samedi 16 janvier 2010

Chérie je t'aime... mais je couche avec la voisine(troisième partie et fin)


Les rencontres de si Lahbib et sa voisine deviennent de plus en plus régulières. Ils ne peuvent plus attendre les voyages de sidi Ali pour se voir. Les jeudis matin sont devenus sacrets pour les deux amants. Après avoir passé une heure à son bureau, il sort sous prétexte de papiers à régler, il passe voir sidi Ali dans son entrepôt pour être sur qu’il y est et passe vite chez sa voisine.

Le bain est un rituel pour elle et il l’est devenu pour lui. Il s’est demandé parfois le pourquoi. Pourquoi elle insiste toujours à le laver avant de passer à la chambre à coucher ? Le considère-t-elle si sale lui qui vient juste de prendre sa douche matinale ? Est elle une maniaque de propreté qu’elle le veut toujours si frai ? Il lui a posé une fois la question, elle a répondu qu’elle n’a jamais eu d’enfant et elle veut avoir la sensation de gâter son petit qui devrait être le plus cher et qu’elle n’a pas de plus cher que lui. Depuis, à chaque fois qu’elle savonne son corps il fait encore l’enfant pour lui faire et surtout se donner plus de plaisir.

Lella Feyza n’a jamais douté de son mari et surtout de la voisine. Parfois elle prépare un bon déjeuner qu’elle donne à son mari pour lui faire gouter ses plats quand sidi Ali est absent. Si Lahbib faisait semblant qu’il ne voulait pas y aller, mais elle le suppliait car elle avait des choses à faire à la maison. Elle n’a jamais su qu’elle a participé à les approcher, en offrant à son mari et à sa voisine un petit moment d’intimité.

Lella Feyza se croyait intelligente, que son mari est un acquis et que jamais l’idée de voir ailleurs puisse l’affleurer. Elle donne même des conseils à ses collègues de travail pour pouvoir garder à elles seules leurs hommes. Il faut être vigilante, bien surveiller, charger leurs emplois du temps par des affaires qui concerne la famille ou des connaissances partagées. Et surtout, surtout ne pas lui laisser la liberté financière. Une maitresse pour elle ça nécessite des dépenses, et tant qu’il est fauché et tout son argent casé selon ses loisirs à elle il ne pourra jamais y penser…

Si Lahbib se sentait au septième ciel. C’est cette femme qui lui convenait, le gâtant, le respectant et surtout elle ne pose jamais de conditions ou de questions et n’a jamais eu d’exigences. Elle n’a même pas besoin de cadeaux… Elle ne lui coute rien sauf une présence hebdomadaire pour un moment de plaisir partagé. Ses jeudis avec la voisine lui font oublier les charges de la famille, du travail et toutes ses obligations. La relation a duré pendant plus d’un an, personne n’a douté ni lella Fayza, ni sidi Ali, ils cachaient bien leur jeu et prenaient toutes les précautions.

Si Lahbib se plait dans sa nouvelle relation, un jour, il a demandé à la voisine de se marier, de laisser tomber leurs familles et de vivre à deux. Mais elle a refusé. Ce qui les liaient n’était juste qu’une entente et un plaisir partagé. Elle n’a jamais pensé laisser le luxe où elle vivait et que la vie commune ne pourra que les éloigner. Si Lahbib s’est énervé. Il a senti pour la première fois qu’il vivait une double vie et qu’il trahissait sa femme et ses enfants.

Et il a décidé de tout arrêter. Il a informé la voisine qu’il va la quitter. Il a demandé sa permutation à une autre ville. Avec toute sa famille il a déménagé à des centaines de kilomètres de toutes les tentations que la voisine lui offrait. Dans une autre ville, plus petite que la capitale où il pourra être plus proche des siens. Lella Feyza l’a suivi sentant que les avantages sont grands pour les enfants qui seront plus entourés dans leur adolescence. La voisine l’a supplié de rester, de continuer leur double vie sans poser trop de questions mais pour lui il ne voulait pas les choses à moitié.

Après plus que deux années, si Lahbib pense encore à ses bons moments passés avec la voisine. Mais une sensation de culpabilité le dérangeait. Il a senti qu’il a trahi sa femme qui l’aimait et qu’il n’a jamais cessé d’aimer. Mainte fois il a eu l’envi de tout lui dévoiler, de se livrer de ce fardeau qui le dérangeait. Mais ne voulant surtout pas la blesser, il n’a jamais osé.

Dans son journal intime, qu’il garde bien au fond d’un tiroir dans son bureau ; il a écrit une lettre à sa femme qu’il ne lui a pas encore donné. Essayant de lui expliquer ce qu’il a fait et au fond de lui un espoir d’être pardonné.

« Ma chère épouse.

Je voulais commencer cette délivrance par t’affirmer que je t’aime et que je ne pourrais jamais te blessé. J’ai eu une aventure passagère qui n’a pas trop duré. C’était la voisine que tu connaissais. Elle m’a bien gâté et j’ai même pensé un jour te quitter pour vivre ma vie avec elle. J’ai fait une grande bêtise, je le sais, et j’aurai dû t’en parler avant de chercher le plaisir ailleurs.

Mais tu es en partie responsable de ce que j’ai fait. Tu me considère comme si j’étais ta propriété privée, que je dois me plier à tous tes loisirs et tout ce que tu aimais. Tu m’as négligé et tu t’es négligée. Depuis quelques années tu n’es plus la femme que j’ai aimée. Tes cheveux longs que j’ai adorés tu les as coupés puis sous une voile cachés. Tous tes habits sexys tu as jeté. Tout le temps tu ne t’occupais que de ton travail, de la maison, des enfants et de ton image que tu voulais refléter sans jamais penser à ce que j’aimais. En hivers tu refusais toute intimité, ne voulant pas à chaque fois te doucher. Quand un jour je t’ai acheté un parfum et une lumière tamisée tu m’as dit qu’on est vieux pour ces jeux et que les enfants commencent à nous guetter.

Notre vie de couple se limite à des petits instants dans le noir volés car tout le temps tu es fatiguée. J’ai essayé de t’en parler, de te changer, de reprendre la jeune femme qui m’a un jour impressionné par son sourire et ses grands rêves. Je veux reprendre ma belle chérie qui était unique à mes yeux et que je n’ai pas cessé d’aimer.

Le temps est passé, mais entre moi et toi je veux qu’on soit toujours des jeunes amoureux comme on l’a été pour de longues années. J’ai peur qu’une autre fois la tentation me prends loin de toi.

Au fond de nous ma chérie on est toujours des enfants, ou je ne suis qu’un enfant qui a besoin de plus d’intérêt, plus de temps à parler, à oublier tout ce qui nous entoure et de vivre juste pour nous deux, je n’ai pas trop demandé…. »

Si Lahbib cherche encore une solution pour s’en sortir et ne pas encore tomber dans les pièges de la tentation car il aime sa femme et ne veux plus la blesser même si elle ne le saura jamais…

vendredi 15 janvier 2010

Syndrome purement masculin.



L'ouïe sélective est un syndrome ontologique très répandu chez l'homme, et il demeure souvent méconnu auprès des femmes.

Par exemple quand une femme dit :

"Écoute un peu!C'est pas possible ce bordel! Toi et moi, on va nettoyer tout ça ensemble. Regarde, toutes tes fringues trainent par terre et si on ne fait pas une lessive immédiatement, tu vas devoir te balader à poil.. Tu me donne un coup de main maintenant et quand je dis ça, je veux dire là tout de suite!"


L'homme comprend :


Ecoute un peu….. Blablablabla ... toi et moiBlablablabla... ensemble Blablablabla ... parterreBlablablabla ... à poilBlablablabla ... un coup Blablablabla ... maintenant ... Blablablablalà tout de suite !

A ce jour aucune thérapie ne semble pouvoir soigner efficacement cette faiblesse auditive.
De toute évidence les hommes concentrent leur attention sur l’essentiel uniquement. Quel esprit de synthèse prodigieux & exceptionnel !!!!.


J'ai reçu ça d'une amie, est ce vrai? A vous les femmes pour confirmer ou démentir et les hommes aussi.

jeudi 14 janvier 2010

Chérie je t'aime... mais je couche avec la voisine(deuxième partie)


Lella Feyza, l’épouse de si Lahbib, a perdu sa mère il y a 4 ans. Sans être malade, elle a quitté ce monde suite à un arrêt cardiaque. Le comportement de Lella Feyza a depuis changé. Avant elle était bonne vivante et elle n’a jamais pensé à la mort.
Depuis 4 ans, elle a approfondi ses lectures religieuses, adepte de toute les chaines de télé qui en parlent, devenue femme voilée… tout autour d’elle est fatalité. Beaucoup de choses sont devenues des interdits, quelques émissions de télé, la musique, la mixité, même un rire à voix élevée….

Toujours si gentille et avec un grand cœur elle veut que si Lahbib son mari la suive dans tout ce qu’elle fait ou ce qu’elle pense. Lui n’était pas trop gêné, en bon croyant, il faisait ses prières à la mosquée, il a même pris l’initiative d’enseigner des jeunes les grandes moralités de leur religion.
Si Lahbib suivait la troupe sans trop réfléchir, il aime sa femme et veux toujours lui faire plaisir. Mais il sent qu’il n’existe plus, il sent qu’il a les mains et l’esprit liés. Ses sorties sont limitées, sa vie sociale disparaissait. Une monotonie s’est installée, et il a perdu son gout pour son travail, sa famille et toute son existence. Peu à peu, il a l’envie de quitter le monde très obscur où l’a poussé sa femme qui voyait tout en noir et interdit…

Si Lahbib et lella Feyza ont acheté une petite maison dans une belle cité. Tout autour, des grandes villas appartenant à des commerçants qui ont pu s’enrichir grâce au travail artisanal. Ces voisins sont pour la plupart illettrés, mais l’argent les a métamorphosé dans leur apparence sans vraiment changer leur façon de pensé.

Si Lahbib a rencontré sidi Ali à la mosquée, un grand tapissier kairoinais. Ils ont le même âge et habitent le même quartier.
Si Lahbib l’a invité avec sa femme chez lui pour un thé et pour que leurs épouses puissent se connaitre et échanger les visites.

Un vendredi après midi, les deux familles se sont rencontrées, une entente entre les hommes mais les femmes n’ont pas suivi. L’épouse de sidi Ali, une belle citadine qui n’a pas pu avoir d’enfant suite à une maladie de jeunesse, l’a épousé juste pour son argent tant que les enfants ne lui posent pas de problèmes puisqu’il a déjà a deux garçons d’un mariage précédent et il les a laissé avec sa maman à Kairouan.

Lella Feyza n’a pas apprécié cette nouvelle voisine. Elle la trouve prétentieuse et manipulatrice. Elle savait que ce sentiment est partagé entre les deux femmes et qu’il est impossible qu’une amitié ou même une complicité puisse s’installer entre les deux.

Si Lahbib n’était pas d’accord avec son épouse, lui demandant de ne pas être dure et tranchante avec les gens et qu’il fallait qu’elle sache que pour cette nouvelle voisine ce n’est qu’une apparence, un comportement qui cache beaucoup de douleurs internes à cause de la monotonie de sa vie avec un mari trop conservateur et en absence d’enfants. Il lui suggère même de lui venir en aide et de la soutenir vu que sidi Ali ne lui permettait même pas de sortir seule de chez elle.

Une relation de bon voisinage s’est installée entre les deux familles. Sidi Ali charge même ses voisins de subvenir aux besoins de sa femme en son absence, vu ses déplacements réguliers en Tunisie et même à l’étranger. Les visites de si Lahbib deviennent plus régulier et ses entrée chez sa voisine deviennent une normalité pour voir ce qui lui manquait.

Son coté humoristique la faisait rire, et elle s’est confier à lui. Lui parlant de sa vie et de ses problèmes avec son époux et mainte fois il lui a offert son épaule pour pleurer.
Et un jour, tout a basculé. Une femme belle, malheureuse et mal traitée qui a ses yeux a beaucoup de tendresse à échanger. Lui depuis des années, sa femme le négligeait, lella Feyza a perdu toute créativité et lui aussi commence à se confier.

Un jour en lui apportant quelques fruits, elle lui a ouvert la porte avec une nuisette qui ne peut rien cacher. Elle a préparé un bain moussant pour lui et une table bien garnie de fruit et de boissons lui annonçant qu’il sera son bébé. Elle l’a massé, cajolé, et pour la première fois depuis des années il a senti qu’il a de l’intérêt. Qu’une femme cherche à le satisfaire et à le charmer.
Depuis, si Lahbib a une maitresse, mais réelle cette fois et elle le surprend à chaque visite avec ses bains réguliers…

Lella Feyza va-t-elle se douter ?

A suivre...

mercredi 13 janvier 2010

Chérie je t'aime... mais je couche avec la voisine.(première partie)

Si Lahbib est un homme très commun, il passe inaperçu là où il passe. Chauve avec un gros nez et ses cinquante années, il n’a rien de beau ou d’attirant. Ce qui le caractérise, c’est sont coté humoristique, il a le don de faire rire tout le monde, ce qui attire autour de lui ses connaissances proches et même lointaines.

Si Lahbib n’a pas bien réussi ses études universitaire, rêvant d’immigrer en France, mais sa famille lui a confisqué son passeport refusant de perdre son fils unique dans une famille de filles. Il a pu avoir un poste de travail où il a passé d’un grade à un autre jusqu’à devenir un responsable dans une grande boite publique.

Si Lahbib a connu jeune sa femme. Ils étudiaient tous les deux au Campus et partageaient le même train pour retourner, chaque fin d’après midi, chez eux. Ils ont débuté par échanger quelques propos de courtoisie et de politesse, puis ils commencent à se parler, à se connaitre et à s’aimer. Il a connu beaucoup de filles, mais celle là, bien que pas trop belle, il a su dès le début qu’elle sera la femme de sa vie.

Ils se sont mariés, et leur petite famille s’est consolidée par l’arrivée de leurs deux enfants. Ils faisaient tout à deux, leurs sorties, leurs courses et même leur amitiés sont partagées. Le dimanche matin, assise sur ses genoux, dégustant leur café au lait, ils faisaient leurs recherches sur le net et écoutaient leurs chansons préférées.

Elle n’avait presque rien à lui reproché. Durant presque 17 ans il était un mari parfait. Il l’aidait à faire le ménage, prend toutes ses responsabilités dans l’éducation des enfants, il était un bon mari et un bon amant . Ses collègues de travail l’enviaient, le comparant aux siens fermés, machos et qui leurs laissaient toutes les responsabilités.

Une nuit elle s’est réveillée, l'oreiller à coté était vide. Elle a pensé qu’il a eu un malaise et qu’il n’a pas voulu la déranger.
Debout, sans faire de bruit, elle va le chercher. Elle le trouve scotché à l’écran de l’ordinateur presque nu, et avec la webcam il échangeait du plaisir avec une inconnue... Elle s’est sentie blesser. Qu’est ce qui peut le pousser, lui, à faire l’adolescent et sa femme dormait juste à coté ?

Il lui a tout expliqué, à sa version personnelle qui l’a vite convaincue, en lui disant qu’il n’arrivait pas à dormir, et que tout est arrivé sans vraiment le vouloir et sans le préméditer, que ce n’était qu’une trainée du virtuel qu’il ne connaissait même pas le nom... Elle l’a cru. Elle a pensé que c’est juste passager, et qu’il n’osera jamais la trahir ou la tremper en réalité.
Elle n’a que le surveiller, être plus présente et plus vigilante. Et chaque son sur le clavier, elle et là à lui demander ce qu’il faisait. Seulement, pendant les heures de travail, il était hors son champ de vision. Elle a repris sa confiance en lui comme si elle n’a jamais été touchée. Mais il est toujours à ses cotés, à partager toutes ses joies et ses moments de peines. C’est son homme, son mari attentionné, c'est seulement à elle qu'il peut penser, comme lui était pour elle.

Mais est ce vrai ?


A suivre...

lundi 11 janvier 2010

Positiver... et apprécier son cadeau.


La vie l'a parfois gâté et parfois malmené.
Des cadeaux, elle en a reçu plusieurs mais l'un d'eux hante à chaque moment ses pensées.
Un cadeau particulier.
Un cadeau beau qu'elle a dans ses rêves dessiné.
Un cadeau qu'elle n'a jamais espéré et qu'elle n'a jamais pu oublier.
Un cadeau qu'elle n'a pas su toujours apprécier.
Un cadeau d'un homme qu'elle a un jours aimé de son cœur d'adolescente malgré toutes ses années.
Un cadeau d'une soirée, destiné à être oublié.

Pour une soirée, et pendant des heures qui sont vite passées, ils étaient ensemble. Ils se sont rencontrés dans un contexte de rêve.Il était beau , adorable et attentionné. Il n'a jamais voulu la blesser.

Ils ont pour des heures parler, de leur vie, leur présent et de leur passé. leurs mains, leurs lèvres et leurs corps se sont rencontrés.Son amour l'aveuglait, mais elle était heureuse et se voyait princesse dans un conte de fées.
Mais il a toujours insisté, que son cadeau est unique et qu'elle ne devait jamais d'avantage espérer .
Comme une folle elle l'a suivi mais une peur interne la bloquait. Une peur de son regret,regretter d'être avec elle ou de partager ses rêves et ses folies que seule elle connaissait. Elle avait peur de le perdre et à jamais.
Cette peur ne lui a pas permis d'apprécier, les beaux moments qu'ils ont partagés. Ce cadeau n'était que des retrouvailles et un adieu. Et ce n'était que l'adieu qui la dérangeait.

A tête reposée, après des longues nuits d'insomnie et de larmes coulées, elle a pu enfin apprécier, ce beau cadeau qui ne sera jamais renouveler. Il est partie loin d'elle et ne reviendra jamais, lui laissant de lui un beau souvenir, le souvenir d'une rencontre et d'un adieu.

Comme le temps et les années peuvent passer, mais les souvenirs ne sont jamais effacés. Le souvenir de ses yeux qui brillaient, de ses lèvres qui souriaient, le souvenir de sa main qui l'a guidé et de ses mains qui tenaient les siennes, le souvenir de ses baisers partagés au bord de la mer et de ses doigts qui la caressaient... Le souvenir de son cœur qui s'emballait flottant dans un monde merveilleux.
Pour quelques heures, qui sont très vite écoulées, elle a passé la plus merveilleuse soirée. Ses mots raisonnent et pour toujours dans sa tête et son cœur, et son visage, son sourire... ne l'ont jamais quitté.

Elle n'a que les souvenirs de son cadeau qui l'a, pour des longues semaines, peiné, en ne pensant qu'à l'adieu.
Mais elle savoure, dans ses moments de solitude, les plus beaux souvenirs en ne gardant que les beaux instants qui ont précédé le baiser d'adieu.

Loin où il est, elle lui dit merci, d'y avoir pensé. De lui offrir ce cadeau pour savourer ses rêves. D'être là même le temps d'une soirée.De lui permettre de savoir la grandeur du bonheur qu'elle peut avoir, en fermant les yeux, et en l'imaginant pour une autre fois tout à coté.

Avec toute brise maritime et chaque bouffé d'air frais avec un gout salé, elle pose le regard trop loin, vers un horizon infini, le guettant et pour reprendre ses souvenirs, sentant sur elle la caresse de ses mains et la chaleur de ses lèvres qui la mettent dans un monde imaginaire et inexistant, ce n'est qu'illusions.

Et si elle le savait, elle n'aurai jamais pleuré, jamais raisonné pour ne pas gâcher les beaux moments volés d'un cadeau d'une soirée destinée à être oubliée.

vendredi 8 janvier 2010

S'évaporer... seule comme sa fumé.


Il est déjà 13 heures. Elle est entrée seule dans un café, luxueux avec ses fauteuils rouge bordeaux et son bois massif juste vernissé. Elle a commandé son café, noir avec une petite nuance de lait. Elle a allumé sa première cigarette et a pris une gorgé de son café, sans sucre, amère comme ses pensées.

Quelques clients sont éparpillés autour d’elle. Elle les observait sans vraiment les voir.
Une étudiante juste à coté, surfant sur son pc chansonnant avec un air gai sur une musique diffusée à partir d’un grand écran qui était collé au mur.
Un jeune qui bavardait avec une vieille touriste, lui chuchotant à l’oreille et lui faisant les yeux doux et surement dans ses pensées la question des papiers sera bientôt réglé.
Des hommes, bien rasés, bien costumés et cravatés qui venaient bavarder et déguster un thé chaud mentholé pour le moment d’une pause déjeuné.

Elle ferma les yeux, sentant sa cigarette la bruler, elle l’écrasa sur le cendrier et elle alluma vite une autre pour regarder filer des fils de fumé.

Toute sa vie se déroulait devant ses yeux, seule, entre sa cigarette et son café. Ses moments de joie et ses moments de peines, et comme ils sont si nombreux ces derniers. Elle s’est vu jeune, enfant, insouciante, jouant avec ses frères et courant derrière une petite chatte qu’elle voulait adopter.

Puis une jeune adolescente, avec le rêve de changer le monde, jeune, belle et élancée. Avec tous ses espoirs et sa fougue elle a tout expérimenté. Elle a fait la politique, mener des grèves, elle a gouté à l’alcool, les drogues et les hommes, elle a dansé, dragué, charmé et rien ne l’arrêtait. Sur ses peines elle n’a jamais tardé, elle n’avait pas le temps pour y penser.

Après tant d’année, elle est devenue
mère, prise par les charges de la vie, elle a tout délaissé, ses rêves, ses folies… et sur sa famille et son boulot elle s’est focalisé. Elle n’a plus la force de réclamer, ou de se révolter, de penser à elle ou à ce qu’elle devenait. Elle avait peur d’éveiller ce volcan qui bouillonne en elle et qu’elle a su le rendre muet pour des années.

Et puis, les tonnes de pierres gardées pour des années sur ce volcan se sont envolées. Par pure magie ou c’est les pierres qui ne pouvaient plus le maintenir endormis et pour toujours, ou peut être c’est elle qui s’en est débarrassé. Elle a repris ses rêves, et ses folies grandissaient…

…………

Les cigarettes se succédaient et le cendrier est pour la deuxième fois changé. Encore quelques gouttes de son café restaient, et elle n’a pas vu le temps passé. Il ne lui reste que des minutes pour filer, ses obligations l’attendaient.

Des larmes coulent sur ses joues. Elle qui croyait qu’elle n’aura plus la force de pleurer tellement elle a versé de larmes ces derniers jours. Elle savait que ce volcan en elle va finir par la bruler, comme il a fait anéantir tous ses rêves et ses espoirs. Elle sait qu’il faudra l’enterré et à jamais. Reprendre sa vie, ses habitudes et sa monotonie. Sa vie était sans risques et sans folies mais elle était sans larmes et sans peines. C’est juste maintenant qu’elle s’en apercevait.

Elle a éteint sa cigarette, la dernière qui restait dans le paquet, un peu de rouge à lèvres et d’anti-cerne pour cacher les traces de ses larmes et de ses longues nuits d’insomnie.
Elle prend sa voiture et commence à rouler. Le cœur lourd et une douleur atroce à sa poitrine, ce n’est surement que l’effet du tabac, qui ,par magie pourra rétrécir les années qui lui restent à vivre.

De loin elle voyait un grand camion qui arrivait, pour une minute elle a failli continuer sa route. Être écrasée, et écraser avec, tous ses souvenirs, ses peines et ses larmes qui l’aveuglaient. Ça sera plus facile que de se couper les veines pour en finir, car elle n’a plus le courage de le faire, de peur de voir ses enfants sans elle, ou peut être sentir une peine dans leurs yeux. Mais elle sait, elle a la certitude même que ça ne va pas trop tarder. Elle se déteste. Elle se hait. Elle est même dégoutée d'elle même et de ce qu'elle devenait, de tout ce qui s’est passé et de tout ce qu’elle a fait sans vraiment le préméditer. Elle sait que ce volcan en elle va un jour la pousser vers la paix, la paix finale, et elle s’évaporera, seule, comme la fumé de ses cigarettes qui la brulent pour le moment
.

Fuir son rêve ou sa réalité???


Fuir, se sauver, s'enfuir...prendre la course et aller loin parfois à cause d'un danger ou simplement une peur réelle ou juste imaginée.
Il y a des personnes qui fuient les espaces clos, l'obscurité, les hauteurs... au point de devenir une phobie maladive qui peut parfois être traitée et que les psychologues cherchent les origines au fond fond de l'inconscient ou dans des souvenirs d'enfances.

Mais, peut on fuir notre réalité?

Une réalité qui nous étouffe,une réalité qui nous mène, nous emmène et nous malmène.
Cette réalité qui nous conduit, nous accompagne et nous commande.
Cette réalité qui nous berce et qui nous maltraite, qui nous fait parfois rire et surtout pleurer.
Cette réalité qu'on vois obscure, étouffante, emmerdante...

Et on cherche la fuite.

Le rêve est une fuite, un échappatoire.
Le rêve est une seconde chance, une vie à coté de la vie.
Le rêve est un monde vaste qu'on dessine avec les couleurs qu'on aime et qu'on choisit.
Le rêve nous permet de sourire quand on est les plus tristes, nous permet d'avancer et de casser tous les murs à la recherche d'une lumière au fond d'un tunnel.

Mais le rêve aussi peut nous étouffer quand il veut s'approcher de la réalité, quand on aime tout réaliser.
Le rêve bien que basé sur nos illusions peut être lui même source de mal, quand on y croix, on s'y attache et quand on ne veux pas, ou on ne peut pas s'en débarrasser.

Alors on doit fuir la fuite, fuir nos rêves, ou juste les arrêter. Retourner vers la réalité, elle est là, plus claire à tous les yeux.
Il faut peut être apprendre à ne pas rêver, ou ne pas chercher à les réaliser, mais peut on ne pas espérer? qu'un jour peut être le rêve devienne réalité?



Comment faire?
Fuir nos rêves ou fuir la réalité?
Pour aller vers des absurdités?
Un monde sans limites et sans moralités?
Tourner dans un cercle vicieux en attendant une fin accélérée?
Ou fuir encore et encore vers d'autres horizons.

Moi je reprend mon premier amour, mon crayon et mon bout de papier, je trace parfois des mots qui n'ont aucun sens, des mots qui se suivent, qui me fuient, pour noircir cette page et en demander encore et encore sans pouvoir s'arrêter. Dessiner un mélange flou de mes rêves et de ma réalité et des scènes qui n'ont jamais et ne pourront jamais exister.

D'autres prennent leur pinceaux, et toujours un bout de papier, pour dessiner avec des couleurs ce qui les envahissait, une joie ou une peine, et les couleurs les prennent, pour chercher une liberté et tout extérioriser.

Alors on ne peut jamais remercier nos papiers, qui nous permettent de s'évader, de nos rêves ainsi que de notre réalité. Avec des couleurs ou simplement avec du noir, mais enfin une partie de nous est sur ce papier, et on donne chaque jour naissance à un nouveau né ,qui n'est pas toujours si parfait, mais à nos yeux il l'est, car c'est notre bébé.

jeudi 31 décembre 2009

Bonne année



Mes meilleurs vœux de joie, de bonheur,de folies, de santé.... à tous ceux que je connais dans ce monde virtuel, tous ceux qui sont passés un jour par mon blog et qui m'ont encouragé avec leurs mots et leurs commentaires, je ne peux que dire , je vous aime mes AMIS.

Que cette nouvelle année vous permette de réaliser une grande partie de vos rêves.

jeudi 24 décembre 2009

Le rire est-il toujours signe de joie?


Le rire, cette expression du visage et ce son qui sort de la bouche sous forme de secousses, est généralement signe de joie, de gaieté et de bonne humeur.

Mais est ce toujours le cas?

Le rire est parfois signe de désarroi,un signe de douleur pour camoufler un mal au cœur.
Le rire est une défense contre une larme qu'on refuse de voir ou on essaye de bloquer.
Le rire cache une souffrance et étouffe un mot qui refuse de sortir de ces lèvres figées.
Un rire est une quête de paix pour ne pas se sentir ridicule et humilier.
Un rire n'est qu'un masque pour une autre image de soi ou plutôt pour mentir à soi.

Ma grand mère disait, le rire engendre les larmes et tant qu'on rit tant qu'on pleure.
Mais peut être c'est que tant le mal est fort tant le rire est plus sonore.



De ce fait,il ne faut jamais jalouser ou envier ceux qu'on voit rigoler à la longueur de la journée car il passent de longues nuits , seuls, à pleurer.

lundi 14 décembre 2009

Les bonnes, le mal nécessaire.

Pour une grande partie des femmes qui travaillent, et qui ne voient pas leurs vie passée entre la serpillère et la vaisselle, ou d'une casserole à une autre pour subvenir aux besoins de leurs petites familles... on parle toujours de bonnes.

Deux choix peuvent se présenter, soit trouver quelqu'un à qui on peut faire confiance et de là avoir une bonne couchante, ou engager une femme qui passe juste une partie de la journée chez nous, fait ce qu'elle a à faire, puis part chez elle l'après midi.

Pour mon expérience personnelle j'ai eu depuis plus de 10 ans recourt à ces deux types de bonnes.

Pour ma première fille,elle était prise en charge par maman, cette situation a ses avantages, vu la sécurité et d'être assurée qu'elle est en bonnes mains. Mais ça cause aussi beaucoup de perte de temps, maman ne veux pas la garder quand je ne travaille pas ou quand je veux sortir,je dois de même rester chez mes parents une partie de la journée en venant la reprendre(geste obligatoire en guise de remerciement)bien que parfois j'ai pleins de choses à faire, en plus et comme j'ai un sale caractère, je veux que personne me dise qu'il est fatigué à cause moi ou qu'il me fait une faveur même si c'est maman.Dés ses 3 ans je l'ai inscrite dans un jardin d'enfants.

Avant l'arrivée de mon fils j'ai pris mes dispositions et j'ai trouvé, après une grande recherche, ma première bonne.
Celle la n'a pas dépassé un mois chez moi, depuis les premiers jours j'ai remarqué des choses anormales entre ma bonne et un ouvrier dans un chantier voisin. Et comme c'est l'été et je ne travaille pas j'ai pu la surveiller.Mais un jour en me réveillant de ma sieste sur les cris de mon bébé et en la cherchant je l'ai trouvé dans le jardin de la maison avec son amoureux qu'elle a déniché dans moins de deux semaines. Tout de suite elle a fait ses valises, ou plutôt son sac et je l'ai amené chez elle.

J'ai cru que j'ai fait la faute d'engager une bonne dans un age trop critique, à vingt ans c'est normal ce qui est arrivé et j'aurai dû avoir l'esprit plus ouvert, mais je me suis dit que si je l'ai trouvé au jardin bien que j'étais à la maison, où la trouverai je quand je serai absente?.

Alors j'ai déniché une plus jeune, à 15 ans, qui n'a jamais mis les pieds dans une ville et j'avais encore plus d'un mois pour lui apprendre à s'occuper de mon fils pendant les trois ou quatre heures de mon absence, et il m'a fallu des efforts fous pour la sortir vers"la civilisation", et j'ai pu découvrir comment la pauvreté peut être cruelle sur tous les points de vu.
Elle était intelligente et elle ne voulait pas revenir chez elle, alors elle a supporté toutes mes exigences. Au bout de quelques mois, elle est devenue une charmante jeune fille, propre, bien habillée, elle commence même à exiger de faire ses angles et ses cheveux, sans oublier les crèmes hydratantes pour ses mains, elle qui ne connaissait pas à sa venue la différence entre le liquide pour la vaisselle et le shampoing. Mais en rentrant une fois chez elle, toute transformée, elle s'est vite fiancée pour ensuite se marier et je pourrais pas l'empêcher.

Après, une suite de bonnes se succédait, entre celle qui ne veux rien apprendre et celle qui ne peux pas supporter l'éloignement de sa famille... Je n'ai garder aucune pour longtemps. La dernière bonne couchante, et après 3 ans chez moi, est devenue la maitresse de la maison. C'est elle qui décide ce qu'on va préparer, le décor de la maison, la chaine de la télé... et elle met son nez partout et je me suis sentie étrangère chez moi.

Ces dernières années, et comme les enfants sont presque toute la journée à l'école et j'ai trop de temps libre, j'ai plus besoin d'une présence continuelle, une bonne pour trois jours par semaine est suffisante,et là, un autre genre de problèmes se pose, le plus important est l'absentéisme surtout quand j'ai quelque chose de programmer à faire et que je me trouve obligée de l'assumer toute seule, moi qui déteste toutes les activités ménagères et je ne suis passionnée que par la cuisine là où j'excelle( avec le témoignage de tous ceux qui ont gouté à mes merveilles préparées), et c'est mon domaine où je veux personne avec moi.

Ma plus importante conclusion sur ce sujet, que deux femmes ne peuvent pas cohabiter dans la même maison. Pour avoir la paix avec sa bonne, il faut la laisser agir seule selon tes instructions mais sans ta présence continue qui sera obligatoirement accompagnée par des remarques et des critiques( je parle de mon cas). Et ça devient parfois un mal nécessaire, car depuis quelques mois je suis sans bonne, je suis en paix moralement mais KO physiquement.
Peut être je vais faire une annonce pour trouver une bonne invisible car c'est ce qui me convient surement.

samedi 12 décembre 2009

Le concours de neuvième année de base


Depuis le début de l’année, les jeunes collégiens pilote et surtout leurs parents posent beaucoup de questions. C’est la première promotion qui arrive à la neuvième année de base, et ils se trouvent devant un concours pour le passage aux lycées pilotes.

Au début, et dès le début de l’année scolaire, plusieurs rumeurs circulaient, ces élèves vont passer automatiquement à ces lycées sans le passage obligatoire par un concours vu qu’ils ont réussi le premier à la fin de leur sixième année, ou comme une autre rumeur, c’est la moyenne de 15 qui sera éliminatoire et qu’au dessus de ce seuil ils ne seront pas obligés de passer un deuxième concours.

Mais depuis quelques jours, il s’est avéré que tous les collégiens vont le passer, ce fameux concours de la neuvième année, et que c’est le seul moyen pour passer aux lycées pilotes, et que ceux qui ont réussi le premier concours n’auront aucune faveur comparés aux autres élèves provenant des collèges dit normaux.

Cette nouvelle est tombée comme une catastrophe sur les jeunes élèves et surtout sur leurs parents. Les enfants qui suivent leurs cours, avec un système plus sévère à leurs yeux (informatique en anglais, physique en français, des évaluations plus recherchées…), et qui subissent un stress dû à la grande compétitivité, seront encore une fois exposés à un autre défi.

Ce défi est considéré très grand, car jusqu’à maintenant le nombre des admis aux lycées pilotes est inférieur à celui des collégiens pilotes. Les parents pensent surtout sur l’impact de l’ « échec » de leurs enfants à ce deuxième passage sur leur personnalité et même sur leur motivation et à l’image qu’ils auront d’eux même surtout qu’ils ne sont que des adolescents encore fragiles. Cela se voit surtout pour les enfants qui se sont éloignés de leurs parents à l’âge de 11 ou 12 ans, qui ont passé trois ans de leur scolarité dans des internats, et qui sont considérés dans leurs petits villages ou petites villes comme des biens placés ou favorisés. Revenir, pour poursuivre leurs études avec leurs amis qu’ils ont quittés depuis trois années, et le regard des autres ,ne sont pas facile à gérer pour ces enfants adolescents.

Pourquoi cette double sélection ? Est ce un seul examen national n’est pas efficace ? Qu’est ce qu’on attend de plus après ce double stress pour une bonne partie de nos élèves et leur entourage ?Et après tout ça qu’est qu’on a préparé de meilleur ou de spécial pour eux cette élite trop sélectionnée ?

Cette peur est, à mon avis( juste un avis personnel), un peu exagérée. Ces collégiens pilotes ont plus de faveurs. Leur système presque militaire parfois, les bonnes conditions d’étude, le niveau pédagogique de leurs enseignants bien choisi pour la plus part, le bon encadrement… leurs donnent plus de chance d’être les premiers.

Un bon encadrement devrait leur permettre d’avoir un bon estime de soi et ils ne devraient pas être touché par une telle épreuve, et que ce n’est qu’un concours qu’ils vont passer et la vie n’est qu’une suite de concours qu’il faut bien gérer. Ils doivent comprendre, et ils le savent, que les bons éléments resteront toujours des bons quelque soit l’établissement, et que les lauréats ne viennent pas toujours des lycées pilotes.

Mettre une moyenne limite n’est pas une bonne idée, plusieurs corruptions peuvent être décelées, et les cours particuliers seront parmi les premiers.
Ce qui gène dans notre système éducatif, c’est surtout les décisions non étudiées, prises à la hâte et sans consulter ni les parents ni les enseignants ni les inspecteurs qui vivent vraiment sur le terrain et savent les secrets de leur métier et pourquoi pas d’autres spécialistes qui comprennent bien les attentes de ces jeunes qui ne sont que le précieux capital humain sur le quel l’avenir de la Tunisie est bien lié.

Quand tout sera bien étudié, on n’entendra plus des décisions prises à la hâte puis très vite annulées.

mardi 8 décembre 2009

Oublier mon mal

Quand le mal est si fort, quand les mots m’échappent et ne peuvent plus apaiser mes douleurs.

Quand je te déteste, je me déteste et je déteste tout autour de moi.

Quand le rêve intensifie mes peines et quand la folie ne peut plus supporter la réalité si cruelle.

Quand j’ai peur de moi, de toi et de tous mes rêves et mes folies.

Quand je me cache,je me mens,et je te mens même toi.

Quand je me sens faible, impuissante et incapable de me sortir de mes illusions.

Quand j’ai mal, je me fais mal et tu y assistes sans vraiment le vouloir.

Quand je veux oublier, me surpasser et je n’arrive pas.

Quand tu me hantes, m’envahis sans pouvoir me passer de toi.

Quand tes mots, tes paroles et ta voix me suivent là où je vais même dans mon profond sommeil.

Je me demande que pourrais-je faire ? Oublier, continuer à me mentir ou à te mentir ?

Continuer à me surpasser, à me cacher ou à me faire encore mal ?

J’en peux plus et c’est plus fort que moi.

Alors j’arrête mes rêves et j’arrête toutes mes belles folies.

Je m’éloigne je m’éclipse en attendant l’oublie.

Est-ce facile ? Est ce possible ?

Mais comment faire ?

Chercher d’autres rêves ou d’autres folies ?

Me faire encore mal pour surpasser ton mal ?

Oooooh ma raison, ma tête revient, tu dois fonctionner encore plus.

Étouffer mon cœur et tous mes sentiments.

Aides moi à oublier, à t’oublier avant que je ne me trouve dans un asile pour les aliénés.

Oublier ton nom, ta voix et tes rêves que je vis avec toi sans y toucher.

J’en peux plus, j’ai mal, je ne dors plus et je ne vis plus. Avec un sourire figé et un cœur sanglant.

Mes larmes me suivent et je ne peux ni les tenir ni leur donner aucune raison.

Je vais trouver un verre, une fumé ou peut être une poudre blanche qui me fera tout oublier.

J’ai besoin d’un mal plus fort que le tien pour pouvoir sombrer et à jamais.

Je maudis mon cœur qui a un jour oser rêver.

Même le rêve devient une faveur qui n'est pas permise à tout les humains.

Un cœur fragile n'a jamais le droit de rêver car même le rêve peut encore le fragiliser ou même le tuer et à jamais.

Alors, tais toi mon cœur tu n'as pas le droit même d'oser y penser.

jeudi 3 décembre 2009

Qui est l'homme parfait?



Comme les chiffres indiquent qu'il y a une égalité en pourcentage entre hommes et femmes dans notre société, alors, pour moi, le problème d'avoir un partenaire ne devait pas se poser.

Mais en observant ce qui se passe autour de moi, beaucoup de questions se posent.

Tout le monde dit que nos jeunes filles sont devenues de plus en plus matérialistes. Elles cherchent surtout le beau, le riche, avec une belle maison et une voiture de luxe.
Elles ne tiennent compte ni de l'age ni du niveau d'éducation pourvu que ce prince charmant soit en possession de moyens qui leurs permettront de réaliser tous leurs rêves.

Par ailleurs, depuis une année, je remarque qu'un bon nombre de jeunes filles, ayant un niveau d'éducation supérieur, elles sont en stade de terminer leur mastère, encore jeunes, ne dépassant pas les 25 ans, ces filles se lient, et pour la vie pour la plupart d'entre elles, avec des hommes qui sont au dessous de leur niveaux social, culturel, économique..... et elles arrivent même à imposer leur choix à leur familles qui espéraient un meilleur partenaire pour leur filles.

On peut expliquer ce choix par l'amour. Dire que l'amour est aveugle. Que l'amour peut faire oublier toutes les différences. Que l'amour peut créer une entente malgré toutes les difficultés que présentent la vie d'un couple.

Et là je me demande: jusqu'à quand cela pourra -t-il durer?
Que ferait elle quand il ne comprendra pas sa passion pour la lecture?
Que ferait elle quand une discussion ne peut pas être comprise de la même façon?
Est ce qu'un homme, d'un niveau juste moyen, pourrait accepter à bon cœur que sa femme soit son chef, qu'elle touche beaucoup plus que lui, qu'elle lui dise dans un moment de colère ou de fatigue qu'il ne pourra pas la comprendre....
L'amour qui les a uni pourrait il supporter pour une longue vie?

Être cultivé n'a jamais été lié au niveau scolaire d'une personne. Mais entre un universitaire et un lycéen il y a surement une différence.

Je peux être classique dans mes pensées ou mes convictions, mais pour qu'un couple puisse avoir plus de chance de réussite il faut que les niveaux, surtout éducatif, soient proches.

En contre partie, je trouve que celles qui ont mis leurs études et leurs convictions en premier lieu sont maintenant soit des vieilles filles qui ne cherchent plus, ou juste font semblant de ne pas chercher à fonder leur propre famille, soit elles sont divorcées car rien ne pourrait marcher.



Chacun est libre de faire ses choix, mais moi aussi je suis libre d'avoir mes propres pensées. Et je préfère rêver de dessiner un cœur sur du papier que de n'avoir ni le rêve ni le cœur ni même le bout de papier.

lundi 23 novembre 2009

Ma mémoire


Le sujet de la mémoire est si vaste et étudié par plusieurs chercheurs en psychologie cognitive ou dans toutes les sciences qui s'interressent au fonctionnement du cerveau.

Je ne vais pas entrer dans les détails de la mémoire visuelle ou auditive; ou celle de la mémoire à court terme ou à long terme, mais je vais parler de ma mémoire que je ne comprends plus le fonctionnement.
Une mémoire est généralement sélective; elle ne peut pas emmagasiner tout ce qui se passe autour de chaque évênement; mais la mienne est incompréhensible.

Parfois; je me rappelle de petits détails qui reviennent à ma tendre enfance avec une clartée anormale et en contre partie je reste clouer devant le frigo quelques minutes en assayant de me rappeler ce que je venais chercher sans aucun résultat.
Ce qui m'embête le plus c'est tous ces détails qui basculent dans ma tête et que j'arrive pas à chasser.
Je peux oublier une information; mais je me rappelle clairement où je l'ai vu, quel page et même quelle ligne.
Ma mémoire me joue aussi des tours avec les noms propres, je peux pas me rappeler de l'auteur d'un livre que lis, ou d'un scientifique que j'utilise les résultats de recherches......; le pire est que j'oublie le nom d'un collègue ou d'un administratif malgré que nos contacts sont fréquents ce qui me cause parfois des problèmes de mal compréhention liés à mon attitude, surtout que j'ai le défaut de ne jamais chercher à me justifier ou d'expliquer aux autres les raisons de mes actions. Cette faible mémoire de nom n'est pas nouvelle pour moi; alors elle n'est pas surement dû à l'age.
Ce qui me gêne encore plus c'est cette mémoire si perfectionnée envers les évênements banals de la vie même si ces évênements ne me concernent pas directement. Je n'oublie pas une promesse; un geste ou un mot qui me fait plaisir ou me blesse, j'aime pas les personnes qui se répètent ou tournent toujours autour du même sujet.
Je me demande parfois est ce possible de dresser notre mémoire qui fonctionne trop bien dans certains domaines et qui est si nulle dans d'autres.

vendredi 13 novembre 2009

Débat sur la question de virginité.


C'était il n'y a pas si longtemps. On était huit collègues dans un cours de psychologie. Un sujet a été proposé pour le débat, et c'était la question de virginité.
Le groupe se composait de six homme, deux femmes, tous d'un certain age et avec une bonne expérience dans la vie. Ma seule collègue, une célibataire qui a dépassé la quarantaine, elle a préféré garder le silence tant que tel sujet ne correspondait pas à son image de femme respectueuse, alors j'étais seule face à six hommes.

Certains d'entre eux ont signalé que la virginité est essentielle pour la femme, mais il n'avaient pas de mots à dire tant que c'est une question qui ne concerne que le couple en vu de mariage.

Deux autres étaient si catégorique, ils ne peuvent pas tolérer aucun rapport qui peut se passer hors les normes sociaux et religieux du mariage et cela concernant les jeunes filles comme les hommes.

Une fille qui aurai fait une gaffe pareille on ne peut jamais lui donner confiance car elle pourrai la refaire, et ces quelques gouttes de sang sur ce drap blanc sont capables de dissimuler tous les doutes et vivre en paix.

La notion de faute et de crime ne me plaisait pas, la fille peut le regretter, peut espérer effacer un moment où elle s'est emportée dans un instant d'amour ou de folie, mais ça peut aussi être une bonne expérience dans la vie, peut le vivre en ayant conscience de ne faire du mal à personne tant que c'est son corps à elle et elle est libre d'en faire ce qu'elle veut, le cacher, le mutiler ou lui donner du plaisir.... et celui qui veut se lier à elle, c'est surtout à sa personne, à sa tête, à sa façon de penser non à son corps qu'il considère sale comme une friperie usée. Lui dire ou lui cacher ce qu'elle a fait dans son passé avant de se lier à lui, c'est son choix à elle.

Alors, l'un de mes collègue est passé à la question de la virginité soit disant artificielle, comme la plus grande catastrophe que la science a pu inventer.
Il m'a posé la question -comme s'il a découvert la preuve de mes fausses idées-: est ce que tu accepterais que ta belle fille fasse cette intervention? et j'ai répondu, avec tout mon calme habituel, si mon fils a une tête qui fonctionne de la sorte(bien que je vais essayer de l'éduquer pour ne pas l'être), si elle pense que ça lui donnera confiance en celle qu'il aime et en lui même, si cela va lui permettre de vivre en paix avec la femme qui lui convient, c'est moi même qui l'encouragerai à le faire, je sais que c'est de la tricherie mais c'est la faute de la mentalité qui considère le corps d'un homme et surtout d'une femme comme une malédiction.

En contre partie, je fait une limite entre sa vie avant d'être liée à mon fils qui est totalement la sienne, et sa vie d'après, où elle doit respecter son choix de se lier à lui car c'est à partir de ce moment qu'elle est devenue ma belle fille pas avant.

C'est ma façon de penser, de voir les choses, je sais que ce n'est pas partagé, mais chacun est libre de faire ce qu'il veut et je respecte bien cette différence. Mais je suis triste pour ce collègue qui a passé quatre décennies sans connaitre une belle partie de la vie.

vendredi 6 novembre 2009

Pour la liberté



Rien ne peut décrire le mal que je sens, la colère qui me porte, l'impuissance qui me bloque. Bon courage Fatma et le soleil se lèvera bientôt.

lundi 2 novembre 2009

Un rêve irréalisable.



Comme je suis une enfant qui n'a jamais su grandir, je fais encore des rêves même éveillée, dans le noir de ma chambre ou sur une page d'un roman que je ne déchiffre plus les lettres.

Mes rêves à moi sont parfois un échappatoire, un espoir, une évasion vers un monde imaginaire. La plupart de mes rêves sont irréalisables, pas à cause de ma passivité mais surtout parce que leur réalisation ne dépend pas seulement de moi.

Trouver l'amour comme je le conçois est l'un de mes grands rêves, pas l'amour famille, l'amour enfants, l'amour de tous les jours, mais c'est l'amour de rêves, de folies, de romance, de passion..... Alors mes pensées me mènent vers un univers lointain que j'imagine de différentes couleurs avec des scénarios à la fois doux et fous.

Je rêve de toi mon homme à moi sans voix et sans visage.
Je rêve de toi dans notre ile si loin.
Je rêve de nos pieds nus se balader sur le sable fin.
Je rêve de nos regards qui suivent les dernières lueurs du soleil derrière l'horizon.
Je rêve de nos cœurs à coté du feu qui veillera sur notre nuit.
Je rêve de la lueurs des flammes dans tes yeux.
Je rêve de ma passion en embrassant la paume de tes mains.
Je rêve de tes doigts jouant avec mes cheveux mouillés par la pluie.
Je rêve de tes mains qui savent éveiller,bercer et guérir.
Je rêve du son de ton cœur que j'entends sur ton torse nu.
Je rêve de ton souffle quand il affleure mon cou.
Je rêve de ton parfum quand je me réveille le matin.
Je rêve de notre passion sur toutes les belles plages.
Je rêve de nos regards qui se croisent sur tous les beaux rivages.
Je rêve de nos mains, de nos mots qui se cherchent sans se retrouver.
Je rêve d'un livre qu'on partage la passion de lire.
Je rêve de courir, danser, crier, hurler... tout oublier, tout effacer de mon présent et de mon passé.
Je rêve de me cacher, de pleurer la joie d'être avec toi, mon homme à moi.
Je rêve de ma sensation de sécurité en fermant les yeux dans tes bras...
Je rêve...... je rêve....... je rêve.....

Je ne rêve ni d'avoir la lune ni de créer un nouvel univers.
Mes rêves sont simples, bêtes... mais ce sont mes rêves à moi.
Mes rêvent me comblent et me donnent un sourire qui sort du cœur.
Mes rêves sont mon livre que je dessine avec mes belles couleurs.

Je continuerai à rêver tant que l'enfant et encore en moi. Je continuerai à rêver jusqu'à ce que le seul homme qui habite mon coeur les partagera avec moi. mais pour le moment mon rêve me suffis.