont passés maintenant, elle a connu un jeune homme lors d’une fête, c’est dans ces lieux qui les couples se forment, et que les liaisons se nouent. Ce jeune homme terminait ses études en France et c’est à travers les coups de téléphone et le fameux skype que leur relation a évolué pour passer à une relation plus sérieuse qui va s’officialiser dès son retour au bled.

Cette tournure l’a mise dans un état délicat. L'histoire qui datait de plus de deux ans déjà refait surface dans ses pensées.

N’a-t-il pas le droit de savoir ce qui s’est passé ?
Quelle sera sa réaction ?
L’acceptera-t-il ?
Risque-t-elle cette relation et son avenir pour une histoire qui l’a touchée sans la toucher ?
Si elle garde pour elle son secret, ne risque-t-il pas de le savoir l’un de ces jours ?
Supportera-t-elle seule le poids de ce secret, elle qui lui a promis de ne rien lui cacher ?

Lui dire ou ne rien lui dire, une question à laquelle elle n’a pas trouvé de réponse. Toutes les possibilités peuvent aboutir à des situations non confortables pour les deux.

Alors, est ce qu’elle doit lui dire et assumer les conséquences, et gagner la paix vis à vis d’elle-même, même si elle risque de le perdre ou d’être à sa merci tout le long de sa vie car elle aura cette sensation qu’il lui a pardonné une situation qu’elle n’en est pas responsable.

Ou garder cette histoire pour elle, mais elle se sentira malhonnête envers lui et elle aura toujours la peur qu’il l’apprenne l’un de ces jours, et là il ne lui pardonnera plus jamais.

Si sa propre mère l’a considéré comme seule coupable, quelle sera la vision de l’homme qui dit l’aimer, ou celle de toute une société ? Une fille violée, ou qui a subit un viol même s’il n’a pas aboutit, doit porter ce fardeau toute sa vie dans tous les cas, c’est ça notre société….

lundi 21 novembre 2011

Du noir dans le blanc…


Quand un bébé naisse, il est considéré comme un ange, une page blanche, aucun souvenir, aucun acte ne peut tacher sa pureté. Ses pleurs, ses sourires ne sont que des réactions spontanées face à des besoins purement physionomiques.

L’hypothèse de page blanche que représente un ange a été longuement critiquée, même par des études pas aussi modernes. Ces études, affirment que le fétus, même avant sa naissance, peut interagir avec son environnement et tout ce qui l’entoure aux profondeurs de sa maman. Qu’il a l’aptitude, avec ses moyens de bord assez modestes, de tout percevoir. L’homme ou la femme qu’il sera, n’est que la résultante de tout ce vécu conscient et inconscient. Une musique, une lecture, une joie, une peur, une colère, un amour, une haine, tout peut avoir des effets sur la personne qu’il sera après. Alors, même un bébé, n’est pas si angélique qu’on le croyait.

Au fil des années, la personnalité ne fait que se former, une adaptation au monde extérieur, l’enfance, l’adolescence puis l’âge adulte ne sont que des suites d’étapes qui forgent chaque personne en fonction du milieu et de l’éducation qu’il reçoit.

……

Un sujet assez vaste, que beaucoup de sciences peuvent traiter et je n’ai ni le souffle ni les connaissances adéquates qui me permettent de donner une analyse des faits. Mais je vais me limiter à une image de personne qui me fait de la peine et qui est présente partout sans aucun rapport avec le niveau socioculturel. C’est une personne qu’on qualifie de pessimiste, mais ce n’est pas vraiment du pessimisme.

A mon avis, le pessimiste c’est un manque de confiance en soi et/ou un manque de confiance en l’avenir qui est dessiné souvent obscur, c’est de voir des issues bloquées partout.

Ceux dont je veux parler dans ces quelques mots, ne se limitent pas à voir du noir au bout d’une route bien éclairée, mais ils cherchent du noir dans la lumière elle-même. Ils guettent l’imperfection dans tout ce qui parait parfait.

Ceux la, n’acceptent pas que les choses vont bien, que la mer soit calme, ou que le temps soit sans tempête ni vent, ou sans même une brise d’été qui fait remuer les branches d’un arbre bien feuilletées. N’acceptent pas de voir l’innocence dans le sourire d’un enfant quand on lui offre un bonbon, ou la gratitude dans le regard d’un affamé à qui on tend un pain, ou la joie dans le visage d’un assoiffé à qui on ne fait que tendre un verre d’eau… Et ils commencent à creuser, à chercher, les significations cachées, les vrais sens et les sens doubles ou camouflés, et c’est toujours l’image de l’obscurité qui domine. Et l’enfant se transforme en voleur qui est prêt à voler le bonbon de la main de son frère, et la gratitude n’est autre qu’un geste qui demande plus sans aucun effort, et même la joie qui est sans mots exprimés, devient une hypocrisie cachée.

Face à une page blanche, avec toute la splendeur et la netteté du blanc, ceux dont je parlais, cherchent ce petit bout noir, ce petit point qui se place négligemment sur le bout de la page, et ça devient la fête si ils arrivent à le percevoir, et ce point minuscule s’élargit, devient de plus en plus large jusqu’à ce qu’il envahisse toute la page et efface toute sa blancheur. Et c’est le noir dominant.

Ces guetteurs du noir, ne sauront jamais savourer un bonheur, ne peuvent jamais faire durer ce qui peut les satisfaire ou leur procurer ce qu’ils cherchaient. Ils ne savent pas ne pas juger, ou prendre les choses de la vie avec simplicité. Les mots pour eux n’ont que le sens le plus tordu, les gestes sont toujours calculés et même les sentiments sincères sont faussés. Le pire, c’est qu’ils ne causent pas seulement leur malheur, leur déprime et insatisfaction, mais ils sont capables de blesser, de faire mal et de se faire mal surtout pour ceux qui n’étaient que cette page blanche et dans laquelle ils ne voyaient que le noir…

Est-ce facile de les accepter comme ils sont, supporter leurs mauvais jugements ?

Est-ce possible de les faire persuader, que le blanc est le plus dominant et que le noir on peut facilement le négliger ?

Il suffit de positiver, avoir confiance en soi et en l’autre …

Et quand ils sauront que le soleil est là pour les illuminer, pour faire fondre les glaciers qui les habitaient, ils seront les plus merveilleux, car au fond, ils ont le cœur si sensible, et ceux qui savent donner de la valeur à cette obscurité qu’ils ont dans leur têtes crée sauront surement rendre le blanc plus éclatant, et c’est seulement à ce moment qu’ils sauront ce que veut dire le mot bonheur…

mercredi 23 mars 2011

Harcèlement dans le milieu scolaire...


Je suis une jeune adolescente de quinze ans, élève dans un collège en neuvième année. J'ai fait mes études primaire dans mon petit village natal très loin de cette grande ville vers où on a immigré à la recherche d'une vie meilleure.

J'ai dû dès mes premiers jours m'imposer de force pour pouvoir détourner les regards moqueurs de mes camarades de classe ainsi que leurs paroles abaissantes pour la campagnarde qui ne s'habillait pas comme eux et ne parlait pas comme eux. Cette attitude agressive m'a causé des problèmes relationnels qui s'aggravaient de jour en jour sans que je puisse les dépasser.

Je ne suis pas vraiment belle, mais ma puberté précoce m'a donné des formes que celles de mon age n'avaient pas encore. Ma grande taille, mes yeux noirs sombres et mes joues toujours roses -un héritage de l'air de montagne où j'ai passé mes années d'enfance- donnent l'impression que je dépasse mes quinze ans de plusieurs années.

Au collège, et partout où je suis j'attire les regards admirateurs qui sont attirés par mon coté jovial et dynamique. Mais je suis une campagnarde, et personne ne peut dépasser avec moi les limites que je sais tracer avec la force de la parole ou du bras et parfois je passe même aux coups de pieds. Je ne suis pas la fille facile de cette génération, comme les fifilles avec qui je partage les bancs de l'école.

Le rapport d'une adolescente avec ses transformations de corps, et surtout si elles sont précoces, est souvent si complexe. Une fierté sentie avec les regards admirateurs et en même temps un refus qui peut paraitre dans une agressivité excessive. C'est un corps de femme dans une tête qui n'a pas dépassé l'age de l'enfance, ajouté à cela tout l'héritage social et culturel sur l'image de la femme d'elle même transmis souvent dans les milieux ruraux par les proches adultes où le familial et le social ne font qu'un.

Ce que je vis depuis presque un mois et difficile à surmonter, surtout que je n'ai pas pu en parler.

Un camarade de classe, qui me courait après depuis quelques temps, a osé mettre sa main sur mon épaule pendant un cours. Je n'ai pas trop réfléchit, je l'ai tout de suite giflé et je me suis mise en face de lui le frappant de coups de pieds et de mains. Mon professeur, d'habitude gentil avec moi, et qui m'aime beaucoup, m'a expulsé de la classe et a rédigé un rapport de ce qui s'est passé dans son cours.

Depuis, j'ai commencé à répondre à une série de questionnaires dans le bureau de monsieur le directeur. Dès le premier jour, j'ai vu que je lui plaisais. Il tardait à me regarder, m'admirer comme s'il me déshabillait. Je me sentais fière de la place d'honneur que j'ai pu avoir à ses yeux. Il m'a même dit qu'il est fier de mon comportement et que c'était la preuve que je suis une fille correcte et qu'il souhaitais avoir une fille avec ma force de caractère. Il m'embrasse souvent sur la joue en me tenant par la tête, et il a même une fois essuyer mes larmes avec son propre mouchoir. Il était si gentil et si adorable et il pouvait comprendre mes intentions et mes réactions.

Un autre caractère d'adolescence qui peut parfois durer à des ages beaucoup plus avancés, c'est s'identifier à travers le regards des autres, surtout ceux d'un age adulte. Voir dans l'admiration de cet autre une valorisation du soi. Cette recherche de valeur, devient parfois plus grave, et même maladive, quand l'adolescent ne fait que l'imaginer et construire tout un enchainement qui ne tient point à la réalité. C'est aussi un besoin de soutien ou de protection hors du cadre familial qui se cherche dans l'entourage adulte, et les enseignants jouent souvent ce rôle aux yeux de certains de leurs élèves.

Avec le temps, monsieur le directeur me fait penser que lui seul pouvait fermer ce dossier pour que je puisse continuer mes études sans problèmes sans oublier de souligner, qu'à mon passage au conseil de discipline, je serais surement renvoyé du collège et qu'il doit informer mes parents.
Je l'ai supplié, je lui ai même proposé que je suis prête à tout faire pour que je sois pardonné et que je ne serais plus de cette agressivité.

Là est venu sa proposition...

Il a demandé que je vienne le rejoindre dans son bureau à la fin des cours à 18heures. Une fin d' après midi de janvier, sombre et pluvieuse, je ne pourrais jamais oublier ce jour.

Je pleurais. J'avais peur du conseil qui s'approchait. Monsieur le directeur a commencé à m'apaiser, à me dire qu'il ne laissera jamais tomber une fille merveilleuse comme moi. Il s'est approché, m'a tenu dans ses bras, et il a commencé à m'embrasser, mais pas d'une façon parentale comme avant. Ses mains parcouraient mon corps et je ne pouvais pas les éloigner. je suis sous sa merci, je n'avais aucun choix. Et je me trouvais dans cette chambre annexe à son bureau, et il a eu ce qu'il voulais, de moi, la fille de quinze ans et monsieur le directeur de mon collège où j'étudiais.

Je n'ai pu parler à personne, d'ailleurs il m'a menacé, il tenais ma réputation et mon avenir entre ses mains, et ça sera ma parole, la fille à problèmes, contre la sienne, monsieur le respectueux directeur, connu et d'une grande famille et qui bénéficie d'un poste de responsabilité à la municipalité de la ville.Mes parents même vont me tenir responsable, me punir et pourquoi pas me tuer, moi la cause de leur déshonneur.

Le dossier est classé; mais j'ai eu une punition que je n'ai jamais imaginé un jour pour avoir refusé qu'un camarade mette la main sur mon épaule. Deux semaines sont passées maintenant, Je me sens comme un cadavre en classe, vidée de toute force que j'avais. J'évite tout contact et j'essaye de ne pas croiser monsieur le directeur. Il demandera de me revoir surement une autre fois et je n'aurais jamais la force de refuser.

Tout ce que je souhaite, c'est que ces quelques mois qui restent de l'année scolaire passent vites, que je sorte de ce collège pour aller au lycée et tourner définitivement cette page qui ne s'effacera jamais, jamais, jamais...

Combien de cas semblable à celui de cette jeune fille, ou plutôt de cet enfant on peut dénombrer?
Est ce que le mur de silence puisse être un jour brisé?
Qui aura la force de crier fort ce crime, appeler justice?
Une société comme la notre va-t-elle lui donner ses droits ou simplement l'inculper à sa façon?
Garder le silence... est ce le bon choix... ou elle n'avait aucun autre choix????????

lundi 18 octobre 2010

Bas les masques…


Bas les masques, un titre d’une émission télévisée si je me rappelle bien, mais ce n’est pas mon sujet. Je ne vais pas de même parler des masques que choisissaient les acteurs pour jouer leurs personnages dans des pièces de théâtres. Ni de l’art de confectionner ces visages à partir de plusieurs matériaux pour donner la gaieté, faire peur, ou pour éloigner les mauvais sorts.

Mais, après réflexion, tout cela fait partie intégrale du sujet. Les masques sont toujours là, et qui prétend n’avoir jamais porté ???? Il prend déjà le masque de l’honnête pour un grand menteur…

Je suis depuis mon jeune âge passionnée par la psychologie, mes études après, ont approfondit cette passion qui est devenue peut être plus affirmée. J’essaye à chaque fois de percer les mystères de toutes les personnes qui sont autour de moi. Essayer de m’infiltrer au dessous de ces masques qui couvrent leurs visages en cherchant à comprendre les profondeurs de chaque âme.

Chacun porte sur lui un masque, pour ne pas dire plusieurs. Chacun montre un visage qui n’est pas souvent le sien. Et deux genres de masques forment les images les plus répandues, bien que quelques détails diffèrent.

Certains portent ces masques pour se cacher… Cacher une faiblesse ou un manque de confiance en soi… D’apparence c’est un masque… mais en réalité ce n’est qu’une armure… une auto défense. Une image de force ou d’agressivité, une image de confiance en soi ou d’assurance… mais rien n’est vrai… C’est une prise de conscience que le monde autour est cruel… injuste… une certitude individuelle qu’avec toute la sensibilité intérieure c’est difficile d’avancer sans être dépassé…

Les porteurs de ces masques-armures se sentent toujours incompris, mal aimés. Ils espèrent tout le temps trouver une âme sœur qui peut percer leurs secrets sans les juger. Une âme sœur qui les prendra dans les bras et éveillera en eux tout l’amour et la tendresse refoulés. Au fond d’eux ils essayent de se convaincre qu’ils ont raison. Que cette armure leur permet d’avancer la tête haute, et qu’ils ont toujours leur mot à dire et pourquoi pas le dernier mot.

Mais au fond d’eux, ils ne se sentent jamais heureux, entre leur masque et leur réelle personnalité, il y a une grande différence au point qu’ils ne se retrouvent plus. Et ils ne peuvent ni se débarrasser de leur masque qui à leur visage devient coller comme une deuxième peau, ni retrouver leur sensibilité. Ils pensent qu’ils sont capables de s’en débarrasser lorsqu’ils ont assez, mais à vrai dire il s’est collé à eux, et il prend le dessus même s’ils ne veulent pas le retrouver. Enfin rien ne les satisfait, rien ne leur plait…

C’est une armure qui devient sienne. Souvent utilisé, même si seuls la nuit, ils auraient espérer ne pas en abuser, mais ils se sentent obliger, comme s’ils n’ont jamais eu le choix.

D’autres masques sont si différents, dans leurs formes et leurs utilités, ils sont utilisés pour s’embellir. Embellir une image que ses porteurs savent inconvenantes et difficile à accepter, cette image qui est la leur.

Là, le port du masque n’est plus une obligation comme ça l’a été pour les premiers, ça devient un choix, et un choix bien étudier. Que veulent-ils au juste cacher ?
C’est de leur égoïsme, leur hypocrisie, leur mal vaillance… Ces masques, sont bien confectionnés, bien étudiés, bien choisis.

En regardant l’image que reflètent ces masques, on retrouve l’être parfait, sans aucune défaillance. Gentillesse, grandeur de cœur, tolérance, sensibilité, et pour arroser le tout, on ajoute un zeste de principes, de valeurs, et une pincée de prise de position et une capacité de défendre une cause, souvent si grande et si juste, jusqu’au bout. Ce mélange de douceur et de force, ce mélange de tolérance et d’engagement est si parfait qu’il ne peut jamais être humain ou vrai.

Ces porteurs de masque, sont les meilleurs enfants, les plus studieux des élèves, et plus tard, ils sont les meilleurs conjoints qui ont bien choisi les siens, les meilleurs amants, les parents les plus parfaits, les chefs les plus respectueux, un exemple de sérieux et d’humour, les connaitre et déjà un grand honneur.

Pour rendre leur image ou leur masque plus humain, ils s’ajoutent quelques défauts qu’ils admettent avec le grand sourire, et ces petits défauts ne touchent jamais l’image de marque qu’ils ont.

Mais le pire dans ce deuxième cas de figure, c’est que ceux la finissent par croire qu’ils sont vraiment si parfait. Ils oublient qu’ils ont eux même confectionné chaque pièce de leur masque. Et ceux là aussi, au fond d’eux même, ne sont pas si heureux, ils sont si parfaits dans un monde sans valeurs et d’une bassesse qu’ils ne peuvent accepter…

samedi 24 avril 2010

Quand un adolescent découvre ses tendances homosexuelles.


L’adolescence et l’homosexualité, deux sujets qui ne sont pas faciles à traiter. Deux sujets où il n’y a jamais eu un accord entre les chercheurs et surtout de la part des sociologues et des psychologues. Deux sujets qui sont liés à beaucoup de stéréotypes et des préjugés. Deux sujets qui restent des tabous dans une société comme la notre.
Depuis quelques jours j’essaye d’approfondir mes connaissances sur ces deux sujets. Toutes mes lectures ne m’ont pas permis de trouver une solution adéquate à la situation que j’ai rencontrée. Beaucoup de facteurs entrent en actions, ce qui ne facilite pas la tache. Je vais étaler ce cas qui m’a été présenté, bien que tenue par le secret professionnel, mais je pense bien que ce n’est pas un cas unique.
C’est un jeune adolescent, timide d’apparence avec des résultats scolaires acceptables. Il a dépassé les 16ans de quelques mois et n’a jamais eu de problèmes apparents soit relationnel ou dans son établissement. D’un père travaillant à l’étranger, il vit seul avec sa mère qui est trop protectrice.
J’ai donné une petite conférence sur la santé psychologique de l’adolescent pour les élèves du secondaire. Parmi les points traités, l’identité sexuelle qui s’affirme encore à l’âge de l’adolescence, et j’ai affirmé que cette attirance ou cet intérêt pour le sexe opposé est tout à fait normal…
Après la conférence, ce jeune adolescent m’a demandé un entretien privé et urgent selon lui. Pour lui, mes propos sur l’affirmation de l’identité sexuelle ont déclenché beaucoup de questionnement et une grande inquiétude. En résumé, il a affirmé qu’il se trouvait mieux en compagnie des filles et aime plus leur propos au point que ses amis le traite d’efféminé et le poussent à être plus viril « yestarjel ».
En le mettant plus en confiance, il a déclaré qu’il regardait des films porno et se masturbai régulièrement et c’est toujours l’image masculine qui l’attire et qui lui procure le plaisir recherché. Il n’a jamais eu d’expérience réelle ni homo ni hétéro. Il pensait que c’est juste une étape de l’adolescence et qu’arrivé à l’âge adulte il ne pensera plus aux hommes et ça sera les femmes qui l’attireront.
Face à ces confidences, plusieurs données ont basculé dans ma tête. D’un coté, la fragilité de l’adolescent qui se cherche pour l’accomplissement de sa personnalité et de son identité, son besoin de soutien, de compréhension, de tolérance et d’aide… et d’un autre coté tout le jargon social, culturel et religieux qui guident notre entourage et qu’on ne peut pas changer d’un jour à l’autre.
J’ai cherché aussi l’image que j’ai des homosexuels qui s’affirment, et désolée je n’ai trouvé qu’une sensation de dégout. J’ai eu aussi l’image d’une mère tunisienne (sans penser qu’elle est arabe ou musulmane), avec toutes ses connaissances ou son ouverture d’esprit, face à un fils qui ne fait que déraper de toutes les normes.
Que faire face à ce jeune adolescent ?
Lui dire que ça peut arriver, qu’il doit s’accepter comme il est et d’assumer ses tendances, ses choix et que c’est une autre forme de la nature humaine si complexe ?
Lui affirmer que c’est passager et qu’il va tôt ou tard suivre le troupeau sans s’égarer ?
L’inciter à dévier ses préférences avec un accompagnement psychologique en niant toute possibilité que ça pourrai être hormonal, physique et qu’il n’y pourra rien face à cet état ?
Le considérer comme un malade qui a besoin d’un soin ou d’une thérapie ?....
Tous les livres et toutes les recherches que j’ai consultées ne m’ont pas donné une solution bien précise. C’est un sujet qui reste tabou dans la société tunisienne qui est si différente de celles occidentales.
Alors, comment tendre la main à ce jeune qui demande de l’aide quand nous même on ne sait pas quelle démarche suivre ?

jeudi 8 avril 2010

Mes garçons commencent à grandir !!!


Mes garçons, qui ont respectivement 11 et 9 ans, commencent a faire des choses que je n'attendais pas d'eux. Je les vois encore comme deux petits enfants, si innocents. Qu'ils n'ouvrent la télé que pour regarder les dessins animés, ou l'ordinateur pour jouer aux différents jeux, ou pour faire leurs dossiers demandés par leurs maitresses d'école.

J'ai fait de la psychologies dans mes études de mastère, je connais bien les caractéristiques de cet age. Mais je pensais toujours que ça n'arrive qu'aux autres, et que mes enfants sont encore trop jeunes pour avoir de la curiosité. Et j'avais bien tord.

Je croyais aussi que j'étais leur amie et leur confidente et qu'ils ne me cachent rien de ce qu'ils font ou de ce qui passe par leur petite tête. Ils me racontaient leurs amourettes avec leurs copines de classe, parfois leurs déceptions, les histoires de leurs copains...Mais là aussi j'avais tord.

Depuis quelques jours, je les ai surprise discuter avec des amis à eux, qui ont le même age et qui habitent le même quartier. Il arrive parfois que je les laisse regarder la télé ou jouer sur le net avec leurs amis. Sur le net je surveille toujours l'historique et rien de menaçant à mes yeux. Pour la télé, c'est toujours le nilesat où se trouve leurs chaines préférées, et à mes yeux aussi, je n'avais pas de quoi m'inquiéter.

Revenant à cette discussion, apparemment, un jour quand ils étaient seuls à la maison, ils ont pu changer, et manuellement, le satellite, pour voir quelques séquences, et ils ne l'ont pas fait une seule fois, ce qui assure que ce n'était pas un simple hasard. L'un de leurs copains, qui n'a pas eu la chance de voir ce qu'ils ont vu, les blâmait, car ils n'ont pas partagé avec lui leur découverte.

J'ai essayé de savoir ce qu'ils ont vu au juste, mais ils ont refusé de me le dire en se dérobant ou en cachant des regards complices, et ils ont refusé même de me monter quelle chaine ils ont vu sous prétexte qu'elle n'existe plus.
Toutes les chaines pour adultes sont codées, et ils ne connaissent pas le code, de ça, je suis sure.
J'ai passé tout un après midi à visionner toutes les chaines de ce satellite qu'ils ont branché, et je me suis arrêtée sur quelques unes qui font des pub pour des téléphones roses( je croix que c'est comme ça qu'on les appelle vu que j'appartiens au Xème siècle:) ).

En parlant de ma découverte à leur papa, il n'a fait que rigoler et dire que c'est normal à leur age, d'être curieux et de vouloir tout savoir sur les filles et les relations filles garçons, et qu'à leur age il a fait beaucoup de découvertes avec les moyens de bord des années 70.

Je ne suis pas si fermée ou si conservatrice, mais je pense que c'est encore tôt pour ça. Ils ne sont que des enfants du primaire.

Peut être j'ai tord là aussi. Enfin, je ne suis qu'une maman qui ne voit pas ses enfants grandir.

samedi 12 décembre 2009

Le concours de neuvième année de base


Depuis le début de l’année, les jeunes collégiens pilote et surtout leurs parents posent beaucoup de questions. C’est la première promotion qui arrive à la neuvième année de base, et ils se trouvent devant un concours pour le passage aux lycées pilotes.

Au début, et dès le début de l’année scolaire, plusieurs rumeurs circulaient, ces élèves vont passer automatiquement à ces lycées sans le passage obligatoire par un concours vu qu’ils ont réussi le premier à la fin de leur sixième année, ou comme une autre rumeur, c’est la moyenne de 15 qui sera éliminatoire et qu’au dessus de ce seuil ils ne seront pas obligés de passer un deuxième concours.

Mais depuis quelques jours, il s’est avéré que tous les collégiens vont le passer, ce fameux concours de la neuvième année, et que c’est le seul moyen pour passer aux lycées pilotes, et que ceux qui ont réussi le premier concours n’auront aucune faveur comparés aux autres élèves provenant des collèges dit normaux.

Cette nouvelle est tombée comme une catastrophe sur les jeunes élèves et surtout sur leurs parents. Les enfants qui suivent leurs cours, avec un système plus sévère à leurs yeux (informatique en anglais, physique en français, des évaluations plus recherchées…), et qui subissent un stress dû à la grande compétitivité, seront encore une fois exposés à un autre défi.

Ce défi est considéré très grand, car jusqu’à maintenant le nombre des admis aux lycées pilotes est inférieur à celui des collégiens pilotes. Les parents pensent surtout sur l’impact de l’ « échec » de leurs enfants à ce deuxième passage sur leur personnalité et même sur leur motivation et à l’image qu’ils auront d’eux même surtout qu’ils ne sont que des adolescents encore fragiles. Cela se voit surtout pour les enfants qui se sont éloignés de leurs parents à l’âge de 11 ou 12 ans, qui ont passé trois ans de leur scolarité dans des internats, et qui sont considérés dans leurs petits villages ou petites villes comme des biens placés ou favorisés. Revenir, pour poursuivre leurs études avec leurs amis qu’ils ont quittés depuis trois années, et le regard des autres ,ne sont pas facile à gérer pour ces enfants adolescents.

Pourquoi cette double sélection ? Est ce un seul examen national n’est pas efficace ? Qu’est ce qu’on attend de plus après ce double stress pour une bonne partie de nos élèves et leur entourage ?Et après tout ça qu’est qu’on a préparé de meilleur ou de spécial pour eux cette élite trop sélectionnée ?

Cette peur est, à mon avis( juste un avis personnel), un peu exagérée. Ces collégiens pilotes ont plus de faveurs. Leur système presque militaire parfois, les bonnes conditions d’étude, le niveau pédagogique de leurs enseignants bien choisi pour la plus part, le bon encadrement… leurs donnent plus de chance d’être les premiers.

Un bon encadrement devrait leur permettre d’avoir un bon estime de soi et ils ne devraient pas être touché par une telle épreuve, et que ce n’est qu’un concours qu’ils vont passer et la vie n’est qu’une suite de concours qu’il faut bien gérer. Ils doivent comprendre, et ils le savent, que les bons éléments resteront toujours des bons quelque soit l’établissement, et que les lauréats ne viennent pas toujours des lycées pilotes.

Mettre une moyenne limite n’est pas une bonne idée, plusieurs corruptions peuvent être décelées, et les cours particuliers seront parmi les premiers.
Ce qui gène dans notre système éducatif, c’est surtout les décisions non étudiées, prises à la hâte et sans consulter ni les parents ni les enseignants ni les inspecteurs qui vivent vraiment sur le terrain et savent les secrets de leur métier et pourquoi pas d’autres spécialistes qui comprennent bien les attentes de ces jeunes qui ne sont que le précieux capital humain sur le quel l’avenir de la Tunisie est bien lié.

Quand tout sera bien étudié, on n’entendra plus des décisions prises à la hâte puis très vite annulées.

lundi 23 novembre 2009

Ma mémoire


Le sujet de la mémoire est si vaste et étudié par plusieurs chercheurs en psychologie cognitive ou dans toutes les sciences qui s'interressent au fonctionnement du cerveau.

Je ne vais pas entrer dans les détails de la mémoire visuelle ou auditive; ou celle de la mémoire à court terme ou à long terme, mais je vais parler de ma mémoire que je ne comprends plus le fonctionnement.
Une mémoire est généralement sélective; elle ne peut pas emmagasiner tout ce qui se passe autour de chaque évênement; mais la mienne est incompréhensible.

Parfois; je me rappelle de petits détails qui reviennent à ma tendre enfance avec une clartée anormale et en contre partie je reste clouer devant le frigo quelques minutes en assayant de me rappeler ce que je venais chercher sans aucun résultat.
Ce qui m'embête le plus c'est tous ces détails qui basculent dans ma tête et que j'arrive pas à chasser.
Je peux oublier une information; mais je me rappelle clairement où je l'ai vu, quel page et même quelle ligne.
Ma mémoire me joue aussi des tours avec les noms propres, je peux pas me rappeler de l'auteur d'un livre que lis, ou d'un scientifique que j'utilise les résultats de recherches......; le pire est que j'oublie le nom d'un collègue ou d'un administratif malgré que nos contacts sont fréquents ce qui me cause parfois des problèmes de mal compréhention liés à mon attitude, surtout que j'ai le défaut de ne jamais chercher à me justifier ou d'expliquer aux autres les raisons de mes actions. Cette faible mémoire de nom n'est pas nouvelle pour moi; alors elle n'est pas surement dû à l'age.
Ce qui me gêne encore plus c'est cette mémoire si perfectionnée envers les évênements banals de la vie même si ces évênements ne me concernent pas directement. Je n'oublie pas une promesse; un geste ou un mot qui me fait plaisir ou me blesse, j'aime pas les personnes qui se répètent ou tournent toujours autour du même sujet.
Je me demande parfois est ce possible de dresser notre mémoire qui fonctionne trop bien dans certains domaines et qui est si nulle dans d'autres.

vendredi 13 novembre 2009

Débat sur la question de virginité.


C'était il n'y a pas si longtemps. On était huit collègues dans un cours de psychologie. Un sujet a été proposé pour le débat, et c'était la question de virginité.
Le groupe se composait de six homme, deux femmes, tous d'un certain age et avec une bonne expérience dans la vie. Ma seule collègue, une célibataire qui a dépassé la quarantaine, elle a préféré garder le silence tant que tel sujet ne correspondait pas à son image de femme respectueuse, alors j'étais seule face à six hommes.

Certains d'entre eux ont signalé que la virginité est essentielle pour la femme, mais il n'avaient pas de mots à dire tant que c'est une question qui ne concerne que le couple en vu de mariage.

Deux autres étaient si catégorique, ils ne peuvent pas tolérer aucun rapport qui peut se passer hors les normes sociaux et religieux du mariage et cela concernant les jeunes filles comme les hommes.

Une fille qui aurai fait une gaffe pareille on ne peut jamais lui donner confiance car elle pourrai la refaire, et ces quelques gouttes de sang sur ce drap blanc sont capables de dissimuler tous les doutes et vivre en paix.

La notion de faute et de crime ne me plaisait pas, la fille peut le regretter, peut espérer effacer un moment où elle s'est emportée dans un instant d'amour ou de folie, mais ça peut aussi être une bonne expérience dans la vie, peut le vivre en ayant conscience de ne faire du mal à personne tant que c'est son corps à elle et elle est libre d'en faire ce qu'elle veut, le cacher, le mutiler ou lui donner du plaisir.... et celui qui veut se lier à elle, c'est surtout à sa personne, à sa tête, à sa façon de penser non à son corps qu'il considère sale comme une friperie usée. Lui dire ou lui cacher ce qu'elle a fait dans son passé avant de se lier à lui, c'est son choix à elle.

Alors, l'un de mes collègue est passé à la question de la virginité soit disant artificielle, comme la plus grande catastrophe que la science a pu inventer.
Il m'a posé la question -comme s'il a découvert la preuve de mes fausses idées-: est ce que tu accepterais que ta belle fille fasse cette intervention? et j'ai répondu, avec tout mon calme habituel, si mon fils a une tête qui fonctionne de la sorte(bien que je vais essayer de l'éduquer pour ne pas l'être), si elle pense que ça lui donnera confiance en celle qu'il aime et en lui même, si cela va lui permettre de vivre en paix avec la femme qui lui convient, c'est moi même qui l'encouragerai à le faire, je sais que c'est de la tricherie mais c'est la faute de la mentalité qui considère le corps d'un homme et surtout d'une femme comme une malédiction.

En contre partie, je fait une limite entre sa vie avant d'être liée à mon fils qui est totalement la sienne, et sa vie d'après, où elle doit respecter son choix de se lier à lui car c'est à partir de ce moment qu'elle est devenue ma belle fille pas avant.

C'est ma façon de penser, de voir les choses, je sais que ce n'est pas partagé, mais chacun est libre de faire ce qu'il veut et je respecte bien cette différence. Mais je suis triste pour ce collègue qui a passé quatre décennies sans connaitre une belle partie de la vie.

dimanche 4 octobre 2009

Rapports adolescents-parents


Le passage entre l'enfance et l'age adulte n'est pas si facile, ni pour l'enfant lui même ni pour sa famille.
L'enfance est en général considérée comme une période plus ou moins calme, l'enfant est protégé par la famille, les institutions sociales.... C'est le temps de l'amour, de l'amitié, des découvertes... et cela malgré les quelques frustrations dues à la dépendance de l'enfant à ses parents.

On peut par exemple citer la crise d'opposition à l'age de trois ans dont parle Charlotte Buhler, cette crise s'exprime comme un besoin de reconnaissance et d'affirmation de soi, mais en même temps elle traduit une quête d'amour et d'estime de la part d'autrui.

A partir de la puberté, les enfants aspirent à autre chose sans savoir quoi. Cette aspiration on peut la trouver dans toutes les activités, les comportements qui deviennent ennuyeux et représentent un sujet de conflit avec les parents.
Les premiers signes d'oppositions apparaissent sous forme d'insolance et de repliques vives qui rendent les parents dans une situation de gène: il existe une sorte de fossé entre le monde narcissique du jeune adolescent et son besoin de communication sociale, et faute d'une entente avec les parents il va essayer de la trouver chez les pairs ou ailleurs.

Cette relation entre adolescent et parents est en étroit rapport avec les familles qu'on peut classer en quatre grand modèles(selon une étude faite sur 7 pays arabes):

*Les familles aisées modernes qui bénéficient de ressources économiques et culturelles élévées ce qui permet aux adolescents une autonomie et une expérience sociale en dehors du milieu familial, mais on note un manque de dialogue et de rapport interpersonnel entre les membres de la famille et une forte tendance à la consommation.

*Les familles traditionnelles aisées dont les ressources économiques sont élevées et culturelles modestes.L'attachement aux traditions apparait dans la domination des hommes et la domination familiale sur les adolescents et surtout les adolescentes que le parcourt d'étude est généralement écourté à cause des mariages précoces.

*Les familles modernes modernistes dont les ressources économiques sont relativement faible et ressouces culturelles acceptables ou élevées, ce type de famille est celui qui fourni à l'adolescent plus de de moyens pour la formation de soi qui se fait grace au dialogue entre les menbres de la famille.

*Les familles traditionnelles pauvres, les adolescents sont généralement confrentés à un sexisme trés fort et à une domination et parfois une violence des pères ou des grands frères, et l'adolescent se trouve obliger d'assumer trés tôt des respensabilités familiales.

Comprendre le mécanisme de cette période délicate de la vie de l'être humain pourra permettre ensuite, ou plutôt faciliter, la formation d'une personnalité plus proche de l'équilibre.

Ce sujet est si vaste ce qui nécessite une suite à cette note.