samedi 31 juillet 2010

Suis-je vraiment ce que je suis ???


Mainte fois je me suis posé la question, qui suis-je ? Et je me demande si je pourrais répondre un jour à cette question.

Je me voyais parfois si simple, si clair, si transparent que n’importe qui pourra répondre sans trop réfléchir sur ce que je suis ou ce que je représente. Mais est ce vraiment moi ?

Parfois je ne peux plus me retrouver, entre ma vraie personnalité et les masques que je ne cesse de porter, souvent hors ma volonté que je ne trouve plus ma vraie personnalité.

Un homme je suis, mûr, raisonnable et d’apparence bien équilibré. Un homme qui se perfectionne et qui cherche la perfection dans tout ce qu’il touche et tout ce qui peut l’entourer.

Un homme correct, qui respecte toutes les idées et les idéologies. Un homme qui aime la vie et qui croque à plein dents à ses plaisirs et à ses opportunités. Un homme qui offre à ceux qui l’entourent joie et toute la vivacité.

Un homme avec un grand cœur, prêt à donner et à inventer, des étoiles dans un ciel ambré. Un homme aveuglé, par l’amour des autres qui ne savent pas apprécier, la grandeur des sentiments que je leur portais.

Un homme chanceux qui n’a pas pu admettre que sa bonne étoile puisse un jour le quitter. Un homme qui se ferme, qui s’enferme, dans une pièce close où il ne permet à personne d’y entrer.

Suis-je une seule personnalité ? Ou me suis-je égaré, entre mon rêve et ma réalité ? Entre Moi et les rôles que je n’arrête de jouer ?

Jusqu’à quand pourrais-je enfermer, ma peine, ma douleur et mes blessures qui me hantaient ?

Jusqu’à quand pourrais-je refuser, toutes les mains qui se tendent pour m’amener, vers un vrai sourire, différent de celui figé, que dessine le masque que je veux montrer ?

Pourrais-je un jour me retrouver ? Ou voudrais-je tout changer ? Créer un nouveau monde qui me permet, de façonner une autre personnalité, et dire enfin, j’ai pu dépasser, les effets du coup que j’ai moi-même façonné.

mercredi 7 juillet 2010

Le baiser d’adieu


La vie est un ensemble de rencontres et de séparations...

Les rencontres sont des portes qui s’ouvrent… Des rêves qui se construisent… Des espoirs que ça dure...

Ce sont des nouvelles découvertes… Des pas qui commencent en sens opposés pour terminer la marche dans le même sens… à deux… Main dans la main... Pour un bout de chemin…

Les séparations…

Des situations difficiles…Parfois choisis … Parfois imposées et obligatoires…

Une séparation est toujours une coupure...

Tantôt brusque, quand la mort appelle quelqu’un… Tantôt involontaire, un voyage ou un départ…Mais parfois, c’est une nécessité, quand rien ne peut plus marcher…

Une séparation est une impasse…

Une route sans issus, qui pousse à se dire adieu…

Dans une relation entre deux, une séparation est toujours difficile à accepter…Difficile à gérer… Difficile à prononcer… Difficile à vivre …

Pourquoi se séparer sans se dire adieu ? Le dire, sans besoin de le crier… Sans besoin de le hurler… Le vivre est déjà si douloureux…

Des amis qui se quittent... Différence de pensées ou d’idées…

Deux amoureux qui se séparent… Ils renoncent à vivre à deux…Ou juste à s’aimer… Ils ne peuvent plus supporter, le destin qui ne les a pas gâtés…

Deux mariés qui divorcent… Le courant ne peut plus passer… Les ponts qui les ont liés, se sont brisés…

Le chemin qui un jour a lié, deux personnes pour se rencontrer… Maintenant les pousses à se séparer… Sans qu’ils se regardent même dans les yeux…

Le baiser d’adieu devient une nécessité… Pour briser toute la haine ou le malentendu qui s’est installé…

Se quitter, en gardant dans la tête un petit moment d’intimité…Un souvenir… Des bons moments qu’ils ont pu partager…

Un souvenir qui permet…Que même si après des années… Si le destin les pousse à se rencontrer… De ne pas tourner la tête… De se regarder dans les yeux… Et pourquoi ne pas se saluer… En souvenir de ce baiser d’adieu…

samedi 3 juillet 2010

Relations extra-conjugales…


Un phénomène ancien qui existe depuis que les relations entre homme et femme sont pliées aux règles de la législation et même aux valeurs sociales. Toutes les lois sont dérobées soit par amour des défis ou de tout ce qui est interdit, soit pour combler un manque quelconque, et ce n’est que dans des cas rares liés à de vrais sentiments.

Certains pensent que la monogamie est la cause principale de ce fléau. D’autres voient dans la libération de la femme et la mixité un catalyseur aux envies. Une société plus permissive ainsi que la tentation rendent la promesse de fidélité liée au mariage juste des paroles échangées lors d’une cérémonie. Et on ne peut jamais affirmer avec certitude la cause exacte de tels actes.

Dire que ces relations d’adultères ou extra-conjugales est un fléau n’est point exagéré, elles existent bien, avec de différents degrés selon les régions et selon le niveau matériel des messieurs surtout et sans aucun rapport avec le niveau intellectuel ou le niveau d’instruction.

La capitale et les grandes villes côtières de notre cher pays restent les lieux favoris de ces chercheurs de ce plaisir charnel. Les garçonnières et les petits studios qui se louent à la nuit et parfois à l’heure sans besoin que d’une simple pièce d’identité de l’un des occupants est une preuve que ce ne sont pas des cas isolés.

Pour avoir des données plus précises sur ce phénomène, on ne peut pas avoir recours aux méthodes traditionnelles d’investigation. Les adeptes des relations extra-conjugales préfèrent garder l’anonymat ou plutôt garder une image purifiée de leurs statuts d’hommes mariés respectueux, honorant leurs liens familiaux et jouant le rôle des papas géniaux ou de maris dévoués à leur femme et leur foyer.

Curieuse comme je suis, et prête à tous les défis, j’ai trouvé un autre chemin pas trop honnête pour former ma propre idée sur le sujet.

Je me suis inscrite dans différents sites de rencontres avec des différents pseudos, j’ai même découvert qu’il en a des sites spéciaux pour les mariés. Je me présente parfois comme une jeune fille, parfois comme une femme mariée ou même comme un homme marié à la recherche d’une aventure.

Le net n’est qu’un lieu où peuvent se lier quelques relations, en plus des opportunités qu’offrent la vie réelle dans les lieux de travail ou d’autres lieux publics où la tentation peut être grande.

En homme marié, qui annonce directement sa situation matrimoniale et son souhait de lier une relation extra-conjugale en offrant la discrétion, la douceur, l’argent et tout ce que peut attirer l’autre sexe, n’est pas si fructueuse. Avec un tel profil, les demandes de contacts sont rares ou presque inexistantes sauf pour quelques jeunes filles ou plutôt de très jeunes filles (de 18 ans et même moins parfois) qui sont prêtes à jouer le rôle pour l’argent.

En prenant l’initiative, ce soit disant homme marié doit fournir beaucoup d’effort pour pouvoir décrocher un rendez vous et la tache devient très difficile si c’est une femme mariée qu’il veut, la convaincre de faire ce saut demande plus d’arguments. (Mais apparemment je n’ai pas les bonnes techniques masculines de drague).

Avec un profil de fille ou de femme mariée, âgée entre 20 jusqu’à 45 ans, le nombre de demande devient ingérable, et il faut trier les célibataires des mariés ou des prétendus divorcées.

Selon ces cas, je peux donner un classement si simple des hommes qui ont avoué avoir déjà eu des relations hors mariage.

Ceux qui disent avoir une relation sans problèmes avec leurs conjointes. Ils cherchent surtout le plus, une romance, une remonté d’adrénaline, se sentir jeune et désiré, une autre preuve pour leur virilité et leur capacité de charmer… Parfois c’est pour combler un vide, un manque d’intérêt de leur épouse qui se charge de la famille plus que de leur forme ou de leur intimité. Les aventures sont perçues comme une fuite de la monotonie ou une bouffée d’oxygène pour pouvoir continuer la vie de couple en meilleurs termes…

Ceux qui prétendent vivre dans une relation non équilibrée ou à problèmes. Ils ne peuvent ou ne veulent pas briser leur ménage qui dure depuis des années à cause de leur image sociale ou leur lien avec les enfants. Ils ont surtout un besoin de se libérer, d’avoir une confidente loin des charges familiales. Un besoin d’être écouté et compris à cause d’un mariage traditionnel ou une grande différence de niveau d’instruction.

Ce type de relation peut varier d’une aventure d’un soir à une relation plus durable où s’ajoute le coté sentimental ce qui peut durer des années.

Ces aventures s’arrêtent généralement lorsque l’un des partenaires, et c’est surtout la femme, demande d’officialiser et concrétiser cette relation par des liens plus durables, comme preuve d’amour ou de sentiment fort. Le refus de l’homme de quitter sa femme ou son hésitation peut troubler cette partenaire et donner fin à cette relation à grand risque pour elle surtout si elle est elle-même mariée mais prête à tout laisser tomber pour vivre son « amour » au plein jour.

Enfin je veux juste m’excuser auprès de tous les hommes qui ont ouvert le cœur à une soit disant Sonia ou Ahlem ou n’importe quel autre profil, qui les a poussé à se confier ouvertement en croyant qu’ils vont décrocher la partenaire sympa et ouverte d'esprit avec laquelle ils vont vivre la plus belle aventure de leurs vies.
J’ai voulu juste donner une image plus proche de la réalité de cette situation réelle, mais la plus part du temps secrète et bien cachée.

vendredi 2 juillet 2010

Je te sens partir…


Partir, disparaitre, voyager loin, un adieu sans un mot d’adieu.

Une sensation inexpliquée, ou peut être juste un pressentiment, mais qui est si imposant.

Je te sens partir, partir très loin, même si tu es encore présent.

Entendre ta voix, lire tes mots, partager tes chagrins et tes journées... Tout ça ne peut rien atténuer, de mes maux, de mes peurs et de ma souffrance répétée.

Je te sens déjà partir. Je te sens de jour en jour plus loin.

Un mur qui se lève, qui s’installe peu à peu entre nous deux. Un mur invisible mais assez pesant sur mon cœur fragilisé.

Une faille si grande ou peut être si profonde qui ne fait que s’installer, sous la terre d’apparence si ferme et stabilisée.

Une faille qui cause des secousses, petites et parfois non percevables, mais, d’habitude, elles précèdent le grand séisme dévastateur qui va tout emporter.

Comme une ancienne géologue je peux affirmer, qu’il ne faut jamais négliger, ces petits signes que la terre donnait, avant la colère finale qui va tout bousculer.

La terre donne ses signes et mon cœur donnent les siens, que j’ai faits mainte fois semblant de ne pas percevoir. Je refuse de les admettre ou de les croire. Est-ce par peur? Ou simplement je refuse d’accepter l’ampleur de leurs malheur?

Et je te sens partir.

Je tends ma main pour te chercher. Je ne trouve que le vide qui m’entourait, et une ombre noire qui m'enveloppait.

J’ai bien cherché, j’ai bien crié, j’ai bien pleuré, mais je ne reçois que le reflet d’un espoir brisé.

Mon cœur ne me ment jamais. Il me connait bien et je le connais. Il me donne des signes qui ne se trompent jamais. Quand il commence à saigner, c’est que le mal sera si prêt. Et que je dois me préparer.

Mais comment pourrais-je me préparer, à me débarrasser de mes rêves et de mes belles pensées ?

Comment pourrais-je accepter de ne plus vivre ma folie qui nous unissait ?

Comment pourrais-je continuer, à vivre une vie sans que tu sois là pour l’illuminer ?

Je ne le pourrais jamais, jamais, jamais.

Je te sens partir, mais je ne l’admettrai jamais. Je ferme les yeux , ayant un seul espoir, pouvoir te percevoir si près.

Je ne fais que tenir le bout du fil qui me lie à la vie, le fil de mes illusions. Et tout n’est qu’illusions.

Et malgrè tout, je te sens partir, loin, dans d’autres dimensions…

mardi 29 juin 2010

Petite était ma bise…



On utilise le mot bise pour parler de ce vent froid soufflant du nord, ainsi que de ce petit geste d’affection pour saluer ou remercier quelqu’un.

On peut surement trouver un rapport entre les deux explications, sans que ça soit tiré par les cheveux.

La bise, un geste simple, mais qui porte beaucoup d’affection. Elle a pour chacun une signification. Elle diffère selon la personne avec qui on l’échange ou de laquelle on reçoit.

Elle peut accompagner un câlin, sans se transformer obligatoirement à un baiser qui est un geste beaucoup plus évolué.

Alors, n’est elle pas toujours petite cette bise ? Quand elle est grande, elle devient un geste affectueux, synonyme d’embrasser, qui n’est autre qu’un attouchement par la bouche ou plutôt par les lèvres…

C’est pour ça que ma bise à moi est petite et je ne demanderai jamais pourquoi. Elle est là et c’est tout ce qui compte pour moi.

Petite est ma bise, mais sa grandeur est hors norme. Son effet et son impacte est surnaturel et dépasse toutes les légendes. Même les dieux grecs ou romains ne sauront définir la valeur qu’elle a à mes yeux.

Ma petite bise affleure ma joue, comme ce vent froid qui vient du nord et qui éveille tous les sens comme une brise d’été, faisant fondre la glace qui pendant 24 heures s’est formée.

Ma petite bise touche mon cœur comme une eau douce qui inonde un désert assoiffé à une goutte venant du ciel et le voila inondé par la plus belle eau pure qui puisse exister.

Ma petite bise est si douce, si magique et me laisse sans voix et sans réaction. Elle est le soleil qui affleure l’horizon en se couchant. Caressant la surface d’une mer en couleur de sang.

Ma petite bise est si précieuse, si savoureuse, si irremplaçable, pour la retrouver je suis prête à la chercher, à la guetter même si c’est la mort qui viendra juste après. Je ne pourrais jamais m’en passer.

Petite est ma bise, mais elle est toute ma vie.

dimanche 27 juin 2010

Le silence qui tue…


Aucun mot, aucun signe, aucune colère, aucun cri… c’est le silence qui est le tien.

Ce silence qui semble te convenir, ce silence qui semble ton seul refuge, c’est le silence qui te rend heureux.

Ce silence si froid, ce silence qui perdure, ce silence qui persiste, c’est le silence qui te convient.

Ce silence qui nous sépare, ce silence d’indifférence, ce silence qui me tue à petit feu sans raison.

Ce silence qui me détruit, ce silence qui me casse, c’est le silence qui me fait peur, il annoncera un jour ma fin.

Je préfère tes insultes, je préfère ta haine, mais pas ce silence auquel je me trouve confronter sans fin.

mardi 22 juin 2010

Tourner la page.


Quelques livres sont difficiles à lire, difficile à déchiffrer tous leurs secrets.

On fait tous les essais, lire, relire, s’arrêter aux mots, aux phrases ou aux sens complets.

Revenir à nos connaissances, à nos expériences et à tout le savoir qu’on croit posséder.

Des sens directs, des sens cachés et parfois des doubles et triples qu’on n’arrive plus à cadrer.

On a bon insisté, revenir à la page précédente ou celle d’après, à la recherche d’un épisode qu’on pense avoir égaré.

Une page qui s’entête, qui résiste, qui s’échappe, qui se dérobe, qui ne veut admettre qu’on veut passer à une étape plus avancée.

Une page qui se révolte, qui se croit intelligente, se voit irremplaçable, indépassable ou tenant en elle tous les secrets.

Une page qui se croit importante, séduisante et qui croit nous tenir à elle à jamais.
Mais un jour en s’en lasse, on n’a plus envi de casser la tête, et on jette derrière le dos, la page, le livre et toute la belle histoire qu’elle aurait pu contenir. Et là on n’osera plus revenir et on n’a plus envi de réessayer de déchiffrer les secrets.

Plusieurs ont surement commencé à lire un jour un beau livre, avec une page de garde bien tentante et un résumé qui nous pousse à le dévorer avec tous ses détails. Un titre bien recherché et un auteur bien nommé.

On fait le calme et on prend un bon café, pour avoir un moment d’intimité avec le livre qu’on a devant les yeux.

Mais au bout de quelques moments, le café devient sans gout et on a du mal à le digérer. La tête et le cou ne trouvent plus quelle position choisir pour pouvoir encore supporter cette page qui refuse de céder. Une seule envie nous pousse à se lever, laisser le café se refroidir à coté du livre qu’on a cru admirer. On pense tourner la page mais enfin c’est tout le livre qu’on a jeté.

Même en prenant un cahier,essayer de dessiner par les mots un sentiment ou une pensée, mais rien ne veut arriver.
Quand la page ne veut plus embrasser, toute la charge qu'on avait envi de s'en détacher. On ferme la cahier, le jetant très loin des yeux, pour rester seul avec ses propres délires et ses propres pensées.

La vie elle même est une suite de pages et de livres, parfois on les apprécie, on les aime et on se trouve entrain de les relire pour encore savourer les bons moments qu’ils nous procurent.

Parfois, on se félicite car on a pu tourner la page, en regrettant le temps qu’elle nous a pris avant d’avoir le courage et la volonté d’enfin la tourner.

mercredi 16 juin 2010

Je veux mon chocolat…



J’adore le chocolat.

Cette couleur sombre et mystérieuse qui me pousse à l’admirer.

Ce gout amer et légèrement sucré qui m’appelle à le gouter.

Ce mélange de douceur et de force qui m’incite à le croquer.

J’aime tous les chocolats, et à leurs tentations, je ne peux jamais résister.

Ce que j’adore le plus, c’est le chocolat noir avec des noisettes entières bien incrustées.

Un chocolat fort, que je découpe avec mes dents, que j’enfonce dans sa chair, sans laisser aucune miette m’échapper.

Un chocolat onctueux, que je laisse fondre dans ma bouche, pour prolonger le temps de le savourer.

Prolonger le plaisir, d’avaler son gout et d’apprécier son arrière gout, que j’aime garder et par le bout de la langue le chercher.

Je garde à la fin, des morceaux de noisettes dénudés de leurs couvertures chocolatées, et je me régale à les croquer.

En pâte douce aromatisé, mes petites noisettes peuvent maintenant passer, pour rejoindre au fond de moi, le chocolat qui a déjà coulé.

Si mon chocolat n’est pas à croquer, il sera fondant et chaud. Je le verse dans ma tasse blanche, ajoute une crème onctueuse que j’aime remuer avec ma cuillère.

Mon chocolat chaud, noir et fort, mais cette fois c’est avec une nuance sucrée que j’aime savourer.

Et même si les mayas l'associaient à leur dieu de la fertilité, entre mon chocolat est moi ce sont les rêves et une grande intimité.

Juste à son honneur, j’allume ma cigarette, et je me pers, entre la fumée dégagée et le gout chocolaté.

Et pour ne rien vous cacher, j’aime bien parfois, quand je termine mon chocolat, passer le doigt pour lécher, les dernières gouttes égarées qui restent sur les parois.

Oooooh !!!!! Comme je suis gourmande, quand je parle du chocolat.

vendredi 11 juin 2010

Déception



C’est moi cette fois, qui va monter au toit.

C’est moi cette fois, qui va regarder l’horizon pour la dernière fois.

C’est moi cette fois, qui va tuer mes rêves et mes illusions à cause de toi.

C’est moi cette fois, qui ne va plus croire, que la chance est avec moi.

C’est moi cette fois, qui ne veut plus vivre, ne veux plus respirer, ne peux plus donner confiance en qui que ce soit.

C’est moi cette fois, qui sent le mal en moi, le mal d’une déception.

Quand on défie tout le monde, quand on ne fait qu’à sa tête, quand on fait sourde oreille à tous les conseils, quand on se croit fort et quand on croit qu’on avait raison.

Quand on a confiance, quand on est naïve, quand on est stupide pour croire à une illusion, on mérite toutes le mal qu’on reçoit.

Des illusions j’étais et j’ai cru aux illusions. Les illusions que j’avais dessinés et celles qui m’entouraient sans aucune précaution.

C’est moi cette fois, qui va dresser la table, pas pour chercher à oublier, mais pour encore me rappeler, que tout autour de moi n’est qu’une suite de déceptions.

C’est moi cette fois, qui va boire toutes les liqueurs, tous les alcools pour sentir cette ivresse réelle qui me mettra sur le droit chemin.

C’est moi cette fois, qui va sécher ses larmes, dresser la tête et regarder en avant.

C’est moi cette fois, qui va arracher les ailes d’un soit disant papillon.

C’est moi cette fois, qui va chercher sa coquille, que j’ai égaré en route, en croyant aux rêves et aux illusions.

C’est moi cette fois, qui va fermer les portes du pardon, je ne serai jamais prête pour une autre déception.

C’est moi cette fois, qui va tisser sa chenille, qui va dresser sa coquille, qui va se fermer dedans à chaque fois qu’apparait une illusion.

C’est moi cette fois, qui va sauter dans le vide, fuir ce toit et tout ce qui peut engendrer encore une déception.

Je ne serais plus une illusion, mais une carapace qui cache toutes mes illusions.

lundi 7 juin 2010

Sur la marge de la vie…



C’est mon histoire, de la façon que je la vis et que je la sens. Je ne sais pas quel qualificatif me donner, suis-je un homosexuel, un gay, un pédé… ? Mais je préfère dire que je suis depuis mon jeune âge plus affiné que mes copains de classe, maintenant j’ai des tendances et des préférences différentes de la plupart.

Je suis un jeune « homme » qui n’a pas dépassé ses trente printemps !!! Un âge où plusieurs le vivent pleinement, ou commencent à découvrir la vie. Moi j’ai vécu tellement de peines et de frustrations que je pense que c’est largement suffisant ces trente années pour une vie.

Le jour de ma naissance, c’était la grande fête, l’arrivée du premier mâle après deux filles qui ne pouvaient pas être la fierté de leur père et ne garderont pas le nom de cette famille qui n’a de grand que cette centaine d’oliviers que ma grand-mère paternelle considère comme une fortune personnelle de son fils unique.

Pour ma mère, j’étais l’espoir d’une vie meilleure. Mon arrivée aurait pu arrêter les insultes de sa belle-mère, les nuits arrosées de son homme et sa violence quotidienne. Mais, rien n’a changé, même après l’arrivée de deux autres mâles dans la famille en plus d’une sœur.

J’étais le gâté de tout le monde, j’obtenais toujours ce que je demandais, mes désirs étaient des ordres. J’étais aussi le protégé, de peur d’une vengeance d’une mère privée de la vue de son fils ainé. Une éducation qui à leurs yeux allait engendrer l’homme que je devais être à l’avenir.

Un jour, en rentrant de l’école, maman ramassait ses affaires. Ma grand-mère insultait les policiers qui essayaient de l’éloigner et de la faire taire. Mon père était assis loin, une bouteille à odeur désagréable, couverte d’un journal mouillé par sa sueur, il l’approchait de sa bouche pour prendre de longue gorgée du liquide rouge qu’elle contenait et qui coulait sur sa barbe qu’il négligeait toujours de raser.

Mes parents avaient divorcé, partagé leurs biens ainsi que le troupeau d’enfants qu’on était, et je faisais partie de la part de mon père ainsi qu’un frère et ma sœur ainée. La famille était divisée en deux, aucun camp n’était en contact avec l’autre, la rupture était totale.

Après quelques années, mon père ne supportait plus ma façon d’être. Il exige que je coupe mes cheveux longs et que je devienne homme. Pour les cheveux, je pouvais le faire, mais pour le reste, difficile de changer.

J’étais comme ça, un choix ou une fatalité ? Je ne savais pas. J’ai quitté la maison pour survoler par mes propres ailes, et ce n’était pas si facile.

Avec mon diplôme, je n’avais rien trouvé, sauf un poste dans un centre d’appel qui prenait une majeure partie de mes journées et parfois de mes nuits. Un salaire qui me permettait de juste survivre. Aucun lien avec ma famille, sauf un petit frère que je n’ai jamais vu et que j’aide financièrement pour qu’il puisse terminer ses études universitaires. Quelques amies avec qui je passais des bons moments à rigoler ou parler de nos problèmes…

Malgré que j’aie repris contact avec ma mère et surtout mon frère, ça reste juste par téléphone. J’ai peur de leur réaction et peut être de leur refus. Je ne peux jamais oublier les insultes de mon père quand j’ai quitté la maison. Ou le regard de dégout dans les yeux de mon frère et ma sœur qui a même oublié de m’inviter à son mariage et qui change de route si elle me croise avec l’une de ses connaissances.

Je me sens toujours si solitaire, Une vie intime à plat. Ceux qui sont dans mon cas sont divisés en deux catégories. Ceux qui s’offrent à n’importe qui, n’importe où, n’importe comment, et ceux d’une certaine classe, d’un certain niveau intellectuel, qui fréquentent les lieux chics, qui vivent en couple ou même en groupe, mais en harmonie totale, hélas je n’ai ni les moyens ni le profil pour pouvoir les suivre.

Un jour, j’ai pu décrocher un contrat de travail à l’étranger. J’ai cru trouver enfin un espoir dans une autre vie où je pourrais être accepté comme je suis et réaliser quelques-uns de mes rêves sans besoins de me cacher.

Hélas, ma demande de visa est refusée. J’ai accroché une corde pour mettre fin à mes jours. Je ne voyais que cette solution. Et il faudra des jours pour découvrir mon corps suspendu du toit.

Pour faire ce pas, il fallait que je sois fort, courageux. Moi qui n’ai pas trouvé la force pour m’accepter, pour m’apprécier, pour assumer ma vie, mes choix, mes tendances… Alors, je ne trouverai jamais la force pour passer ma tête dans le nœud de cette corde suspendu que je regarde sans bouger depuis des heures.

Le soir venu, je me change et je me trouve comme d’habitude sur la route vers ce centre d’appel, où je peux me cacher des autres et surtout de moi-même pendant quelques heures puis rentrer pour encore dormir le restant de la journée.

C’est ma vie, la vie d’un jeune dans un pays où on n’accepte pas l’autre quand il ne suit pas les normes tracées, et le pire quand on ne lui laisse pas le droit ou la chance de s’aimer et de s’accepter comme il est.

vendredi 4 juin 2010

Encore une fois…



C’était la fin d’un après-midi, une falaise désertée, une mer étendue à l’infinie, des gouttelettes de pluies se brisaient sur le pare-brise de la voiture. Une brise tiède par cette journée pluvieuse qui se mélangeait avec cet air salé qui emplissait les lieux.

Le moteur coupé, des phares lointains que le reflet dansait sur la surface de l’eau, un soleil envoyant des rayons timides à travers les nuages. Ils étaient assis l’un à côté de l’autre, chacun s’enfonçait dans son siège la tête ailleurs, les mains croisées et les doigts crispés.

Une heure était presque passée, aucun mot échangé, des yeux qui caressaient l’horizon, lointain, indéfini, insaisissable. Des petites vagues qui défiaient la nature venaient se briser sur les roches solides et incassables.

Le silence devenait pesant. Chacun attendait un geste, un mot ou même un cri ou une insulte, mais rien n’arrivait. Le soleil commençait à se coucher, un astre majestueux en couleur de feu. Dans un moment, leurs yeux se rencontraient, et l’armure du silence s’est enfin brisée.

Fixant ses yeux, il dessinait avec le bout de son doigt le contour de son visage, de ses yeux, s’attardait plus sur ses lèvres, mettant sur son passage le feu d’une passion il y a si longtemps refoulée. Elle n’osait plus bouger, un souvenir de cette même falaise, de cette main, de cette passion, de cette envie, de ces yeux, de ces lèvres, la laissait sans réaction.

Ses lèvres remplaçaient son doigt, dessinant les lignes de sa passion. Des mots indéchiffrables chuchotés à son oreille. Des mots qu’elle n’avait jamais cru entendre. Des mots qu’elle avait espéré entendre, rêvé d’entendre, supplié d’entendre et qui tardaient à arriver. C’était elle qu’il aimait. Il n’avait pas pu résister, aux sentiments qui l’envahissaient. Il lui offrait son cœur après avoir piétiné pour longtemps le sien.

À ce moment, elle n’avait plus peur de se donner, de s’offrir, de lui faire savourer les éclats de la femme amoureuse qu’elle était. À ce moment, elle pouvait s’aventurer, l’étonner, lui faire gouter à des saveurs qu’elle seule savait éveiller. À ce moment, toutes les chaines qui la bloquaient se sont brisées. Il était sien, son cœur était sien, et à aucun moment il ne pourrait le regretter.

Le mot magique était prononcé, tout le monde pouvait s’arrêter, même la terre pouvait se reposer, de faire ses tours répétées. Les vents, les vagues, les tonnerres, les pluies ne pouvaient qu’admirer, la grandeur et la force de son amour enfin partagé. Rien au monde ne pouvait arrêter, les éclats d’un amour vécu à deux.

Elle n’était pas une femme qui pouvait se contenter, d’un mot d’amour chuchoté, ou d’une bise sous son oreille déposée. C’est une femme qui exigeait, au septième ciel être menée, et de faire la montée à petits pas pour pouvoir savourer, chaque escale qu’ils faisaient à deux.

Elle n’avait plus à cacher ses yeux. Elle n’avait plus à seller ses mains qui voulaient le bercer. Ses mains qui voulaient éveiller, par des frissons et des soupirs lui déclarer que c’est elle seule qu’il voulait, elle seule qu’il aimait.

Les sièges ne pouvaient plus supporter, l’ampleur du désir qu’ils partagent. Sous la pluie, ils se sont encore embrassés. Leurs lèvres se découvraient, se savouraient, se cherchaient entre les souffles coupés. Chaque goutte qui tombait du ciel, et sur leurs deux corps enflammés atterrissait était savourée, sans lui laisser le temps de couler, aucun d’eux n’avait pu résister, à cette saveur salée.

Un homme et une femme dénudés, sous la lueur de la nuit qui les enveloppait, sur une falaise désertée, où on ne pouvait jamais douter, que ces cris et ces gémissements n’étaient que le fruit, de deux amoureux qui s’unissaient. Le ciel lui-même n’avait pas pu résister, il dansait, au rythme de leurs corps enflammés.

Une fois leurs étreintes apaisées, ils découvraient que seule la nuit couvrait leurs corps dénudés, et que la pluie n’avait pas pu arrêter, la force qui les unissait. Leurs habits étaient jetés, sur les rochers justes à côté, et ils étaient complètement trempés. Ils couraient les ramasser, avec des éclats de rire et des mots d’amour échangés.

Elle voulait essuyer une goutte qui affleurait ses yeux, l’empêchant d’encore le contempler. En les rouvrant, elle s’était retrouvée, seule sur son canapé, un livre de rêve qu’une amie lui avait prêté dormait sur ses pieds. L’eau de pluie qu’elle croyait essuyer n’était qu’une larme glaciale qui sillonnait ses joues enflammées, elle croyait que c’était ses lèvres qui l’embrassaient.

Elle s’était levée, d’un pas lourd vers sa chambre elle marchait. Ce n’était qu’un rêve, le dernier. Ses rêves étaient à jamais assassinés, tués, et cette fois à jamais, pour des raisons qu’elle seule connaissait, et qu’il n’avait jamais arrêté de les lui répéter.

mercredi 2 juin 2010

J’aurais aimé…

J’aurais aimé.
Avoir des ailes et m’envoler. Essuyer une larme qui coulait de l’œil d’un enfant qui pleurait.

J’aurais aimé.
Tendre la main à un rescapé. Guider ses pas qui n’ont plus de voix. Le serrer fort contre moi.

J’aurais aimé.
Avoir la force d’un dieu. Arracher de tous les petits cœurs une haine qui me fait de plus en plus peur.

J’aurais aimé.
Casser toutes les barrières. Bruler toutes les armes. Arrêter toutes les guerres. Et dessiner un sourire qui ne s'effacera jamais.

J’aurais aimé.
Voir disparaitre et à jamais toutes ces larmes et ces fumées, toutes ces terres brulées, tous ces visages affamés et tous ces innocents tués.

J’aurais aimé.
Laisser et pour l’éternité, une humanité qui vit enfin en paix.

Mais je ne faisais que rêver. Finalement, je me suis aperçu que je ne faisais que rêver.

mercredi 26 mai 2010

Quand un homme se croit galant.


La galanterie, n’est pas obligatoirement un geste de séduction. C’est plutôt un acte de politesse et de savoir vivre. C’est un comportement masculin vis-à-vis des femmes. C’est l’utilisation des bonnes manières qui montre le respect sans nécessairement l’exprimer.

Une femme, sans être militante de courants féministes, aime bien être respectée, traitée avec courtoisie et politesse surtout par ceux qu’elle considère proches en amitié ou en couple. Certaines, voient dans ces gestes ou actes une comédie loin de la nature des hommes, qui peut leur faire perdre une part de l’image virile qu’ils peuvent représenter.

La galanterie peut varier d'un simple geste de tous les jours, à des manières plus recherchées qui mettent en valeur le degré d’instruction et de grandeur d’un homme.

La galanterie vue par les yeux des hommes prendra d’autres dimensions. Des perceptions parfois contradictoires, et là, je peux citer quelques exemples de ces avis purement masculin mais perçus ou senti par une femme (je me contenterai de ceux que je connais ou que j’ai connu sans généraliser).

Il y a ceux qui considèrent la galanterie comme un comportement non approprié à notre éducation ou à notre civilisation. Ou tout simplement des manières artificielles. Ce sont juste des gestes recherchés non spontanés qui ne peuvent en aucun cas prouver du respect ou de la politesse.

Pourquoi ouvrir la portière à une femme ? La laisser passer la première ? Lui tirer la chaise avant de s’assoir à une table ?... Tant qu’elle peut faire tout ça toute seule ? Alors, quel intérêt ça peut ajouter de le faire à sa place?
Ces gestes seront les biens venus si elle est d’un certain âge, pour ne pas dire vieille, enceinte, ou même infirme, sinon, c’est inutile de se préoccuper de ces banalités.

Pour eux, la galanterie n’a aucun rapport avec le savoir vivre. Ils peuvent faire quelques exceptions dans un premier rendez vous pour charmer ou impressionner une jeune femme. Pour eux, c’est seulement une tactique de séduction et de drague qui s’évaporera si vite aux prochaines rencontres.

Cette vision des choses est partagée par un grand nombre d’hommes. Ils ont leurs convictions, les réclament ouvertement, et on ne pourra jamais les blâmer.

Une autre catégorie se place complètement à l’opposée. Ceux qui se voient comme les plus galants des hommes. Ceux qui se présentent comme les plus civilisés, les plus courtois, les plus connaisseurs de la nature des femmes. Ceux là on les trouve en première ligne pour critiquer les autres en disant par exemple: « qu’est ce qu’on peut attendre d’un homme qui se comporte de la sorte avec une femme ? C’est préférable de ne pas le prendre au sérieux ».

Pour prouver qu’ils connaissent le mieux les étiquettes et le bon gout même sur les tous petits détails, ils peuvent encore une fois dire : « On n’offre pas une bouteille de martini blanc à une femme, il faut qu’elle soit rouge, ça prouve que celui là n’a pas de gout et ne connais pas les bons gestes à faire ». A les entendre, on ne peut qu’être charmée par tout ce bon savoir faire et savoir vivre.

Mais est ce toujours un signe de politesse et de respect ? Est-ce que ces gestes et ces mots bien placés sont le fruit d’une éducation et que c’est inculqué dans la personnalité sans que ça soit artificiel et recherché ?

Ces galants, laissent la place, s’assoient après les femmes qui les accompagnent, leur ouvrent la portière de la voiture, sont à leurs écoute, cherchent à leur procurer une ambiance plaisante et décontractée, ne prononcent aucun mot mal placé, payent l’addition…D’apparence, ces hommes là, sont si parfaits.

Cette apparence est pour certains cas très trompeuse. Ce n’est qu’un masque bien perfectionné. Un masque qui cache la vraie nature.

D’autres gestes confirment que ce n’est qu’une apparence. L’une des preuves qu’un homme manque de bonnes manières et de savoir faire, c’est lorsqu’il laisse des amies au milieu de nulle part pour une affaire personnelle qui n’a rien d’urgent. Quand il est le seul connaisseur de la région et qu’elles ne sont que des visiteuses qui ont besoins d’être accompagnées à leurs destinations. De leur proposer de les accompagner là où elles voulaient, en insistant sur ses huit minutes de retard, à son rendez vous qui a l'apparence d'être si important, mais dans les yeux on peut lire qu'il ne disait pas vrai.

Mais que dire ? Certains n’ont pas la liberté totale d’agir surtout quand ils se croient libres comme le vent mais ils sont menés par les bouts des doigts sans qu’ils s’en rendent compte.

Aux yeux d’une femme, la courtoisie est toujours bien vu mais sans exagération. Une femme n’aime pas voir un homme se mettre à genoux pour lui prouver qu’elle compte pour lui, mais un simple geste ou un simple mot peut tout dire et pour elle c’est largement suffisant. Parfois, une femme veut bien entendre celui qui lui compte le plus lui dire qu’il le fera, qu’il lui apportera la lune ou les étoiles dans ses bras. Qu’il lui offrira ses yeux et sa vie s’il le faudra. Ce ne sont que des mots mais ils font plaisir parfois.


La galanterie peut être dans le geste mais aussi dans le mot et la bonne intention. Elle ne coute rien mais elle apporte beaucoup.

lundi 24 mai 2010

Corps… Libère moi…

Prisonnière de toi, de la chaleur qui émane de toi.
Prisonnière de ton appel qui me pousse vers l’au delà.
Prisonnière de ton désir qui surpasse toutes les lois.
Prisonnière de ton envie qui guide mes pas.
Prisonnière de ton plaisir qui dessine mes joies.

Corps, tu m’appelles, tu me pousses, tu me guides et tout le reste ne fait que suivre tes éclats.

Corps, tu anéantis les raisons de la femme qui habite en toi.

Corps, tu berces mes rêves, tu guides mes gestes, tu reformules mes mots et mon regard n’est plus que le reflet de tes ébats.

Corps, tu pousses mes mains à caresser le néant à la recherche de l’eau qui apaise les feux qui brulent en toi.

Corps, tu rythmes les battements de mon cœur, l’éclat de mes yeux et la soif de mes lèvres qui ne sont jamais rassasiées.

Corps, un volcan sans laves, un feu sans flammes, tu pousses mes sens à suivre le chemin que seul toi tu peux tracer.

En te regardant trembler, en te sentant frémir, en écoutant tes gémissements muets, en touchant ta chaleur, en caressant ta sueur, en berçant tes douleur, j’ai envi de m’enfuir.

M’enfuir de ta force, m’enfuir de ton arrogance, m’enfuir de ton appel sans relance.
M’enfuir de ton appel qui cherche à travers un regard une envie partagée. Qui cherche à travers une main à éveiller des désirs qu’on veut cacher.

Corps, ne serais tu jamais rassasié ? Tu m’as poussé des fois, vers des endroits, où je ne devais jamais être. Tu as croqué à ta faim, à des désirs défendus, pour exhausser un rêve mais tes rêves ne s’arrêtent jamais…

Libère moi mon corps, je veux ma liberté. Je ne veux plus êtres poussée, par tes envies qui ne sont jamais satisfaites. Je veux être moi, sans toi, sans l’épave qui tu cherches en moi.

Je veux dormir en paix, penser en paix, aimer en paix, vivre en paix, mais pourrais je un jour m’en passer de toi ???

samedi 22 mai 2010

Momifié…


Tu croix qu’en t’éloignant, tu pourras me faire oublier le plus beau amour de ma vie?
Tu croix qu’en me laissant, tu réussiras à effacer le plus grand de mes sentiments?
Tu croix qu’en m’ignorant, tu me donneras l’envie de ne plus te chercher ou de te guetter?
Tu croix qu’en me blessant, tu arriveras à me pousser à te haïr ou même à te détester?
Tu croix qu’en me poussant, tu réussiras à effacer ce que tes mots, tes mains et tes lèvres ont une nuit tracé?
Tu croix en me fuyant, tu pourras éteindre l’étincelle qui brillera pour toujours dans mes yeux?

L’amour que je porte pour toi est plus fort que moi, plus fort que toi, plus fort que toutes les armures que tu as dressés entre mon cœur et toi.

En t’éloignant, en me laissant, en m’ignorant, en me poussant, en me blessant, en me fuyant, tu as tué mon cœur mais tu ne pourras jamais ôter l’amour qui l’emplissait.

Mon cœur est mort, mais dans chacun de ses recoins tu ne trouveras que ton nom, gravé à jamais et jusqu’à l’éternité.
Mon cœur est mort, arraché de ses cotes que jadis le protégeaient. De mes mains je l’ai pris, avec soin je l’ai traité pour à jamais le garder.

Autour de lui, tout un rituel est organisé, des prières étranges ont été citées pour pouvoir le momifier. Des prières et des mots dessinés par des larmes et des douleurs atroces avec courage ou folie supportées.

Dans un grand palais il sera gardé. Entouré de soie avec des couleurs d’espoir gaies. Un cœur qui a pu malgré la mort te garder, gravé en lui à jamais.

Entre l’enterrer ou le bruler, entre le couper en mille morceaux ou le lancer sur les vagues d’une mer agitée, j’ai préféré le momifier. Pourrais-je un jour me débarrasser, d’un cœur qui t’a un jour aimé ? Pourrais-je un jour négliger, un battement qui m’a pour un soir, au septième ciel mené ?

Mes ancêtres m’ont enseigné, tous les secrets de l’art de momifier. Envelopper un cœur amoureux, d’une carapace dure qu’on ne peut jamais percer. Laisser le monde autour agité et mouvementé, et le laisser dormir dans son coin en paix.
N’avait on jamais annoncé, que la mort n’est qu’une étape qu’ont peut dépasser ? Et qu’un cœur amoureux ne peut jamais être assassiné ?

Les anciens ont bien égaré, leurs livres de secrets, pour faire revivre les corps momifiés. Et toutes ces momies n’attendent, que d’être débarrassées, de leurs bandelettes de lin bien tissées. De retrouver la vie qu’ils ont pour des siècles espérée. Et mon cœur momifié, attendra le temps qu’il fallait pour enfin se libérer.

Ma formule est si simple et n’a pas de secrets. Seule ta main ou un baiser, sur cette carapace de pierre qui cache mon cœur momifié, pourra le ressusciter. Tu retrouveras ton nom gravé et ton amour immortalisé, qui ne demande que tes bras pour oublier tous les moments d’attente et de larmes désespérées. Pour pouvoir crier fort et sans se dérober, mon amour pour toi est la plus belle chose qui a pu un jour m’arriver.

vendredi 14 mai 2010

L’enseignement privé, un choix ou une obligation ?


Quand j’étais scolarisée, Il y avait de la plus de trente ans, l’enseignement privé concernait essentiellement le secondaire. Il était lié à ceux qui n’avaient pas réussi leurs études dans le public. C’était tout simplement une deuxième chance qui permettait d’acquérir un niveau plus supérieur ou de reprendre les études dans le public après un examen consacré aux plus brillants du privé.

Ces temps là, on ne parlait d’enseignement privée pour les jeunes qui commençaient leur scolarité, que dans quelques écoles françaises éparpillées dans quelques villes de la Tunisie. Ces écoles, plus ou moins couteuses, étaient destinées aux plus riches ou aux enfants issus d’un mariage mixte où une deuxième langue était déjà acquise dès le jeune âge.

Aujourd’hui, l’enseignement privé s’élargit de plus en plus. Le nombre d’établissement est si grand et on les trouve presque dans toutes les villes. Cet enseignement bien que contrôlé par le ministère de l’éducation au niveau de l’enseignement de l’arabe, le local ou le corps enseignant, on remarque une grande différence entre un établissement et un autre. Une grande concurrence qui n’a pas permis dans tous les cas de perfectionner cet enseignement.

Ce sujet peut être traité selon plusieurs volets, je peux citer, le corps enseignant, les programmes, la sélection, la validité de l’évaluation, la crédibilité….

Je vais me contenter de parler du point de vu parent. Un parent d’un jeune enfant qui va entrer à l’école et qui commence à se poser des questionnements sans trouver vraiment une réponse. Quelques constatations sont échangées presque par tout le monde en parlant de l’enseignement public.

Le niveau de l’enseignement est de plus en plus médiocre.
La bête noire des jeunes d’aujourd’hui ce sont les langues.
On est dans un temps où il n’y a de place que pour les excellents.
La situation matérielle des enseignants ne les poussent pas à donner de leur mieux où le recourt au cours privés qui seront une obligation pour pouvoir suivre le troupeau.
Les enfants se prennent tous seuls en charge à cause des charges et des préoccupations des parents, d’où l’absence de toute norme, de toute valeur et de tout contrôle parental.
L’école est devenue un milieu où règnent la violence et la vulgarité…
Cette situation qui peut être alarmante pousse plusieurs parents à chercher une dans le privé la solution.

On trouve un grand choix d’établissements privés et selon plusieurs critères.
Au niveau frais, cela peut varier entre le cout d’une simple garderie scolaire jusqu’au salaire d’un fonctionnaire moyen surtout si on ajoute les frais de déplacement dans le bus de l’école, de la garderie et de la cantine.
Et comme l’enseignement de l’arabe est commun entre toutes les écoles privées et publiques ; la différence réside dans l’apprentissage des langues. Le français, et selon les programmes français, est enseigné dès la première année. L’anglais commence avec le français dans de rares écoles ou c’est en troisième année ou même après parfois.
Certaines écoles privées exigent pour accepter les nouveaux inscrits, un test de niveau et une étude sociale.

En apparence, les élèves de ces écoles privées sont plus entourés et plus suivis. Mais on note l’apparence de beaucoup de cas dépressifs à cause des lourdes charges scolaires que quelques élèves ne peuvent pas supporter, ajoutées à la grande concurrence et la pression des parents qui exigent des bons résultats surtout dans les concours.

Ce sujet est si compliqué et si sensible puisqu’il touche la majorité des enfants ainsi que leurs parents qui ne peuvent plus évaluer leurs choix en inscrivant leurs petits dans le public ou le privé. L’investissement familial dans l’enseignement s'alourdit d’une année à une autre en exigeant un rendement et une rentabilité qui ne sont pas si évidents.

Dans une société de marché comme la notre, tout le monde est prêt à payer pour avoir ce qu’il attend ou ce qu’il espère, mais malgré tout, personne ne peut confirmer que l’un des choix est meilleur que l’autre.

mardi 11 mai 2010

« Belle fille » Je t’aime, mais ne me prend pas mon fils…


La relation entre belle mère et belle fille est la plus part du temps chargée par quelques tensions qui varient selon les personnes ou selon les milieux. Un sujet qui a été traité depuis si longtemps et de façons différentes. La vision des deux personnes concernées est si différente et chacune d’elle a sa façon de penser qu’elle croit toujours que c’est elle qui a raison.

J’ai écris ces quelques phrases en souvenir d’une discussion avec une adorable amie qui m’a inspiré. Je me suis mise dans la peau d’une belle mère, seule, elle imagine des mots qu’elle ne dira jamais à sa belle fille.

« Ce jeune homme que tu croix aimer et comprendre est aussi et avant tout mon fils à moi. Depuis le jour où j’ai appris qu’il se développe en moi, je l’ai aimé. A sa naissance c’était la fête pour moi. J’ai veillé sur lui, gardé ses nuits quand il avait de la fièvre. Je me suis privée de mes loisirs pour lui apporter tout ce qu’il souhaite. J’ai rangé ses jouets qu’il cassait, suivi ses études et lui ai enseigné les bonnes manières et l’ouverture d’esprit pour qu’il devienne l’homme adorable qu’il est maintenant.

Chaque soir, je pose une bise sur son front et je le regarde dans son sommeil et tous les souvenirs de son enfance et de son adolescence me passent par la tête et je ne peux que dessiner un sourire fier de ce qu’il est devenu. Quand il pose sa tête sur ma cuisse je partage avec lui sa journée, ses rencontres et tout ce qui le fait sourire ou lui fait de la peine. Ensemble, on programme nos journées, nos sorties et nos vacances en famille. J’attends son retour, après ses journées de travail, et je sais tout ce qu’il aime ou tout ce qui lui donne du plaisir.

Quand il m’a parlé de toi, j’ai pensé que tu ne seras qu’une nouvelle conquête qui lui brisera le cœur sensible comme les autres fois. Mais je m’aperçois que c’est toi qu’il a choisi pour faire sa vie. Que vous avez dessiné loin de moi votre avenir. Que pour la première fois je ne faisais pas partie de ses rêves et de ses programmes du futur. Pour la première fois, il n’a pas demandé mon avis.

Depuis qu’il a grandi, et bel jeune homme il est devenu, je le voyais marié. Dans une grande fête où toute la famille sera réunie et ce jour là je serai heureuse de le partager avec celle qui l’aimera comme je l’ai aimé. Mais ne pense jamais qu’il sera totalement à toi, c’est moi sa mère avant que tu sois là. Personne ne peut le comprendre plus que moi. Personne ne peut savoir ce qui lui va. Personne ne peut le gâter comme je le fait moi.

Alors, jeune fille, ne le laisse pas perdu entre toi et moi, chercher ce qu’il veut faire et ce qu’il ne veut pas. Laisse-moi, pour la dernière fois, montrer à tout le monde qu’il est mon fils à moi. »

dimanche 2 mai 2010

On couche par amour ?... Ou on aime parce qu’on a couché avec ??


On parle parfois d’amour platonique, « Il s'agit d'un amour en dehors de toute sensualité, de type « imaginaire », sans contact physique ». « Il s'agit d'un amour par l'esprit, un amour dans les idées ».(http://fr.wikipedia.org/wiki/Amour_platonique). Cette définition reste presque imaginaire, le contact physique même s’il n’est pas concrétisé est difficile à nier.

Dans ces quelques mots de cette note, je vais parler d’amour charnel. Mais est ce que le charnel est toujours lié à un sentiment quelconque ?

Deux cas de figures se présentent dans ma tête pour l’instant. Le premier, c’est quand l’amoureux se trouve sans défense devant ses pulsations, devant son envie de posséder l’être aimé et ne faire qu’un. Partager des moments d’intimité sans chercher à raisonner ou le pourquoi. Ce rapprochement est considéré comme dans la nature des choses. Un accomplissement d’un sentiment fort qui se matérialise par une union, dans une touché de mains, une longue bise ou en se mettant complètement dénudé devant le désir qui n’est qu’un appel du cœur, de l’esprit qui mènent le corps vers d’autres univers.

Quand on veut chroniquer cet état, coucher n’a jamais été une première pensée. Au départ c’est un rapprochement d’idées, une entente et une très bonne communication. Une communication qui se solidifie par la parole, le mimique, le gestuel. Penser à la même chose, avoir la même pensé au même moment, rire des même blagues et apprécier les moments de partage ou de présence.

Se donner corps et âme, est une autre forme d’amour, c’est une preuve d’amour où tout s’unit et se mélange. Un geste poussé par les sentiments et qui joue un rôle important dans le renforcement de cette union déjà existante. Mettre à nue l’intérieur et l’extérieur de chacun pour une union sans limites. Dans ce cas, passer à l’acte est le couronnement d’un sentiment noble à l’origine et sa noblesse lui donne le qualificatif de platonique avant de passer à un amour accompli.

C’est dans ce cas, que coucher est synonyme de faire l’amour. Transformer l’abstrait en réalité.

Le deuxième cas de figure, c’est lorsque le charnel précède le sentiment. L’envie des corps, le rapprochement, l’union, l’harmonie, poussent ces deux êtres à s’attarder sur ce qui puisse les lier. Dépasser cette envie, qui peut n’être que passagère, qui peut disparaitre juste après d’être assouvie, et se transformer en autre chose plus profonde.

Au début c’est une seule sorte de communication, la communication des corps, avec un vocabulaire parfois trop limité, lié essentiellement à ce qui peut charmer ou remonter le désir et le plaisir partagé. L’être en face n’est qu’un objet, un objet qui attire et qu’on a envie de posséder, d’avoir, de découvrir.

L’entente des corps est une première étape pour approcher les âmes, qui cherchent à mieux se connaitre et à se découvrir. C’est un puzzle magique qu’ils essayent de rassembler à deux. Choisir les pièces qui collent et parfois les façonner pour pouvoir les coller en espérant avoir à la fin une image sans faille.

Même dans ce cas, on peut parler d’amour, mais dans la plupart des cas, ce sentiment est lié à plusieurs obstacles, en rapport avec le social ou à la socialisation. Accepter l’autre et s’accepter par lui malgré tous les préjugés et les stéréotypes liés à un tel genre de relation. Cet amour a besoin plus que le premier de preuves pour le détacher d’une simple attirance physique. C’est passer du fait de simplement coucher à faire l’amour, et pour moi personnellement, la différence est si grande.

Cette relation, qui est le mélange d’un sentiment du corps et de l’âme (je n’ai pas trouvé un autre mot pour parler de ce qui émane de l’intérieur) est si étroite et si complexe. Chacun de nous a surement ses réflexions sur le sujet avec des idées surement contradictoires. En parler, ne veut pas dire trouver une solution ou une conclusion finale, mais c’est juste un sujet de réflexion.

Est ce qu’on couche parce qu’on aime ce partenaire ? Ou est ce qu’on l’aime parce qu’on a bien couché avec lui ?

samedi 24 avril 2010

Quand un adolescent découvre ses tendances homosexuelles.


L’adolescence et l’homosexualité, deux sujets qui ne sont pas faciles à traiter. Deux sujets où il n’y a jamais eu un accord entre les chercheurs et surtout de la part des sociologues et des psychologues. Deux sujets qui sont liés à beaucoup de stéréotypes et des préjugés. Deux sujets qui restent des tabous dans une société comme la notre.
Depuis quelques jours j’essaye d’approfondir mes connaissances sur ces deux sujets. Toutes mes lectures ne m’ont pas permis de trouver une solution adéquate à la situation que j’ai rencontrée. Beaucoup de facteurs entrent en actions, ce qui ne facilite pas la tache. Je vais étaler ce cas qui m’a été présenté, bien que tenue par le secret professionnel, mais je pense bien que ce n’est pas un cas unique.
C’est un jeune adolescent, timide d’apparence avec des résultats scolaires acceptables. Il a dépassé les 16ans de quelques mois et n’a jamais eu de problèmes apparents soit relationnel ou dans son établissement. D’un père travaillant à l’étranger, il vit seul avec sa mère qui est trop protectrice.
J’ai donné une petite conférence sur la santé psychologique de l’adolescent pour les élèves du secondaire. Parmi les points traités, l’identité sexuelle qui s’affirme encore à l’âge de l’adolescence, et j’ai affirmé que cette attirance ou cet intérêt pour le sexe opposé est tout à fait normal…
Après la conférence, ce jeune adolescent m’a demandé un entretien privé et urgent selon lui. Pour lui, mes propos sur l’affirmation de l’identité sexuelle ont déclenché beaucoup de questionnement et une grande inquiétude. En résumé, il a affirmé qu’il se trouvait mieux en compagnie des filles et aime plus leur propos au point que ses amis le traite d’efféminé et le poussent à être plus viril « yestarjel ».
En le mettant plus en confiance, il a déclaré qu’il regardait des films porno et se masturbai régulièrement et c’est toujours l’image masculine qui l’attire et qui lui procure le plaisir recherché. Il n’a jamais eu d’expérience réelle ni homo ni hétéro. Il pensait que c’est juste une étape de l’adolescence et qu’arrivé à l’âge adulte il ne pensera plus aux hommes et ça sera les femmes qui l’attireront.
Face à ces confidences, plusieurs données ont basculé dans ma tête. D’un coté, la fragilité de l’adolescent qui se cherche pour l’accomplissement de sa personnalité et de son identité, son besoin de soutien, de compréhension, de tolérance et d’aide… et d’un autre coté tout le jargon social, culturel et religieux qui guident notre entourage et qu’on ne peut pas changer d’un jour à l’autre.
J’ai cherché aussi l’image que j’ai des homosexuels qui s’affirment, et désolée je n’ai trouvé qu’une sensation de dégout. J’ai eu aussi l’image d’une mère tunisienne (sans penser qu’elle est arabe ou musulmane), avec toutes ses connaissances ou son ouverture d’esprit, face à un fils qui ne fait que déraper de toutes les normes.
Que faire face à ce jeune adolescent ?
Lui dire que ça peut arriver, qu’il doit s’accepter comme il est et d’assumer ses tendances, ses choix et que c’est une autre forme de la nature humaine si complexe ?
Lui affirmer que c’est passager et qu’il va tôt ou tard suivre le troupeau sans s’égarer ?
L’inciter à dévier ses préférences avec un accompagnement psychologique en niant toute possibilité que ça pourrai être hormonal, physique et qu’il n’y pourra rien face à cet état ?
Le considérer comme un malade qui a besoin d’un soin ou d’une thérapie ?....
Tous les livres et toutes les recherches que j’ai consultées ne m’ont pas donné une solution bien précise. C’est un sujet qui reste tabou dans la société tunisienne qui est si différente de celles occidentales.
Alors, comment tendre la main à ce jeune qui demande de l’aide quand nous même on ne sait pas quelle démarche suivre ?

mardi 20 avril 2010

Raisonnement d’un jeune homme d’affaires


C’est dimanche soir, dans un salon de thé archi complet à El Manar, J’étais avec un jeune homme qui n’a pas dépassé les 36 ans. Autour d’un thé chaud aux amandes, on a discuté pendant des longues heures sur le monde des affaires et surtout sur son parcourt et sa vision particulière sur ce qui peut mener à la réussite.

Après ses six ans d’études supérieures, il a choisi d’entrer dans le monde des affaires. Sans auto financement, il s’est lancé avec beaucoup d’ambitions et de motivation. Tout au long de ses études il n’était pas parmi les meilleurs, mais il avait beaucoup de créativité et d’idées innovatrices ainsi qu’un gout développé du risque.

Il a commencé par l’immobilier, un domaine lié à sa spécialité, puis il s’intéresse au domaine agricole et surtout à l’élevage. Aujourd’hui, bien qu’il n’est pas encore parmi les grands, mais il a eu l’opportunité de les octroyer et de connaitre leur mode de vie et de là de prendre l’exemple.

Gérant de plus d’une société, il a sous ses ordres des centaines d’ouvriers, de techniciens, et d’ingénieurs. Son chiffre d’affaire s’accroit d’un jour à l’autre, ce qui prouve que la réussite n’est pas obligatoirement liée à un héritage financier ou familial, mais la réussite de tout jeune est en rapport avec sa perception de soi et du réseau relationnel qu’il peut créer ainsi qu’une bonne gestion de son potentiel intellectuel et personnel.

Son ascension de la classe moyenne vers une classe supérieure a changé sa vision des relations humaines. En parlant du partage des richesses, de la force du travail qui devait être bien rémunérée pour donner plus de motivation et de joie de vivre, la réponse était catégorique. Dans le monde des affaires chacun travaille pour soi, et il faut profiter de toutes les opportunités.

Les gérants des sociétés donnent l’image du confort et de lassitude en profitant des autres qui travaillent pour eux, mais ce n’était pas vrai (toujours selon les paroles de ce jeune homme). Les ouvriers n’ont qu’à fournir le plus d’effort pour qu’ils puissent garder leur boulot, pour subvenir à leurs besoins et ceux de leurs familles, et qu’ils s’estiment heureux qu’ils aient pu avoir un salaire avec ce taux de chômage qui ne cesse de s’accroitre avec la crise mondiale qui ne fait que s’alourdir avec la grippe porcine et maintenant avec ce nuage volcanique qui couvre presque toute l’Europe. Pour les autres, techniciens ou cadres, ils n’ont qu’à faire de leur mieux pour plus de succès à la société et de là du patron et ils auront des primes de rendements ou d’encouragement qui diffèrent selon les résultats obtenus de leurs efforts, leurs propositions et leurs idées.

Même l’Etat n’a pas intérêt à s’occuper des affaires internes des entreprises qui payent les impôts (bien que pas toujours juste) principale source de revenu pour tout Etat. Les entreprises qui offrent des emplois et atténue le taux de chômage. Les entreprises qui apportent aussi de la devise et une image de réussite au niveau mondial…. Alors il ne faut jamais parler de condition ouvrière sinon il y a d’autres paradis surtout fiscaux où les bénéfices seront meilleurs.

Ce jeune homme n’est qu’un exemple de plusieurs jeunes qui ont pris leurs affaires à deux mains, qui ont pris le risque, qui ont réussi et en donnant l’exemple aux autres jeunes, avec un seul principe : celui qui veut peut, il faut seulement avoir le courage et de prendre l’initiative.

Par ailleurs, cet exemple donne une image de cette nouvelle Tunisie, où la classe moyenne, qui était majoritaire pendant des décennies, commence à disparaitre, si elle ne l’est pas déjà.

On commence à ne voir que deux classes, celle qui contient le nombre le plus restreint, ce sont ceux qui s’offrent les voitures de luxe, les voyages et les belles résidences, et d’un autre coté une classe qui comporte ceux qui courent dés les premières heures de la journée derrière un bus jaune ou un métro vert, pour pouvoir avoir s’ils sont parmi les chanceux, une voiture d’occasion ou une à quatre chevaux et passer leur vie à payer les crédits de cette bagnole et d’un petit appartement dans une cité populaire.

C’est l’image de la nouvelle société tunisienne avec ses deux facettes contradictoires entre ceux qui bossent tout le long de la journée pour une poigné d’argent la fin du mois, et ceux qui dépensent des milliers, pour une seule soirée…