jeudi 30 septembre 2010

Un an déjà…


Il y a de là une année, quand j’ai pris mon courage entre les mains et je me suis lancée. Un an déjà est passé depuis que ce modeste espace est né. Un espace où j’ai étalé mes rêves et mes folies, mes joies, mes peines et mes sautées d’humeurs. Des notes tristes et d’autres plus gaies, ça fait partie de mon moi, de mes mois et de tout ce qui a pu me touché.

Un an déjà, et quand je repasse sur les anciens mots, je me retrouve et je retrouve toutes les émotions qui ont engendré mon inspiration qui a pris mes mains pour dessiner avec des mots qui ne sont pas toujours les miens mes maux et mes profondeurs.

Un an déjà, et j’en suis fière du résultat. Avec mes fautes, mes mystères, j’ai pu extérioriser ce que la parole ne peut pas toujours faire. J’en suis fière, pas parce que le résultat est parfait. Je ne suis pas parfaite et je l’admets, et ce que je pense ou ce que j’écris ne l’est surement pas, mais ça fait partie de moi et c’est mon reflet imparfait.

Peu avant, j’ai découvert ce monde d’écrivains qui se cachaient derrière des pseudos pour pouvoir se libérer. C’est grâce à un ami, que je ne remercierais jamais assez, que j’ai pu découvrir tout ce monde et c’est grâce à ses encouragements que je me suis introduite timidement, et depuis beaucoup de choses ont changé.

Une autre femme est née, une femme que ça fait longtemps que je cachais. Une femme qui sommeillait en moi sans pouvoir ou sans croire un jour la libérer. Une femme enfant, toujours spontanées, les larmes aux bords des yeux et tout peut la toucher. Une histoire, un mot et elle se trouve emportée.

Grace à mon petit coin secret, j’ai pu lier de grandes amitiés. Des personnes qui ont pu percer mon anonymat et ma virtualité pour devenir des vrais amis, que j’ai pu voir et rencontrer. Pour moi, dans mon cœur, ils ont une place si particulière, des frères et des sœurs, et surtout des amis à qui on peut se confier et sur qui on peut compter. Je ne sais pas ce que je suis pour eux, mais aux fond de moi je sais qu’ils savent que je suis toujours à leur écoute, toujours là quand ils ont besoin de se confier ou de demander conseil, et j’essaye toujours de faire de mon mieux. Des amis qui ont pu comprendre la femme que je suis, respecter mes délires et mes folies et parfois même les partager ou en rigoler. Et je pose encore une fois, une grosse bise sur la joue de cet ami qui a su faire naitre cette illusion qui n’est que moi.

Des déceptions j’en pas eu beaucoup, grâce à ce blog c’est surtout des bonnes relations et des bons échanges qui sont dans le cadre d’un respect mutuel. Bien que beaucoup d’échanges n’aient pas dépassé les cadres virtuels et anonymes, d’autres sont maintenant plus évoluées.

Grâce à ce blog aussi, j’ai peu découvrir, que certains, sous une image qu’ils voulaient parfaites, cachent en eux un esprit malade, destructeur, d’une bassesse inimaginable et qui essayent de détruire tout ce qui est beau en vous ou en ce qui vous entoure. De briser des liens nobles d’amitiés par des actes insensés. Les découvrir, et découvrir cette vérité, fait mal au cœur et engendre une sensation de déception. Je n’ai pas de rancunes malgré tout le mal qu’ils ont pu causer, j’espère juste qu’ils puissent s’autocritiquer pour leur bien.

Enfin, je voulais dire que cet espace me tient à cœur, tout ce qu’il a pu m’apporter de bons contacts m’a fait et me fait et me fera toujours un grand plaisir. J’espère que je puisse rester toujours la folle, la sensible, la pleurnicheuse, la râleuse, la têtue que je suis, car au fond de moi j’ai la certitude que je ne veux que voir le sourire qui illumine le visage de tous ceux qui m’entourent.

Et bonne continuation illusions… c’est de l’auto encouragement :).

dimanche 26 septembre 2010

Ma fille aime un autre homme que moi !!!


Je ne suis qu’un papa ordinaire, attaché à sa famille, à l’éducation de ses enfants, mais surtout à ma princesse, la plus belle, la plus adorable et la plus intelligente fille du monde.

C’est mon ainée, quand je l’ai tenu la première fois dans mes bras, avec ces joues roses et sa tête sans aucun cheveux, j’ai aperçu son premier sourire et depuis j’ai su qu’elle sera ma plus belle fille chérie. Même après l’arrivé de son frère après quelques années, et tout l’amour que je lui porte, rien n’a pu prendre la place particulière qu’elle occupe pour moi.

Son premier mot était un « PA » timide, mais qui m’a poussé à la prendre dans mes bras et la serrer fort à moi…

Son premier pas, était pour m’accueillir quand j’ai tourné ma clé dans la serrure de la porte d’entrée…

C’est moi qui ai séché ses larmes dans ses premiers jours au jardin d’enfants…

C’est moi qui l’ai amené à son premier jour d’école fier de ma fille que je savais brillante…

Après des années, je la vois grandir, je la vois sortir, je la vois réussir, mais elle est restée toujours à mes yeux, ma petite fille que j’aime le plus au monde et c’était partagé… Elle me racontait ses journées… Me dédicaçait ses réussites scolaires… Et à moi qu'elle se confiait...

C’est sur ma joue,
quand je bois mon café du matin, encore en pyjama et chaussettes, qu'elle dépose sa première bise, et elle ne l’a jamais raté.

C’est sur mon genou qu’elle pose sa tête pour qu'on regarde en silence les documentaires qu’on adorait voir à la télé…

Ces derniers jours, je la vois changer… Une lueur nouvelle dans ses yeux… Entre sa mère et elle il y a plus d’affinité… Et dans sa chambre, ses moments de solitude deviennent de plus en plus allongés. Ma fille a quelque chose en tête, et elle me le cachait…

Sur la table du déjeuner, elle vient de me l’annoncer… Ma fille est amoureuse et veux se marier… Sa maman depuis des semaines le savait, et moi je ne suis que le dernier.

Comment pourrais-je admettre que ma fille puisse me quitter. Ou que ma fille puisse aimer un autre homme que son « papouti » qu’elle n’arrête jamais de dire qu’elle aimait le plus au monde.

Malgré le choc que j’avais reçu, je restais comme un muet, aucune parole de mes lèvres ne sortait. Que pourrais je dire? Que pourrais je faire pour la retenir à moi comme quand elle était bébé? Ma petite est une femme, et je n'arrivais pas à le réaliser.

Ce jeune homme qu’elle vient de me présenter, n’avait rien de spécial pour être aimé. Je ne supporte pas ses yeux doux que sur elle il posait, ou ses mains qui n’arrêtaient pas de la toucher. C’est ma fille à moi, et il n’avait aucun droit de s’en approprier.

Ma femme trouvait son gendre mignon, poli et qu’avec un grand amour il gardera notre fille à jamais.

Pendant plusieurs nuits, je faisais le même cauchemar, je le vois prendre ma fille très loin, et que depuis je ne la verrais plus sortir de sa chambre le matin et que je ne recevrais plus ma bise. Et je me trouvais le poursuivre dans la rue, les pieds nus, pour reprendre ma fille chérie. Et chaque fois c’est ma femme qui me réveillait tout en sueur je lui criais de s’arrêter.

Le jour de la sentence finale est arrivé. Je me trouvais avec beaucoup d’invités, mais je n’ai jamais pu réaliser que je suis le père de la mariée.

Mais quand j’ai vu cette lueur dans les yeux de ma fille, le sourire qui rayonne dans son visage, j’ai su qu’elle était heureuse. Et quand elle cherchait dans la foule mes yeux, j’ai pu lire le message qu’elle voulait m’envoyer : elle n’arrêtera jamais de m’aimer. Et là, toutes mes craintes se sont apaisées. Et j’ai commencé de jouer le rôle du bon père de la plus belle mariée.

Entre un père et une fille, il y a toujours un cordon, invisible mais bien pesant. Certains pères ont pu le couper, moi j’ai mis beaucoup de temps pour admettre qu’aimer sa fille, ne voulait pas dire la posséder à soi pour jamais. Mais personne ne m’ a parlé de ce sentiment que peut avoir un père qui découvre l'amour de sa fille pour un autre homme que lui ...Qu’elle le quittera, son papa chéri, pour aller vivre sa vie avec un étranger qui vient juste de la connaitre.

Est-ce que tous les papas sont muets pour ne jamais en parler? Ou suis-je juste un papa particulier ?

Une note inspirée d'un film datant de 1991: Le père de la mariée.

lundi 13 septembre 2010

Papa… J’ai besoin de toi…


La vie a une fin, le chagrin n'en a pas
Charles Baudelaire
(Extrait de L'hymne à la beauté)

Un matin, comme plusieurs qui ont traversé ma vie. J’ai les yeux gonflés, par manque de sommeil et des larmes qui ne veulent plus me quitter. Je les cache sous mes lunettes et je prends mes clés, j’ai besoin de respirer.

Un café et quelques cigarettes partagées au bord d’une mer étendue et des vagues qui se brisaient sur le rocher. Une peine me prend, et je ne veux pas en parler. Je veux être seule pour pouvoir digérer. Mettre de l’ordre dans mes papiers, et tout bruler. Je n’ai plus la force, ni le courage de recommencer…

Et je te rejoins, allongé dans ta tombe blanche au milieu de nulle part. Ton nom gravé en noir sur du marbre blanc. Du bout des doigts je dessine tes bords, je sens ta présence en moi, et je me perds dans un état second, aux portes de la mort où tu es présent. C’est toi seul qui peux me libérer. C’est à toi seul que je peux me confier. Et c’est de toi que j’ai besoin…

J’ai besoin de toi papa.

J’ai besoin de ta présence et de ta main.

J’ai besoin de ton amour.

J’ai besoin de pleurer sur ton épaule tous mes chagrins.

J’ai besoin que tu m’aides à mettre de l’ordre dans ma vie.

J’ai besoin de ta force à mes cotés.

Papa j’en ai marre de pleurer. Papa j’en ai marre de gaffer. Papa j’en ai marre de toujours errer… Et si tu ne peux plus m’aider, prends moi à tes cotés. C’est seulement près de toi que je serais en paix…

dimanche 12 septembre 2010

Je ne suis plus que sa première femme…



C’est mon histoire, l’histoire d’une femme qui vit dans une société où la polygamie est permise par la loi et par toutes les mœurs sociales.

Je savais dès mon jeune âge que cette situation existait. Qu’un homme a le droit de réunir dans la même maison ou par les liens du mariage plus d’une femme. Mais j’étais éduquée autrement.

Là où j’ai grandit, la femme est respectée, écoutée, elle avait sa place particulière dans le cœur et les pensées de son homme. Des femmes qui partagent un homme !!! Je ne voyais ça que dans les livres ou dans quelques documentaires à la télé dans des milieux que je considérais trop arriérés.

Je ne pensais jamais qu’un jour puisse arriver, et de me retrouver dans une telle situation.

Aujourd’hui, il ne me suffisait pas de savoir que ça existait, mais je vis plein dedans.

Quand je me suis liée à lui, dans ma tête c’était pour la vie. Rien ne pouvait nous séparer, sauf la mort de l’un de nous deux. Notre amour étant grand, notre complicité, notre intimité, cette paix quand on partageait tout à deux. On avait apprit à se connaitre, à se comprendre et à s’aimer. Je pensais que tout était si parfait. Même nos querelles deviennent peu pesantes et peu fréquentes, c’est l’harmonie totale que j’imaginais nous lier.

Un jour, ou peut être une nuit, une autre femme est entrée dans sa vie, et c’est de l’amour qui commence à les lier. Un premier coup, ou c’est une gifle en pleine figure que j’avais reçue. Comment réagir ?

Entendre ses paroles qui voulaient légitimer, cette relation double où je me trouvais entrainée ? Pourrais je croire ses paroles qui m’affirmaient, que dans son cœur on était présentes toutes les deux ? Pourrais je un jour accepter la proposition de partager, le cœur de l’homme à qui ma vie je voyais liée ?

Dans d’autres circonstances je n’aurais aucune réaction sauf de lui souhaiter, d’être heureux là où il avait choisi d’y aller. Et de me laisser en paix, pleurer le chagrin que je sentais. Assimiler cette trahison que je voyais. Mais est ce facile de l’assumer ? Tout ce qui nous avait lié étaient difficile de briser, ou d’un seul coup d’éponge effacer.

Je ne suis pas une femme qui peut partager, l’amour d’un homme à qui je portais, le plus fort des sentiments qui puissent exister. Je ne pourrais jamais supporter, les savoir s'aimer tout à coté. Je ne pourrais jamais assimiler le savoir lui dire les mêmes mots qu'il me disait. Je ne pourrais jamais accepter, de le laisser aller la rejoindre car elle lui manquait. Avec toute ma générosité, ce qu'il n'arrête de me demander, aucune femme ne pourrait l'admettre ou l'accepter.

Pourquoi lutter quand le mal était déjà fait. Je n’étais que sa première femme, une étape qu’il avait facilement dépassée. Et je veux être libérée, de tous mes souvenirs et de nos jouissances partagés. Celui qui fait ses choix doit les assumer, et ne pas sur deux cordes jouer. Car le rôle de la première femme je n’accepterais jamais de jouer. Et je ne serais jamais prête à partager.

mercredi 1 septembre 2010

Un enfant qui a du caractère.


C’est mon petit, un garçon qui n’a que neuf ans. Mon petit bonhomme a un caractère si spécial. Il est si têtu que je me demande parfois d’où il détient ça. Peut être de sa mère, qui elle-même est parfois une tête de mule incassable, mais lui, c’est encore plus fort.

Il y a quelques jours, il a décidé de ne plus communiquer avec son papa, et ça a duré pendant cinq jours.

Avant, je veux bien préciser qu’il avait toujours une bonne relation avec lui. C’est lui qui l’accompagne dans toutes ses sorties. Un enfant organisé, qui ne parle pas trop mais qui se veut tout le temps parfait et tiré par quatre épingles. Il n’admet pas la défaite malgré son jeune âge et il fait des efforts supplémentaires pour être à la hauteur et ne pas décevoir son entourage.

En refusant d’obéir à un ordre donné par son papa, il a mérité une fessé, et depuis c’est la coupure complète de cette relation de complicité. Pendant les deux premiers jours, il ne partageait plus la même pièce que la famille pour regarder la télé, il ne partageait plus la table du diner, il avait même refusé d’aller à la plage tant que cela le mettait en contact direct avec son père. Il refusait de donner des excuses et il donne même des arguments pour ce comportement.

Pour lui, il a le droit de ne pas se plier à tous les ordres et c’est à son père de lui donner des excuses à cause de ces quelques coups qu’il lui a donné.

Au début, je ne pensais pas que ça allait durer, tellement ils étaient très liés. Je voyais mon mari attristé de ce comportement qui n’a pas changé malgré les leçons de morale qu’il donnait indirectement à travers son frère tout au long de la journée.

Là, je suis intervenu, j’ai pris le rôle du moralisateur, en parlant du rôle des parents, du devoir d’obéissance et de respect, lui rappelant leurs complicités et tout ce qu’ils faisaient à deux. Mais rien n’a changé, pour lui sa mère qui l’a mis au monde était son seul parent, quel rôle pourrait jouer son père dans sa conception. Et il m’a laissé sans paroles, je n’ai pas trouvé comment dépasser cette impasse où il m’a mise.

Ne trouvant aucune solution avec lui, je l’ai menacé de ne plus lui adresser la parole s’il persiste à ne pas donner des excuses à son père. Tout simplement il m’a répondu que ça sera mon choix pas le sien, et qu’il n’est pas fautif pour donner des excuses mais que c’est à lui qu’on devait les présenter. Et ça devient énervant.
Au bout de cinq jours, ça devenait inacceptable. Je l’avais pris de force et je l’avais mis dans les bras de son père, et là il s’est éclaté en sanglots en tenant ses mains autour de son cou. Et je n’ai pas pu empêcher mes larmes de couler devant cette scène.

Et je me demande, comment un enfant de justes neuf ans peut il mener en silence, un débat entre son amour propre, son orgueil d’un coté et son amour pour son père d’un autre. Un enfant qui ne vivait pas cette rupture si facilement, qu’elle lui faisait de la peine au fond de lui, mais malgré cela, il refuse complètement de changer position.

Et si à neuf ans, il peut prendre de telle position, de la maintenir pendant quelques jours sans même se remettre en cause, que pourra-t-il faire adolescent ? Et surtout comment pouvoir agir avec un enfant qui a un tel caractère ?

vendredi 27 août 2010

Le coup du destin.

Justifier
Le jour où il lui a annoncé son amour, son cœur battait pour un amour impossible. Elle était franche, et elle lui a dévoilé son petit secret, qu’elle a gardé pour elle pendant des années. Heureuse de se savoir aimer, mais elle n’était pas encore prête pour le partager.

Sa franchise lui plaisait, et il a promis qu’il l’attendra, le temps qu’il faudra, pour être libérée de son passé, et que son amour sera enfin partagé.

Ce grand geste l’a beaucoup touché, et au fond d’elle elle savait, que c’est un grand homme qui l’aimait.

Sa vie n’était pas stable, des sorties à gauche et à droite, comme une abeille qui change chaque fois de fleur, et aucune d’elle ne lui a permis d’avoir la saveur qu’elle attendait. L’abeille cherchait la fleur de ses rêves, et elle attendait le grand amour, un homme qui saura la comprendre et la prendre en douceur vers son cœur.

Elle a cru son cœur. Elle a suivi ses traces. Et tout les chemins la menaient à lui, l’homme qui n’a pas arrêter de lui dire qu’elle lui manquait, qu’il l’attendait, et que c’est pour elle que son cœur en amour battait...

Et que peut elle autre espérer ?

Elle a commencé à changer, à nettoyer sa vie de toutes les absurdités. Annoncer son amour n’était pas un simple mot qu’on peut prononcer. Il doit être sincère et vrai.

Elle a coupé tous ses liens avec son passé, qui pourrait, un jour ,toucher à l’engagement qu’avec elle-même elle prenait. Elle serait à lui quand elle va le lui annoncé. Et elle a vidé sa vie, son cœur et ses pensées pour qu’il puisse seul régner, sur son monde à elle, où l’amour seul puisse les guider, vers un grand bonheur qu’elle espérait.

Quand elle était prête à l’annoncer. Quand elle attendait le moment pour le lui prouver. Quand dans ses bras elle voulait le crier. Quand avec son souffle à l’oreille elle voulait le chuchoter. Tout avait basculé.

Il vient de lui annoncer, qu’aucun amour envers elle il éprouvait. Qu’il a pu si vite se débarrasser, de l’amour qu’il disait lui porter. Et qu’à une autre porte il a frappé.

De tous les titres elle a crié, la peine qu’elle seule sentait. Manipulateur elle le voyait. Tirer son cœur à lui avec douceur et puis avec violence le rejeter. Ou tout simplement naïve elle était, de croire encore que de tels sentiments puissent un jour exister.

Elle n’avait pas l’habitude de se battre pour un amour qui lui échappait. Elle laisse son amour lui filer. Sans rancune mais avec un seul souhait, qu’il soit heureux là où il allait. Et que le temps puisse encore une fois, effacer la blessure que le destin seul lui voulait.

Elle gardera en souvenir, ses bras qui l’avaient serré pour la dernière fois. Et elle jettera une fleur noire sur la tombe de son cœur, meurtri pour une autre fois.

mercredi 18 août 2010

Ne me demandes plus de t’aimer…


Je me demande souvent, pourquoi dans chaque relation, la finalité espérée, est de tomber amoureux ? Est-ce que ce sentiment qu’aucun n’a pu définir est un but en lui-même ? Est-ce que sans amour on ne peut pas vivre en harmonie à deux ?

Moi et toi ma chérie, on est déjà amis, on échange nos secrets, nos peines et nos joies. On se partage nos hauts et nos bas. On se donne conseil, on se confie quand on sait que personne ne peut nous comprendre ou nous écouter. Cette amitié ne pourra pas te suffire ? N’est ce pas le plus noble des sentiments ? Le plus durable et le plus sur ? Alors, aimer, qu’est ce qu’est ce que cela pourra t’ajouter ?

Moi et toi ma chérie, on est déjà les plus bons copains. On rigole, on se taquine, parfois on se dispute et très vite on se réconcilie. Cette complicité est difficile à trouvée, elle n’existe que chez les bons copains, qui parcourent la même route et le même chemin. Cette complicité ne pourra pas te suffire ? N’est-elle pas la plus simple à gérer ? N’est-elle pas la plus facile à assimiler ? Alors aimer, qu’est ce que cela pourra t’ajouter ?

Moi et toi ma chérie, on est déjà amants. On profite de chaque moment pour s’admirer, se caresser et se chérir. On partage les mêmes fantasmes et les mêmes plaisirs. Et après chaque rencontre, on se quitte avec le sourire. Qu’y a-t-il de mieux que deux amants qui se donnent plaisirs ? Deux amants, qui sans besoin de mots s’attirent et dans les bras l’un de l’autre savent se chérir ? Ne sont-ils merveilleux nos moments partagés, à l’arrière d’une voiture, dans mon bureau fermé à clé, ou dans un studio qu’un ami nous a prêté ? Alors pourquoi me demander si je t’aimais ? Qu’est ce que cela pourra t’ajouter ?

Moi ma chérie, je ne veux pas aimer. J’ai déjà une fois essayé, et je me suis trouvé piégé. J’étais jeune et je pensais, que s’aimer est synonyme de s’engager. Et je me trouve aujourd’hui avec la femme que je croyais aimer, un foyer et deux enfants à gérer. Un grand couffin chaque fin de semaine à remplir et un salaire qui n’a jamais pu suffire. Sa beauté qui m’a attiré, les mots doux qu’on partageait, n’avaient plus de gout tellement habitué à la voir et à les répéter. Nos moments seuls sont toujours perturbés, par un enfant malade, ou la couche du bébé à changer. Nos sorties sont condamnées, on a des priorités, et c’est la maison à terminer, on a marre de payer à chaque fois le loyer.

L’amour pour moi est un engagement, et je ne veux plus m’engager. Où tu vas, d’où tu viens et avec qui tu parlais, des questions que je ne peux plus assimiler. Des fêtes que je n’arrives plus à mémoriser, et des cadeaux et des mots que je me trouve obligé à donner, même dans les moments où je ne les sentais pas.

T’aimer, c’est annoncé la fin de notre amitié, je ne pourrais plus te confier, tous mes secrets pour ne pas te décevoir. T’aimer, et on ne sera plus copains, quelle folie ou quelle complicité si on doit tout partager? tout le charme sera fini. T’aimer, Et il n’y aura plus de sourire en se quittant, il y aura des larmes et du chagrin, et un sentiment que le bonheur nous file entre les mains en nous séparant.

Alors, chérie comprend moi, restons amis, copains et des bons amants, on est mille fois plus heureux que deux amoureux.

dimanche 8 août 2010

Que dire à une maman, face à son enfant mourant?


J’ai longtemps entendu parler de l’expression « mère poule ». Une mère qui couve et qui couvre ses enfants. Une mère toujours présente et attentionnée à tout ce qui peut toucher à ses bébés qui, à ses yeux, ne grandiront jamais.

Quand je l’ai vue, je l’ai connue, j’ai su qu’elle représentait par excellence cette expression. Une mère aussi dévouée, je n’imagine pas que ça puisse exister, au point qu’elle exagère parfois.

Elle a deux enfants, elle les a eus après une grossesse difficile et un accouchement aussi douloureux. Mais c’est normal, aucune mère ne dira que sa période de grossesse ou son accouchement n’étaient qu’une partie de jeu.

A une simple égratignure, une monté de fièvre, une toux, elle est la première présente chez le pédiatre ou parfois même aux urgences, elle ne tolère jamais que l’un de ses enfants puisse souffrir pour un moment. Elle connait alors la liste de tous les anti inflammatoires, les antibiotiques, elle les a tous utilisés que les petits corps de ces deux enfants ne pouvaient plus résister même à une brise d’été (j’exagère surement, mais elle en fait trop).

D’un autre coté, elle veille si bien sur leur éducation, sur leurs bonnes manières en société et sur l’accomplissement de leur personnalité. Entre la danse, la natation, la peinture pour sa fille qui n’a même pas les cinq ans, elle ne fait que courir d’un lieu à autre sans arrêt et sans fatigue. C’est une femme dévouée, qui a les moyens d’offrir à ses enfants toutes les opportunités, alors pourquoi les priver ?

Son petit qui n’a que deux ans est vraiment à croquer. Aussi beau et aussi mignon avec son sourire et son hyperactivité, devant toutes les bêtises qu’il fait, personne ne peut le gronder.

Depuis quelques jours, le drame est annoncé, ce petit n’a que quelques semaines à vivre. Tous les proches le savaient, mais personne n’a osé l’annoncer à la mère, comment pourrait elle l’accepter.

Des paroles de ma grand-mère me revenaient, elle disait que quelques enfants portent en eux la mort, tellement beaux, tellement adorables, tellement rayonnants, qu’ils ne sont pas fait pour vivre et la mort les prends aussi tôt.

Quand je regarde cette femme porter son enfant dans ses bras, l’embrasser, le serrer fort à elle, l’admirer jouer, je vois dans ses yeux une lueur étrange qui me disait, que même si elle ne le savait pas elle le sentait surement. Le cœur d’une mère sent le drame arriver, même si elle ne perçoit pas avec précision ce que c’est.

Et je me demande, comment peut-on consoler une maman qui perd son enfant ?
Qui perd son bébé, qu’elle a passé des longs moments à l’imaginer, grandir devant ses yeux. L’imaginer porter son premier cartable et son premier tablier, l’imaginer ayant son bac et passant à l’université, l’imaginer un jeune marié, tenant la plus belle fille à ses cotés… Comment pouvoir accepter que tous ces rêves s’effondrent par fatalité ? Comment admettre ne pas sentir son parfum, voir son sourire ou l'entendre dire maman?

Des milliers d’enfants meurent chaque journée, sous les bombardements assassinés, d’autres par la faim ou la maladie et derrière chacun d’eux il y a surement une mère qui les pleurait, mais pourraient elles l’admettre ou l’accepter ? Ou auraient-elles la possibilité, qu’un jour elles pourraient oublier ?

Croire que c’est une volonté des divinités peut parfois apaiser, un sentiment d’impuissance devant leur grandeur, mais n’empêche, que c’est cruel de voir son enfant disparaitre de devant ses yeux. Une mère donnera sa vie pour son enfant et préfère mourir mille fois que de le voir souffrir.

..........

Et je tourne le visage, essuyant une larme que je n’ai pas pu garder dans mes yeux, refusant d’imaginer cette maman, souriante jouant avec son bébé dans quelques semaines le pleurer.

mardi 3 août 2010

Elle n’a pas pu être la femme qu'il voulait…



Un matin, elle s’est réveillée, par une journée chaude d’été. Ce n’était pas assez tôt, mais elle a trop veillé, le sommeil ne voulait pas caresser ses yeux.

A neuf heures, elle était à moitié éveillée, comme un somnambule elle marchait. Elle avait du travail à terminer, un long rapport à rédiger et tous les documents nécessaires étaient à son porté.

Les yeux presque fermés, elle est allée le chercher. Il lui manquait, depuis un jour ils n’ont pas bavardé. De sa présence, de ses mots de ce câlin partagé elle ne pouvait pas s’en passer, pour terminer sa journée.

Avec un sourire, heureuse de l’avoir retrouvé, elle n’avait qu’une pensée, prendre de sa présence sa force qui lui permettrait d’attaquer, le lourd travail qui l’attendait.

Après un bonjour partagé, elle commençait à chercher, le confort de ses bras où elle aimait, passer des moments comme un enfant gâté. Quand il la serrait dans ses bras, elle oubliait le monde entier et elle espérait y rester à jamais.

Mais ce matin là, elle sentait une froideur, une tension qui les éloignaient. Encore une fois, il cherchait à la critiquer, à lui montrer qu’elle devait toujours se perfectionner, selon les normes que lui seul sait tracer.

A ses yeux, tous les défauts qui puissent exister, elle les avait adoptés et elle devait toujours s’excuser devant le modèle parfait qu’il voulait dessiner. Il voulait toujours lui assurer, que du savoir faire et du savoir vivre elle manquait, ce qui pourrait expliquer son impolitesse et ses mensonges répétés et en communication elle ne réussira jamais.

Le sourire qui dessinait ce visage d’enfant mi éveillé avait complètement disparu. Elle ne trouvait plus ses mots ni ses pensées. Quel gâchis d’aller chercher elle-même la gifle pour bien le réveiller et en larmes commencer sa journée. Si elle le savait, elle n’aurait pas dû aller le trouver.

A ses colères et ses coups de tête elle était habituée, elle avait appris à s’incliner à ces tornades qui ne font que passer, pour retrouver après, son cœur d’or où elle se trouvait, comme sa reine qu’il n’arrêtait de dire qu’il aimait. Mais à chaque fois c’était, une partie d’elle qu’elle perdait, et elle risque de ne plus exister.

Ce matin là, elle avait essayé, de savoir l’image au de fond de lui elle présentait, mais ce n’était pas l’image qu’elle attendait, et tout, d’un seul coup s’était effondré. Avait-il besoin d’une femme effacée, pour pouvoir s’affirmer, pour prouver sa suprématie et sa virilité ?

La seule faute qu’elle admet, c’est d’avoir trop incliné la tête pour pouvoir le garder. Mais aurait-elle encore la force d’encore oublier, de tout reprendre comme si rien n’était passé ?

Une enfant gâtée elle est, mais pas pour être façonnée, elle a déjà sa personnalité, et elle n’admettra plus jamais, de la sorte être traitée.

Quand des concessions elle faisait, c’est à une autre qu’il s’attendait, mais pour cette fois elle ne le pourra plus jamais, elle était si fatiguée, elle n’avait plus la force de tout effacer, pour encore une fois recommencer.

En larmes, mais elle va se lever, traverser ce pont qui un jour les a lié, puis le casser, pour pouvoir continuer sans cette envie de le retrouver, il n’y aura aucune route, au fond d’elle il a réussi de tout briser, sauf des restes d’une fierté qui avaient su persister et qui lui donneront la force pour résister.

samedi 31 juillet 2010

Suis-je vraiment ce que je suis ???


Mainte fois je me suis posé la question, qui suis-je ? Et je me demande si je pourrais répondre un jour à cette question.

Je me voyais parfois si simple, si clair, si transparent que n’importe qui pourra répondre sans trop réfléchir sur ce que je suis ou ce que je représente. Mais est ce vraiment moi ?

Parfois je ne peux plus me retrouver, entre ma vraie personnalité et les masques que je ne cesse de porter, souvent hors ma volonté que je ne trouve plus ma vraie personnalité.

Un homme je suis, mûr, raisonnable et d’apparence bien équilibré. Un homme qui se perfectionne et qui cherche la perfection dans tout ce qu’il touche et tout ce qui peut l’entourer.

Un homme correct, qui respecte toutes les idées et les idéologies. Un homme qui aime la vie et qui croque à plein dents à ses plaisirs et à ses opportunités. Un homme qui offre à ceux qui l’entourent joie et toute la vivacité.

Un homme avec un grand cœur, prêt à donner et à inventer, des étoiles dans un ciel ambré. Un homme aveuglé, par l’amour des autres qui ne savent pas apprécier, la grandeur des sentiments que je leur portais.

Un homme chanceux qui n’a pas pu admettre que sa bonne étoile puisse un jour le quitter. Un homme qui se ferme, qui s’enferme, dans une pièce close où il ne permet à personne d’y entrer.

Suis-je une seule personnalité ? Ou me suis-je égaré, entre mon rêve et ma réalité ? Entre Moi et les rôles que je n’arrête de jouer ?

Jusqu’à quand pourrais-je enfermer, ma peine, ma douleur et mes blessures qui me hantaient ?

Jusqu’à quand pourrais-je refuser, toutes les mains qui se tendent pour m’amener, vers un vrai sourire, différent de celui figé, que dessine le masque que je veux montrer ?

Pourrais-je un jour me retrouver ? Ou voudrais-je tout changer ? Créer un nouveau monde qui me permet, de façonner une autre personnalité, et dire enfin, j’ai pu dépasser, les effets du coup que j’ai moi-même façonné.

mercredi 7 juillet 2010

Le baiser d’adieu


La vie est un ensemble de rencontres et de séparations...

Les rencontres sont des portes qui s’ouvrent… Des rêves qui se construisent… Des espoirs que ça dure...

Ce sont des nouvelles découvertes… Des pas qui commencent en sens opposés pour terminer la marche dans le même sens… à deux… Main dans la main... Pour un bout de chemin…

Les séparations…

Des situations difficiles…Parfois choisis … Parfois imposées et obligatoires…

Une séparation est toujours une coupure...

Tantôt brusque, quand la mort appelle quelqu’un… Tantôt involontaire, un voyage ou un départ…Mais parfois, c’est une nécessité, quand rien ne peut plus marcher…

Une séparation est une impasse…

Une route sans issus, qui pousse à se dire adieu…

Dans une relation entre deux, une séparation est toujours difficile à accepter…Difficile à gérer… Difficile à prononcer… Difficile à vivre …

Pourquoi se séparer sans se dire adieu ? Le dire, sans besoin de le crier… Sans besoin de le hurler… Le vivre est déjà si douloureux…

Des amis qui se quittent... Différence de pensées ou d’idées…

Deux amoureux qui se séparent… Ils renoncent à vivre à deux…Ou juste à s’aimer… Ils ne peuvent plus supporter, le destin qui ne les a pas gâtés…

Deux mariés qui divorcent… Le courant ne peut plus passer… Les ponts qui les ont liés, se sont brisés…

Le chemin qui un jour a lié, deux personnes pour se rencontrer… Maintenant les pousses à se séparer… Sans qu’ils se regardent même dans les yeux…

Le baiser d’adieu devient une nécessité… Pour briser toute la haine ou le malentendu qui s’est installé…

Se quitter, en gardant dans la tête un petit moment d’intimité…Un souvenir… Des bons moments qu’ils ont pu partager…

Un souvenir qui permet…Que même si après des années… Si le destin les pousse à se rencontrer… De ne pas tourner la tête… De se regarder dans les yeux… Et pourquoi ne pas se saluer… En souvenir de ce baiser d’adieu…

samedi 3 juillet 2010

Relations extra-conjugales…


Un phénomène ancien qui existe depuis que les relations entre homme et femme sont pliées aux règles de la législation et même aux valeurs sociales. Toutes les lois sont dérobées soit par amour des défis ou de tout ce qui est interdit, soit pour combler un manque quelconque, et ce n’est que dans des cas rares liés à de vrais sentiments.

Certains pensent que la monogamie est la cause principale de ce fléau. D’autres voient dans la libération de la femme et la mixité un catalyseur aux envies. Une société plus permissive ainsi que la tentation rendent la promesse de fidélité liée au mariage juste des paroles échangées lors d’une cérémonie. Et on ne peut jamais affirmer avec certitude la cause exacte de tels actes.

Dire que ces relations d’adultères ou extra-conjugales est un fléau n’est point exagéré, elles existent bien, avec de différents degrés selon les régions et selon le niveau matériel des messieurs surtout et sans aucun rapport avec le niveau intellectuel ou le niveau d’instruction.

La capitale et les grandes villes côtières de notre cher pays restent les lieux favoris de ces chercheurs de ce plaisir charnel. Les garçonnières et les petits studios qui se louent à la nuit et parfois à l’heure sans besoin que d’une simple pièce d’identité de l’un des occupants est une preuve que ce ne sont pas des cas isolés.

Pour avoir des données plus précises sur ce phénomène, on ne peut pas avoir recours aux méthodes traditionnelles d’investigation. Les adeptes des relations extra-conjugales préfèrent garder l’anonymat ou plutôt garder une image purifiée de leurs statuts d’hommes mariés respectueux, honorant leurs liens familiaux et jouant le rôle des papas géniaux ou de maris dévoués à leur femme et leur foyer.

Curieuse comme je suis, et prête à tous les défis, j’ai trouvé un autre chemin pas trop honnête pour former ma propre idée sur le sujet.

Je me suis inscrite dans différents sites de rencontres avec des différents pseudos, j’ai même découvert qu’il en a des sites spéciaux pour les mariés. Je me présente parfois comme une jeune fille, parfois comme une femme mariée ou même comme un homme marié à la recherche d’une aventure.

Le net n’est qu’un lieu où peuvent se lier quelques relations, en plus des opportunités qu’offrent la vie réelle dans les lieux de travail ou d’autres lieux publics où la tentation peut être grande.

En homme marié, qui annonce directement sa situation matrimoniale et son souhait de lier une relation extra-conjugale en offrant la discrétion, la douceur, l’argent et tout ce que peut attirer l’autre sexe, n’est pas si fructueuse. Avec un tel profil, les demandes de contacts sont rares ou presque inexistantes sauf pour quelques jeunes filles ou plutôt de très jeunes filles (de 18 ans et même moins parfois) qui sont prêtes à jouer le rôle pour l’argent.

En prenant l’initiative, ce soit disant homme marié doit fournir beaucoup d’effort pour pouvoir décrocher un rendez vous et la tache devient très difficile si c’est une femme mariée qu’il veut, la convaincre de faire ce saut demande plus d’arguments. (Mais apparemment je n’ai pas les bonnes techniques masculines de drague).

Avec un profil de fille ou de femme mariée, âgée entre 20 jusqu’à 45 ans, le nombre de demande devient ingérable, et il faut trier les célibataires des mariés ou des prétendus divorcées.

Selon ces cas, je peux donner un classement si simple des hommes qui ont avoué avoir déjà eu des relations hors mariage.

Ceux qui disent avoir une relation sans problèmes avec leurs conjointes. Ils cherchent surtout le plus, une romance, une remonté d’adrénaline, se sentir jeune et désiré, une autre preuve pour leur virilité et leur capacité de charmer… Parfois c’est pour combler un vide, un manque d’intérêt de leur épouse qui se charge de la famille plus que de leur forme ou de leur intimité. Les aventures sont perçues comme une fuite de la monotonie ou une bouffée d’oxygène pour pouvoir continuer la vie de couple en meilleurs termes…

Ceux qui prétendent vivre dans une relation non équilibrée ou à problèmes. Ils ne peuvent ou ne veulent pas briser leur ménage qui dure depuis des années à cause de leur image sociale ou leur lien avec les enfants. Ils ont surtout un besoin de se libérer, d’avoir une confidente loin des charges familiales. Un besoin d’être écouté et compris à cause d’un mariage traditionnel ou une grande différence de niveau d’instruction.

Ce type de relation peut varier d’une aventure d’un soir à une relation plus durable où s’ajoute le coté sentimental ce qui peut durer des années.

Ces aventures s’arrêtent généralement lorsque l’un des partenaires, et c’est surtout la femme, demande d’officialiser et concrétiser cette relation par des liens plus durables, comme preuve d’amour ou de sentiment fort. Le refus de l’homme de quitter sa femme ou son hésitation peut troubler cette partenaire et donner fin à cette relation à grand risque pour elle surtout si elle est elle-même mariée mais prête à tout laisser tomber pour vivre son « amour » au plein jour.

Enfin je veux juste m’excuser auprès de tous les hommes qui ont ouvert le cœur à une soit disant Sonia ou Ahlem ou n’importe quel autre profil, qui les a poussé à se confier ouvertement en croyant qu’ils vont décrocher la partenaire sympa et ouverte d'esprit avec laquelle ils vont vivre la plus belle aventure de leurs vies.
J’ai voulu juste donner une image plus proche de la réalité de cette situation réelle, mais la plus part du temps secrète et bien cachée.

vendredi 2 juillet 2010

Je te sens partir…


Partir, disparaitre, voyager loin, un adieu sans un mot d’adieu.

Une sensation inexpliquée, ou peut être juste un pressentiment, mais qui est si imposant.

Je te sens partir, partir très loin, même si tu es encore présent.

Entendre ta voix, lire tes mots, partager tes chagrins et tes journées... Tout ça ne peut rien atténuer, de mes maux, de mes peurs et de ma souffrance répétée.

Je te sens déjà partir. Je te sens de jour en jour plus loin.

Un mur qui se lève, qui s’installe peu à peu entre nous deux. Un mur invisible mais assez pesant sur mon cœur fragilisé.

Une faille si grande ou peut être si profonde qui ne fait que s’installer, sous la terre d’apparence si ferme et stabilisée.

Une faille qui cause des secousses, petites et parfois non percevables, mais, d’habitude, elles précèdent le grand séisme dévastateur qui va tout emporter.

Comme une ancienne géologue je peux affirmer, qu’il ne faut jamais négliger, ces petits signes que la terre donnait, avant la colère finale qui va tout bousculer.

La terre donne ses signes et mon cœur donnent les siens, que j’ai faits mainte fois semblant de ne pas percevoir. Je refuse de les admettre ou de les croire. Est-ce par peur? Ou simplement je refuse d’accepter l’ampleur de leurs malheur?

Et je te sens partir.

Je tends ma main pour te chercher. Je ne trouve que le vide qui m’entourait, et une ombre noire qui m'enveloppait.

J’ai bien cherché, j’ai bien crié, j’ai bien pleuré, mais je ne reçois que le reflet d’un espoir brisé.

Mon cœur ne me ment jamais. Il me connait bien et je le connais. Il me donne des signes qui ne se trompent jamais. Quand il commence à saigner, c’est que le mal sera si prêt. Et que je dois me préparer.

Mais comment pourrais-je me préparer, à me débarrasser de mes rêves et de mes belles pensées ?

Comment pourrais-je accepter de ne plus vivre ma folie qui nous unissait ?

Comment pourrais-je continuer, à vivre une vie sans que tu sois là pour l’illuminer ?

Je ne le pourrais jamais, jamais, jamais.

Je te sens partir, mais je ne l’admettrai jamais. Je ferme les yeux , ayant un seul espoir, pouvoir te percevoir si près.

Je ne fais que tenir le bout du fil qui me lie à la vie, le fil de mes illusions. Et tout n’est qu’illusions.

Et malgrè tout, je te sens partir, loin, dans d’autres dimensions…

mardi 29 juin 2010

Petite était ma bise…



On utilise le mot bise pour parler de ce vent froid soufflant du nord, ainsi que de ce petit geste d’affection pour saluer ou remercier quelqu’un.

On peut surement trouver un rapport entre les deux explications, sans que ça soit tiré par les cheveux.

La bise, un geste simple, mais qui porte beaucoup d’affection. Elle a pour chacun une signification. Elle diffère selon la personne avec qui on l’échange ou de laquelle on reçoit.

Elle peut accompagner un câlin, sans se transformer obligatoirement à un baiser qui est un geste beaucoup plus évolué.

Alors, n’est elle pas toujours petite cette bise ? Quand elle est grande, elle devient un geste affectueux, synonyme d’embrasser, qui n’est autre qu’un attouchement par la bouche ou plutôt par les lèvres…

C’est pour ça que ma bise à moi est petite et je ne demanderai jamais pourquoi. Elle est là et c’est tout ce qui compte pour moi.

Petite est ma bise, mais sa grandeur est hors norme. Son effet et son impacte est surnaturel et dépasse toutes les légendes. Même les dieux grecs ou romains ne sauront définir la valeur qu’elle a à mes yeux.

Ma petite bise affleure ma joue, comme ce vent froid qui vient du nord et qui éveille tous les sens comme une brise d’été, faisant fondre la glace qui pendant 24 heures s’est formée.

Ma petite bise touche mon cœur comme une eau douce qui inonde un désert assoiffé à une goutte venant du ciel et le voila inondé par la plus belle eau pure qui puisse exister.

Ma petite bise est si douce, si magique et me laisse sans voix et sans réaction. Elle est le soleil qui affleure l’horizon en se couchant. Caressant la surface d’une mer en couleur de sang.

Ma petite bise est si précieuse, si savoureuse, si irremplaçable, pour la retrouver je suis prête à la chercher, à la guetter même si c’est la mort qui viendra juste après. Je ne pourrais jamais m’en passer.

Petite est ma bise, mais elle est toute ma vie.

dimanche 27 juin 2010

Le silence qui tue…


Aucun mot, aucun signe, aucune colère, aucun cri… c’est le silence qui est le tien.

Ce silence qui semble te convenir, ce silence qui semble ton seul refuge, c’est le silence qui te rend heureux.

Ce silence si froid, ce silence qui perdure, ce silence qui persiste, c’est le silence qui te convient.

Ce silence qui nous sépare, ce silence d’indifférence, ce silence qui me tue à petit feu sans raison.

Ce silence qui me détruit, ce silence qui me casse, c’est le silence qui me fait peur, il annoncera un jour ma fin.

Je préfère tes insultes, je préfère ta haine, mais pas ce silence auquel je me trouve confronter sans fin.

mardi 22 juin 2010

Tourner la page.


Quelques livres sont difficiles à lire, difficile à déchiffrer tous leurs secrets.

On fait tous les essais, lire, relire, s’arrêter aux mots, aux phrases ou aux sens complets.

Revenir à nos connaissances, à nos expériences et à tout le savoir qu’on croit posséder.

Des sens directs, des sens cachés et parfois des doubles et triples qu’on n’arrive plus à cadrer.

On a bon insisté, revenir à la page précédente ou celle d’après, à la recherche d’un épisode qu’on pense avoir égaré.

Une page qui s’entête, qui résiste, qui s’échappe, qui se dérobe, qui ne veut admettre qu’on veut passer à une étape plus avancée.

Une page qui se révolte, qui se croit intelligente, se voit irremplaçable, indépassable ou tenant en elle tous les secrets.

Une page qui se croit importante, séduisante et qui croit nous tenir à elle à jamais.
Mais un jour en s’en lasse, on n’a plus envi de casser la tête, et on jette derrière le dos, la page, le livre et toute la belle histoire qu’elle aurait pu contenir. Et là on n’osera plus revenir et on n’a plus envi de réessayer de déchiffrer les secrets.

Plusieurs ont surement commencé à lire un jour un beau livre, avec une page de garde bien tentante et un résumé qui nous pousse à le dévorer avec tous ses détails. Un titre bien recherché et un auteur bien nommé.

On fait le calme et on prend un bon café, pour avoir un moment d’intimité avec le livre qu’on a devant les yeux.

Mais au bout de quelques moments, le café devient sans gout et on a du mal à le digérer. La tête et le cou ne trouvent plus quelle position choisir pour pouvoir encore supporter cette page qui refuse de céder. Une seule envie nous pousse à se lever, laisser le café se refroidir à coté du livre qu’on a cru admirer. On pense tourner la page mais enfin c’est tout le livre qu’on a jeté.

Même en prenant un cahier,essayer de dessiner par les mots un sentiment ou une pensée, mais rien ne veut arriver.
Quand la page ne veut plus embrasser, toute la charge qu'on avait envi de s'en détacher. On ferme la cahier, le jetant très loin des yeux, pour rester seul avec ses propres délires et ses propres pensées.

La vie elle même est une suite de pages et de livres, parfois on les apprécie, on les aime et on se trouve entrain de les relire pour encore savourer les bons moments qu’ils nous procurent.

Parfois, on se félicite car on a pu tourner la page, en regrettant le temps qu’elle nous a pris avant d’avoir le courage et la volonté d’enfin la tourner.

mercredi 16 juin 2010

Je veux mon chocolat…



J’adore le chocolat.

Cette couleur sombre et mystérieuse qui me pousse à l’admirer.

Ce gout amer et légèrement sucré qui m’appelle à le gouter.

Ce mélange de douceur et de force qui m’incite à le croquer.

J’aime tous les chocolats, et à leurs tentations, je ne peux jamais résister.

Ce que j’adore le plus, c’est le chocolat noir avec des noisettes entières bien incrustées.

Un chocolat fort, que je découpe avec mes dents, que j’enfonce dans sa chair, sans laisser aucune miette m’échapper.

Un chocolat onctueux, que je laisse fondre dans ma bouche, pour prolonger le temps de le savourer.

Prolonger le plaisir, d’avaler son gout et d’apprécier son arrière gout, que j’aime garder et par le bout de la langue le chercher.

Je garde à la fin, des morceaux de noisettes dénudés de leurs couvertures chocolatées, et je me régale à les croquer.

En pâte douce aromatisé, mes petites noisettes peuvent maintenant passer, pour rejoindre au fond de moi, le chocolat qui a déjà coulé.

Si mon chocolat n’est pas à croquer, il sera fondant et chaud. Je le verse dans ma tasse blanche, ajoute une crème onctueuse que j’aime remuer avec ma cuillère.

Mon chocolat chaud, noir et fort, mais cette fois c’est avec une nuance sucrée que j’aime savourer.

Et même si les mayas l'associaient à leur dieu de la fertilité, entre mon chocolat est moi ce sont les rêves et une grande intimité.

Juste à son honneur, j’allume ma cigarette, et je me pers, entre la fumée dégagée et le gout chocolaté.

Et pour ne rien vous cacher, j’aime bien parfois, quand je termine mon chocolat, passer le doigt pour lécher, les dernières gouttes égarées qui restent sur les parois.

Oooooh !!!!! Comme je suis gourmande, quand je parle du chocolat.

vendredi 11 juin 2010

Déception



C’est moi cette fois, qui va monter au toit.

C’est moi cette fois, qui va regarder l’horizon pour la dernière fois.

C’est moi cette fois, qui va tuer mes rêves et mes illusions à cause de toi.

C’est moi cette fois, qui ne va plus croire, que la chance est avec moi.

C’est moi cette fois, qui ne veut plus vivre, ne veux plus respirer, ne peux plus donner confiance en qui que ce soit.

C’est moi cette fois, qui sent le mal en moi, le mal d’une déception.

Quand on défie tout le monde, quand on ne fait qu’à sa tête, quand on fait sourde oreille à tous les conseils, quand on se croit fort et quand on croit qu’on avait raison.

Quand on a confiance, quand on est naïve, quand on est stupide pour croire à une illusion, on mérite toutes le mal qu’on reçoit.

Des illusions j’étais et j’ai cru aux illusions. Les illusions que j’avais dessinés et celles qui m’entouraient sans aucune précaution.

C’est moi cette fois, qui va dresser la table, pas pour chercher à oublier, mais pour encore me rappeler, que tout autour de moi n’est qu’une suite de déceptions.

C’est moi cette fois, qui va boire toutes les liqueurs, tous les alcools pour sentir cette ivresse réelle qui me mettra sur le droit chemin.

C’est moi cette fois, qui va sécher ses larmes, dresser la tête et regarder en avant.

C’est moi cette fois, qui va arracher les ailes d’un soit disant papillon.

C’est moi cette fois, qui va chercher sa coquille, que j’ai égaré en route, en croyant aux rêves et aux illusions.

C’est moi cette fois, qui va fermer les portes du pardon, je ne serai jamais prête pour une autre déception.

C’est moi cette fois, qui va tisser sa chenille, qui va dresser sa coquille, qui va se fermer dedans à chaque fois qu’apparait une illusion.

C’est moi cette fois, qui va sauter dans le vide, fuir ce toit et tout ce qui peut engendrer encore une déception.

Je ne serais plus une illusion, mais une carapace qui cache toutes mes illusions.

lundi 7 juin 2010

Sur la marge de la vie…



C’est mon histoire, de la façon que je la vis et que je la sens. Je ne sais pas quel qualificatif me donner, suis-je un homosexuel, un gay, un pédé… ? Mais je préfère dire que je suis depuis mon jeune âge plus affiné que mes copains de classe, maintenant j’ai des tendances et des préférences différentes de la plupart.

Je suis un jeune « homme » qui n’a pas dépassé ses trente printemps !!! Un âge où plusieurs le vivent pleinement, ou commencent à découvrir la vie. Moi j’ai vécu tellement de peines et de frustrations que je pense que c’est largement suffisant ces trente années pour une vie.

Le jour de ma naissance, c’était la grande fête, l’arrivée du premier mâle après deux filles qui ne pouvaient pas être la fierté de leur père et ne garderont pas le nom de cette famille qui n’a de grand que cette centaine d’oliviers que ma grand-mère paternelle considère comme une fortune personnelle de son fils unique.

Pour ma mère, j’étais l’espoir d’une vie meilleure. Mon arrivée aurait pu arrêter les insultes de sa belle-mère, les nuits arrosées de son homme et sa violence quotidienne. Mais, rien n’a changé, même après l’arrivée de deux autres mâles dans la famille en plus d’une sœur.

J’étais le gâté de tout le monde, j’obtenais toujours ce que je demandais, mes désirs étaient des ordres. J’étais aussi le protégé, de peur d’une vengeance d’une mère privée de la vue de son fils ainé. Une éducation qui à leurs yeux allait engendrer l’homme que je devais être à l’avenir.

Un jour, en rentrant de l’école, maman ramassait ses affaires. Ma grand-mère insultait les policiers qui essayaient de l’éloigner et de la faire taire. Mon père était assis loin, une bouteille à odeur désagréable, couverte d’un journal mouillé par sa sueur, il l’approchait de sa bouche pour prendre de longue gorgée du liquide rouge qu’elle contenait et qui coulait sur sa barbe qu’il négligeait toujours de raser.

Mes parents avaient divorcé, partagé leurs biens ainsi que le troupeau d’enfants qu’on était, et je faisais partie de la part de mon père ainsi qu’un frère et ma sœur ainée. La famille était divisée en deux, aucun camp n’était en contact avec l’autre, la rupture était totale.

Après quelques années, mon père ne supportait plus ma façon d’être. Il exige que je coupe mes cheveux longs et que je devienne homme. Pour les cheveux, je pouvais le faire, mais pour le reste, difficile de changer.

J’étais comme ça, un choix ou une fatalité ? Je ne savais pas. J’ai quitté la maison pour survoler par mes propres ailes, et ce n’était pas si facile.

Avec mon diplôme, je n’avais rien trouvé, sauf un poste dans un centre d’appel qui prenait une majeure partie de mes journées et parfois de mes nuits. Un salaire qui me permettait de juste survivre. Aucun lien avec ma famille, sauf un petit frère que je n’ai jamais vu et que j’aide financièrement pour qu’il puisse terminer ses études universitaires. Quelques amies avec qui je passais des bons moments à rigoler ou parler de nos problèmes…

Malgré que j’aie repris contact avec ma mère et surtout mon frère, ça reste juste par téléphone. J’ai peur de leur réaction et peut être de leur refus. Je ne peux jamais oublier les insultes de mon père quand j’ai quitté la maison. Ou le regard de dégout dans les yeux de mon frère et ma sœur qui a même oublié de m’inviter à son mariage et qui change de route si elle me croise avec l’une de ses connaissances.

Je me sens toujours si solitaire, Une vie intime à plat. Ceux qui sont dans mon cas sont divisés en deux catégories. Ceux qui s’offrent à n’importe qui, n’importe où, n’importe comment, et ceux d’une certaine classe, d’un certain niveau intellectuel, qui fréquentent les lieux chics, qui vivent en couple ou même en groupe, mais en harmonie totale, hélas je n’ai ni les moyens ni le profil pour pouvoir les suivre.

Un jour, j’ai pu décrocher un contrat de travail à l’étranger. J’ai cru trouver enfin un espoir dans une autre vie où je pourrais être accepté comme je suis et réaliser quelques-uns de mes rêves sans besoins de me cacher.

Hélas, ma demande de visa est refusée. J’ai accroché une corde pour mettre fin à mes jours. Je ne voyais que cette solution. Et il faudra des jours pour découvrir mon corps suspendu du toit.

Pour faire ce pas, il fallait que je sois fort, courageux. Moi qui n’ai pas trouvé la force pour m’accepter, pour m’apprécier, pour assumer ma vie, mes choix, mes tendances… Alors, je ne trouverai jamais la force pour passer ma tête dans le nœud de cette corde suspendu que je regarde sans bouger depuis des heures.

Le soir venu, je me change et je me trouve comme d’habitude sur la route vers ce centre d’appel, où je peux me cacher des autres et surtout de moi-même pendant quelques heures puis rentrer pour encore dormir le restant de la journée.

C’est ma vie, la vie d’un jeune dans un pays où on n’accepte pas l’autre quand il ne suit pas les normes tracées, et le pire quand on ne lui laisse pas le droit ou la chance de s’aimer et de s’accepter comme il est.

vendredi 4 juin 2010

Encore une fois…



C’était la fin d’un après-midi, une falaise désertée, une mer étendue à l’infinie, des gouttelettes de pluies se brisaient sur le pare-brise de la voiture. Une brise tiède par cette journée pluvieuse qui se mélangeait avec cet air salé qui emplissait les lieux.

Le moteur coupé, des phares lointains que le reflet dansait sur la surface de l’eau, un soleil envoyant des rayons timides à travers les nuages. Ils étaient assis l’un à côté de l’autre, chacun s’enfonçait dans son siège la tête ailleurs, les mains croisées et les doigts crispés.

Une heure était presque passée, aucun mot échangé, des yeux qui caressaient l’horizon, lointain, indéfini, insaisissable. Des petites vagues qui défiaient la nature venaient se briser sur les roches solides et incassables.

Le silence devenait pesant. Chacun attendait un geste, un mot ou même un cri ou une insulte, mais rien n’arrivait. Le soleil commençait à se coucher, un astre majestueux en couleur de feu. Dans un moment, leurs yeux se rencontraient, et l’armure du silence s’est enfin brisée.

Fixant ses yeux, il dessinait avec le bout de son doigt le contour de son visage, de ses yeux, s’attardait plus sur ses lèvres, mettant sur son passage le feu d’une passion il y a si longtemps refoulée. Elle n’osait plus bouger, un souvenir de cette même falaise, de cette main, de cette passion, de cette envie, de ces yeux, de ces lèvres, la laissait sans réaction.

Ses lèvres remplaçaient son doigt, dessinant les lignes de sa passion. Des mots indéchiffrables chuchotés à son oreille. Des mots qu’elle n’avait jamais cru entendre. Des mots qu’elle avait espéré entendre, rêvé d’entendre, supplié d’entendre et qui tardaient à arriver. C’était elle qu’il aimait. Il n’avait pas pu résister, aux sentiments qui l’envahissaient. Il lui offrait son cœur après avoir piétiné pour longtemps le sien.

À ce moment, elle n’avait plus peur de se donner, de s’offrir, de lui faire savourer les éclats de la femme amoureuse qu’elle était. À ce moment, elle pouvait s’aventurer, l’étonner, lui faire gouter à des saveurs qu’elle seule savait éveiller. À ce moment, toutes les chaines qui la bloquaient se sont brisées. Il était sien, son cœur était sien, et à aucun moment il ne pourrait le regretter.

Le mot magique était prononcé, tout le monde pouvait s’arrêter, même la terre pouvait se reposer, de faire ses tours répétées. Les vents, les vagues, les tonnerres, les pluies ne pouvaient qu’admirer, la grandeur et la force de son amour enfin partagé. Rien au monde ne pouvait arrêter, les éclats d’un amour vécu à deux.

Elle n’était pas une femme qui pouvait se contenter, d’un mot d’amour chuchoté, ou d’une bise sous son oreille déposée. C’est une femme qui exigeait, au septième ciel être menée, et de faire la montée à petits pas pour pouvoir savourer, chaque escale qu’ils faisaient à deux.

Elle n’avait plus à cacher ses yeux. Elle n’avait plus à seller ses mains qui voulaient le bercer. Ses mains qui voulaient éveiller, par des frissons et des soupirs lui déclarer que c’est elle seule qu’il voulait, elle seule qu’il aimait.

Les sièges ne pouvaient plus supporter, l’ampleur du désir qu’ils partagent. Sous la pluie, ils se sont encore embrassés. Leurs lèvres se découvraient, se savouraient, se cherchaient entre les souffles coupés. Chaque goutte qui tombait du ciel, et sur leurs deux corps enflammés atterrissait était savourée, sans lui laisser le temps de couler, aucun d’eux n’avait pu résister, à cette saveur salée.

Un homme et une femme dénudés, sous la lueur de la nuit qui les enveloppait, sur une falaise désertée, où on ne pouvait jamais douter, que ces cris et ces gémissements n’étaient que le fruit, de deux amoureux qui s’unissaient. Le ciel lui-même n’avait pas pu résister, il dansait, au rythme de leurs corps enflammés.

Une fois leurs étreintes apaisées, ils découvraient que seule la nuit couvrait leurs corps dénudés, et que la pluie n’avait pas pu arrêter, la force qui les unissait. Leurs habits étaient jetés, sur les rochers justes à côté, et ils étaient complètement trempés. Ils couraient les ramasser, avec des éclats de rire et des mots d’amour échangés.

Elle voulait essuyer une goutte qui affleurait ses yeux, l’empêchant d’encore le contempler. En les rouvrant, elle s’était retrouvée, seule sur son canapé, un livre de rêve qu’une amie lui avait prêté dormait sur ses pieds. L’eau de pluie qu’elle croyait essuyer n’était qu’une larme glaciale qui sillonnait ses joues enflammées, elle croyait que c’était ses lèvres qui l’embrassaient.

Elle s’était levée, d’un pas lourd vers sa chambre elle marchait. Ce n’était qu’un rêve, le dernier. Ses rêves étaient à jamais assassinés, tués, et cette fois à jamais, pour des raisons qu’elle seule connaissait, et qu’il n’avait jamais arrêté de les lui répéter.